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10 nov 2006

Commentaires

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JM Salaun

Salut Olivier,

Sur cette question, je rappelle, même si ses propositions sont différentes des tiennes, cette étude qui nous a occupés assez longtemps : http://manum.enssib.fr/

Si tu en as l'occasion, passe leur la référence.
En France, il y a bien une chose qu'on ne sait pas faire : capitaliser le savoir.. surtout entre deux ministères différents.

Manue

Merci pour ce long billet (en tout cas, moi la compensation me convient très bien ;-) et merci d'avoir pris le temps de nous résumer cette rencontre. Il y aurait beaucoup à dire mais en tout cas je soutiens ta position concernant le catalogue. Mais à mon avis la solution ne tient pas seulement dans les interfaces et les services : nous avons des masses de données, il faut réussir à les "libérer" c'est-à-dire les sortir de nos bases de données propriétaires, les mettre dans des formats ouverts, construire des protocoles de type Web service, et ensuite les recombiner dans de nouvelles interfaces adaptées aux différents publics, ou mieux, laisser les publics construire leurs propres interfaces. Demain...

olivier

Jean-Michel> Et ben ... effectivement, découvrant le rapport Manum ... y'a du grain à moudre ... je transmets illico à la personne en charge de la coordination livre 2010 qui est une ancienne de l'ENSSIB, et qui est donc peut-être déjà au courant. De plus, je voie que Renaud lefevre de Dalloz était dans le comité Manum et était aussi présent jeudi mais n'a pas évoqué le projet Manum ... ce qui confirme tes doutes sur la capitalisation du savoir :-(
Manue> Ouaip !

Pierre Schweitzer

Merci Olivier pour cet écho de table-ronde, intéressant.

On peut rester perplexe en constatant que, plus de 18 mois après le rapport de François Stasse, personne n'ait encore une idée précise de l'étendue de ladite 'zône grise' (les oeuvres protégées indisponibles). S'agit-il d'un secret de Polichinelle que personne n'ose énoncer publiquement, ou bien d'un secret industriel ?

F. Stasse évoquait 'plusieurs millions de titres'. C'est peut-être beaucoup plus (hypothèse perso). On est bien là au coeur du sujet entre l'économie de l'imprimé et l'écologie du numérique. La 'zone grise' rend compte très exactement de la capacité limite de l'économie du papier dans la diffusion des savoirs. Bien mieux que la fameuse 'longue traine' ou de façon complémentaire au moins : la 'longue traine' par définition, ne concerne que les imprimés disponibles (basée sur les ventes d'Amazon, non ?).

Et entre les deux, il resterait à tenir compte, également, de la masse considérable des imprimés qui terminent au pilon (la moitié de la production éditoriale selon certains) non parce qu'ils ne trouvent pas leur public, mais parce que l'économie de leur support est inadéquate. Là aussi : secret industrielle ou réalité inavouable ?

Pour moi, on en revient à peu près toujours au triangle Accessibilité Visibilité Lisibilité, quelle que soit la forme du support.

Bibliobsession

Très intéressant ! servicialiser le catalogue et mettre en place des logiques de co- construction avec l'usager voilà qui me plaît! j'ai essayé de donner quelques aperçus ici de la démarche 2.0 que vous évoquez dans le pauvre point: http://bibliobsession.free.fr/dotclear/index.php?2006/11/06/128-services-web-20-dans-les-bibliotheques-vers-des-bibliotheques-20

olivier

Bibliobsession> Oui, j'avais vu ce remarquable pauvre point dans lequel la citation "Amazon est notre cahier des charges pour les années à venir" me semble résumer parfaitement la situation.

FB

ça paraît un peu surréaliste, l'ambiance

en tout cas, nous les auteurs, ignorés par principe : sans doute qu'on est trop bêtes pour ces messieurs dames ?

merci de ces analyses et petites lampes rouges qui s'allument - ce concept que vous développez à propos de la complémentarité est vraiment essentiel dans ce qui s'amorce via le net


cela précise ou devance préoccupations perso:
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article592

merci donc pour ce blog

olivier

François Bon> Il n'y avait effectivement qu'un seul auteur (d'ouvrages scientifiques sur la théorie de la relativité) présent à cette table-ronde. Mais le programme de concertation livre 2010 compte en tout 10 tables-rondes (cf programme complet sur le site du CNL): gageons et espérons que les auteurs seront mieux (quantitativement s'entend) représentés dans d'autres tables-rondes ...
Merci à vous en tout cas pour l'analyse que vous fournissez à propos des blogs dans l'espace littéraire francophone, et plus globalement pour votre "ouvrage" (sur) internet que je suis avec délectation depuis le temps où mes études littéraires m'ont amené à l'informatique.
Cordialement
Olivier.

Got

Je suis content de lire ton billet dont les idées sont celles que je mets en pratique depuis quatre ans au sein de l'École des chartes et dans mes recherches (cf mon DEA et mes articles).

Si tu le permets, je nuancerais pour autant tes propos sur deux points. Tout d'abord, à propos de la complémentarité, cette notion est fondamentale, car elle permet une meilleure appropriation de l'idée de l'édition numérique par les chercheurs. Cette complémentarité est réelle, tu le dis toi-même, les usages du papier et du numérique sont différents. Que l'édition numérique ne se limite pas à des bases de données textuelles et au full-text, j'en suis convaincu, mais, pour autant, il faut garder en tête l'idée que le papier et le numérique ne s'oppose pas, mais se complète, sinon on risque de se heurter à un mur...

Le deuxième point est une réflexion que m'inspire ton billet et qui est un peu mon cheval de bataille en ce moment. Réussir une édition numérique ne s'improvise pas, aussi bien au niveau du contenu, que de l'architecture (applicative aussi bien qu'hypertextuelle) et des moyens techniques pour la mettre en place. Or, c'est justement là que le bât blesse. Les formations n'existent pas ou peu et on peut toujours parler de Web 2.0, interopérabilité et standards, mais si personne n'est capable d'implémenter ces technologies, les intentions ne vont rester qu'à l'état de discours, jolis certes. Alors, le défi, il est là, former des gens compétents capables de comprendre le contenu qu'ils sont en train de mettre en ligne et de modéliser et de déployer les meilleurs technologies (ce qui ne signifie pas forcément utiliser la dernière techno à la mode) pour ce faire tout en respectant des règles (dont la citabilité n'est qu'un des nombreux exemples). Or, la formation doit s'accompagner d'une recherche dans ce domaine et là, je pose la question de façon un peu provocante : elle est où la recherche dans ce domaine en France ???

FB

je ne sais pas quel sera le programme des prochaines tables rondes de cette mission, et donc pas question de faire procès d'intention

mais j'ai quand même l'impression d'avoir toujours affaire à des gens qui jouent en défense : ce qu'il y a d'essentiel dans ce que vous développez sur la complémentarité, c'est que de notre côté on expérimente "avec" Internet, sans rien perdre de notre engagement ou notre exigence littéraire (j'en suis de plus en plus sûr) mais sur des modèles hors droits d'auteur, ou toutes ces usines à gaz de rétribution sur droits d'exploitation virtuels

en défense aussi sur des modèles de diffusion (allusion au phénomène "longue traîne") et de déplacement des pratiques (la critique littéraire et l'impossibilité pour les journaux qui en vivent, aussi nobles que la Quinzaine littéraire ou le Matricule des Anges, de se virtualiser sans perdre leur socle marchand, même minuscule)

à titre d'exemple encore: le centre national du livre aide les revues "graphiques", les vieilles dames de l'édition, à se doter de sites Internet (pas de résultats vraiment brillants en la matière d'ailleurs), mais n'a pas vocation paraît-il d'aider les sites littéraires qui se passent de version papier (remue.net par exemple, ou chaoid.com, ou inventaire/invention)

j'ai quand même l'impression que ces éléments ne sont pas étrangers au fait que cette mission, bien tardive, se tienne à l'écart de la réalité créatrice du Net et de ses acteurs

tout cela bien sûr pour le strict champ littéraire, c'est à dire pas grand-chose, j'en conviens

Arnaud Lelache

Pour simplifier la mise en oeuvre des technologies web 2.0 dans les bibliothèques, nous venons de lancer un projet de logiciel libre destiné à remplacer l’OPAC traditionnel et qui se branchera sur les SIGB existants en s'appuyant sur MoCCAM.

Vous trouverez les premières caractéristiques du projet sur le site http://afi.opac.2.0.free.fr
Toutes les nouvelles idées et contributions sont naturellement les bienvenues.

Arnaud Lelache

Szczepan

ah non c bon
;)

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