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L'entonnoir est paru.

Google est désormais sous la loupe des sciences de l'information.

Entonnoircarton

A vous de jouer.

L'entonnoir : Google sous la loupe des sciences de l'information

Je vous en parlais déjà ici, c'est désormais chose (presque) faite.

L'entonnoir est en ce moment même sur les presses de l'imprimerie Caen et paraîtra le 6 Juin. Ce sera un beau livre de 250 pages, avec couverture en couleur et un dos cousu-collé, vendu au prix de 24 euros.
Dès maintenant, le meilleur endroit pour commander et se procurer l'ouvrage : http://cfeditions.com

Entonnoir

 


Bon de commande et présentation des auteurs : Téléchargement L_entonnoir-flyer.pdf

Buzz + : toute commande reçue avant la parution du 2 juin recevra en plus un cadeau C&F.

L'entonnoir : Google sous la loupe des sciences de l'information

L'ouvrage "L'entonnoir : Google sous la loupe des sciences de l'information" sera bientôt dans les bacs ! Merci à l'équipe de CFéditions pour :

  • l'énorme boulot éditorial fourni
  • les tombereaux de patience déroulés sous les pieds des auteurs
  • le contrat de diffusion conforme à ce que doit être aujourd'hui le tempo de propagation des idées (particulièrement sur des sujets aussi mouvants)


De "l'ingénierie de l'assentiment" à la globalisation de la surveillance. Et retour.

J'ai terminé il y a quelques temps "La globalisation de la surveillance : aux origines de l’ordre sécuritaire" d’Armand Mattelard. Petite fiche de lecture. L’argumentaire est résumé dès la page 6 :

  • « (…) l’âge technoglobal, avec l’essor d’un système mondial d’identification et la métamorphose du citoyen en suspect de l’ordre sociopolitique. »

Une phrase (p.41) m’a également rappelé quelques considérations autour de la fameuse « sagesse des foules »:

  • « On a fait la psychologie des foules (…). Reste à faire la psychologie du public, entendu en cet autre sens, c’est à dire comme une collectivité purement spirituelle, comme une dissémination d’individus physiquement séparés et dont la cohésion est toute mentale. »

Alors qu’est-il vraiment à l’œuvre derrière les algorithmes calculatoires de nos chers moteurs : sagesse des foules ou sagesse du public ? Celle des foules assurément. Et c’est là (tout) le problème. Un moteur (et avec lui sa « démocratie algorithmique ») ne repose sur aucune notion de public. C’est bien la foule qui dicte l’ordre de pertinence.
Mattelard parle également d’une « ingénierie de l’assentiment » dans laquelle le seul espace où le citoyen peut exercer « sa liberté de choix » est « le lieu de la consommation ». Là encore et en écho aux préoccupations d’Affordance, il est manifeste que l’espace de choix proposé par les moteurs, s’est, depuis quelques années maintenant, restreint à un espace consommable (liens sponsorisés phagocytant l’essentiel des résultats affichés en dessus de la ligne de flottaison du navigateur).
Plus loin encore (p.236) on peut lire :

  • « Un retour à « l’âge de la pédagogie » souhaité par Deleuze et Guattari, serait d’autant plus pertinent que la culture du Réseau des réseaux tend à cultiver la croyance prométhéenne en l’avènement de l’ère non seulement de la science infuse mais aussi de la résistance, devenue seconde nature de l’internaute. C’est à l’effet pervers de son offre encyclopédique. Or les technologies, fussent-elles interactives, ne sont pas en soi démocratiques. Seul leur mode d’agencement social les fait entrer dans un projet « d’insurgence » face aux « règles établies ». L’effervescence de la navigation dans le cyberespace ne peut occulter le fait que les comportements individualistes sont au fondement du réseau et que sa contribution à une culture de l’espace public est loin d’être un donné. »

Enfin, en conclusion de l’ouvrage (p.238) on lit ceci :

  • « La critique de l’ordre sécuritaire n’est intelligible qu’à travers le contestation des dogmes sur lesquels se fonde le projet hégémonique de nouvel ordre informationnel : la gouvernance unilatérale du réseau, les logiques d’appropriation privée ou de patrimonialisation de l’information, de la connaissance et du savoir de la part des grandes unités de l’économie globale, le pouvoir des seuls opérateurs du marché à définir des normes techniques. »

Tout un programme.
J’ai naturellement lu l’ouvrage de Mattelard au travers du prisme déformant de mes propres intérêts scientifiques, à savoir l’analyse d’une infodominance annoncée des géants de l’internet, notamment sur la « patrimonialisation de l’information ». Bien au-delà, sa lecture devrait être le préalable non-négociable pour penser les notions de surveillance et de fichage. Des dictatures sud-américaines aux pseudo-parangons de démocraties occidentales, le projet politique global d’une société de surveillance est admirablement décrypté.

Pérégrinations ... Après cette fiche de lecture et en reprenant le fil de mon agrégateur, j'ai retrouvé une série de liens qui font écho à l'analyse de Mattelard et poursuivent les réflexions qui sont au coeur de son ouvrage.

Premier écho : les incontournables et Ô combien prestigieux Big Brother Awards (BBA), dont Ecrans nous révèle le palmarès :

  • Le prix "Orwell pour l'ensemble de son oeuvre" (l'une des plus prestigieuses des BBA) est attribué à M. Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur «pour son goût immodéré des fichiers de police (+ 70% en 3 ans, dont Ardoise, Edvige, Cristina ou encore Gesterex), mais aussi pour sa “novlangue” avec sa promotion de la vidéosurveillance, ses invitations à la délation et son talent à fabriquer un “ennemi intérieur”. » Ne manquez pas au passage d'aller lire le prix récolté par l'inénarrable Frédéric Lefevre :-)

A noter que l'amour immodéré de MAM pour les caméras de surveillance est très largement relayé auprès de l'opinion par d'audacieux publi-ministero-rédactionnels du Figaro maladroitement revêtus des atours d'une pseudo-enquête scientifique.

Deuxième écho : le système HERISSON, acronyme capillo-tracté présumant une "Habile Extraction du Renseignement d'Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées". Tout un programme high-tech et étatique en diable, qui passe la surmultipliée eu égard à un récent appel d'offre ministériel, et dont PCImpact nous livre une alléchante synthèse.

Troisième écho : Après le Hérisson, le Capricorne-espion. Le truc est tout à fait sérieux, nombre d'auteurs de SF l'avaient d'ailleurs déjà exploité, mais là c'est bon, ça marche en vrai. Et derrière se profile l'enterrement ou le renoncement définitif à toute forme de vie privée comme l'analyse Philippe Quéau sur son (excellent) blog :

  • "Le but de ces recherches? L’espionnage, évidemment, ou bien la surveillance de territoires hostiles. Qui se méfie d’un simple insecte? Comment se douter qu’il est porteur d’un minuscule micro ou d’une caméra ? Les questions philosophiques et morales abondent. (...) La fin programmée de la vie privée (...) voit dans cette nouvelle avancée une confirmation éclatante de son succès proche. Désormais il faudra s’habituer à vivre en sachant que l’Etat, ou la police, puis à peu près n’importe qui, pourra nous observer à tout instant. La moindre mouche sera un oeil de Moscou. Les libellules aideront à mater les insurrections urbaines. Un papillon aux pattes enduites d’un poison foudroyant viendra voleter au-dessus de votre tartine beurrée. Une sauterelle porteuse d’un peu de Semtex s’approchera de snipers en quelques bonds gracieux pour mieux sauter avec eux."

A n'en pas douter, comme une énième preuve, "Le concept de surveillance panoptique à l’échelle planétaire" à de l'avenir ... 

Quatrième écho : celui qu'évoque l'expression de Mattelard d'une "ingénierie de l'assentiment" dans laquelle le seul espace où le citoyen peut exercer "sa liberté de choix" est "le lieu de la consommation". Elle me renvoi à une autre expression. D'Alain Giffard cette fois. Il parle "d'industrialisation de l'intime". Les deux me semblent naturellement aller de pair. Cette industrialisation de l'intime, cette mise en mémoire numérique, est permise, est programmée en même temps qu'engrammée par la mise sous coupe algorithmique réglée de pans entiers de nos vies et de nos comportements. Une vie et des comportements que l'on ne nous laisse d'autre choix que de soumettre à une ingénierie de l'assentiment partout présente.

Et puis pour finir, dans la rubrique "ça c'est fait", après le départ imminent d'Alain Juillet (Haut fonctionnaire en charge de l'intelligence économique), Nicolas Sarkozy contrôlera la totalité des services de renseignements (= Alain Juillet était le dernier responsable à ne pas avoir été nommé par Sarkozy). Comme l'écrit ma source : "L’actuel président de la République contrôle la totalité de l’appareil de renseignement français, les services qui bénéficient des fonds secrets et/ou de la possibilité de mettre en place des écoutes administratives et/ou sont membres du Comité national du renseignement (CNR)". Bienvenue à "Grandes z'oreilles Land" :-( La confirmation au passage de cet ancestral proverbe : "Qui trop écoute, mal entend".

(Temps de rédaction de ce billet : 1h45 min)

Ted Nelson : GEEKS BEARING GIFTS

Ce n'est pas un secret, je suis fan inconditionnel de Ted Nelson. Lequel vient de publier un nouvel ouvrage dont quelques spécialistes de renom attestent qu’il s’agit là d’un ouvrage de tout premier plan pour l’histoire de l’informatique.
De larges extraits du sommaire sont disponibles en ligne sur le site de Ted Nelson :
http://geeks-bearing-gifts.com/gbgContents.html
Un chapitre entier est consacré à Google dans les termes suivants :

  • « (…) Google now has the largest computer-- i.e., unified computer system-- in the world (thought to be well over a million processors), with the most reliable operating system in the world-- a distributed parallel Linux that never stops, even as disk drives die constantly.  (Hey, if something's missing, how would you know?) ORGANIZATION.  Google is a very flat company (no new project is vital).  It's very tough to get hired, requiring many interviews.  Employees make bargains with their bosses on their proposed projects, and then better deliver.  The company is tightly run by two software veterans, Eric Schmidt and Peter Norvig; the founders get to jet around and hold pep rallies for the employees. Google threatens every content industry, publishing industry and library industry.  "This is a wake-up call," says an executive at the Bibliothèque de France.  "We thought we could take much longer to get around to it." »

En attendant (et en espérant) une prochaine traduction française … (Hervé ?)

Net Recherche 2009

J'avais déjà, dans ces mêmes colonnes, eu l'occasion de vous dire tout le bien que je pensais de l'ouvrage "Net Recherche" d'Armelle Thomas et Véronique Mesguich (éditions de l'ADBS). Lequel ouvrage vient de reparaître dans une 3ème édition mise à jour. La trame, l'orientation et l'angle du premier ouvrage étaient déjà si solidement ficelés et efficaces que cette nouvelle édition augmentée et complétée a tout d'une bible pour l'amateur comme pour le professionnel. Dans une louable complémentarité éditoriale, l'ADBS donne sur son site, accès à la typologie complète des outils de recherche recensés et disséqués dans l'ouvrage Net Recherche 2009.

Ne vous reste plus qu'à commander l'ouvrage en question pour la somme de 30 euros. C'est par là.

Juste une question de Tempo.

PASSÉ

  • Le 27 Novembre 2005 je rédige sur mon blog établi scientifique un billet qui "acte" la dérive des continents documentaires, une petite théorie dont l'exploration me permettra d'un peu théoriser le caractère aujourd'hui indexable de l'être humain.
  • le 17 décembre 2007, je présente au CNAM dans le cadre d'un séminaire sur les réseaux sociaux une communication scientifique dont l'intitulé est : « L'homme est un document comme les autres : redocumentarisation et indexabilité au-delà des réseaux sociaux » (disponible ici)
  • Fin février 2008 je suis contacté par une collègue qui prépare la coordination d'un numéro de la revue Hermès sur la question de "l'identité numérique" et me demande de lui faire une proposition d'article sur la trame de ma présentation au CNAM.
  • Le 2 Mai 2008 j'envoie à la revue Hermès un résumé pour une proposition de communication sur ce thème. Proposition acceptée
  • Le 1er Juin 2008 j'envoie à Hermès la proposition d'article définitif.
  • Le 29 Septembre 2008, après quelques aller-retour avec le secrétariat de la revue, l'article a franchi les étapes de l'évaluation et est accepté dans sa forme définitive. 

PRÉSENT

  • Le 10 Avril 2009 paraît le numéro 53 de la revue Hermès, contenant ledit article sous le titre :  "L'homme, un document comme les autres". 25 euros.
  • (Rappel légèrement hors-sujet : l'auteur - moi - ne touche rien. Le 25 euros servent à couvrir les frais d'édition et - dans certains cas - de secrétariat de rédaction. Le referees - relecteurs - non plus ne sont pas payés ... je ne précise pas cela pour vous mais pour mon ami Christophe Barbier qui croit qu'on est tout le temps payé, même quand on fait grève)
  • Accompagnant la livraison de "mon exemplaire auteur", le courrier reçu du secrétariat de rédaction de la revue Hermès, daté du 10 Avril 2009 stipule : "Dans 2 ans, votre article sera mis en ligne sur Internet (sur le site de l'Inist), de même que les articles des autres contributeurs du n°53 (et que l'ensemble des autres numéros d'Hermès). Cela afin de diffuser les résultats de vos recherches le plus largement possible.(sic)"

FUTUR

  • 10 Avril 2011 : mon article, présenté sous forme de séminaire en décembre 2007, rédigé dans sa forme finale en Septembre 2008, publié en Avril 2009 dans une revue papier est disponible sur Internet en Avril 2011 ... soit 4 ans plus tard. 

De Décembre 2007 à Avril 2011. J'ignore si en Avril 2011 l'homme sera, ou non, un document comme les autres. Ce que je sais c'est que comme JE ne suis pas payé pour écrire cet article, comme JE ne touche aucun poucentage sur les ventes, comme IL s'agit de recherche "publique", comme ILS (les referees et coordinateurs scientifiques de la publication) ne sont pas payés non plus, IL devrait être possible pour l'organisme public qu'est le CNRS (au travers de sa maison d'édition, CNRSéditions) de trouver de quoi payer l'impression, les frais du secrétariat de rédaction de la revue Hermès, ainsi que la diffusion minimale de la même revue. Plus précisément, concernant les résultats de la recherche PUBLIQUE, je trouve qu'il est un peu dommage que la revue Hermès - qui est dans notre champ une référence - n'offre pas à ses auteurs la possibilité, a minima, de déposer les métadonnées de l'article et la version préprint (= la version initialement soumise AVANT les aller-retour éditoriaux entre les reviewers, l'auteur et/ou le secrétariat de rédaction) dans une archive ouverte. D'autant que côté Archives Ouvertes au CNRS, y'a pas non plus à chercher très loin pour en trouver une

Chacun sa route, chacun son chemin
.
... Le travail du chercheur est de creuser inlassablement certains sillons : dans son laboratoire, sur sa paillasse, dans sa cuisine, et parfois même sur son blog. Ce qui, pour la problématique essentielle de l'article publié par la revue Hermès, est le cas depuis environ fin 2005.
... Le rôle des conférences scientifiques est de permettre de présenter une vision un tant soit peu élaborée de ce patient labourage, devant ses pairs. Et d'en débattre. Et d'y nouer des contacts. Et d'y donner l'essor à des projets de publication scientifique (entre autres). Rôle ici joué par le séminaire du CNAM.
... Le rôle des éditeurs scientifiques est de stabiliser et de fixer les connaissances dans le cadre strict de l'évaluation par les pairs. Rôle ici joué par la revue Hermès. Mais ce rôle est aussi, me semble-t-il, d'en assurer la diffusion la plus large possible, sinon auprès du grand public, à tout le moins auprès des communautés scientifiques possiblement concernées (en évitant si possible certaines pratiques mafieuses). Communautés de plus en plus large du fait de la transdisciplinarité de plus en plus fondamentale (et en un sens fondatrice) qui traverse l'ensemble des connaissances produites aujourd'hui. Cette dernière mission (diffusion la plus large possible) paraît a fortiori naturelle quand l'éditeur est également un organisme de recherche publique, le CNRS en l'occurence pour la revue Hermès.

Si, si. C'est possible. (Et ça c'est cadeau).
Il est aujourd'hui techniquement et contractuellement possible de diffuser dès sa parution un article scientifique. Trop peu d'auteurs le font pourtant. Les raisons sont nombreuses : frilosité des éditeurs à leur signaler cette possibilité, idées reçues et poncifs entretenus, ignorance des enjeux et des moyens, manque de temps, de formation, etc ... Pourtant des revues (DOAJ), des institutions au double sens du terme (MIT) et des universités partout dans le monde (en belgique notamment) sont de plus en plus nombreuses à donner l'exemple.

Juste une question de tempo.
La question des modèles économiques de l'édition scientifique universitaire est une chose. Le droit au libre accès immédiat aux résultats de la recherche financée sur fonds publics en est une autre, et ce indépendamment même des questions (par ailleurs importantes) de visibilité institutionnelle ou de carrière personnelle. Comme autant de variations sur un même thème il est autant de problèmes connus que de solutions possibles : embargo, barrière flottante, dépôt immédiat des métadonnées pour en permettre le moissonnage, obligation de dépôt en archives institutionnelles (quand les universités en possèdent une ...), et quelques autres (variantes) encore. Et comme le dit la vieille devise Shadock : "S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème". Mais là n'est pas à mon sens la question essentielle. La question n'est d'ailleurs même plus de savoir combien de temps encore ce tempo là de la publication scientifique sera raisonnablement acceptable, économiquement rentable et épistémologiquement cohérent. La question est ailleurs. La question est celle du tempo.
Le tempo des auteurs à l'heure de leur immédiat de recherche. 
Le tempo des éditeurs et diffuseurs à l'heure de l'in-média.
La question est celle de savoir si oui ou non on décide aujourd'hui de délibérement priver le champ scientifique des possibilités offertes d'une transmission et d'une fabrication de la science in medias res.

Hermes

<Update de qques jours plus tard> Voir également :

</Update>

(Temps de rédaction de ce billet : 3 heures)

Séminaire Inria : IST 2008

De retour de Dijon ... Mon diaporama est visible et téléchargeable sur SlideShare.

Le chapitre paru dans l'ouvrage "Métadonnées : mutations et perspectives" est disponible dans ArchiveSic.

  • Ertzscheid Olivier, "Moteurs de recherche : des enjeux d'aujourd'hui aux moteurs de demain", in Métadonnées : mutations et perspectives, Collection : Sciences et techniques de l'information, pp.59-89, 2008. <en ligne> http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00325690/fr/

30 pages, 3 heures d'intervention lundi après-midi.
L'ouvrage complet est une mine, et je dis pas ça parce que j'étais invité ;-) La preuve ? Il m'a tenu éveillé durant les 7 heures de mon retour en train, ce qui est un signe incontestable d'intérêt.
Juste un petit regret pour ce séminaire : son tarif est prohibitif pour que les universités y soient représentées. Seuls les grands organismes de recherche français peuvent payer ce truc-là à leurs chercheurs et responsables de documentation. Et de fait, à de trop rares exceptions près, il n'y avait là que des gens (forts sympathiques par ailleurs) de l'INRIA (organisateur), du CNRS, de l'INSERM, de l'INRA ...  Ce serait pourtant important que vu la richesse et la qualité des intervenantes (enfin celles que j'ai entendues), les cours puissent être diffusés en vidéo sur Internet.
Merci en tout cas à Lisette Calderan de l'INRIA pour l'invitation et pour l'organisation.

Créer, trouver et exploiter les blogs.

Vient donc officiellement de paraître. Pour le commander :

  • le plus simple est de se rendre directement sur la   page dédiée du site de l'ADBS. Ladite page comprend également quelques "goodies" librement téléchargeables : l'introduction de l'ouvrage, "12 conseils pour devenir un bon blogueur" et "Ils ont dit" (une compilation de citations à propos des blogs).
  • se rendre dès demain au stand de l'ADBS sur le salon I-Expo (petits veinards, vous achèterez ce chef d'oeuvre avant même que son auteur - moi - n'ait eu l'exemplaire papier définitif entre les mains)
  • aller dans une (bonne) librairie (pas nécessairement) spécialisée.

Le dernier Clay Shirky bientôt dans les bacs.

Clay Shirky est l'un de ces tech-gurus que seuls les américains semblant en capacité de produire en masse. Mais il n'est pas loin s'en faut, le moins intéressant de tous. Il a notamment beaucoup écrit sur les blogs, la notion de collaboration en ligne, le crowdsourcing, les tags et les ontologies (ses autres articles sont notamment consultables sur son site). Son dernier livre à paraître fin février s'intitule : "Here Comes Everybody: The Power of Organizing Without Organizations". Selon un procédé éditorial désormais éprouvé, le bouquin se trouve assorti avant même sa parution d'un blog destiné à alimenter le buzz et à en livrer quelques extraits choisis. A noter que des traductions dudit ouvrage sont déjà prévues pour 2009 en Hollande, au Portugal et au Brésil, en Chine et en Corée. Si un éditeur français souhaitait se mettre sur les rangs ...

JEP vol. 10

Le nouveau numéro du Journal of Electronic Publishing est sorti. Pas le temps de vous en faire l'habituel digest, mais quelques articles semblent s'imposer d'eux-mêmes :

Dans l'oeil du trackback.

Parution de l'Oeil de l'ADBS. Une publication dans laquelle j'ai, sur invitation, commis une petite bafouille pour exprimer une nouvelle fois mon intérêt pour les rétroliens (trackbacks) et déplorer que le web dans son ensemble soit actuellement (la faute essentiellement - mais pas exclusivement - au Spam) en train de passer à côté de cette fonctionnalité "révolutionnaire" au sens propre, tout au moins du point de vue de l'histoire de l'hypertexte.
Ma bafouille. Dans l'Oeil de Juillet-Août 2007

Livre blanc de la gestion des noms de domaine.

L'édition 2004 était tout aussi nécessaire que remarquable, l'édition 2007 (.pdf) l'est tout autant.
Merci à Loïc Damilaville pour la mise à disposition gratuite de ce travail.

Ronez e(s)t bon.

Vient de paraître : "L'écrit web : traitement de l'information sur Internet"
Ouvrage indispensable pour qui veut s'intéresser de près à l'écriture web, ainsi qu'au web comme environnement éditorial. C'est écrit par Joël Ronez, maître Jedi en la matière. J'avais prévu d'en dire plein de bien, oui mais voilà ... François (Bon) m'a doublé. Or donc, pour l'acheter, tout est expliqué ici. Et comme je n'ai rien de plus ni de mieux que François à raconter, je vous offre la préface, rédigée par un obscur universitaire ;-)

Préface à "L'écrit Web"

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Le net est souvent présenté comme un média abolissant la plupart des filtres éditoriaux. Cette vision des origines est aujourd’hui caduque. Plus que leur place, les médias traditionnels y ont trouvé leurs publics en même temps que naissaient de nouveaux espaces, de nouveaux formats éditoriaux (les blogs), revendiquant à raison une légitimité dans la médiasphère planétaire.
Le point commun de ces espaces est d’être littéralement « reliés », grâce à ce qui avant d’être une technique rédactionnelle, fut d’abord une révolution technologique : l’hypertexte. L’écriture hypertexte, l’écriture multimédia, l’écriture « pour le web » qui est depuis déjà quelques années le cœur de compétence d’un horizon professionnel très dense, notamment pour les métiers du journalisme.
Cette écriture, cette mise en hypertexte de contenus éditoriaux est d’abord une écriture de l’héritage. Celui des techniques de rédaction, celui des typographes, celui plus générique de ces « metteurs en texte ».
Elle est aussi une écriture de la rupture. Elle porte en elle, pour qui veut la maîtriser, les caractéristiques propres due son support. Une écriture cinétique, du mouvement. Une écriture qui bouleverse de manière radicale le rapport au lecteur. La notion de parcours prenant un sens nouveau dans cette écriture du fragment, de l’instant.
Si les usagers passent de plus en plus de temps sur le Net pour lire, découvrir, parcourir, rechercher, commenter, partager, l’accroissement de leur niveau d’exigence est un contrepoint idéal à la surabondance des contenus (les québecquois parlant d’infobésité ).
L’un des tout premiers théoriciens anglo-saxon de l’hypertexte, Suart Moulthrop, le définissait dès 1995 comme « un réseau dynamique d’idées, indéfini dans ses limites et changeant à travers le temps ». D’autres n’ont pas hésité à ériger les règles nouvelles de cette écriture au rang de « science », une « science des relations et de la gestion de ces relations. »
Dans son approche du contenu éditorial sur Internet, Joël Ronez vous livre des clés essentielles, celles de la maîtrise d’une compétence à l’horizon de laquelle, comme le rappelle Roland Barthes, « la métaphore du Texte est celle du réseau. »


                    Ertzscheid Olivier.
                    Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication
                    Université de Nantes.

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Rentrée des classes

Côté bibliothèques :

  • un tutoriel qui en 15 minutes par jour fera de vous un bibliothécaire 2.0.
  • les supports du congrès ABF Nantes 2007 sont (presque) tous en ligne.
  • un entretien avec Jean-Yves Mollier, à lire dans Télérama, et où il est entre autre question de l'avenir du livre et des bibliothèques. On n'y apprendra pas grand chose rien, mais la justesse de ton et la pondération sont également parfois appréciables :-)

Côté bibliothèques et moteurs :

  • les bibliothèques de l'université de Keio (Japon) rejoignent le programme Google Book Search, qui entre ainsi sur le continent asiatique. 120,000 ouvrages du domaine public sont concernés. Le nombre de bibliothèque partenaires s'établit donc désormais à 26. (Via InsideGoogleBookSearch & le communiqué de presse - .pdf - de Keio). Une étrange affordance au passage en guise de réminiscence, je connaissais le nom de l'université de Keio parce que Ted Nelson, inventeur et précurseur de l'hypertexte et d'une utopie mondiale de la connaissance baptisée Xanadu, Ted Nelson donc y était allé soutenir l'équivalent de ce que l'on nomme ici une "Habilitation à Diriger les Recherches". La signature de cet accord avec Google, dans l'ombre du passage de Ted Nelson à Keio donne à Google Books un étrange aspect d'aboutissement de Xanadu.
  • la bibliothèque de l'université Cornell se joint également au projet Google Book Search. 500 000 des 8 millions de volumes imprimés détenus par ladite bibliothèque sont concernés. Soit donc au total 27 bibliothèques partenaires.
  • Sur le même sujet, ne manquez pas l'article de Paul Duguid dans le dernier First Monday, et le commentaire avisé qu'en fait Jean-Michel Salaun.

Côté OpenAccess :

  • les dépôts OAI francophones en SHS suivent, et c'est tant mieux, une progression lente mais régulière et soutenue : voir le décompte détaillé de Marin Dacos.
  • Plus globalement d'ailleurs, le mouvement de l'open access dans sa globalité suit une courbe dramatiquement (?) ascendante.
  • Ceci expliquant sûrement cela ... la toute puissante AAP (association des éditeurs américains) lance l'initiative PRISM ("Partenariat pour l'intégrité (sic ...) de la recherche en science et médecine"). L'idée est d'alerter le public sur les présumés "risques" de la publication en Open Access. L'attaque est aussi frontale que caricaturale, en pointant les soi-disant "risques d'une censure d'état" liés à une "disparition de l'évaluation par les pairs", ce que personne, même les plus extrêmistes partisans de l'Open Access, n'a j-a-m-a-i-s ne serait-ce que suggéré. On en rirait presque, mais le pouvoir de lobbying de l'AAP est tel que l'on en est plutôt navré et inquiet. Il s'agit en fait de la mise en pratique du plan de guerre contre le libre accès, déclaré en Janvier 2007, pour lequel l'AAP avait eu recours à une agence de relations publiques aux méthodes qui pourraient n'être que tristement célèbres si elles n'étaient pas également largement discutables (désinformation, propagation de fausses rumeurs, etc, etc.). Tout cela est proprement consternant tant les arguments évoqués sont spécieux. Mais tout cela risque surtout de faire de considérables dégâts. Donc, plus que jamais, continuons le combat ... et le prosélytisme ... <Update de 5 minutes plus tard> Via Marlène - qui en parle aussi - je découvre ce billet certes partisan - de l'autre camp - mais qui résume très bien la situation et reprend nombre de réactions blogosphériques à ce sujet </Update>

Côté moteurs :

  • Google ...
  • Google fait preuve d'un appétit dont la constance confine à la boulimie. Voir la liste dressée par Christophe Asselin des acquisitions des derniers semestres. Derrière cet appétit qui peut sembler désordonné, se dessine progressivement une stratégie bien identifiée de positionnement sur le Web OS pour tout type de public et toute taille d'entreprise. De son côté, Henri Labarre nous offre une cartographie synoptique au format .pdf de ladite boulimie.
  • Et puis comme cela ne fait jamais de mal de rappeler quelques fondamentaux, une belle animation flash sur la manière dont fonctionne Google.
  • Google encore qui donne dans le tonitruand, en annoncant l'ouverture des commentaires sur Google News, pour ceux "ayant un lien" avec l'affaire commentée (sic). Nombre de journaux le font déjà, sans qu'il soit besoin de "prouver" avoir un lien quelconque avec l'affaire, mais quand Google touche au modèle média de la presse en ligne, tout le monde s'affole. Techcrunch rappelle les faits dans un billet synthétique. L'immense majorité des observateurs est plus que sceptique, à l'image de Danny Sullivan qui résume l'affaire en un mot : "Weird". Emmanuel Parody dans son analyse à laquelle je souscris entièrement, évoque une "arrogance d'un nouveau genre". Jusqu'au LATimes qui, deux jours après l'annonce, dans une tribue non-signée, compare Google à ... Osama Ben Laden :-(
  • Et les autres ...
  • Technorati s'effondre lentement mais sûrement ...
  • La tendance - ou l'idée que je crois de plus en plus vraie - qui veut que la fabrication de moteurs (indexation, rafraîchissement, parsing et autres technologies) et la fabrication d'interfaces soient deux métiers différents, cette tendance semble se confirmer avec le rapprochement de Groxis (excellentissime interface de Grokker, depuis le temps que je le dis ...) et d'Intellisearch. Pour plus de détails, voir l'article de l'Atelier.

Côté veille :

Côté web :

  • Si le web est implicite, il est aussi granulaire ou plus exactement fractal. Et les Widgets en sont la plus petite unité atomique. Techcrunch nous gratifie d'un billet synthétique sur les origines, les plateformes et les standards de ces petits widgets.
  • L'équipe d'Information Architects nous gratifie de son côté d'une belle carte (.gif) dans le genre "plan de métro", listant un grand nombre d'acteurs et de services du web actuel. Synoptique et fort utile pour repérer quelques "tendances".

Côté réseaux sociaux :

  • Nous nous étions quitté en listant ce que nous savions aujourd'hui des réseaux sociaux, et bien il y a de fortes chances pour que ces réseaux sociaux occupent une très grosse part de l'actualité webienne dans les mois à venir. Avec tout d'abord le coup de poker de Facebook, dont Google a une énorme envie et qu'il pourrait bien tenter de se payer, après que le PDG dudit Facebook a refusé l'offre de Yahoo (1 milliard de $ ...). Si le marché se concluait, Google enterrerait de facto toute possibilité d'émergence en la matière, puisqu'il est déjà par ailleurs installé (motorisation et régie publicitaire attenante) comme moteur officiel de LA plateforme concurrente MySpace. Du côté des trois grands le tableau est donc pour l'instant le suivant :
    • MSN dispose de MySpace. Leader indétrônable pour ce qui est du nombre de teenagers impliqués.
    • Yahoo! (ayant échoué à racheter Facebook) travaillerait sur un projet baptisé Mosh
    • et Google (probablement en train d'essayer de racheter Facebook) aurait de son côté une nouvelle arme fatale baptisée SocialStream (voir le billet de Techcrunch pour plus de détails, et voir aussi le site de présentation du projet SocialStream, présenté comme "réseau social unifié" et dans lequel une large place est faite à la notion de Sérendipité ...). Notons ici encore que sur ce terrain (réseau social "unifié") comme sur d'autres (recherche "universelle") ma petite théorie de la dérive des continents documentaires résiste bien à l'analyse ;-)
    • Si vous êtes un peu perdus, FredCavazza résume tout ça très bien. De mon côté, même si dit comme ça cela peut ressembler à du teasing éhonté, je pense que si FaceBook avait l'intelligence de regarder du côté d'Amazon (et réciproquement), la carte des acteurs plénipotentiaires du web actuel serait entièrement reconfigurée. J'y reviens dans un prochain billet ... enfin si je n'oublie pas et si j'ai le temps :-(
    • Et pour compléter mon dernier billet sur la question, on lira avec intérêt les deux billets que Jean-Michel consacre à cette même question : ici et .
    • Toujours sur le livre des visages (dévisage ?), à lire également la réflexion de François Bon.
    • Pour le côté business, voici une grille très détaillée vous permettant de calculer le retour sur investissement (ROI) d'un réseau social
    • A lire également, les résultats d'une étude menée sur 850 personnes de 54 pays, étude sans prétention scientifique mais qui confirme tout de même quelques orientations, dont la domination de LinkedIn dans la catégorie "réseau social professionnel".
    • On pourra également consulter la liste des réseaux sociaux disponible sur Wikipedia, en complément de celle de Dannah Boyd, ainsi que le rapport d'Avril 2007 de Forrester (.pdf), déjà signalé sur ce blog (pour les plus pressés, voir le récent résumé de Gerry Mc Kiernann)
    • Et puis ... et puis ... et puis il est des programmes de recherche auxquels on aimerait avoir participé ou dont on voudrait avoir eu l'idée, comme celui visant à établir le réseau social ... des superhéros Marvel. Le résultat est à lire sur ArXiv. Avec une grosse déception tout de même, l'étude se base sur l'apparition desdits superhéros au fil des volumes de publication et ne s'intéresse pas aux communautés elles-mêmes (Vengeurs, X-Men, etc.). Impossible donc d'avoir la preuve scientifique que le Fauve ait entretenu une relation avec Miss Hulk :-(

Côté Wikipédia :

  • La polémique (stérile) de l'été.
  • A l'occasion de sa pause estivale, Homo Numericus nous offre trois billets d'analyse sur "l'histoire politique" de Wikipedia, rédigés par Sylvain Firer-Blaess, étudiant de l’IEP Lyon : ici (1), ici (2), encore ici (3), et (4).
  • Un étudiant a mis au point un détecteur de TRDs (Tentatives de Redocumentarisation Déviantes) : pour le tester vous-même, direction le Wikiscanner (tous les journaux en ont parlé - Le Monde, Libé, etc. - mais vous pouvez bénéficier d'un rattrapage de qualité avec l'article de Christophe Deschamps, et d'une ouverture problématique fondamentale chez Jean-Michel Salaun, concernant l'urgence de réinventer le droit à l'oubli)
  • Dans le dernier numéro de First Monday, un autre étudiant s'est penché sur la qualité des citations scientifiques dans l'encyclopédie collaborative, avec deux résultats intéressants : les citations sont pour l'essentiel conformes aux normes académiques, et elles ont tendance à renvoyer majoritairement vers des revues à forte notoriété (Science et Nature en tête), ce qui ne peut effectivement que "contribuer à renforcer la crédibilité" de l'encyclopédie.
  • Et pour prolonger le débat, les 19 et 20 octobre 2007, l’association Wikimédia France organise le premier colloque francophone sur Wikipédia, à la Cité des sciences et de l’industrie sur le thème suivant : "Développer - Valider - Ouvrir". A ce jour, le programme ne fait état que de l'intitulé de 3 "séminaires" sans davantage de contenu ni d'intervenants (un sur les "réseaux d'experts" - tiens, tiens ... - un autre sur les rapports de l'encyclopédie avec le monde de l'enseignement, et un troisième sur l'épineuse question de la validation). A suivre donc ...

Côté identité/identifiants/traçabilité numérique :

  • Après les 3 lois de la robotique, les 7 lois de l'identité numérique. (Via InternetActu)
  • Un billet intéressant sur la gestion des avatars.
  • Naturellement en la matière, la clé résidera dans l'attitude, l'orientation et la marge qu'autoriseront les moteurs sur ces questions. Les habitués d'affordance retrouveront aisément sur ce blog quelques billets concernant la politique de Google en la matière, et durant cet été, Ask a annoncé son service AskEraser permettant aux utilisateurs de ne voir aucune donnée conservée durant leurs recherches. A l'inverse, le moteur Spock entend ficher les individus sur la base des informations collectées par les moteurs. Après un rapide test, il s'avère - heureusement - assez inintéressant (sauf si vous voulez connaître l'âge et le nom des épouses de différents présidents de la république de tel ou tel pays). Un million de personnes seraient ainsi "indexées" dans ce "people specific search engine". En revanche, nul doute que demain, l'un des moteurs majeurs proposera à son tour ce type de recherche.

Côté Outils :

Côté lectures / visionnages :

  • Un numéro du Journal of Computer-Mediated Communication avec notamment une section spéciale de 5 articles concernant les blogs, et quelques autres papiers intéressants autour des réseaux sociaux.
  • Le billet du gourou Nielsen qui a fait couler beaucoup d'encre blogosphérique au début de l'été : "Ecrivez des articles, pas des billets."En (très) gros, Nielsen plaide pour une expertise affirmée, au-delà de la surabondance instantannée d'information qui surgit dans la blogosphère à propos de tout ou de n'importe quoi. L'idée est que - selon Nielsen - si vous voulez affirmer votre expertise et éventuellement la monnayer au prix fort, vous devez écrire des billets longs, privilégier l' "in-depth content". Sébastien Billard résume très bien le tout.
  • « L’impact d’Internet sur l’économie de la presse : quel chemin vers la profitabilité ? » (.pdf) La thèse toute fraîche de Danielle Attias.
  • Et puis pour la bonne bouche, un petit film d'anticipation sur l'avenir du livre, lequel livre, peut-être selon un phénomène de contamination du support, devient de plus en plus "rich"-media.

Côté université :

  • Un très bon numéro spécial (.pdf) du magazine Horizons de l'AIU (Association Internationale des Universités), publié par l'Unesco, et consacré à la thématique du classement, des indicateurs et autres palmarès en vigueur (ou non) dans nos universités. Je vous recommande tout particulièrement la lecture de l'introduction de Jamil Salmi et Alenoush Saroyan, intitulée : "Les classements des universités comme instruments politiques : usages constructifs pour l'enseignement supérieur".
  • Sur le site lautrecampagne.org, une série de 5 entretiens avec des gens concernés et impliqués sur le projet de réforme des universités du gouvernement. Tous les sujets qui fâchent y sont abordés : recrutement, financement, échec en premier cycle, autonomie, etc.

Bonne rentrée à tous et toutes :-)

(Via : l'harassant dépouillement de mon agrégateur ...)

Parutions ...

Rapidement encore quelques parutions incontournables :

  • Le First Monday d'avril, avec 3 articles essentiels sur Wikipédia, dont un d'un poids lourd dans le domaine de l'analyse des moteurs de recherche au regard de théories et de modélisations issues du monde de la physique, Bernardo A. Huberman qui signe dans ce numéro un papier s'intéressant à l'évaluation de la coopération dans Wikipédia, en montrant que ladite coopération (correspondant aux différentes modifications d'un article - "edits" -) obéit à un mécanisme stochastique simple.

Gutenberg 2.0 et livre électronique

C'est le titre du dernier bouquin de Lorenzo Soccavo, auteur par ailleurs de l'excellent blog NouvolivrActu, lequel se prête au jeu de l'interview pour le BillautShow. Un bon tour d'horizon embrassant à la fois les aspects "technologiques" et les aspects "métiers" de ce que demain nous prépare.

Où publier ?

Le blog du chapitre anglais de l'ISKO nous livre dans son dernier billet le "top ten" des revues à plus fort facteur d'impact dans le domaine des sciences de l'information. Sans surprise aucune revue française n'y figure. Le saint graal de tout chercheur en ce domaine restant donc l'inexpugnable JASIST.

(Sans rapport, je note qu'à côté du blog anglophone de l'ISKO, le site du chapitre français de l'ISKO est resté, comment dire ... humm ... très 1.0 :-)

Parutions ...

Beaucoup en ce moment parmi lesquelles deux incontournables :

  • First Monday, dont je retiens cette bonne idée d'une synergie possible entre Wikipedia et l'accès public aux résultats de la recherche (open access), la seconde étant "valorisée" par sa présence dans la première, et la première étant "crédibilisée" par des références plus importantes vers la seconde.
  • D-Lib, dont je retiens ce qui me semble être le tout premier article fouillé qui aborde la question de l'évaluation des plateformes d'auto-archivage institutionnelles ("institutionnal repositories") installées dans les universités. C'est ici le cas de la plateforme DSpace implantée à l'université de Cornell qui est disséqué. L'article montre à quel point cette plateforme est sous-utilisée et sous-alimentée, et le cercle vicieux que cela entraîne ("je m'en sers pas puisqu'il n'y a rien" => "je n'y mets rien puisque personne ne s'en sert" => ad lib). Un article incontournable donc puisqu'au delà de l'ombre au tableau qu'il peut apparemment jeter sur les ardeurs des plus enthousiastes défenseurs de l'archivage institutionnel (dont j'essaie d'être), il démontre surtout - à mon avis - qu'au même titre que tout autre projet, et peut-être davantage encore que les autres, la mise en place d'une archive institutionnelle doit être accompagnée et surtout précédée par une active politique de sensibilisation et de formation. Alors seulement il devient possible d'administrer l'évangile sous la contrainte. Sans cela, et sans accompagnement sur ces projets des composantes directement concernées des universités (c'est à dire les SCD -  Services communs de documentation -), il est effectivement à craindre que les archives institutionnelles ne nous rejouent les coup des intranets sous-utilisés. Update : Stevan Harnad, donne son explication de l'échec Cornel(l)ien, et ses solutions dont l'archivage obligatoire)

Cartographie participative

C'est l'article qui a retenu mon attention dans la dernière livraison de First Monday. Après les GIS (Systèmes d'information géographiques), j'y découvre la naissance des PPGIS (Systèmes d'information géographiques publics et participatifs). L'article revient en détail sur trois de ces PPGIS : GoogleMaps, le projet CommonCensus et la construction d'un espace virtuel dans SecondLife. Où l'on voit que les cartographes professionnels se posent au sujet de ces "cartographies populaires" les mêmes questions que les bibliothécaires vis à vis des folksonomies :

  • "The amateur element in cybercartography is not a trivial issue. The simple customizable applications have allowed many programmers with no spatial training or background to construct heavily used Web resources. The en masse emergence of amateur cartographers may seem like just another example of “crowdsourcing” (see Howe, 2006) but the risks and benefits are much more dramatic than those associated with other Internet-enabled enterprises like digital photography or Wikipedia entries. An awareness of the value of expertise and an associated ethical standard (http://www.gisci.org/code_of_ethics.htm) is seen by many professionals as a necessary protection for the public who trust spatial data and maps without cognizing key assumptions and caveats associated with their uses."

Bientôt un code de déontologie folksonomiste ?

Notons également qu'au délà d'un amateurisme cartographique, le principal problème de ces cartographies en temps réel ou présumées telles, me semble être celui d'une géopolitique à rendu variable, telle celle que donne à voir les éternels problèmes de censure (?) concernant Google Earth et la visibilité donnée ou refusée à certaines zones sensibles. Voir à ce sujet la dernière affaire en date.

Etudes blogo-scientifiques

Les blogs prenant de plus en plus de place dans les différents espaces du net, de l'entreprise, de l'isegoria citoyenne et d'ailleurs, de plus en plus d'études et d'articles scientifiques les prennent comme objet d'étude. Dans le désordre :

  • Vincent Raynault, étudiant canadien, leur consacre plusieurs articles autour, notamment, de leur influence dans le cadre de la campagne électorale américaine
  • incontournable et très impressionnante (et Ô combien utile) cette "Master list of blog articles" propose rien moins que 381 articles et communications scientifiques autour de tous les aspects de la blogosphère
  • Le blog Mathemagenic de Lilia Efimova (très présente dans la liste susmentionnée) est centré sur ses travaux autour des blogs dans leur aspect KM (Knowledge Management) et communauté de pratique
  • Update du soir : sans oublier le remarquable dernier numéro de Reconstruction, Vol. 6, n°4, 2006 : Theories/Practices of blogging dont une revue de détail est présentée sur AcademicCommons.
  • Update toujours (merci Marlène) : La revue Réseaux n° 138 est entièrement consacrée à l'aspect politico-journalistico-ego-socialo-relationnel des blogs.

Et pour finir, en tant que Hard'Blogging Scientist, c'est tout naturellement que je fais mienne la conclusion de ce billet suite à la tenue d'une conférence intitulée "Science Blogging Conference" :

  • "There is hope that scientists’ external blogging communication may positively affect this generation of the necessary new models and ideas. Not prematurely publishing results, but collaboratively reflecting the questions that guide the subsequent research, might help developping new theories and innovation, by leveraging the immense potential of the blogosphere’s proven diversity of perspectives."

Soldes sur l'IST

Vous vous souvenez du coup de la sagesse gratuite ? Et bien c'est reparti. Pour fêter la numérisation de 300 000 nouveaux articles (backfiles), vous avez donc accès gratuitement, jusqu'au 28 février, à la quasi-intégralité du contenu des revues de cet éditeur. Que la force du téléchargement soit avec vous :-)
(Via ... mon e-mail :-)

Le livre à l'ère du numérique

Slf
Vient de paraître ... le dernier numéro thématique des "Cahiers de la librairie". Avec à l'intérieur la plus belle définition d'Internet qu'il m'ait été donné de lire, et à mon sens l'une des plus justes :

  • "(...) repensez à Daniil Harms, ou Mandelstam : cet écrivain assassiné en 1942 dans la furie staliniste, un ami sauve une valise de manuscrits. Il ne sera réédité que dans les années 1970, en anglais, puis en allemand. Il n'aura jamais cessé pourtant d'être un des écrivains les plus importants de la littérature russe contemporaine, et sans livre. Internet, pour moi, c'est cette valise. La possibilité que la littérature puisse mordre, parce que le monde qu'on nous fait ne nous convient pas, et quand bien même on serait privé de tout le reste." François Bon (article complet disponible en ligne).

Pour commander le numéro : en ligne par ici,  125p, 16 €, diffusion Verdier/CDE.

Dans un mois, dans un an, dans 5 ans peut-être, nombre des arguments, des avertissements, des prémonitions, dans rancoeurs, des contre-arguments, des colères, des écoeurements, des analyses, des réflexions, des témoignages présentés dans ce numéro seront contredits ou tout au contraire confirmés. Peu importe. Car rarement publication professionnelle aura présenté et réuni un si stimulant florilège de questionnements. Rarement la diversité des horizons de discours des contributeurs (universitaires, consultants, libraires, éditeurs, auteurs, journalistes ...) aura si intelligemment contribué à éclairer l'ensemble d'une thématique si complexe et si ramifiée. Le texte de chacun ayant été écrit dans la plus parfaite ignorance de celui des autres, leur juxtaposition au sein de ce volume donne à chacun d'entre eux un relief que leur singularité leur aurait interdit.

Pour cela, un grand merci à Christian Thorel. Pour l'initiative de ce numéro également et pour l'active sensibilisation/mobilisation qu'il entretient sur ces terres de convergence entre papier et numérique. "Un libraire de l'offre, et non pas de la demande". Ce qui me semble une définition adéquate de la librairie indépendante. A la lecture de ce numéro, vous serez convaincu que celle-ci ne manque pas d'atouts. Peut-être manque-t-elle juste (temporairement) d'atours. Mais elle en a plus d'un - tour- dans son sac livre. D'autres réfléchissent aussi à ces questions. Il sont à écouter par ici.

(Z'en parlent aussi : Joël Ronez, François Bon, Alain Giffard)

Netchercheur : le retour

Netchercheur, le magazine professionnel lancé en 2004 par Emmanuel Chanial, après avoir cessé temporairement sa parution, est de retour et c'est tant mieux. Nouveau look, nouvelle maquette, nouvelles rubriques. Au total 32 pages de chroniques de professionnels et la veille et de la recherche d'information (Christophe Asselin, Frédéric Martinet, votre serviteur ...), et un remarquable travail de couverture journalistique assuré par Emmanuel Chanial : des brèves, des annonces, des entrevues, des compte-rendus de congrès, etc. Bref, un INCONTOURNABLE pour toutes celles et ceux qui s'intéressent à la veille, à la recherche d'information et aux technologies et outils associés.
Le site web n'est pas encore mis à jour mais vous pouvez soutenir cette publication NECESSAIRE en vous abonnant auprès de "Netchercheur, EC                 PRESSES – 5 rue de DOUAI – 75009 PARIS - FRANCE", il vous en coûtera le prix de la qualité (288 euros pour 10 numéros). Pour toute autre information, la rédaction est joignable à l'adresse abonne@netchercheur.com. Parlez-en dans vos BU, vos labos et auprès de vos DSI :-)
DISCLAIMER : je collabore bénévolement à Netchercheur et ne touche aucun bénéfice sur les ventes.

Notion de délégation et objets techniques (avez vous donc une âme ?)

Cinq bonnes raisons pour se lancer dans la lecture d'une thèse :

  • Première bonne raison : la manière dont elle aborde la question des moteurs de recherche, qui est ce qui m'a été donné de lire de plus intelligent sur la question depuis longtemps : "les moteurs de recherche sont devenus des nœuds centraux du Web et de l’activité des internautes. On peut affirmer sans détour que ces hybrides composés d’organisation commerciale et de logiciel sont devenus des institutions. En tant que métatechnologies, ils se penchent sur les flux d’informations, traduisent le paysage plat de la toile en listes hiérarchiques, et certains d’entre eux se chargent même d’en tirer des cartes (interactives) en deux ou trois dimensions. Sur l’hypertexte géant qui embrasse le globe, les moteurs de recherche projettent des métatextes censés redonner un sens de l’orientation aux internautes dans un environnement devenu hors de la portée de la cognition de l’être humain, du fait de la quantité des documents et d’informations qu’il contient. Avec les moteurs de recherche, nous entrons donc pleinement dans la problématique-clé de la science de l’information : comment comprendre et soutenir « l’être social en quête d’information » et plus loin "Google ne définit pas seulement un contexte énonciatif, un langage pour formuler des requêtes, mais il ré-agit, devient également acteur sur la scène du Web. La liste des résultats d’un moteur de recherche peut être vue comme un texte collaboratif dont le constructeur, le dispositif et l’usager sont des co-auteurs. En ce sens, notre concept d’espace médiatique procédural est largement analogue à celui d’architexte à la différence près que nous attribuons au dispositif une certaine responsabilité d’auteur (machine) et non seulement une fonction de médium."
  • Deuxième bonne raison : elle est réalisée dans le cadre du laboratoire paragraphe de l'université Paris 8, et a bénéficié des retours du groupe "écritures hypertextuelles" dirigé par Jean Clément, LE théoricien français de l'hypertexte.
  • Troisième bonne raison : elle est disponible en ligne dès avant sa soutenance
  • Quatrième bonne raison : elle propose "un concept de la relation homme-machine qui repose sur la notion de délégation. Cette notion issue du discours sur l'organisation politique et sociale ainsi que de la théorie des acteurs-réseaux permet de formuler le transfert de contrôle et de moralité impliqué par l'usage de ces objets techniques que nous avons groupés sous le nom de métatechnologie. En parlant de délégation, nous posons des questions de contrôle, confiance et responsabilité, telles qu'elles entrent dans les rapports qu'entretiennent les êtres humains avec leurs dispositifs informatiques." D'autres appellent ça "écologie cognitive" et "affordances informationnelles" ;-)
  • Cinquième bonne raison : elle cite l'excellente thèse d'un certain Olivier Ertzscheid en bibliographie. re;-)

La thèse s'intitule "Métatechnologies et délégation. Pour un design orienté-société dans l'ère du Web 2.0". Son auteur est Bernhard Rieder. Je n'ai fait pour l'instant que survoler ce document de 389 pages. Mais quelque chose me dit que je vais vider une ou deux cartouches d'encre avec plaisir :-)

Sagesse gratuite

Sage est l'un des éditeurs d'ouvrages et de revues scientifiques les plus importants (près de 460 revues dans tous les domaines). La Lettre de Liens-Socio nous apprend que jusqu'au 18 Octobre, l'intégralité des publications est consultable et télédéchargeable g-r-a-t-u-i-t-e-m-e-n-t !! Il suffit pour cela de s'enregistrer ici, et c'est tout :-).
La rubrique "Search Engines" de la catégorie "Information Retrieval" du domaine "Information science" renvoie à elle seule 137 articles.
In fine il s'agit autant de publiciser le service offert par Sage que de "créer le besoin" pour endiguer l'effet des revues en libre accès. Mais je doute qu'à terme ce mode de fonctionnement (ouverture puis retour au modèle fermé) porte réellement ses fruits. L'autre solution consiste à mettre en place des modèles hybrides dans l'accès et la publication. D'ici là c'est une aubaine dont il faut s'empresser de profiter :-)

First Monday Septembre.

Au programme du dernier numéro paru :

Revues revisitées

Le très actif laboratoire I3M, après s'être intéressé de près au corpus des 800 thèses soutenues en "sciences de l'information et de la communication" (SIC), nous livre, sous la direction de Nicolas Pélissier, une enquête sur les revues disponibles en SIC. Une mine. Notamment en ces temps de "dossier de qualification" et autres "recrutement" pour savoir vers quelle revue se tourner pour soumettre ses articles. Chaque revue listée fait l'objet d'une fiche anthropométrique détaillée : différents comités, procédure d'évaluation, politique éditoriale, etc. Ceci dit, si vous voulez vraiment avoir une chance d'être qualifié et/ou recruté, mieux vaut s'intéresser à la très maigre liste des revues "validées" par le CNU : 15 revues scientifiques dont seulement trois mettent au premier plan les sciences de l'information. Avec quelque chose qui ne cesse de me turlupiner : que des revues francophones ! Rappel : nous sommes sur le site du CNU, l'instance seule habilitée à déterminer la qualité des travaux et des publications des aspirants maîtres de conférences. Quid donc d'un aspirant qui n'aurait publié que dans des prestigieuses revues internationales en général et anglo-saxonnes en particulier ?? Sur la même page on peut lire que "La liste des revues scientifiques publiant occasionnellement des articles en Sciences de l’information et de la communication est en cours d’élaboration." Bon. Mais ne pourrait-on à l'instar de la majorité des autres disciplines scientifiques composant les différentes sections du CNU, ne pourrait-on disais-je, proposer sur ladite page une liste des revues internationales "labellisées" ? Cela contribuerait à clarifier les choses pour des aspirants qui en ont souvent bien besoin et donnerait en sus à cette page une réelle valeur d'orientation. Allez. Un petit effort ... Merci d'avance :-)

Réflexions folksonomiques

A lire dans le dernier numéro du BBF un article d'Olivier Le Deuff qui fait le point (définition, historique et débats en cours) sur le principe et les usages des folksonomies (indexation sociale) et de leur système de "tag". Article repris et discuté par Got.
J'en profite pour vous livrer un article co-écrit avec mon camarade de jeu Gabriel Gallezot,que je vais présenter bientôt lors d'une conférence en suisse, et qui traite, justement, de folksonomies.
Le titre est le suivant :
"Etude exploratoire des pratiques d’indexation sociale comme une renégociation des espaces documentaires. Vers un nouveau big bang documentaire ?" in "Document numérique et société", 1ère édition, sous la dir. de Ghislaine Chartron et Evelyne Broudoux. Actes de la conférence organisée dans le cadre de la Semaine du document numérique à Fribourg (Suisse) les 20 et 21 septembre 2006. ADBS Éditions, 2006. 344 p. Collection Sciences et techniques de l’information.

En voici le résumé :

  • "A l’échelle du web, la massification des corpus et celle des accès ainsi que la concentration des acteurs (moteurs de recherche), témoigne d’une tectonique documentaire qui bouleverse nombre d’usages associés au document, du point de vue du traitement de corpus documentaires inédits dans leur forme (formats) et dans leur taille (volumétrie), ou de celui de la recherche et de l’accès pertinent et/ou raisonné auxdits documents. Des pratiques d’indexation sociale (folksonomies) émergent, en lien avec la préemption par un public non expert de techniques d’analyse et d’outils s’inscrivant habituellement dans l’héritage de la linguistique de corpus et plus globalement des sciences du document. Ces pratiques de re-documentarisation s’appuient sur une assise communautaire forte. Leur succès – à la fois public et technique – s’explique par un faible coût cognitif conjugué à une renégociation inédite des espaces documentaires du web. L’observation de motifs récurrents dans l’application de ces pratiques les situent dans la lignée des travaux définitoires du web socio-sémantique et pose également la question de la perméabilité de deux modèles. Avec le risque que le modèle bibliothéconomique d’accès raisonné aux connaissances soit battu en brèche par un modèle « marchand », subordonnant pour la première fois la problématique qualitative du « classement » des biens culturels à celle purement comptable du nombre de fois où ils sont « accédés »."

En langage non-universitaire cela pourrait donner un truc du genre :

  • "Pourquoi diable tant de gens utilisent-ils des sites comme FlickR et tout un tas d'autres systèmes de tags ? Ces trucs là peuvent-ils vraiment améliorer l'organisation de l'information sur la planète comme les index et autres thésaurus le permirent pour l'amélioration de l'organisation des bibliothèques ?"

Si la lecture vous tente, le texte intégral est ici (Téléchargement sdndocsoc.pdf)
A ce propos et dans la série "science 2.0", ce serait pas mal si pour quelque conférence que ce soit on pouvait disposer du texte ou au moins du résumé des articles des collègues afin de ne pas découvrir une dizaine de communications par jour et de donner plus de champ aux débats qui sont tout de même censés être l'intérêt principal de ce genre de manifestation (après le voyage et les petits four bien entendu :-))

Net Recherche

Je viens (enfin ...) de lire le livre "Net Recherche" (éditions de l'ADBS) qui m'avait gracieusement été adressé par Armelle Thomas et Véronique Mesguich. Ledit ouvrage est sous-titré "Le guide pratique pour mieux trouver l'information utile." Et le contrat est rempli à plus d'un titre. Il est (j'en sais quelque chose) de plus en plus délicat de construire des enseignements de "recherche d'information" tant les niveaux des étudiants sont hétérogènes (même si de plus en plus d'entre eux sont initiés aux moteurs de recherche, et parfois dès la maternelle - ce qui à mon sens est navrant mais c'est un autre débat - ), et tant les contenus d'enseignements sont chaque jour plus divers (blogs et rss, web invisible qui l'était hier et l'est de moins en moins aujourd'hui, moteurs et bases de données, frontière de plus en plus floue entre information structurée et non-structurée, etc, etc.).  Or donc, le bouquin est une pleine réussite : clair, pédagogique, accessible à des quasi-débutants mais réussissant à accrocher aussi le chercheur chevronné. 60 pages de pédagogie clarifiante, 60 autres des scénarios ("boîte à outils") dont une dizaine qui cède (avantageusement) à la GoogleMania et décortique l'ensemble des services du moteur vedette.
Si vous n'êtes pas convaincus, faîtes un tour sur le blog d'Armelle Thomas, ou partez visionner l'entrevue de Véronique Mesguich dans le Billaut Show (j'aime bien cette idée d'utiliser Google comme un "moteur de sources" et sa présentation comme professeur de "dégooglisation".
Voila. Promis ceci n'était pas un publi-rédactionnel ;-)

Fil d'Ariadne

Parution du numéro d'Avril d'Ariadne, avec plein de bonnes lectures, du petit exercice de prospective sur les moteurs de recherche (qui n'apprend rien mais synthétise bien) jusqu'au plus fouillé papier sur la grandeur et décadence des folksonomies.

Edition Scientifique en Europe.

Publication d'une étude de la commission européenne sur : l'édition scientifique en Europe. Cette étude donnera lieu à une conférence sur l'édition scientifique. Et vous avez la possibilité de donner votre avis sur la question (de l'édition scientifique) en envoyant un mail à la commission européenne.
(Via la liste Rtp-Doc)

Premier Lundi.

Parution donc de First Monday. Avec de quoi satisfaire les monomaniaques dans mon genre, et aussi les autres sur les questions de créativité (qui comme vous le savez est le moteur de la sérendipité, à moins que ce ne soit l'inverse, mais ça ce sera dans le prochain article qu'on vous prépare avec mon collège GG :-). Pour vous mettre en appétit, je vous livre une partie de la conclusion du premier article : "In Google we trust" qui explore les usages des médias** et le rapport de confiance avec les usagers : "If profitability is the foundation of trust, then Enron looked like a stalwart of twenty–first century America — until it was revealed that the profit reports its reputation was based on were fraudulent" ...

Update de 10 min. plus tard :
** à croiser avec cet article du LATimes : "New Media Paradox" où l'on voit que la multiplication du nombre de sources d'information, n'entraîne pas nécessairement (loin s'en faut) la multiplication des "points de vue" ...

J'suis bidon.

On parle beaucoup en ces temps numériques d'une économie de la réputation. La plupart des sites de vente en ligne de biens culturels (grossistes et autres) usent et abusent des commentaires et autres revues d'opinion de "ceux-qui-ont-acheté-et-aimé-le-livre-disque-machin-truc". La dernière livraison de First Monday nous livre un article sur les usages et les détournements des sites dits "de recommandation" :

  • "We explore several cases in which book and CD reviews were copied whole or in part from one item to another and show that hundreds of product reviews on Amazon.com might be copies of one another. We further explain the strategies involved in these suspect product reviews, and the ways in which the collapse of the barriers between authors and readers affect the ways in which these information goods are being produced and exchanged. We report on techniques that are employed by authors, artists, editors, and readers to ensure they promote their agendas while they build their identities as experts. We suggest a framework for discussing the changes of the categories of authorship, creativity, expertise, and reputation that are being re–negotiated in this multi–tier reputation economy."

Avec en parallèle de cette mise à jour d'un bidonnage bien organisé une intéressante réflexion sur les notions d'autorité et d'expertise.

Espace de la loi et loi du cyberespace

First Monday propose dans sa dernière livraison une série d'articles sur la question de la réglementation et de la "loi" dans le cyberespace.

Parution First Monday

Comme d'habitude incontournable. Avec notamment la présentation d'un métamoteur pour le monde "académique", une analyse du phénomène de "décentralisation" de l'information via les blogs au regard des médias journalistiques "traditionnels". On y trouvera également, par le responsable du projet DareNet, un article intitulé : "From Libraries to Libratories" qui indique que "Libraries are set to metamorphose into ‘libratories’, an imaginary word to express their combined functions of library, repository and collaboratory." Les bibliothèques comme "collaboratoires". Et puis également de quoi éclairer sous un nouvel angle certains débats autour de Wikipedia en particulier, la mémoire du web en général, et la construction d'une science "Historique" à l'heure du temps réel et à une période au cours de laquelle on dispose d'une gigantesque part de notre histoire sous forme numérique : "Web of lies : Historical Knowledge on the Internet." Incontournable donc. Le sommaire complet est ici.

Parution Netchercheur

Déjà le numéro 12 ... Si vous n'êtes pas encore abonnés, c'est par là.

Parution First Monday

A signaler (notamment) dans ce dernier numéro, cet article sur "La multiplication des médias dans un paysage dynamique en Amérique du Nord."
Point de vue intéressant en ces temps d'aggrégation massive de services autour d'outils monopolistiques dans le monde de la recherche d'information et à l'heure où, dans le même temps, les trois grands (Google, Yahoo! et Microsoft) se constituent comme d'authentiques "médias".

Parutions

  • Numéro d'Octobre de BiblioTIC.
  • Revue BiblioAcid d'Octobre (savourez particulièrement le retour de Manue sur les raisons qui l'ont amené à blogguer. Lumineux.)
  • Numéro d'Octobre de D-Lib (et toujours d'actualité dans le numéro de Septembre, l'article qui revient sur les fonds - documentaires - de Google Print)

Journal de l'IETF

Lancement ce jour du journal de l'IETF (Internet Engineering Task Force). Pour tout savoir de l'actualité des standards, normes et protocoles d'Internet.

Nouveau journal

Lancement d'un nouveau journal open access consacré aux sciences de l'information et aux bibliothèques.

Copyright : l'exemple canadien

Dans la lignée du message précédent, le canada s'engage lui aussi sur le voie de la réforme du droit d'auteur. Michael Geist publie un recueil de 19 textes sur les enjeux des droits d'auteur à l'échelle de l'Internet. L'ouvrage "In the public interest" est distribué sous licence Creative Commons et, pour boucler la boucle, toutes les ventes sont reversées à l'organisation ... Creative Commons :-)
(Via Lawrence Lessig Blog)

Connectivité, Sociabilité et Google Bombing.

Dans la série "les articles que j'aurais aimé écrire", il y a de manière générale tous ceux de First Monday, avec une mention spéciale pour celui-ci qui analyse le phénomène du Google Bombing pour en conclure qu'il permet "la construction de réalités alternatives au travers d'une action collective en ligne." Cet article fait remarquablement écho à la reconnaissance et à l'acceptation par Google 'himself' du Google Bombing, reconnaissance que nous signalions ici comme particulièrement problématique.
Au travers de quelques exemples célèbres de Google Bombing cet article reprend et illustre les thèses développées par A. Beaulieu autour des "hyperliens sociaux" : "Sociable hyperlinks: An ethnographic approach to connectivity," In: C. Hine (editor). Virtual methods: Issues in social research on the Internet. Oxford: Berg, pp. 183–198, 2005.

DLib / La france en retard / Jeanneney a tort

Parution du numéro de Septembre de DLib Magazine. Au sommaire (entre autres), deux articles permettant de dresser un état des lieux des archives institutionnelles ("Institutional Repositories"). Cet article permet de constater le retard français en la matière puisque seulement 27% des universités françaises disposent d'archives institutionnelles contre 100% en Allemagne et en Norvège, 93% en Australie, j'en passe et des meilleurs (pourcentages). Ces chiffres sont certes à modérer selon la nature et le nombre de documents disponibles dans lesdites archives mais tout de même ...
Un autre article étudie de près ce qu'on (il ?) appelle le "Google 5", à savoir le projet de numérisation engagé par Google avec 5 grandes bibliothèques. Il s'interroge (notamment) sur les points suivants :

  • le taux de couverture d'un tel projet à l'échelle de l'ensemble des livres imprimés
  • la question de la langue : quelles langues sont prédominantes ?
  • celle du copyright : quel pourcentage des ouvrages concernés par le projet Google sont libérés de leurs droits

Toutes les réponses à lire dans cet article avec des arguments allant dans le sens opposé de JN Jeanneney (notamment pour ce qui est de la couverture linguistique, démontrant que la couverture des ouvrages numérisés par Google Print est représentative (et même un peu en dessous pour l'anglais) de ce qui se passe à l'échelle des ouvrages imprimés de la planète et n'augmente pas l'écart ou la part faite à la langue anglaise.)
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Webology : Scirus meilleur que Google

4ème numéro de Webology.
A lire notamment l'article "Precision and Recall of Five Search Engines for Retrieval of Scholarly Information in the Field of Biotechnology" de S. M. Shafi & Rafiq A. Rather. 5 outils (AltaVista, Google, HotBot, Scirus and Bioweb) sont mis au banc d'essai sur des requêtes en biotechnologies. Les résultats intéressants montrent que sur les premiers résultats Scirus est devant Google en terme de pertinence sur de l'information "scientifique" (scholarly). On pourra cependant regretter que Google Scholar n'ait pas été mis au banc-test et ne soit évoqué qu'en conclusion de l'article ainsi que le choix d'Hotbot (qui n'est plus un moteur du tout).
A lire également une entrevue avec la grande prêtresse de l'IST, j'ai nommé Amanda Spink : "The Past, Present and Future of Web Search Research"

Parution RESSI

Parution du numéro 2 de RESSI.
Au sommaire :

  • Technologies et normes archivistiques : La nome ISO 15489 sur le records management
  • Les pratiques d’accès à l’information : le cas des concepteurs de produits de placements financiers
  • Le pingouin bibliothécaire : les logiciels libres de gestion de bibliothèque
  • « Intelligence économique et réseaux » : Compte-rendu de la 2ème journée franco-suisse en intelligence économique et veille stratégique
  • Compte rendu de la journée d’étude ADBS sur la gestion de contenu

(Source : ADBS-Info)

Bibliothèques ? Au rapport !

Le rapport annuel 2004 de l'Inspection des Bibliothèques est disponible à la Documentation Française.
Comme nul n'a le temps (ni parfois l'envie) de tout lire, si quelqu'un à des commentaires à faire sur " l'organisation documentaire des universités" sur "la politique documentaire et son suivi" les commentaires de ce billet son ouverts ... A moins que Nicolas ou Marlène n'aient déjà bloggué là dessus.
A noter qu'un point entier dudit rapport est dédié à l'Audit de l'ENSSIB dont le dernier point est : "L'ENSSIB doit s'engager dans une nouvelle étape" ...

Documentalistes Sciences del 'information

Parution du numéro n°3/Juin 2005 de "Documentaliste Sciences de l'information". Sommaire en ligne.

L'IUFM publie

Le dernier numéro de la revue Esquisse (IUFM d'Aquitaine) est disponible ici en .pdf
Thème : "Représentations et éducation à l'information-documentation"
(Source : biblio-fr)

Parution First Monday.

Le numéro de Septembre est en ligne. Toujours passionnant. Notamment :