Je vous en parlais déjà ici, c'est désormais chose (presque) faite.
L'entonnoir est en ce moment même sur les presses de l'imprimerie Caen et paraîtra le 6 Juin. Ce sera un beau livre de 250 pages, avec couverture en couleur et un dos cousu-collé, vendu au prix de 24 euros.
Dès maintenant, le meilleur endroit pour commander et se procurer l'ouvrage : http://cfeditions.com
Bon de commande et présentation des auteurs : Téléchargement L_entonnoir-flyer.pdf
Buzz + : toute commande reçue avant la parution du 2 juin recevra en plus un cadeau C&F.
L'ouvrage "L'entonnoir : Google sous la loupe des sciences de l'information" sera bientôt dans les bacs ! Merci à l'équipe de CFéditions pour :
J'ai terminé il y a quelques temps "La globalisation de la surveillance : aux origines de l’ordre sécuritaire" d’Armand Mattelard. Petite fiche de lecture. L’argumentaire est résumé dès la page 6 :
Une phrase (p.41) m’a également rappelé quelques considérations autour de la fameuse « sagesse des foules »:
Alors qu’est-il vraiment à l’œuvre derrière les algorithmes calculatoires de nos chers moteurs : sagesse des foules ou sagesse du public ? Celle des foules assurément. Et c’est là (tout) le problème. Un moteur (et avec lui sa « démocratie algorithmique ») ne repose sur aucune notion de public. C’est bien la foule qui dicte l’ordre de pertinence.
Mattelard parle également d’une « ingénierie de l’assentiment » dans laquelle le seul espace où le citoyen peut exercer « sa liberté de choix » est « le lieu de la consommation ». Là encore et en écho aux préoccupations d’Affordance, il est manifeste que l’espace de choix proposé par les moteurs, s’est, depuis quelques années maintenant, restreint à un espace consommable (liens sponsorisés phagocytant l’essentiel des résultats affichés en dessus de la ligne de flottaison du navigateur).
Plus loin encore (p.236) on peut lire :
Enfin, en conclusion de l’ouvrage (p.238) on lit ceci :
Tout un programme.
J’ai naturellement lu l’ouvrage de Mattelard au travers du prisme déformant de mes propres intérêts scientifiques, à savoir l’analyse d’une infodominance annoncée des géants de l’internet, notamment sur la « patrimonialisation de l’information ». Bien au-delà, sa lecture devrait être le préalable non-négociable pour penser les notions de surveillance et de fichage. Des dictatures sud-américaines aux pseudo-parangons de démocraties occidentales, le projet politique global d’une société de surveillance est admirablement décrypté.
Pérégrinations ... Après cette fiche de lecture et en reprenant le fil de mon agrégateur, j'ai retrouvé une série de liens qui font écho à l'analyse de Mattelard et poursuivent les réflexions qui sont au coeur de son ouvrage.
Premier écho : les incontournables et Ô combien prestigieux Big Brother Awards (BBA), dont Ecrans nous révèle le palmarès :
A noter que l'amour immodéré de MAM pour les caméras de surveillance est très largement relayé auprès de l'opinion par d'audacieux publi-ministero-rédactionnels du Figaro maladroitement revêtus des atours d'une pseudo-enquête scientifique.
Deuxième écho : le système HERISSON, acronyme capillo-tracté présumant une "Habile Extraction du Renseignement d'Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées". Tout un programme high-tech et étatique en diable, qui passe la surmultipliée eu égard à un récent appel d'offre ministériel, et dont PCImpact nous livre une alléchante synthèse.
Troisième écho : Après le Hérisson, le Capricorne-espion. Le truc est tout à fait sérieux, nombre d'auteurs de SF l'avaient d'ailleurs déjà exploité, mais là c'est bon, ça marche en vrai. Et derrière se profile l'enterrement ou le renoncement définitif à toute forme de vie privée comme l'analyse Philippe Quéau sur son (excellent) blog :
A n'en pas douter, comme une énième preuve, "Le concept de surveillance panoptique à l’échelle planétaire" à de l'avenir ...
Quatrième écho : celui qu'évoque l'expression de Mattelard d'une "ingénierie de l'assentiment" dans laquelle le seul espace où le citoyen peut exercer "sa liberté de choix" est "le lieu de la consommation". Elle me renvoi à une autre expression. D'Alain Giffard cette fois. Il parle "d'industrialisation de l'intime". Les deux me semblent naturellement aller de pair. Cette industrialisation de l'intime, cette mise en mémoire numérique, est permise, est programmée en même temps qu'engrammée par la mise sous coupe algorithmique réglée de pans entiers de nos vies et de nos comportements. Une vie et des comportements que l'on ne nous laisse d'autre choix que de soumettre à une ingénierie de l'assentiment partout présente.
Et puis pour finir, dans la rubrique "ça c'est fait", après le départ imminent d'Alain Juillet (Haut fonctionnaire en charge de l'intelligence économique), Nicolas Sarkozy contrôlera la totalité des services de renseignements (= Alain Juillet était le dernier responsable à ne pas avoir été nommé par Sarkozy). Comme l'écrit ma source : "L’actuel président de la République contrôle la totalité de l’appareil de renseignement français, les services qui bénéficient des fonds secrets et/ou de la possibilité de mettre en place des écoutes administratives et/ou sont membres du Comité national du renseignement (CNR)". Bienvenue à "Grandes z'oreilles Land" :-( La confirmation au passage de cet ancestral proverbe : "Qui trop écoute, mal entend".
(Temps de rédaction de ce billet : 1h45 min)
Ce n'est pas un secret, je suis fan inconditionnel de Ted Nelson. Lequel vient de publier un nouvel ouvrage dont quelques spécialistes de renom attestent qu’il s’agit là d’un ouvrage de tout premier plan pour l’histoire de l’informatique.
De larges extraits du sommaire sont disponibles en ligne sur le site de Ted Nelson :
http://geeks-bearing-gifts.com/gbgContents.html
Un chapitre entier est consacré à Google dans les termes suivants :
En attendant (et en espérant) une prochaine traduction française … (Hervé ?)
J'avais déjà, dans ces mêmes colonnes, eu l'occasion de vous dire tout le bien que je pensais de l'ouvrage "Net Recherche" d'Armelle Thomas et Véronique Mesguich (éditions de l'ADBS). Lequel ouvrage vient de reparaître dans une 3ème édition mise à jour. La trame, l'orientation et l'angle du premier ouvrage étaient déjà si solidement ficelés et efficaces que cette nouvelle édition augmentée et complétée a tout d'une bible pour l'amateur comme pour le professionnel. Dans une louable complémentarité éditoriale, l'ADBS donne sur son site, accès à la typologie complète des outils de recherche recensés et disséqués dans l'ouvrage Net Recherche 2009.
Ne vous reste plus qu'à commander l'ouvrage en question pour la somme de 30 euros. C'est par là.
PASSÉ
PRÉSENT
FUTUR
De Décembre 2007 à Avril 2011. J'ignore si en Avril 2011 l'homme sera, ou non, un document comme les autres. Ce que je sais c'est que comme JE ne suis pas payé pour écrire cet article, comme JE ne touche aucun poucentage sur les ventes, comme IL s'agit de recherche "publique", comme ILS (les referees et coordinateurs scientifiques de la publication) ne sont pas payés non plus, IL devrait être possible pour l'organisme public qu'est le CNRS (au travers de sa maison d'édition, CNRSéditions) de trouver de quoi payer l'impression, les frais du secrétariat de rédaction de la revue Hermès, ainsi que la diffusion minimale de la même revue. Plus précisément, concernant les résultats de la recherche PUBLIQUE, je trouve qu'il est un peu dommage que la revue Hermès - qui est dans notre champ une référence - n'offre pas à ses auteurs la possibilité, a minima, de déposer les métadonnées de l'article et la version préprint (= la version initialement soumise AVANT les aller-retour éditoriaux entre les reviewers, l'auteur et/ou le secrétariat de rédaction) dans une archive ouverte. D'autant que côté Archives Ouvertes au CNRS, y'a pas non plus à chercher très loin pour en trouver une.
Chacun sa route, chacun son chemin.
... Le travail du chercheur est de creuser inlassablement certains sillons : dans son laboratoire, sur sa paillasse, dans sa cuisine, et parfois même sur son blog. Ce qui, pour la problématique essentielle de l'article publié par la revue Hermès, est le cas depuis environ fin 2005.
... Le rôle des conférences scientifiques est de permettre de présenter une vision un tant soit peu élaborée de ce patient labourage, devant ses pairs. Et d'en débattre. Et d'y nouer des contacts. Et d'y donner l'essor à des projets de publication scientifique (entre autres). Rôle ici joué par le séminaire du CNAM.
... Le rôle des éditeurs scientifiques est de stabiliser et de fixer les connaissances dans le cadre strict de l'évaluation par les pairs. Rôle ici joué par la revue Hermès. Mais ce rôle est aussi, me semble-t-il, d'en assurer la diffusion la plus large possible, sinon auprès du grand public, à tout le moins auprès des communautés scientifiques possiblement concernées (en évitant si possible certaines pratiques mafieuses). Communautés de plus en plus large du fait de la transdisciplinarité de plus en plus fondamentale (et en un sens fondatrice) qui traverse l'ensemble des connaissances produites aujourd'hui. Cette dernière mission (diffusion la plus large possible) paraît a fortiori naturelle quand l'éditeur est également un organisme de recherche publique, le CNRS en l'occurence pour la revue Hermès.
Si, si. C'est possible. (Et ça c'est cadeau).
Il est aujourd'hui techniquement et contractuellement possible de diffuser dès sa parution un article scientifique. Trop peu d'auteurs le font pourtant. Les raisons sont nombreuses : frilosité des éditeurs à leur signaler cette possibilité, idées reçues et poncifs entretenus, ignorance des enjeux et des moyens, manque de temps, de formation, etc ... Pourtant des revues (DOAJ), des institutions au double sens du terme (MIT) et des universités partout dans le monde (en belgique notamment) sont de plus en plus nombreuses à donner l'exemple.
Juste une question de tempo.
La question des modèles économiques de l'édition scientifique universitaire est une chose. Le droit au libre accès immédiat aux résultats de la recherche financée sur fonds publics en est une autre, et ce indépendamment même des questions (par ailleurs importantes) de visibilité institutionnelle ou de carrière personnelle. Comme autant de variations sur un même thème il est autant de problèmes connus que de solutions possibles : embargo, barrière flottante, dépôt immédiat des métadonnées pour en permettre le moissonnage, obligation de dépôt en archives institutionnelles (quand les universités en possèdent une ...), et quelques autres (variantes) encore. Et comme le dit la vieille devise Shadock : "S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème". Mais là n'est pas à mon sens la question essentielle. La question n'est d'ailleurs même plus de savoir combien de temps encore ce tempo là de la publication scientifique
sera raisonnablement acceptable, économiquement rentable et épistémologiquement cohérent. La question est ailleurs. La question est celle du tempo.
Le tempo des auteurs à l'heure de leur immédiat de recherche.
Le tempo des éditeurs et diffuseurs à l'heure de l'in-média.
La question est celle de savoir si oui ou non on décide aujourd'hui de délibérement priver le champ scientifique des possibilités offertes d'une transmission et d'une fabrication de la science in medias res.
<Update de qques jours plus tard> Voir également :
</Update>
(Temps de rédaction de ce billet : 3 heures)
De retour de Dijon ... Mon diaporama est visible et téléchargeable sur SlideShare.
Le chapitre paru dans l'ouvrage "Métadonnées : mutations et perspectives" est disponible dans ArchiveSic.
30 pages, 3 heures d'intervention lundi après-midi.
L'ouvrage complet est une mine, et je dis pas ça parce que j'étais invité ;-) La preuve ? Il m'a tenu éveillé durant les 7 heures de mon retour en train, ce qui est un signe incontestable d'intérêt.
Juste un petit regret pour ce séminaire : son tarif est prohibitif pour que les universités y soient représentées. Seuls les grands organismes de recherche français peuvent payer ce truc-là à leurs chercheurs et responsables de documentation. Et de fait, à de trop rares exceptions près, il n'y avait là que des gens (forts sympathiques par ailleurs) de l'INRIA (organisateur), du CNRS, de l'INSERM, de l'INRA ... Ce serait pourtant important que vu la richesse et la qualité des intervenantes (enfin celles que j'ai entendues), les cours puissent être diffusés en vidéo sur Internet.
Merci en tout cas à Lisette Calderan de l'INRIA pour l'invitation et pour l'organisation.
Vient donc officiellement de paraître. Pour le commander :
Clay Shirky est l'un de ces tech-gurus que seuls les américains semblant en capacité de produire en masse. Mais il n'est pas loin s'en faut, le moins intéressant de tous. Il a notamment beaucoup écrit sur les blogs, la notion de collaboration en ligne, le crowdsourcing, les tags et les ontologies (ses autres articles sont notamment consultables sur son site). Son dernier livre à paraître fin février s'intitule : "Here Comes Everybody: The Power of Organizing Without Organizations". Selon un procédé éditorial désormais éprouvé, le bouquin se trouve assorti avant même sa parution d'un blog destiné à alimenter le buzz et à en livrer quelques extraits choisis. A noter que des traductions dudit ouvrage sont déjà prévues pour 2009 en Hollande, au Portugal et au Brésil, en Chine et en Corée. Si un éditeur français souhaitait se mettre sur les rangs ...
Le nouveau numéro du Journal of Electronic Publishing est sorti. Pas le temps de vous en faire l'habituel digest, mais quelques articles semblent s'imposer d'eux-mêmes :
Parution de l'Oeil de l'ADBS. Une publication dans laquelle j'ai, sur invitation, commis une petite bafouille pour exprimer une nouvelle fois mon intérêt pour les rétroliens (trackbacks) et déplorer que le web dans son ensemble soit actuellement (la faute essentiellement - mais pas exclusivement - au Spam) en train de passer à côté de cette fonctionnalité "révolutionnaire" au sens propre, tout au moins du point de vue de l'histoire de l'hypertexte.
Ma bafouille. Dans l'Oeil de Juillet-Août 2007
L'édition 2004 était tout aussi nécessaire que remarquable, l'édition 2007 (.pdf) l'est tout autant.
Merci à Loïc Damilaville pour la mise à disposition gratuite de ce travail.
Vient de paraître : "L'écrit web : traitement de l'information sur Internet"
Ouvrage
indispensable pour qui veut s'intéresser de près à l'écriture web,
ainsi qu'au web comme environnement éditorial. C'est écrit par Joël
Ronez, maître Jedi en la matière. J'avais prévu d'en dire plein de bien, oui mais voilà ... François (Bon) m'a doublé. Or donc, pour l'acheter, tout est expliqué ici. Et comme je n'ai rien de plus ni de mieux que François à raconter, je vous offre la préface, rédigée par un obscur universitaire ;-)
Préface à "L'écrit Web"
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Le net est souvent présenté comme un média abolissant la plupart des filtres éditoriaux. Cette vision des origines est aujourd’hui caduque. Plus que leur place, les médias traditionnels y ont trouvé leurs publics en même temps que naissaient de nouveaux espaces, de nouveaux formats éditoriaux (les blogs), revendiquant à raison une légitimité dans la médiasphère planétaire.
Le point commun de ces espaces est d’être littéralement « reliés », grâce à ce qui avant d’être une technique rédactionnelle, fut d’abord une révolution technologique : l’hypertexte. L’écriture hypertexte, l’écriture multimédia, l’écriture « pour le web » qui est depuis déjà quelques années le cœur de compétence d’un horizon professionnel très dense, notamment pour les métiers du journalisme.
Cette écriture, cette mise en hypertexte de contenus éditoriaux est d’abord une écriture de l’héritage. Celui des techniques de rédaction, celui des typographes, celui plus générique de ces « metteurs en texte ».
Elle est aussi une écriture de la rupture. Elle porte en elle, pour qui veut la maîtriser, les caractéristiques propres due son support. Une écriture cinétique, du mouvement. Une écriture qui bouleverse de manière radicale le rapport au lecteur. La notion de parcours prenant un sens nouveau dans cette écriture du fragment, de l’instant.
Si les usagers passent de plus en plus de temps sur le Net pour lire, découvrir, parcourir, rechercher, commenter, partager, l’accroissement de leur niveau d’exigence est un contrepoint idéal à la surabondance des contenus (les québecquois parlant d’infobésité ).
L’un des tout premiers théoriciens anglo-saxon de l’hypertexte, Suart Moulthrop, le définissait dès 1995 comme « un réseau dynamique d’idées, indéfini dans ses limites et changeant à travers le temps ». D’autres n’ont pas hésité à ériger les règles nouvelles de cette écriture au rang de « science », une « science des relations et de la gestion de ces relations. »
Dans son approche du contenu éditorial sur Internet, Joël Ronez vous livre des clés essentielles, celles de la maîtrise d’une compétence à l’horizon de laquelle, comme le rappelle Roland Barthes, « la métaphore du Texte est celle du réseau. »
Ertzscheid Olivier.
Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication
Université de Nantes.
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Côté bibliothèques :
Côté bibliothèques et moteurs :
Côté OpenAccess :
Côté moteurs :
Côté veille :
Côté web :
Côté réseaux sociaux :
Côté Wikipédia :
Côté identité/identifiants/traçabilité numérique :
Côté Outils :
Côté lectures / visionnages :
Côté université :
Bonne rentrée à tous et toutes :-)
(Via : l'harassant dépouillement de mon agrégateur ...)
Rapidement encore quelques parutions incontournables :
C'est le titre du dernier bouquin de Lorenzo Soccavo, auteur par ailleurs de l'excellent blog NouvolivrActu, lequel se prête au jeu de l'interview pour le BillautShow. Un bon tour d'horizon embrassant à la fois les aspects "technologiques" et les aspects "métiers" de ce que demain nous prépare.
Le blog du chapitre anglais de l'ISKO nous livre dans son dernier billet le "top ten" des revues à plus fort facteur d'impact dans le domaine des sciences de l'information. Sans surprise aucune revue française n'y figure. Le saint graal de tout chercheur en ce domaine restant donc l'inexpugnable JASIST.
(Sans rapport, je note qu'à côté du blog anglophone de l'ISKO, le site du chapitre français de l'ISKO est resté, comment dire ... humm ... très 1.0 :-)
Beaucoup en ce moment parmi lesquelles deux incontournables :
C'est l'article qui a retenu mon attention dans la dernière livraison de First Monday. Après les GIS (Systèmes d'information géographiques), j'y découvre la naissance des PPGIS (Systèmes d'information géographiques publics et participatifs). L'article revient en détail sur trois de ces PPGIS : GoogleMaps, le projet CommonCensus et la construction d'un espace virtuel dans SecondLife. Où l'on voit que les cartographes professionnels se posent au sujet de ces "cartographies populaires" les mêmes questions que les bibliothécaires vis à vis des folksonomies :
Bientôt un code de déontologie folksonomiste ?
Notons également qu'au délà d'un amateurisme cartographique, le principal problème de ces cartographies en temps réel ou présumées telles, me semble être celui d'une géopolitique à rendu variable, telle celle que donne à voir les éternels problèmes de censure (?) concernant Google Earth et la visibilité donnée ou refusée à certaines zones sensibles. Voir à ce sujet la dernière affaire en date.
Les blogs prenant de plus en plus de place dans les différents espaces du net, de l'entreprise, de l'isegoria citoyenne et d'ailleurs, de plus en plus d'études et d'articles scientifiques les prennent comme objet d'étude. Dans le désordre :
Et pour finir, en tant que Hard'Blogging Scientist, c'est tout naturellement que je fais mienne la conclusion de ce billet suite à la tenue d'une conférence intitulée "Science Blogging Conference" :
Vous vous souvenez du coup de la sagesse gratuite ? Et bien c'est reparti. Pour fêter la numérisation de 300 000 nouveaux articles (backfiles), vous avez donc accès gratuitement, jusqu'au 28 février, à la quasi-intégralité du contenu des revues de cet éditeur. Que la force du téléchargement soit avec vous :-)
(Via ... mon e-mail :-)

Vient de paraître ... le dernier numéro thématique des "Cahiers de la librairie". Avec à l'intérieur la plus belle définition d'Internet qu'il m'ait été donné de lire, et à mon sens l'une des plus justes :
Pour commander le numéro : en ligne par ici, 125p, 16 €, diffusion Verdier/CDE.
Dans un mois, dans un an, dans 5 ans peut-être, nombre des arguments, des avertissements, des prémonitions, dans rancoeurs, des contre-arguments, des colères, des écoeurements, des analyses, des réflexions, des témoignages présentés dans ce numéro seront contredits ou tout au contraire confirmés. Peu importe. Car rarement publication professionnelle aura présenté et réuni un si stimulant florilège de questionnements. Rarement la diversité des horizons de discours des contributeurs (universitaires, consultants, libraires, éditeurs, auteurs, journalistes ...) aura si intelligemment contribué à éclairer l'ensemble d'une thématique si complexe et si ramifiée. Le texte de chacun ayant été écrit dans la plus parfaite ignorance de celui des autres, leur juxtaposition au sein de ce volume donne à chacun d'entre eux un relief que leur singularité leur aurait interdit.
Pour cela, un grand merci à Christian Thorel. Pour l'initiative de ce numéro également et pour l'active sensibilisation/mobilisation qu'il entretient sur ces terres de convergence entre papier et numérique. "Un
libraire de l'offre, et non pas de la demande". Ce qui me semble une
définition adéquate de la librairie indépendante. A la lecture de ce
numéro, vous serez convaincu que celle-ci ne manque pas d'atouts.
Peut-être manque-t-elle juste (temporairement) d'atours. Mais elle en a
plus d'un - tour- dans son sac livre. D'autres réfléchissent aussi à ces questions. Il sont à écouter par ici.
(Z'en parlent aussi : Joël Ronez, François Bon, Alain Giffard)
Netchercheur, le magazine professionnel lancé en 2004 par Emmanuel Chanial, après avoir cessé temporairement sa parution, est de retour et c'est tant mieux. Nouveau look, nouvelle maquette, nouvelles rubriques. Au total 32 pages de chroniques de professionnels et la veille et de la recherche d'information (Christophe Asselin, Frédéric Martinet, votre serviteur ...), et un remarquable travail de couverture journalistique assuré par Emmanuel Chanial : des brèves, des annonces, des entrevues, des compte-rendus de congrès, etc. Bref, un INCONTOURNABLE pour toutes celles et ceux qui s'intéressent à la veille, à la recherche d'information et aux technologies et outils associés.
Le site web n'est pas encore mis à jour mais vous pouvez soutenir cette publication NECESSAIRE en vous abonnant auprès de "Netchercheur, EC
PRESSES – 5 rue de DOUAI – 75009 PARIS - FRANCE", il vous en coûtera le prix de la qualité (288 euros pour 10 numéros). Pour toute autre information, la rédaction est joignable à l'adresse abonne@netchercheur.com. Parlez-en dans vos BU, vos labos et auprès de vos DSI :-)
DISCLAIMER : je collabore bénévolement à Netchercheur et ne touche aucun bénéfice sur les ventes.
Cinq bonnes raisons pour se lancer dans la lecture d'une thèse :
La thèse s'intitule "Métatechnologies et délégation. Pour un design orienté-société dans l'ère du Web 2.0". Son auteur est Bernhard Rieder. Je n'ai fait pour l'instant que survoler ce document de 389 pages. Mais quelque chose me dit que je vais vider une ou deux cartouches d'encre avec plaisir :-)
Sage est l'un des éditeurs d'ouvrages et de revues scientifiques les plus importants (près de 460 revues dans tous les domaines). La Lettre de Liens-Socio nous apprend que jusqu'au 18 Octobre, l'intégralité des publications est consultable et télédéchargeable g-r-a-t-u-i-t-e-m-e-n-t !! Il suffit pour cela de s'enregistrer ici, et c'est tout :-).
La rubrique "Search Engines" de la catégorie "Information Retrieval" du domaine "Information science" renvoie à elle seule 137 articles.
In fine il s'agit autant de publiciser le service offert par Sage que de "créer le besoin" pour endiguer l'effet des revues en libre accès. Mais je doute qu'à terme ce mode de fonctionnement (ouverture puis retour au modèle fermé) porte réellement ses fruits. L'autre solution consiste à mettre en place des modèles hybrides dans l'accès et la publication. D'ici là c'est une aubaine dont il faut s'empresser de profiter :-)
Au programme du dernier numéro paru :
Le très actif laboratoire I3M, après s'être intéressé de près au corpus des 800 thèses soutenues en "sciences de l'information et de la communication" (SIC), nous livre, sous la direction de Nicolas Pélissier, une enquête sur les revues disponibles en SIC. Une mine. Notamment en ces temps de "dossier de qualification" et autres "recrutement" pour savoir vers quelle revue se tourner pour soumettre ses articles. Chaque revue listée fait l'objet d'une fiche anthropométrique détaillée : différents comités, procédure d'évaluation, politique éditoriale, etc. Ceci dit, si vous voulez vraiment avoir une chance d'être qualifié et/ou recruté, mieux vaut s'intéresser à la très maigre liste des revues "validées" par le CNU : 15 revues scientifiques dont seulement trois mettent au premier plan les sciences de l'information. Avec quelque chose qui ne cesse de me turlupiner : que des revues francophones ! Rappel : nous sommes sur le site du CNU, l'instance seule habilitée à déterminer la qualité des travaux et des publications des aspirants maîtres de conférences. Quid donc d'un aspirant qui n'aurait publié que dans des prestigieuses revues internationales en général et anglo-saxonnes en particulier ?? Sur la même page on peut lire que "La liste des revues scientifiques publiant occasionnellement des articles en Sciences de l’information et de la communication est en cours d’élaboration." Bon. Mais ne pourrait-on à l'instar de la majorité des autres disciplines scientifiques composant les différentes sections du CNU, ne pourrait-on disais-je, proposer sur ladite page une liste des revues internationales "labellisées" ? Cela contribuerait à clarifier les choses pour des aspirants qui en ont souvent bien besoin et donnerait en sus à cette page une réelle valeur d'orientation. Allez. Un petit effort ... Merci d'avance :-)
A lire dans le dernier numéro du BBF un article d'Olivier Le Deuff qui fait le point (définition, historique et débats en cours) sur le principe et les usages des folksonomies (indexation sociale) et de leur système de "tag". Article repris et discuté par Got.
J'en profite pour vous livrer un article co-écrit avec mon camarade de jeu Gabriel Gallezot,que je vais présenter bientôt lors d'une conférence en suisse, et qui traite, justement, de folksonomies.
Le titre est le suivant :
"Etude exploratoire des pratiques d’indexation sociale comme une renégociation des espaces documentaires. Vers un nouveau big bang documentaire ?" in "Document numérique et société", 1ère édition, sous la dir. de Ghislaine
Chartron et Evelyne Broudoux. Actes de la conférence organisée dans le
cadre de la Semaine du document numérique à Fribourg (Suisse) les 20 et
21 septembre 2006. ADBS Éditions, 2006. 344 p. Collection Sciences et
techniques de l’information.
En voici le résumé :
En langage non-universitaire cela pourrait donner un truc du genre :
Si la lecture vous tente, le texte intégral est ici (Téléchargement sdndocsoc.pdf)
A ce propos et dans la série "science 2.0", ce serait pas mal si pour quelque conférence que ce soit on pouvait disposer du texte ou au moins du résumé des articles des collègues afin de ne pas découvrir une dizaine de communications par jour et de donner plus de champ aux débats qui sont tout de même censés être l'intérêt principal de ce genre de manifestation (après le voyage et les petits four bien entendu :-))
Je viens (enfin ...) de lire le livre "Net Recherche" (éditions de l'ADBS) qui m'avait gracieusement été adressé par Armelle Thomas et Véronique Mesguich. Ledit ouvrage est sous-titré "Le guide pratique pour mieux trouver l'information utile." Et le contrat est rempli à plus d'un titre. Il est (j'en sais quelque chose) de plus en plus délicat de construire des enseignements de "recherche d'information" tant les niveaux des étudiants sont hétérogènes (même si de plus en plus d'entre eux sont initiés aux moteurs de recherche, et parfois dès la maternelle - ce qui à mon sens est navrant mais c'est un autre débat - ), et tant les contenus d'enseignements sont chaque jour plus divers (blogs et rss, web invisible qui l'était hier et l'est de moins en moins aujourd'hui, moteurs et bases de données, frontière de plus en plus floue entre information structurée et non-structurée, etc, etc.). Or donc, le bouquin est une pleine réussite : clair, pédagogique, accessible à des quasi-débutants mais réussissant à accrocher aussi le chercheur chevronné. 60 pages de pédagogie clarifiante, 60 autres des scénarios ("boîte à outils") dont une dizaine qui cède (avantageusement) à la GoogleMania et décortique l'ensemble des services du moteur vedette.
Si vous n'êtes pas convaincus, faîtes un tour sur le blog d'Armelle Thomas, ou partez visionner l'entrevue de Véronique Mesguich dans le Billaut Show (j'aime bien cette idée d'utiliser Google comme un "moteur de sources" et sa présentation comme professeur de "dégooglisation".
Voila. Promis ceci n'était pas un publi-rédactionnel ;-)
Parution du numéro d'Avril d'Ariadne, avec plein de bonnes lectures, du petit exercice de prospective sur les moteurs de recherche (qui n'apprend rien mais synthétise bien) jusqu'au plus fouillé papier sur la grandeur et décadence des folksonomies.
Publication d'une étude de la commission européenne sur : l'édition scientifique en Europe. Cette étude donnera lieu à une conférence sur l'édition scientifique. Et vous avez la possibilité de donner votre avis sur la question (de l'édition scientifique) en envoyant un mail à la commission européenne.
(Via la liste Rtp-Doc)
Parution donc de First Monday. Avec de quoi satisfaire les monomaniaques dans mon genre, et aussi les autres sur les questions de créativité (qui comme vous le savez est le moteur de la sérendipité, à moins que ce ne soit l'inverse, mais ça ce sera dans le prochain article qu'on vous prépare avec mon collège GG :-). Pour vous mettre en appétit, je vous livre une partie de la conclusion du premier article : "In Google we trust" qui explore les usages des médias** et le rapport de confiance avec les usagers : "If profitability is the foundation of trust, then Enron looked like a stalwart of twenty–first century America — until it was revealed that the profit reports its reputation was based on were fraudulent" ...
Update de 10 min. plus tard :
** à croiser avec cet article du LATimes : "New Media Paradox" où l'on voit que la multiplication du nombre de sources d'information, n'entraîne pas nécessairement (loin s'en faut) la multiplication des "points de vue" ...
On parle beaucoup en ces temps numériques d'une économie de la réputation. La plupart des sites de vente en ligne de biens culturels (grossistes et autres) usent et abusent des commentaires et autres revues d'opinion de "ceux-qui-ont-acheté-et-aimé-le-livre-disque-machin-truc". La dernière livraison de First Monday nous livre un article sur les usages et les détournements des sites dits "de recommandation" :
Avec en parallèle de cette mise à jour d'un bidonnage bien organisé une intéressante réflexion sur les notions d'autorité et d'expertise.
First Monday propose dans sa dernière livraison une série d'articles sur la question de la réglementation et de la "loi" dans le cyberespace.
Comme d'habitude incontournable. Avec notamment la présentation d'un métamoteur pour le monde "académique", une analyse du phénomène de "décentralisation" de l'information via les blogs au regard des médias journalistiques "traditionnels". On y trouvera également, par le responsable du projet DareNet, un article intitulé : "From Libraries to Libratories" qui indique que "Libraries are set to metamorphose into ‘libratories’, an imaginary word to express their combined functions of library, repository and collaboratory." Les bibliothèques comme "collaboratoires". Et puis également de quoi éclairer sous un nouvel angle certains débats autour de Wikipedia en particulier, la mémoire du web en général, et la construction d'une science "Historique" à l'heure du temps réel et à une période au cours de laquelle on dispose d'une gigantesque part de notre histoire sous forme numérique : "Web of lies : Historical Knowledge on the Internet." Incontournable donc. Le sommaire complet est ici.
Déjà le numéro 12 ... Si vous n'êtes pas encore abonnés, c'est par là.
A signaler (notamment) dans ce dernier numéro, cet article sur "La multiplication des médias dans un paysage dynamique en Amérique du Nord."
Point de vue intéressant en ces temps d'aggrégation massive de services autour d'outils monopolistiques dans le monde de la recherche d'information et à l'heure où, dans le même temps, les trois grands (Google, Yahoo! et Microsoft) se constituent comme d'authentiques "médias".
Lancement ce jour du journal de l'IETF (Internet Engineering Task Force). Pour tout savoir de l'actualité des standards, normes et protocoles d'Internet.
Lancement d'un nouveau journal open access consacré aux sciences de l'information et aux bibliothèques.
Dans la lignée du message précédent, le canada s'engage lui aussi sur le voie de la réforme du droit d'auteur. Michael Geist publie un recueil de 19 textes sur les enjeux des droits d'auteur à l'échelle de l'Internet. L'ouvrage "In the public interest" est distribué sous licence Creative Commons et, pour boucler la boucle, toutes les ventes sont reversées à l'organisation ... Creative Commons :-)
(Via Lawrence Lessig Blog)
Dans la série "les articles que j'aurais aimé écrire", il y a de manière générale tous ceux de First Monday, avec une mention spéciale pour celui-ci qui analyse le phénomène du Google Bombing pour en conclure qu'il permet "la construction de réalités alternatives au travers d'une action collective en ligne." Cet article fait remarquablement écho à la reconnaissance et à l'acceptation par Google 'himself' du Google Bombing, reconnaissance que nous signalions ici comme particulièrement problématique.
Au travers de quelques exemples célèbres de Google Bombing cet article reprend et illustre les thèses développées par A. Beaulieu autour des "hyperliens sociaux" : "Sociable hyperlinks: An ethnographic approach to connectivity," In: C. Hine (editor). Virtual methods: Issues in social research on the Internet. Oxford: Berg, pp. 183–198, 2005.
Parution du numéro de Septembre de DLib Magazine. Au sommaire (entre autres), deux articles permettant de dresser un état des lieux des archives institutionnelles ("Institutional Repositories"). Cet article permet de constater le retard français en la matière puisque seulement 27% des universités françaises disposent d'archives institutionnelles contre 100% en Allemagne et en Norvège, 93% en Australie, j'en passe et des meilleurs (pourcentages). Ces chiffres sont certes à modérer selon la nature et le nombre de documents disponibles dans lesdites archives mais tout de même ...
Un autre article étudie de près ce qu'on (il ?) appelle le "Google 5", à savoir le projet de numérisation engagé par Google avec 5 grandes bibliothèques. Il s'interroge (notamment) sur les points suivants :
Toutes les réponses à lire dans cet article avec des arguments allant dans le sens opposé de JN Jeanneney (notamment pour ce qui est de la couverture linguistique, démontrant que la couverture des ouvrages numérisés par Google Print est représentative (et même un peu en dessous pour l'anglais) de ce qui se passe à l'échelle des ouvrages imprimés de la planète et n'augmente pas l'écart ou la part faite à la langue anglaise.)
'
4ème numéro de Webology.
A lire notamment l'article "Precision and Recall of Five Search Engines for Retrieval of Scholarly Information in the Field of Biotechnology" de S. M. Shafi & Rafiq A. Rather. 5 outils (AltaVista, Google, HotBot, Scirus
and Bioweb) sont mis au banc d'essai sur des requêtes en biotechnologies. Les résultats intéressants montrent que sur les premiers résultats Scirus est devant Google en terme de pertinence sur de l'information "scientifique" (scholarly). On pourra cependant regretter que Google Scholar n'ait pas été mis au banc-test et ne soit évoqué qu'en conclusion de l'article ainsi que le choix d'Hotbot (qui n'est plus un moteur du tout).
A lire également une entrevue avec la grande prêtresse de l'IST, j'ai nommé Amanda Spink : "The Past, Present and Future of Web Search Research"
Parution du numéro 2 de RESSI.
Au sommaire :
(Source : ADBS-Info)
Le rapport annuel 2004 de l'Inspection des Bibliothèques est disponible à la Documentation Française.
Comme nul n'a le temps (ni parfois l'envie) de tout lire, si quelqu'un à des commentaires à faire sur " l'organisation documentaire des universités" sur "la politique documentaire et son suivi" les commentaires de ce billet son ouverts ... A moins que Nicolas ou Marlène n'aient déjà bloggué là dessus.
A noter qu'un point entier dudit rapport est dédié à l'Audit de l'ENSSIB dont le dernier point est : "L'ENSSIB doit s'engager dans une nouvelle étape" ...
Parution du numéro n°3/Juin 2005 de "Documentaliste Sciences de l'information". Sommaire en ligne.
Le dernier numéro de la revue Esquisse (IUFM d'Aquitaine) est disponible ici en .pdf
Thème : "Représentations et éducation à l'information-documentation"
(Source : biblio-fr)
Le numéro de Septembre est en ligne. Toujours passionnant. Notamment :