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Du "cloud computing" au "home computing" : comment le web devînt fractal.

Cloud computing.
On connaissait déjà depuis quelques temps l'âge d'or, les promesses (et les dangers) du "cloud computing", de l'informatique dans les nuages. Le réseau internet repose depuis son invention sur une architecture "client-serveur". Le cloud computing permet à chacun de nous d'être les innombrables "clients" (au double sens du terme) d'une gigantomachie dans laquelle Google, Amazon et quelques autres s'affrontent à grands coups de datacenters et autres "fermes de serveurs". C'est là le climax d'une polarisation extrême de l'architecture client-serveur.
Home computing.

Imaginons maintenant que la polarisation s'inverse et qu'au lieu de disposer de quelques giga-serveurs centralisant l'offre de contenus et de données de la planète internet toute entière, nous retrouvions une architecture dans laquelle chacun d'entre nous demeurerait client mais disposerait à part égale de la possibilité de devenir un serveur. Une sorte de forme réinventée et légèrement décalée de l'architecture peer-to-peer (ou le passage par un point nodal externe aux clients connectés reste obligatoire). Imaginons donc que chacun de nos ordinateurs personnels, via son navigateur, puisse devenir son propre serveur et ainsi proposer à des tiers d'accéder librement à son contenu (téléchargement d'images, de films, de musique) voir même auto-héberger des pages web. C'est la prouesse (?) que vient de réaliser le navigateur Opera avec le lancement d'une nouvelle version de son navigateur baptisée "Opera Unite".

Le WebOS enfin réalisé ?

Il y a belle lurette que la guerre des navigateurs fait rage. Il n'est donc pas impossible que cette sortie soit d'abord un coup marketing pour permettre à Opera de sortir de la zone de confidentialité dans laquelle Internet Explorer, Chrome et Firefox le relèguent. Mais. Mais je viens de tester et d'installer Opera Unite avec un camarade de jeux qui a bien voulu en faire de même. Et le fait est que c'est totalement bluffant.
L'avènement de l'informatique dans les nuages a fait du webOS un enjeu central pour les grands acteurs de l'internet. Comme je l'écrivais dans ce billet :

  • "Après la migration en ligne des applications (bureautique ...), des services (logiciels, Saas) et des comportements (dérive des continents documentaires), le Web est devenu l'OS (operating system) de demain. Manquait encore à cet OS une interface, une fenêtre. Cette fenêtre, c'est le navigateur."

Fractale_1 Le web fractal. Le webOS était donc réalisé, incarné, sur la scène et sous les auspices des quelques géants du cloud computing, de l'informatique distribuée, "dans les nuages", mais tout aussi massivement distribuée que commercialement vérouillée.
Si la poursuite des essais d'Opera Unite demeure concluante, si celui-ci tient toutes ses promesses, c'est à un nouvel avatar du web qu'il va falloir nous habituer. Un web parfaitement et rigoureusement fractal. Chaque navigateur de chaque ordinateur connecté au réseau devenant son propre client, son propre serveur, son propre client-serveur, son propre internet. C'est là tout l'enjeu du Home Computing.

Quelques réflexions à chaud : vers une nouvelle partition des flux numériques.

  • Tout comme le cloud computing adressait - au sens strict - d'énormes problèmes de confidentialité, ses principaux acteurs disposant de tous les moyens et de toutes les ressources pour constituer une base de donnée des intentions à l'échelle planétaire.
  • Si Opera Unite s'installe dans les pratiques, les marchés des industries culturelles et les projets ubuesques "Hadopi-like" risquent fort de n'avoir pas 6 mois mais bien 10 ans de retard. R.I.P. Hadopi. R.I.P. Christine Albanel. R.I.P. Pascal Nègre. Ce pourrait être un électrochoc comparable à celui que représenta l'avènement de peer-to-peer il y a de cela quelques - courtes - années.
  • Dans une telle configuration, impossible - sauf pour Opera ... - de contrôler quelque flux que ce soit, sauf à imposer des fichiers mouchards à tous les ordinateurs individuels de la planète, ou sauf à transformer tous les FAI (fournisseurs d'accès à Internet) en zélés délateurs doublés de Vidocqs des réseaux.
  • Cette nouvelles architecture fractale du Home Computing va également poser, non plus aux autorités politiques, commerciales ou judiciaires, mais bien aux utilisateurs eux-mêmes, d'énormes problèmes de confidentialité et de sécurisation de leurs données personnelles. En poussant à peine un peu les scénarios imaginables, on pourrait même se retrouver dans une situation diamétralement inverse à celle que nous connaissons actuellement, situation dans laquelle les particuliers confieront (pour des raisons de sécurité) leurs données importantes aux des acteurs majeurs du cloud computing, pour laisser le home computing transformer leurs ordinateurs personnels en simples terminaux d'échanges. Une virtualisation totale de l'échage et du stockage numérique, mais avec une nouvelle "partition" (au sens informatique du terme) des espaces et des termes mêmes de l'échange. 

Quelques liens pour une découverte plus approfondie de l'outil et des enjeux :

(Sources : sous les liens // Temps de rédaction de ce billet : 2 heures, tests du navigateur non-inclus :-)


Rentrée des classes

Côté bibliothèques :

  • un tutoriel qui en 15 minutes par jour fera de vous un bibliothécaire 2.0.
  • les supports du congrès ABF Nantes 2007 sont (presque) tous en ligne.
  • un entretien avec Jean-Yves Mollier, à lire dans Télérama, et où il est entre autre question de l'avenir du livre et des bibliothèques. On n'y apprendra pas grand chose rien, mais la justesse de ton et la pondération sont également parfois appréciables :-)

Côté bibliothèques et moteurs :

  • les bibliothèques de l'université de Keio (Japon) rejoignent le programme Google Book Search, qui entre ainsi sur le continent asiatique. 120,000 ouvrages du domaine public sont concernés. Le nombre de bibliothèque partenaires s'établit donc désormais à 26. (Via InsideGoogleBookSearch & le communiqué de presse - .pdf - de Keio). Une étrange affordance au passage en guise de réminiscence, je connaissais le nom de l'université de Keio parce que Ted Nelson, inventeur et précurseur de l'hypertexte et d'une utopie mondiale de la connaissance baptisée Xanadu, Ted Nelson donc y était allé soutenir l'équivalent de ce que l'on nomme ici une "Habilitation à Diriger les Recherches". La signature de cet accord avec Google, dans l'ombre du passage de Ted Nelson à Keio donne à Google Books un étrange aspect d'aboutissement de Xanadu.
  • la bibliothèque de l'université Cornell se joint également au projet Google Book Search. 500 000 des 8 millions de volumes imprimés détenus par ladite bibliothèque sont concernés. Soit donc au total 27 bibliothèques partenaires.
  • Sur le même sujet, ne manquez pas l'article de Paul Duguid dans le dernier First Monday, et le commentaire avisé qu'en fait Jean-Michel Salaun.

Côté OpenAccess :

  • les dépôts OAI francophones en SHS suivent, et c'est tant mieux, une progression lente mais régulière et soutenue : voir le décompte détaillé de Marin Dacos.
  • Plus globalement d'ailleurs, le mouvement de l'open access dans sa globalité suit une courbe dramatiquement (?) ascendante.
  • Ceci expliquant sûrement cela ... la toute puissante AAP (association des éditeurs américains) lance l'initiative PRISM ("Partenariat pour l'intégrité (sic ...) de la recherche en science et médecine"). L'idée est d'alerter le public sur les présumés "risques" de la publication en Open Access. L'attaque est aussi frontale que caricaturale, en pointant les soi-disant "risques d'une censure d'état" liés à une "disparition de l'évaluation par les pairs", ce que personne, même les plus extrêmistes partisans de l'Open Access, n'a j-a-m-a-i-s ne serait-ce que suggéré. On en rirait presque, mais le pouvoir de lobbying de l'AAP est tel que l'on en est plutôt navré et inquiet. Il s'agit en fait de la mise en pratique du plan de guerre contre le libre accès, déclaré en Janvier 2007, pour lequel l'AAP avait eu recours à une agence de relations publiques aux méthodes qui pourraient n'être que tristement célèbres si elles n'étaient pas également largement discutables (désinformation, propagation de fausses rumeurs, etc, etc.). Tout cela est proprement consternant tant les arguments évoqués sont spécieux. Mais tout cela risque surtout de faire de considérables dégâts. Donc, plus que jamais, continuons le combat ... et le prosélytisme ... <Update de 5 minutes plus tard> Via Marlène - qui en parle aussi - je découvre ce billet certes partisan - de l'autre camp - mais qui résume très bien la situation et reprend nombre de réactions blogosphériques à ce sujet </Update>

Côté moteurs :

  • Google ...
  • Google fait preuve d'un appétit dont la constance confine à la boulimie. Voir la liste dressée par Christophe Asselin des acquisitions des derniers semestres. Derrière cet appétit qui peut sembler désordonné, se dessine progressivement une stratégie bien identifiée de positionnement sur le Web OS pour tout type de public et toute taille d'entreprise. De son côté, Henri Labarre nous offre une cartographie synoptique au format .pdf de ladite boulimie.
  • Et puis comme cela ne fait jamais de mal de rappeler quelques fondamentaux, une belle animation flash sur la manière dont fonctionne Google.
  • Google encore qui donne dans le tonitruand, en annoncant l'ouverture des commentaires sur Google News, pour ceux "ayant un lien" avec l'affaire commentée (sic). Nombre de journaux le font déjà, sans qu'il soit besoin de "prouver" avoir un lien quelconque avec l'affaire, mais quand Google touche au modèle média de la presse en ligne, tout le monde s'affole. Techcrunch rappelle les faits dans un billet synthétique. L'immense majorité des observateurs est plus que sceptique, à l'image de Danny Sullivan qui résume l'affaire en un mot : "Weird". Emmanuel Parody dans son analyse à laquelle je souscris entièrement, évoque une "arrogance d'un nouveau genre". Jusqu'au LATimes qui, deux jours après l'annonce, dans une tribue non-signée, compare Google à ... Osama Ben Laden :-(
  • Et les autres ...
  • Technorati s'effondre lentement mais sûrement ...
  • La tendance - ou l'idée que je crois de plus en plus vraie - qui veut que la fabrication de moteurs (indexation, rafraîchissement, parsing et autres technologies) et la fabrication d'interfaces soient deux métiers différents, cette tendance semble se confirmer avec le rapprochement de Groxis (excellentissime interface de Grokker, depuis le temps que je le dis ...) et d'Intellisearch. Pour plus de détails, voir l'article de l'Atelier.

Côté veille :

Côté web :

  • Si le web est implicite, il est aussi granulaire ou plus exactement fractal. Et les Widgets en sont la plus petite unité atomique. Techcrunch nous gratifie d'un billet synthétique sur les origines, les plateformes et les standards de ces petits widgets.
  • L'équipe d'Information Architects nous gratifie de son côté d'une belle carte (.gif) dans le genre "plan de métro", listant un grand nombre d'acteurs et de services du web actuel. Synoptique et fort utile pour repérer quelques "tendances".

Côté réseaux sociaux :

  • Nous nous étions quitté en listant ce que nous savions aujourd'hui des réseaux sociaux, et bien il y a de fortes chances pour que ces réseaux sociaux occupent une très grosse part de l'actualité webienne dans les mois à venir. Avec tout d'abord le coup de poker de Facebook, dont Google a une énorme envie et qu'il pourrait bien tenter de se payer, après que le PDG dudit Facebook a refusé l'offre de Yahoo (1 milliard de $ ...). Si le marché se concluait, Google enterrerait de facto toute possibilité d'émergence en la matière, puisqu'il est déjà par ailleurs installé (motorisation et régie publicitaire attenante) comme moteur officiel de LA plateforme concurrente MySpace. Du côté des trois grands le tableau est donc pour l'instant le suivant :
    • MSN dispose de MySpace. Leader indétrônable pour ce qui est du nombre de teenagers impliqués.
    • Yahoo! (ayant échoué à racheter Facebook) travaillerait sur un projet baptisé Mosh
    • et Google (probablement en train d'essayer de racheter Facebook) aurait de son côté une nouvelle arme fatale baptisée SocialStream (voir le billet de Techcrunch pour plus de détails, et voir aussi le site de présentation du projet SocialStream, présenté comme "réseau social unifié" et dans lequel une large place est faite à la notion de Sérendipité ...). Notons ici encore que sur ce terrain (réseau social "unifié") comme sur d'autres (recherche "universelle") ma petite théorie de la dérive des continents documentaires résiste bien à l'analyse ;-)
    • Si vous êtes un peu perdus, FredCavazza résume tout ça très bien. De mon côté, même si dit comme ça cela peut ressembler à du teasing éhonté, je pense que si FaceBook avait l'intelligence de regarder du côté d'Amazon (et réciproquement), la carte des acteurs plénipotentiaires du web actuel serait entièrement reconfigurée. J'y reviens dans un prochain billet ... enfin si je n'oublie pas et si j'ai le temps :-(
    • Et pour compléter mon dernier billet sur la question, on lira avec intérêt les deux billets que Jean-Michel consacre à cette même question : ici et .
    • Toujours sur le livre des visages (dévisage ?), à lire également la réflexion de François Bon.
    • Pour le côté business, voici une grille très détaillée vous permettant de calculer le retour sur investissement (ROI) d'un réseau social
    • A lire également, les résultats d'une étude menée sur 850 personnes de 54 pays, étude sans prétention scientifique mais qui confirme tout de même quelques orientations, dont la domination de LinkedIn dans la catégorie "réseau social professionnel".
    • On pourra également consulter la liste des réseaux sociaux disponible sur Wikipedia, en complément de celle de Dannah Boyd, ainsi que le rapport d'Avril 2007 de Forrester (.pdf), déjà signalé sur ce blog (pour les plus pressés, voir le récent résumé de Gerry Mc Kiernann)
    • Et puis ... et puis ... et puis il est des programmes de recherche auxquels on aimerait avoir participé ou dont on voudrait avoir eu l'idée, comme celui visant à établir le réseau social ... des superhéros Marvel. Le résultat est à lire sur ArXiv. Avec une grosse déception tout de même, l'étude se base sur l'apparition desdits superhéros au fil des volumes de publication et ne s'intéresse pas aux communautés elles-mêmes (Vengeurs, X-Men, etc.). Impossible donc d'avoir la preuve scientifique que le Fauve ait entretenu une relation avec Miss Hulk :-(

Côté Wikipédia :

  • La polémique (stérile) de l'été.
  • A l'occasion de sa pause estivale, Homo Numericus nous offre trois billets d'analyse sur "l'histoire politique" de Wikipedia, rédigés par Sylvain Firer-Blaess, étudiant de l’IEP Lyon : ici (1), ici (2), encore ici (3), et (4).
  • Un étudiant a mis au point un détecteur de TRDs (Tentatives de Redocumentarisation Déviantes) : pour le tester vous-même, direction le Wikiscanner (tous les journaux en ont parlé - Le Monde, Libé, etc. - mais vous pouvez bénéficier d'un rattrapage de qualité avec l'article de Christophe Deschamps, et d'une ouverture problématique fondamentale chez Jean-Michel Salaun, concernant l'urgence de réinventer le droit à l'oubli)
  • Dans le dernier numéro de First Monday, un autre étudiant s'est penché sur la qualité des citations scientifiques dans l'encyclopédie collaborative, avec deux résultats intéressants : les citations sont pour l'essentiel conformes aux normes académiques, et elles ont tendance à renvoyer majoritairement vers des revues à forte notoriété (Science et Nature en tête), ce qui ne peut effectivement que "contribuer à renforcer la crédibilité" de l'encyclopédie.
  • Et pour prolonger le débat, les 19 et 20 octobre 2007, l’association Wikimédia France organise le premier colloque francophone sur Wikipédia, à la Cité des sciences et de l’industrie sur le thème suivant : "Développer - Valider - Ouvrir". A ce jour, le programme ne fait état que de l'intitulé de 3 "séminaires" sans davantage de contenu ni d'intervenants (un sur les "réseaux d'experts" - tiens, tiens ... - un autre sur les rapports de l'encyclopédie avec le monde de l'enseignement, et un troisième sur l'épineuse question de la validation). A suivre donc ...

Côté identité/identifiants/traçabilité numérique :

  • Après les 3 lois de la robotique, les 7 lois de l'identité numérique. (Via InternetActu)
  • Un billet intéressant sur la gestion des avatars.
  • Naturellement en la matière, la clé résidera dans l'attitude, l'orientation et la marge qu'autoriseront les moteurs sur ces questions. Les habitués d'affordance retrouveront aisément sur ce blog quelques billets concernant la politique de Google en la matière, et durant cet été, Ask a annoncé son service AskEraser permettant aux utilisateurs de ne voir aucune donnée conservée durant leurs recherches. A l'inverse, le moteur Spock entend ficher les individus sur la base des informations collectées par les moteurs. Après un rapide test, il s'avère - heureusement - assez inintéressant (sauf si vous voulez connaître l'âge et le nom des épouses de différents présidents de la république de tel ou tel pays). Un million de personnes seraient ainsi "indexées" dans ce "people specific search engine". En revanche, nul doute que demain, l'un des moteurs majeurs proposera à son tour ce type de recherche.

Côté Outils :

Côté lectures / visionnages :

  • Un numéro du Journal of Computer-Mediated Communication avec notamment une section spéciale de 5 articles concernant les blogs, et quelques autres papiers intéressants autour des réseaux sociaux.
  • Le billet du gourou Nielsen qui a fait couler beaucoup d'encre blogosphérique au début de l'été : "Ecrivez des articles, pas des billets."En (très) gros, Nielsen plaide pour une expertise affirmée, au-delà de la surabondance instantannée d'information qui surgit dans la blogosphère à propos de tout ou de n'importe quoi. L'idée est que - selon Nielsen - si vous voulez affirmer votre expertise et éventuellement la monnayer au prix fort, vous devez écrire des billets longs, privilégier l' "in-depth content". Sébastien Billard résume très bien le tout.
  • « L’impact d’Internet sur l’économie de la presse : quel chemin vers la profitabilité ? » (.pdf) La thèse toute fraîche de Danielle Attias.
  • Et puis pour la bonne bouche, un petit film d'anticipation sur l'avenir du livre, lequel livre, peut-être selon un phénomène de contamination du support, devient de plus en plus "rich"-media.

Côté université :

  • Un très bon numéro spécial (.pdf) du magazine Horizons de l'AIU (Association Internationale des Universités), publié par l'Unesco, et consacré à la thématique du classement, des indicateurs et autres palmarès en vigueur (ou non) dans nos universités. Je vous recommande tout particulièrement la lecture de l'introduction de Jamil Salmi et Alenoush Saroyan, intitulée : "Les classements des universités comme instruments politiques : usages constructifs pour l'enseignement supérieur".
  • Sur le site lautrecampagne.org, une série de 5 entretiens avec des gens concernés et impliqués sur le projet de réforme des universités du gouvernement. Tous les sujets qui fâchent y sont abordés : recrutement, financement, échec en premier cycle, autonomie, etc.

Bonne rentrée à tous et toutes :-)

(Via : l'harassant dépouillement de mon agrégateur ...)

Flower Power.

J'ai toujours été fasciné par les représentations visuelles, cartographiques ou non, établies sur la base de corpus de textes. Dans ce domaine, le blog Information Aesthetics est une mine inépuisable que j'ai déjà eu l'occasion de citer maintes fois. Dans ce domaine également, les travaux les plus aboutis que je connaisse sont ceux de la société Trivium et leur logiciel See-K (ex Umap, ex Gingko), reposant sur le principe des "arbres de connaissance" tel que défini par Michel Authier et Pierre Lévy.
L'algorithmie permettant de générer des représentations visuelles de textes est (archi-super-ultra-méga-giga-bientrop)complexe. De l'algorithmie quoi. Ses applications vont du DataMining "professionnel" à la recherche d'information "lambda", avec par exemple des moteurs comme Kartoo. Il est souvent difficile d'aborder de manière pédagogique ces techniques pour un public non averti. Or donc, via Infosthetics, le dispositif "Topic Flowers" me paraît constituer une bonne entrée en la matière. Le principe est simple :

  • les textes sont représentés sous forme de fleurs, avec un code couleur selon les thématiques principales et secondaires ("bleu" pour la technologie, "vert" pour l'économie, "rouge" pour l'art, etc.)
  • Plus le texte est long, plus il y a de pétales
  • La ou les deux thématiques principales sont présentées dans les deux premières couronnes de pétales, et les autres thématiques viennent colorer les pétales périphériques.

Bon d'accord, dit comme ça on ne se rend pas bien compte ...
Premier exemple : j'ai pris comme "texte" la vingtaine de billets apparaissant en page d'accueil d'Affordance. Résultat :
Blogafford_1

D'où l'on conclut :

  • Que ça part un peu dans tous les sens ... mais que la Science et la Technologie sont bien au coeur du sujet (ouf !) avec même un petit peu d'économie (des moteurs) sur les bords (ce qui à l'air d'être rouge est en fait du violet, mais la copie d'écran l'a affadi). En revanche si vous veniez chercher du divertissement ("Recreation"), c'est perdu. Quoi que :-)

Deuxième exemple : un article scientifique (un vrai avec des références bibliographiques et tout et tout, pas un de ces brûlots de fonctionnaire réactionnaire ;-) rédigé avant l'été et à paraître bientôt (je vous en reparlerai) sur l'impact de Google Books et de Google Scholar sur la diffusion de la recherche scientifique. Résultat :

Artigoog

"Chkrois k'sé clair" comme aimait à le dire le regretté Serge July, là on est bien dans de l'homogène. Ca ne part pas dans tous les sens et ça parle très clairement de deux thématiques : l'une scientifique (la diffusion de la recherche) et l'autre technologique (l'impact de moteurs de recherche et de leurs algorithmes de classement), le tout en lien avec une troisième thématique moins présente mais qui donne du liant au deux autres : celle de l'économie (de l'édition scientifique et des moteurs de recherche).

Tout cela reste très simpliste et ce genre de représentation comporte nombre de limites (soulignées par l'auteur de l'application lui-même). Mais c'est efficace tout en restant basique et surtout ludique. "Basique" et "ludique" qui souvent riment avec ... "pédagogique" :-)

Je montre ça à mes étudiants et je vous en reparle. D'ici là, à vous de jouer :-)

Flock : le retour.

Vous souvenez-vous de tout le bien que je pensais du navigateur Flock ? (Rappel : "incarnation des nouveaux usages autour desquels on tourne depuis déjà pas mal de temps : Naviguer. Rechercher. Tagguer. Syndiquer. Aggréger. Partager. Avant il fallait 6 outils. Maintenant il n'en faut qu'un").
Et bien le voilà de retour. Toutes promesses tenues. A vous de Flocker.
(Via Techcrunch)

Suivre la conversation

"Les blogs démarrent des discussions". C'est devenu un slogan écrit au frontispice du panthéon blogosphérique. Pour autant il est encore assez difficile de suivre les conversations ainsi démarrées. Lecteur quotidien de quelques centaines de fils RSS, il m'arrive très fréquemment de déposer un commentaire en réaction à un message lu ou d'user (et d'abuser) de rétroliens. Mais dès lors, Quid ? Comment être alerté sur les conversations qu'aura (peut-être) permis de démarrer mon commentaire ?
Le service gratuit CoComment s'est fixé pour objectif de "suivre" les commentaires déposés par chacun d'entre nous. Ce service annoncé comme gratuit n'est pour l'heure pas fonctionnel et il est juste possible de s'y préinscrire pour être tenu au courant de son lancement. Prometteur à coup sûr.
(pour l'histoire de ce beau projet, tout est dit chez Stéphanie)
(Via TechCrunch)

(quelques) Outils de social networking

Cette page présente des outils et applications composant la large palette du social networking. Le classement distingue les outils "grand public" de ceux davantage dédiés à l'entreprise. Le tout complété sur une autre page par une liste (mode wiki éditable) des compagnies produisant lesdits outils et applicatifs.

Les outils de la dérive

Christophe apporte sur Outils Froids une illustration centrée outils de la théorie de la dérive des continents informationnels.

Flock ne fera pas Flop

Kekseksa ? Flock ? Oui Flock. Ca ressemble à un navigateur (d'ailleurs c'est aussi un navigateur). C'est un dérivé de Firefox. D'abord il fait ce que font tous les navigateurs mais peut-être un peu mieux et plus "intuitivement" (repérage des flux RSS, gestion des favoris via une étoile "star", ajout de tag sur les favoris et d'autres choses encore ... je suis en train de tester tout ça ... ) Mais Flock fait aussi plein d'autres choses en surfant sur la vague des logiciels sociaux et des tags. Et c'est là où il marque un pas décisif c'est dans l'intégration de ces univers informationnels du 'continuous computing' dont nous parlions il y a peu.

  • Pour les taggueurs et autres folksonomes ou bookmarqueurs sociaux :
    • je navigue sur une page. Je peux (bien sûr l'ajouter à mes favoris) mais aussi la "tagguer" et automatiquement la déposer sur mon compte del.icio.us. Et tout aussi automatiquement décider une bonne fois pour toute si je partage tous mes favoris sur le même del.icio.us ou non.
  • pour les bloggueurs :
    • dans les préférences Flock, vous réglez une bonne fois pour toutes l'accès à votre (vos) compte(s) de blog (wordpress, typepad, movable type, blogger, tous sont reconnus) avec login et mot de passe. Et quand vous naviguez une icône vous permet de publier directement depuis le navigateur. MIEUX : quand vous repérez un passage intéressant à blogguer sur un site : 1 clic ou un surlignage et hop, votre billet est prêt à poster (et un plus il est formatté en 'blockquote').

Toutes les applications sont détaillées ici. Et pour le télécharger c'est par là. J'avoue être en général plutôt méfiant par rapport aux effets de buzz sur ne Net mais en l'occurence, je sens déjà que je ne vais plus pouvoir m'en passer ! J'oubliais : c'est gratuit. C'est multi plateforme. Ce n'est qu'une version 0.x.x et c'est déjà très bien !! Une chose encore : c'est joli avec tout plein de boutons arrondis qui rappellent un peu les manettes de playstation.
C'est (à mon sens) le symptôme et l'incarnation des nouveaux usages autour desquels on tourne depuis déjà pas mal de temps : Naviguer. Rechercher. Tagguer. Syndiquer. Aggréger. Partager. Avant il fallait 6 outils. Maintenant il n'en faut qu'un.