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Science on blogue !

C'est dans l'air du temps. Je vous en parlais encore il y a peu, les blogs font lentement mais sûrement leur entrée dans le "champ" scientifique et universitaire. Dernier signe caractéristique, la publication d'un ouvrage intitulé "Science on blogue", et consacré donc, aux blogs scientifiques. L'ouvrage est publié par Multimondes, et l'introduction est lisible en ligne, ainsi que la table des matières.
(Et si Multimonde ou les auteurs - Pascal Lapointe et Josée Nadia Drouin - me lisent, je veux bien un exemplaire en service de presse :-)
J'en profite pour signaler sur le même thème un compte-rendu intéressant d'une table-ronde intitulée : blogguer les sciences.
Et tant que j'y suis, un peu de teasing pour mon (petit) ouvrage à paraître (bientôt) aux éditions de l'ADBS, "Lost in the blogosphère", et dans lequel un chapitre est également consacré à une typologie des blogs scientifiques. Vous y trouverez notamment l'explication et l'analyse du petit croquis ci-dessous.
Blogscientifiques

Les universitaires devraient blogguer

C'est le titre du dernier billet d'Henry Jenkins. Il fait écho à un article du même Jenkins dans le Chronicle of Higher Education, cette fois intitulé "Public Intellectuals in the new-media landscape." Le billet de Jenkins est un plaidoyer invitant les universitaires à se saisir pleinement de l'opportunité que représentent les blogs en tant qu'espace de parole publique "académique". Voilà déjà longtemps que Jenkins défend le modèle d'une université permettant "le déploiement rapide d’expertises dispersées et la reconfiguration des champs" (pour plus de détails, voir ce billet). Il revient cette fois sur les initiatives prises dans "son" département (Comparative Media Studies) du MIT :

Bref, une vision communiste ouverte et transparente de l'université. Il revient ensuite en détail sur les intérêts que présente cette approche et le fait de tenir des blogs :

  • pour les actuels étudiants en thèse, c'est un excellent exercice d'écriture, l'occasion d'avoir du feedback au-delà du simple avis de leur directeur de thèse ou de leurs collègues de labo, l'occasion également de bâtir leur réputation "especially in cutting-edge fields that lack established authorities." Il revient également sur l'intérêt que j'avais moi-même (avec d'autres) souligné à plusieurs reprises, c'est à dire, au-delà de l'intérêt des publications académiques (articles scientifiques), l'occasion de "trouver le moyen de traduire ses idées dans un discours citoyen qui puisse être entendu et compris au-delà des barrières disciplinaires et auprès d'une audience plus diverse."
  • pour les futurs étudiants, Jenkins indique qu'un nombre croissant des actuels étudiants du MIT sont d'anciens lecteurs des différents blogs existants. Du coup, ils entrent en thèse avec une meilleure compréhension des problématiques traitées, et une vision beaucoup plus "fine" de la recherche, de ses résultats et de ses protocoles. Autant de temps gagné pour l'intégration dans un programme de recherche et l'avancée dudit programme.
  • pour les anciens étudiants, ce suivi des blogs est le meilleur moyen de mettre en place de manière pragmatique et efficiente la notion d'apprentissage tout au long de la vie. C'est également l'occasion d'un feedback intéressant en provenance des blogs d'anciens qui occupent désormais différents postes dans l'industrie
  • pour les enseignants, Jenkins rappelle l'extraordinaire opportunité que les blogs représentent pour construire et développer un collège qui n'est plus totalement invisible, mais bel et bien impliqué, mobilisé, actif, sur différents sujets de recherche, via des logiques de travail coopératif (il prend l'exemple d'un travail à plusieurs mains réunissant une trentaine d'universitaires via un document partagé dans GoogleDocs), ou via une simple interaction rendue possible par les commentaires des billets de blogs. Là encore, cela permet de bâtir une réputation qui peut être utilisée à des fins de plan de carrière ou plus prosaïquement attester d'une reconnaissance qui fait toujours plaisir.
  • pour les médias : tenir un blog est une manière d'être proactif et non plus simplement réactif, c'est à dire attendant d'être interviewé par un journaliste pour avoir l'occasion de parler de ses thématiques de recherche d'une manière "grand public".
  • pour le grand public : "Notre société est entrée dans une phase de profond et durable bouleversement du paysage médiatique, un bouleversement qui impacte tous les aspects de nos vies. (...) En tant qu'honnêtes fournisseurs d'information ("honest brokers of information"), les universitaires sont idéalement placés pour pouvoir relier et relayer ces conversations spécialisées (to bridge these more specialized conversations)."

Je sais pas vous mais moi je trouve qu'il a tout bon cet Henry Jenkins du MIT :-)

(Temps de rédaction de ce billet : 1h30)

Blogs et revue par les pairs.

En voilà une idée qu'elle est bonne. Prenez d'abord des blogs tenus par des scientifiques : doctorants et chercheurs (y'en a plein). Considérez ensuite que la plupart de ces blogs, parlent, notamment mais non exclusivement, d'articles scientifiques, publiés dans des revues (peer-reviewed et tout et tout). Considérez enfin qu'il serait utile aux autres scientifiques du même champ (notamment) de pouvoir prendre connaissances de ces lectures (reviews) d'articles validés par des pairs (peer-reviwed). Et voici le service Researchblogging.org qui fonctionne comme suit :

  • "Les bloggers (scientifiques) s'inscrivent sur notre service et récupèrent une simple ligne de code à coller dans leurs billets.
  • Cette ligne de code permet de mettre à jour notre service mais aussi de créer une citation de l'article concerné respectant les normes scientifiques (de citation)
  • Notre logiciel scanne les blogs enregistrés à la recherche de la ligne de code. Quand il la trouve il indexe le billet et l'affiche sur notre site, dans la catégorie qui lui correspond."

C'est en quelque sorte un méta-méta-blog. Un méta-blog étant un blog se contentant de reprendre de manière thématique les billets publiés sur d'autres blogs traitant de la même thématique (exemple). En choisissant uniquement les billets traitant d'articles scientifiques (voir "leur" définition du peer-reviewed)  sur des blogs de scientifiques (méta-métablog donc), le service atteint une réelle valeur ajoutée en permettant de "filtrer" tous les autres billets. En quelque sorte la quintessence. Pour l'instant (au 31 Janvier 2008), researchblogging ne s'appuie "que" sur 150 blogs scientifiques, dont la plupart sont eux-mêmes issus de sites portails rassemblant des blogs ... scientifiques (dont le plus "gros", Scienceblogs en rassemble déjà près de 70).
Voilà en tout cas assurément le genre de service de veille communautaire qui devrait pouvoir être systématisé pour pouvoir être intéressant ... J'imagine ce que pourrait donner un tel service à valeur ajoutée s'il était appliqué par un mastodonte comme GoogleBlogSearch (ce qui soit dit en passant ne doit pas être très compliqué puisque TOUS les blogs scientifiques faisant état d'articles publiés citent précautionneusement les références bibliographiques de l'article dont ils parlent, et que comme ces mêmes références bibliographiques sont très normées, elles devraient être facilement repérables par l'un de nos grands indexeurs en mettant en place une petite moulinette de détection ou en proposant un tag ou autre microformat idoine ... donc si quelqu'un veut déposer un "brevet sur la détection de revues d'articles évalués dans les blogs scientifiques" ... ben il n'a qu'à relire les lignes précédentes et m'appeler).
(Via Digital Koans)

Ouvre ton blog

"L’introduction du blog dans le milieu de la recherche scientifique se traduit par l’invention d’un nouvel objet éditorial, le carnet de recherches. Chaînon manquant entre l’écrit et l’oral, entre la monographie et le débat circonscrit à une assemblée restreinte, cet objet en est à ses débuts. Il s’appuie cependant sur une tradition ancienne, celle de l’écriture quotidienne, de la manipulation des concepts, de la confrontation des points de vue, c’est-à-dire du langage comme outil de compréhension, d’inflexion ou de mise en mouvement du monde. Aux risques juridiques et professionnels d’un tel exercice répondent les vertus d’une prise de parole du scientifique dans son temps, dans sa société et dans sa propre communauté. Il ne s’agit pas d’une publication au sens traditionnel du terme, qui suppose validation et corrections par des tiers ; le blog constitue cependant une mise en public forte et féconde, qui s’appuie sur de nouvelles économies de l’écriture et de la prise de parole. Ces enjeux touchent les étudiants avancés, les jeunes chercheurs, les chercheurs confirmés, d’une part, mais également les enseignants, les documentalistes, les ingénieurs des milieux de la recherche, de l’enseignement, de la documentation, d’autre part. Il s’agit sans doute d’une occasion rare de renouveler notre rapport au savoir et aux savoir-faire." Marin Dacos.
Si vous êtes dans le coin, et s'il reste des places, allez l'écouter.

Blogging académique

J'ai été récemment interviewé par Catherine Pétillon pour le supplément Campus du Monde, à propos de la manière dont les blogs en particulier et les NTIC en général modifiaient les rapports profs-élèves.
Le résultat est le suivant :

  • "Olivier Ertzscheid (...) n'hésite pas à faire un sondage en ligne pour évaluer les connaissances de ses étudiants, ou à faire circuler des documents, notamment au travers des différents blogs qu'il a créés. "Cela modifie les relations avec les étudiants et oblige à être disponible sur la dutrée et de manière régulière. La technique d'enseignement devient une hybridation entre les formes classiques et la formation à distance. Cela implique de formatter les contenus différemment, de façon moins académique. Par exemple, ajouter via YouTube une vidéo intéressante ou amusante en lien avec le cours." Bé oui. Un exemple ici.

A lire également, dles réflexions de Lisa Efimova concernant l'activité de blogging dans un cadre professionnel, que je pourrais faire miennes :

  • "les centres d'intérêt personnels ont une place légitime au travail" : ou comme l'écrivait Montaigne "je suis moi-même la matière de mon livre". D'où les quelques incartades pamphlétaires, politiques et parfois hors-sujet (académiques) d'Affordance.
  • "la transparence doit être maintenue" : "We have to learn to let go the fear of making mistakes in public and learn how to make mistakes gracefully." L'erreur est humaine, et elle est le plus souvent une source d'apprentissage. Les quelques bourdes commises sur ce blog furent pour l'essentiel rapidement signalées en commentaire et promptement corrigées.
  • "La vraie valeur (des blogs professionnels) est celle de leur écosystème" : "the real value is not at the post level - ecosystems between blog posts are more interesting and more important.  (...) in all cases posts and links are only a tip of the iceberg. Counting and measuring those visible traces is tempting, but knowledge, reputation, relations are likely to escape rankings."
  • "On ne contrôle pas l'émergence de nouvelles connexions (= l'aggrandissement du collège invisible) mais on peut créer les conditions idéales de cette émergence. Et se préparer à découvrir ses propres limites en termes de connexions."
  • "La routine est importante" : "l'activité de blogging ne survit que si elle est intégrée dans la vie de tous les jours." Affordance est fait aujourd'hui effectivement partie intégrante de mon métier.
  • "l'autorité devient fluide" : "Les hiérarchies formelles existent toujours, mais les blogs professionnels offrent des chemins alternatifs. Les réseaux évoluent constamment et la partage de l'attention - une fois que celle-ci est captée - est de plus en plus médiée par les moteurs de recherche."

Cognition sociale augmentée et blogging scientifique

"De quelle manière les groupes sociaux collectent-t-ils et construisent-ils du sens à partir de l'information ?  Comment pouvons-nous tenter de comprendre scientifiquement de tels processus et faire de cette compréhension un outil méthodologique permettant de batir l'ingénierie du web social ?"
Cette question est celle posée sur le blog "Augmented social cognition" (cognition sociale augmentée), un groupe de recherche appartenant au mythique PARC (Palo Alto Research Parc). Sur ce blog, vous trouverez des billets qui proposent de nouveaux outils, d'autres qui font état des connaissances ou des travaux de recherche en la matière.
Il est aujourd'hui tout à fait clair que ce chantier, celui d'une cognition sociale augmentée (ce que Pierre Lévy en son temps baptisait du terme évocateur d'Hypercortex), est celui qui permettra d'analyser de la manière la plus juste le "phénomène" des réseaux sociaux (genre Facebook) et des sites à vocation collaborative (genre Wikipedia), mais aussi plus globalement l'interconnexion complexe des discours qui se manifeste à l'échelle de la planète connectée et les formes d'organisation ou de désorganisation que celle-ci emprunte. Pour ces raisons, et pour la qualité des billets proposés, le blog "Augmented social cognition" est un incontournable (qui, spécial dédicace, devrait beaucoup plaire à Manuel et à son équipe).
Le dernier billet en date relate les résultats de travaux scientifiques d'une anthropologue qui s'est intéressée à la manière dont les scientifiques recherchaient l'information pour s'en faire ensuite les médiateurs. Ces travaux révèlent que :

  • les chercheurs se comportent comme des courtiers en information ("information brokers")
  • qu'ils contribuent à leur champ principal ("core field") mais maintiennent surtout des connections vers des champs périphériques
  • qu'ils se comportent également comme des courtiers d'information pour ces champs périphériques
  • que leur veille sur ces champs périphériques est le plus généralement menée en solitaire
  • qu'à l'inverse leur veille sur leur champ principal de recherche se fait de manière "sociale" (via des collègues, des colloques, des pré-publications).

Au-delà de l'intérêt de ces résultats pour le sujet du blog en question (cognition sociale augmentée), ceci me semble être assez caractéristique de l'activité de blogging scientifique/académique (en tout cas elle colle pile-poil à ma pratique).

Citer un blog

Et voilà que l'on reparle de l'arrivée des blogs en tant que "référence", et de l'intérêt donc de normaliser la manière de les citer. Cette fois c'est la National Library of Medecine qui s'y colle et qui indique même comment citer les commentaires d'un billet.

(Via Boing-Boing)

L'autorité (scientifique) est-elle soluble dans la notoriété (blogosphérique) ?

Dani Rodrik est professeur d'économie à Harvard et tient un blog. Et il vient de poser une question intéressante : quelle est la relation entre la popularité d'un bloggueur et le facteur d'impact de ses publications, ou plus précisément son "impact dans le monde académique" ? Pour y répondre, il a mis en parallèle un classement basé sur l'indice Technorati de blogs d'économistes (tous titulaires d'un doctorat et d'une affiliation universitaire), et utilisé un petit logiciel (dont je reparlerai) permettant de calculer différents indicateurs bibliométriques sur la base des informations proposées par Google Scholar. Pour la méthodologie complète, je vous renvoie à son billet.
Dani Rodrik s'attendait à ce qu'il n'y ait qu'une très faible corrélation entre la notoriété d'un bloggueur et son impact académique, et ce pour nombre de bonnes raisons (le style d'écriture n'est pas le même, le temps passé sur l'un - le blog - ne l'est pas sur l'autre - les articles de recherche), or le résultat qu'il obtient est tout l'inverse : la corrélation est très forte est statistiquement très significative. Plus précisément, elle l'est pour les bloggueurs/universitaires les plus populaires/influents. Ce qui n'est au final guère étonnant : les chercheurs de haut niveau académique, quand ils daignent s'y mettre, sont également et très rapidement des bloggueurs à forte notoriété (voir en France Jean Véronis ou Jean-Michel Salaün). Pris dans l'autre sens, les bloggueurs les plus influents en économie, sont également et par ailleurs, des chercheurs avec une autorité académique avérée.
Ainsi donc, au final, cette étude (qui n'a pour tout dire pas grand chose de très scientifique, mais qui a l'intelligence de se revendiquer comme telle) apporte un certain nombre d'informations intéressantes :

  • primo : en matière de blogging comme de publication académique, la clé, c'est d'avoir quelque chose à dire :-)
  • deuxio : la corrélation forte établie entre des blogs de chercheurs (à vocation de vulgarisation) et des publications de chercheurs (ayant vocation à faire avancer les connaissances dans le cadre d'un corpus disciplinaire) montre que la problématique n'est plus celle de la frontière (un billet ne sera jamais un article scientifique et vice-versa, nous sommes d'accord), mais se renverse pour devenir celle d'une logique de complémentarité : sans valorisation/vulgarisation/mise à disposition, une publication scientifique sera de plus en plus vouée à être un document "stérile" (hormis naturellement les quelques dizaines qui paraissent chaque année - toutes disciplines confondues - et qui sont porteurs d'une réelle avancée en rupture avec les publications précédentes), un document "stérile" disais-je, qui, s'il demeure enfermé dans un logique de débat strictement endogame (entre les pairs et les pairs de nos pairs ... amen) ne pourra plus donner pas son plein potentiel scientifique.
  • Tertio :  cette corrélation entre une "très forte" popularité et une "très forte" influence académique illustre des résultats déjà observés dans d'autres publications, à savoir :
    • qu'il existe quelques noeuds dans la blogosphère, noeuds hyperconnectés et qui bénéficient et/ou déclenchent "es qualité" un "effet Pundit" (les Pundit désignent des experts auto-proclamés ou s'exprimant dans le cas qui nous préoccupe "es qualité" et     dont les sites bénéficient d'un nombre de liens entrants     (« backlinks ») qui tendent à asseoir cette expertise     lorsqu'elle semble justifiée. A propos de "l'effet Pundit", voir : Glance N.-S., Hurst M.,     Tomokiyo T., «BlogPulse: Automated     Trend Discovery for Weblogs», [en ligne]     http://www.blogpulse.com/papers/www2004glance.pdf     ).
    • que comme l'ont déjà montré des méthodes statistiques de mesure appliquées aux réseaux sociaux (voir notamment Herring S. et al., “Conversations in the Blogosphere: An Analysis "From the Bottom Up", Proceedings of the Thirty-Eight Hawaï International Conference on System Sciences (HICS-38). Los Alamitos:IEEE Press. [en ligne] http://www.blogninja.com/hicss05.blogconv.pdf, consulté le 31/01/2005), on peut établir très rapidement dans la topologie de la blogosphère la présence de weblogs incontournables, constituant sur des thèmes et/ou des terrains parfois très pointus, une « A-list » , une liste de référence.

Le monde académique n'échappe donc pas à cette règle, mais il est par contre nouveau de constater que cette A-List "populaire" correspond à des blogs de chercheurs à forte notoriété académique.
Une étude qui mériterait donc au final largement d'être reconduite de manière plus systématique et transposée à d'autres champs de recherche (dommage que nous soyons encore si peu d'universitaires bloggueurs en sciences de l'information ...)

(Via Bibliothécaire)

L'avenir des initiatives isolées.

(Reprise d'un message envoyé sur une liste de diffusion par un maître de conférences en droit d'une université du Sud de la France)
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" Restent les initiatives isolées. J'ai, par exemple, lancé il y a deux ans le blog "en direct des facultés de droit" ( http://facsdedroit.blogspirit.com ) qui devrait muter prochainement sur www.facsdedroit.fr. Il s'agit de centraliser l'information en provenance des universités (thèses, publications, colloques et conférences, prix, bourses de recherche etc.). Bilan après deux : un peut plus de 300 posts et une fréquentation non négligeable et de nombreuses consultations depuis l'étranger. De nombreux établissements (Nantes, Poitiers, Lille, Grenoble ...) jouent le jeu et me remontent des informations en me confirmant que le concept les intéresse. Le bémol tient à mon usure : j'assure la mise en ligne des informations lorsque je me suis acquité de mes autres charges universitaires c'est à dire tard le soir ou le week-end. Je profite donc de la présente liste pour poser la question : est-il normal qu'une activité aussi essentielle pour la diffusion de l'information soit laissée à l'initiative privée et que les services ministériels de l'enseignement supérieur et de la recherche ne s'en soucient pas ? Un peu dommage non ?"
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Des initiatives comme celle listée ci-dessus, il en naît de nouvelles chaque jour. Feu BiblioAcid en fût, sur le fond comme sur la forme, pour le champ des sciences de l'information, l'une des plus remarquables et des plus pionnières.
Il est 23h20, je viens de passer deux heures à préparer un cours et à corriger quelques copies. Et je me place enfin à mon établi numérique.
La question de l'usure et conséquemment celle de la pérennité d'Affordance.info s'est déjà posée, et elle se reposera nécessairement un jour, le seul "plaisir" que je trouve à cette activité de veille n'étant pas éternel. Bien sûr Affordance ne se situe pas sur le même créneau que les blogs mentionnés dans le message reproduit ci-dessus. Et bien sûr des frémissements ministériels ou en tout cas institutionnels se font sentir, tels par exemple le blog Prosper dont on aimerait ("qui aime bien châtie bien") qu'il aille au delà du simple signalement de ressources pour entrer un peu plus dans l'analyse des ressources signalées (ce qu'ils ne souhaitent pas faire, dont acte). Car je crois que c'est d'abord cela que viennent chercher les lecteurs de blogs "à vocation scientifique", des points de vue (même succincts ou ironiques ou erronés) qui déclencheront (ou non) l'envie de lire tel ou tel rapport, tel ou tel article, l'envie de s'approprier et d'entrer (ou non) dans tel ou tel débat, dans telle ou telle problématique. C'est de ce travail non pas seulement de veille mais aussi de "digest" dont la communauté scientifique a besoin, parce qu'elle a nécessairement plusieurs points d'intérêts, parce que la recherche est aujourd'hui nécessairement transversale et ce au-delà des objets disciplinaires qu'elle étudie, parce qu'elle n'a naturellement pas le temps de le faire seule.
Oui, il faudra donc rapidement poser la question de l'intérêt réel des blogs du type de celui que vous êtes en train de lire. Et décider s'il s'agit là définitivement d'heures supplémentaires à la charge de la seule initiative privée (et voir si en travaillant plus on peut vraiment gagner plus ;-), ou si leur valeur ajoutée dans le champ et le débat scientifique (au sens large) est réelle et objectivable. Et s'il faut alors réfléchir à des moyens de les y faire entrer, en toute légitimité.

Voilà peut-être en tout cas une piste à creuser pour répondre à l'appel à projet du TGE Adonis (.pdf), dans le cadre du chapitre : "Outils collaboratifs du Web 2.0 : fils de syndication, agrégateurs, blogs, wikis, et en général les nouvelles forme de coopération et de partage appliquées au domaine SHS." J'ai bien quelques idées, mais je manque de temps, la faute à une initiative privée de deux ans d'âge ;-)

Mario Asselin et les blogs à vocation pédagogique

Le podcast est déjà ancien (Webcom Montréal 2006)  mais il est l'occasion d'entendre Mario Asselin à propos de l'intérêt de "faire blogguer les jeunes" dans un contexte éducatif.
Sur ce sujet, le blog de Mario est naturellement incontournable.

Serial Bloggers

"Elle me dit aujourd'hui qu'après bien des débats, les catalogueurs avaient décidé que les blogs institutionnels et d'entreprises ("corporate blogs"), mis à jour régulièrement, étaient en fait des publications en série et devaient donc avoir un numéro ISSN. (...)"
Naturellement rien n'est encore fait, mais le débat est en cours, et pas n'importe où, sur le (tout nouveau) blog officiel de la bibliothèque du Congrès. Et je trouve intéressant (et symptômatique) que la fine fleur du catalogage pose ainsi la question de la pérennité de certains blogs (et donc celle de leur archivage).

Du blog comme atelier.

A lire sur Médiévizmes (le blog de Zid, Maître de conférences et historien), sa réflexion sur sa pratique de blogueur scientifique, et une conception du blog comme "l'atelier de l'historien", conception assez proche de celle revendiquée en ces terres, entre paillasse et machine à café.
Quelques extraits :

  • "Le plus important pour un scientifique est de ne pas tomber dans un autisme de communauté: le travail de veille, d'écoute, de recherche d'information en dehors des cadres habituels est vital. Comment donc rendre cette veille effective? Aucun chercheur qui se respecte n'a le temps d'aller parcourir cent ou deux cents blogs intéressants et constituant plusieurs communautés tous les jours. Les technologies de syndication de contenu permettent fort heureusement de remédier à ce souci."
  • "Et le blog nous permet de communiquer comme jamais. Cela donne une cacophonie avec des non spécialistes, l'intrusion de gens qui ne sont pas les bienvenus, des « amateurs » pas du sérail ? Parfois, souvent même. Mais les premières Annales, Marc Bloch et Lucien Fevre les ont voulues expressément comme telles, pour désenclaver l'histoire. Il n'y a qu'à lire la correspondance de Bloch et de Febvre pour les voir appelant à la plume un banquier, ou un juriste, ou un sociologue, ou un économiste, chacun avec sa contribution, chacun apportant son levier pour faire sauter les verrous."
  • "Quant à la validation, ce n'est pas le nom de l'auteur qui la donne; ce n'est pas un comité de lecture a priori, c'est une validation a posteriori: encensé ou démoli par les commentaires, un blog est jugé avec une très grande sévérité, aussi drastiquement que par un comité de lecture scientifique. Au fond, on en revient aux principes premiers de la critique historique, qui s'appliquent au document après sa publication."

Economie des blogs

Quand deux universitaires (économistes) font oeuvre de pédagogie poour souligner l'intérêt des blogs dans l'activité de recherche et d'enseignement, cela donne cette page.
Tout y est :

  • une rapide présentation de quelques plateformes (avec à chaque fois l'exemple d'un blog dans le domaine - économique -) et un lien vers le comparatif de l'OJR
  • le lien avec l'institution (université ou laboratoire), qui peut ou non mettre à disposition des outils collaboratifs (dont des blogs)
  • une présentation des possibilités (fonctionalités) du blog
  • mais également un passage sur les "risques" :
    • risque de préjudice pour une future embauche
    • risque de l'appartenance institutionnelle (= en cas de blog hébergé par l'institution, liberté de ton "atténuée"),
    • question de la propriété intellectuelle (particulièrement sensible à l'université)
    • gestion des commentaires (la modération a priori est recommandée par les auteurs de la page)
  • et enfin la présentation de quelques usages "pédagogiques" et "recherche"

Le tout à chaque fois illustré de liens choisis et d'exemples issus du domaine couvert (sciences économiques). Une remarquable page ressource donc pour qui veut faire oeuvre d'évangélisation en la matière ou se lancer dans l'aventure. Page ressource qui mériterait grandement d'être traduite en français et adaptée aux différents champs disciplinaires (d'autant que la liste des exemples possibles est déjà prête). Un volontaire ?

Et cerise sur le gâteau, une accroche ... accrocheuse :

  • "I certainly have not found a comparable way to get my ideas out. It allows me to have a voice I would not otherwise get,' Mr [Brad] Setser says. Blogs have enabled economists to turn their microphones into megaphones." -"The invisible hand on the keyboard", The Economist, 3 August 2006

(Via Pintini)

Diversité des Youniversités

Henry Jenkins, professeur au MIT publie sur son blog une suite à son article "From YouTube to Youniversity" paru (mais payant) dans le Chronicle of Higher Education. Il y souligne l'importance croisée de 5 ouvrages fondateurs d'un changement de paradigme dans l'économie des médias, et plus largement des habitus numériques :

  1. The Wealth of Networks de Yochai Benkler (téléchargeable ici)
  2. Plenitude 2.0 de Grant McCracken
  3. The Long Tail de Chris Anderson
  4. The Future of Work de Thomas W. Malone
  5. Convergence Culture: Where Old and New Media Collide, de lui-même.

Henry Jenkins reprend ensuite l'expression "adhocratie" désignant : "a form of social and political organization with few fixed structures or established relationships between players and with minimum hierarchy and maximum diversity." Soit "l'opposé de l'université actuelle". Et de nous demander d'imaginer des universités fonctionnant à la manière de Wikipédia ou de YouTube afin "de permettre le déploiement rapide d’expertises dispersées et la reconfiguration des champs". Donnant ainsi naissance à une nouvelle unité académique baptisée donc "Youniversity".
Comme Henry Jenkins fréquente le MIT et y enseigne depuis quelques années, et comme il ne s'agit pas là du plus mauvais campus universitaire de la planète, il détaille comment progressivement, à partir de l'héritage croisé de disciplines différentes, les enseignements du MIT à destination des étudiants avancés se sont progressivement construits sur ce paradigme qu'il propose aujourd'hui d'appeler "Youniversity", arguant que : "To educate such students, we don't so much need a faculty as we need an intellectual network."
Et de rappeler qu'il ne s'agit en l'occurence que d'étudiants qui, à l'inverse de ceux qui arrivent actuellement à l'université, ne sont pas des "digital natives". Pour ces derniers, "In such a world, the structural and historical schisms separating media production and critical-studies classes no longer seem relevant."
Tout au long de son billet, et au-delà de l'importance effective accordée à l'appropriation des nouveaux médias participatifs dans la transmission des savoirs (blogs, wikis, etc), il plaide intelligemment pour un modèle de refonte de ce que nous appellerions de ce côté-ci de l'atlantique, les études doctorales, particulièrement dans le champ des "media studies". A méditer.

(Via Francis Pisani)

Annuaire de podcasts éducatifs

Chimie, Physique, Histoire, Géographie, Apprentissage des langues, Art, Informatique ... Voici quelques-unes des rubriques de cet annuaire de podcasts à destination du monde l'éducation au sens large. Depuis l'apprentissage des verbes irréguliers en français jusqu'à une conférence de Berkeley sur la physique théorique, les rubriques sont pour l'instant assez peu fournies mais toutes prometteuses.
(Via Edublogs)

Carnaval des sciences de l'information

(Carnival of Infosciences)

La blogosphère à l'instar de tout macromicrocosme a ses propres rites, ses propres traditions. Le carnaval des blogs ("blogs carnival", voir le modus operandi ici) en est un. Il s'agit d'un genre de revue de presse collaborative et tournante (=chacun son tour), généralement sous forme de "fête de liens" ("linkfest") sur une thématique spécifique. Ainsi en Janvier 2006, la Fing lança l'EduCarnaval (blogs en sciences de l'éducation) sur le thème du ePortfolio. Tout ça pour vous annoncer que je viens de découvrir l'existence du carnaval des sciences de l'information (Carnival of Infosciences). Il est anglo-saxon et a démarré en Août 2005 à raison d'un billet/blog par semaine. Le programme complet est visible par là.
Quand toute la blogosphère sera rentrée de vacances, je suis partant pour lancer une version francophone dudit carnaval des sciences de l'information.

Science & SHS 2.0

Je parle beaucoup de science 2.0 ces temps-ci (ici, ou encore ). Or voici que je redécouvre le visionnaire billet de Pierre Mounier (13 septembre 2005 ... une éternité blogosphérique ...). Extrait :

  • " (...) le Web 2.0 m’a l’air très intéressant, car intelligemment pratiqué, il ouvre la voie à une forme de conciliation entre les différents niveaux. Les niveaux individuels et communautaires sont bien servis par les blogs , les signets, documents et bibliographies partagés. Et les institutions ? Je me demande si elles ne doivent pas effectuer une sorte de révolution copernicienne au niveau des services web qu’elles peuvent rendre, en ne considérant plus le système (documentaire, d’information, web) comme étant au centre de la photo (avec les chercheurs qui viendraient se brancher dessus), mais bien plutôt les individus et les collectifs de recherche (parfois très éphémères et informels). Concrètement, cela signifie, d’abord offrir des services et outils centrés sur l’utilisateur, puis, dans un deuxième temps, faire émerger une représentation globale, institutionnelle de la masse d’informations qui a été produite en son sein. Autrement dit, laisser les chercheurs faire leur page perso, tenir eux-mêmes leur biblio, construire des communautés sur leurs thèmes de recherche, par le biais de tout un tas de services (d’hébergement, d’alertes, de biblio, de recherche) offerts par l’institution, tout en veillant à une circulation possible des informations de différentes natures entre tous les services proposés, de manière à pouvoir en fin de compte, à la fois assurer une capitalisation de l’information et en donner une représentation globalisée (et éventuellement sélectionnée) qui réponde au besoin de visibilité de l’institution à un autre niveau." (... lire le reste du billet  ...)

Pas mieux :-)

Science 2.0 : ça continue ...

Le Wiki d'OpenWetWare est une initiative qui vient confirmer le récent engouement pour une science 2.0, ou plus exactement, pour des usages 2.0 d'une science 1.0. Je m'explique :

Blog en enseignement (en SHS)

Un autre exemple sous forme d'entrevue avec Viviane Huys-Clavel, initiatrice d'un blog en Histoire de l'Art. Rappel de quelques points fondamentaux : simplicité d'usage MAIS nécessité d'un accompagnement, transformation du rôle de l'enseignant (qui devient "partenaire") et plein d'autres choses ... A écouter sur le blog du GreCo.

Science 2.0 : premier bilan d'étape

Quels sont les trois fondements de ce que l'on nomme science (à la louche ...) ?

  1. Publications scientifiques : une logique de validation par les pairs permettant d'aposer les certifications nécessaires sur les nouvelles connaissances
  2. Bibliothèques : un archivage physique et une logique cumulative de construction de connaissance dont les bibliothéques sont les dépositaires.
  3. Bases de données : un stockage numérique et un accès réseau à de gigantesques entrepôts de production scientifique (bases de données)

A la relecture des quelques-uns de mes récents billets je note que :

  1. l'idée de publications scientifiques brisant la chaîne traditionnelle de validation / certification / publication est aujourd'hui en passe d'être réalisée : on peut commenter et discuter des résultats d'une recherche sans appartenir à un comité éditorial et/ou scientifique, et faire bien d'autres choses encore. Le peer-commenting (entre autres) ne tue pas le peer-reviewing, il renforce sa légitimité a priori et permet d'évacuer certains de ses plus problématiques biais. Nouveau modèle : PloS One (voir ce billet)
  2. le saint graal des bibliothèques, à savoir le catalogue, s'ouvre non seulement aux commentaires des utilisateurs mais également à des nouvelles logiques d'indexation profanes. Le meilleur des deux mondes : les folksonomies ne tuent pas les thesaurii, elles les revitalisent. Nouveau modèle : PennTags (voir ce billet)
  3. Les bases de données font voler en éclat la notion d'interrogation par champ pour proposer des modèles de type "onebox", tirant là encore le meilleur des deux mondes sans altérer le pertinence des résultats fournis. Nouveau modèle : HubMed (voir ce billet)

Certes, tout cela n'est pas vraiment nouveau. On en parle depuis longtemps. Depuis longtemps des expérimentations sont en cours ou très avancées. Mais, à mon sens, la convergence des indices décrits ci-dessus n'avait jamais été aussi forte.
Hybridation, ouverture des pratiques, des formats, des logiques de diffusion, de recherche et d'accès. Adéquation de plus en plus grande à des usages "grand public". Affirmation du renforcement de l'idée d'une nécessaire et inéluctable interopérabilité entre les sphères de la "connaissance sacrée" et du "savoir profane" (voir notamment la notion d'autorité cognitive chez Martin Lessard). Voilà probablement, alors qu'approche l'été, ce que je retiendrai de cette année comme élément majeur et radicale transformation du PUSSI (Paysage des Usages ScientifiqueS Internationaux) ... (en plus il semblerait même que des chercheurs tiennent des blogs ! Tout fout l'camp ma pôv' dame). Plus globalement, l'affirmation de "comportements pro-connaissance" qui semblent avoir trouvé leur biotope idéal.

Bloggin universitaire : encore un bilan.

Celui d'ARHV, après 6 mois et 160 billets.

Academic Podcast

Remarquable mashup, ce site permet de localiser et de suivre l'évolution de la carte des  "University Podcasts, Webcasts & OCW", traduisez "Balladodiffusion et conférences en ligne des universités et autres projets de cours ouverts".
(Merci Cyberlibris)

Blogs, recherche et enseignement.

Maxime : "Pour bien marier recherche et enseignement, rien ne vaut un bon blog"
Recette :

Temps de cuisson : Le tout se prépare un peu avant (comptez une semaine pour l'affichage des modalités pratiques), se sert chaud pendant la journée, et comporte un petit goût de"revenez-y quand vous voudrez" qui ne gâche rien. A vous de déguster.
Saveurs : un projet de recherche (colloque) qui sert de support à un projet pédagogique transversal (photo, expression écrite, recherche documentaire, informatique, gestion de projet, etc.). Des congressistes visiblement ravis de ce "plus" produit. Des étudiants enchantés de voir les mêmes congressistes les féliciter en retour. Des représentants "officiels" de l'université saluant cet harmonieux mariage entre enseignement et recherche. Bingo.

Bloggin scientifique à I-Expo.

Comme annoncé, j'étais donc l'autre jour invité à I-Expo pour y causer de bloggin scientifique. Et comme promis, le powerpoint de mon intervention est disponible ici (Download iexposcienceblog.pdf).
Nonobstant un passage éclair sur le salon (j'ai raté la sessions Search Engine meeting et le croustillant show Jeanneney/Google) et une prestation à l'identique (6 intervenants pour la matinée ...) ce fut l'occasion de plaider pour l'intérêt et l'intégration des blogs dans le cadre des pratiques scientifiques. Un grand merci à Claudine Masse et Ruth Martinez pour leur invitation et l'organisation de cette séance : les deux Christophe (Deschamps et Asselin) y furent égaux à eux-mêmes, tout en professionnalisme et en précision, l'intervention d'Alain Seve et de de François Testard Vailland me confirma quelques hypothèses de recherche (économie de 50 % du temps des veilleurs grâce à l'automatisation dûe au RSS). Je reste convaincu que le RSS contribuera à faire basculer le rapport à l'information d'une logique de "puits" (celui qui a l'information à le pouvoir) à une logique de "noeud" (celui qui distribue l'information a le pouvoir). Dominique Vignaud enfonça le clou de l'intérêt des blogs dans les pratiques de pédagogie documentaire. Les interventions sont en ligne par ici.
La salle fût comble. Quant au public ... à vos commentaires :-)

Agenda : I-expo

Je serai ce jeudi à I-Expo dans le cadre de l'Atelier "Blogs, fils RSS : retour d'expérience de producteurs et de veilleurs". J'y causerai plus précisément de la collecte et de la valorisation dans les pratiques scientifiques en IST. L'idée étant d'insister sur les aspects "validation" qui permettent de faire des blogs une authentique "composante métier". Je suis en plein dans la réalisation du powerpoint qui sied à ce genre de prestation et suis preneur de vos commentaires, remarques, suggestions et autres retours :-)

Blogging académique : autre bilan

J'avais il y a de cela quelques temps déjà, dressé "mon" bilan d'une activité de blogging académique sur Affordance.info. Je découvre aujourd'hui celui de Frédéric Rolin, professeur de droit. Pas une seule virgule n'est à changer pour que je puisse le faire mien.
(Vu chez Stéphane Cottin)

Pédagogie du Podcast

Fini les cours "magistraux". Du podcast. (presque) Que du podcast. Les étudiants récupèrent sur leur lecteur Mp3, leur portable ou autre, posent leurs questions via des messages textes, et les réponses sont fournies sur le blog du cours. Lequel est assorti d'un emploi du temps de l'enseignant pour pouvoir si besoin le rencontrer en "présentiel". C'est dans BBC News, et c'est l'idée d'un enseignant de microbiologie dans une université américaine.

Blog du directeur.

Après celui du recteur (de l'université de liège), c'est le directeur de l'EBSI qui ouvre son blog. Un bloc-note "de travail" et un blog de chercheur plus que de directeur. Bienvenue dans la blogosphère Jean-Michel :-)

Le blog du recteur et les autres

A l'occasion du dernier billet du blog de l'INIST, je découvre que le recteur de l'université de liège tient son blog (et y raconte des choses intéressantes sur le libre accès). Quelques recherches plus tard, je débusque le blog de la présidence de l'université de Nice (elle podcastait déjà). D'autres exemples ???
Update (via le commentaire d'Enro -  Merci ! -) : blog collectif d'une unité de recherche et d'enseignement belge : la  Cellule Interfacultaire de Technology Assessment (sic) de Namur, qui blogue par là. 

Blogs juridiques

On présente souvent (avec raison) les juristes (universitaires) comme des êtres profondéments rêtifs à la chose informatique (j'ai passé 5 ans dans les sous-sol de la fac de droit de toulouse, je peux témoigner). Or (ou plutôt justement) la blogosphère juridique est incontestablement la plus développée dans tout l'éventail des sciences humaines et sociales. Pour s'en convaincre, l'impressionnant travail de classement réalisé sur ce site (en regardant le travail réalisé on regrette d'autant plus que cette blogosphère là ne se dote pas des mêmes outils que celle-ci). Pour comprendre cet engouement, le billet de Jean-Baptiste Soufron.

Université qui podcaste (encore)

Et une de plus. Et non des moindres. Berkeley. Qui podcaste donc (et continue de webcaster).
(Via InfoWorld)

Blogging académique

En commentaire de ce billet, Enro me signale (merci) ce qui pourrait être la première citation d'un blog dans le cadre de la bibliographie d'une publication scientifique au milieu d'articles évalués et authentifiés.

Si vous en trouvez d'autres ... C'est sûrement le début d'une piste ou à tout le moins d'une réflexion à mener sur l'avenir de l'évaluation de la recherche.

Blogging académique : vers une reconnaissance ?

Nouvelle avancée significative dans la question (le débat) sur la place des blogs de chercheurs dans leur activité scientifique de recherche et d'enseignement. Jill Walker bloggue depuis Octobre 2000. Sur son blog on trouve des billets (très peu) sur ses états d'âme, d'autres (plus nombreux) sur ses passions (le jeu en réseau) et d'autres (la majorité) sur son activité de recherche et d'enseignement : ses articles, le retour de ses lecteurs, un écho des débats avec ses étudiants, la discussion de concepts utilisés par cette chercheuse, etc.
Et bien Jill vient de recevoir (le 6 mars exactement) un prix pour sa contribution à la dissémination de la science, et est encore toute étonnée de cette soudaine "reconnaissance" de son activité de "Research-bloggueuse" : "sudden official university recognition of research blogging as important for the university as a whole is amazing and just extremely motivating".
Les choses avancent aussi du côté des blogs et des citations scientifiques, avec l'arrivée officielle de ce plug-in "générateur de citation normalisée". Ne fonctionne pour l'instant que sous WordPress mais ne désespérons pas de le voir arriver sur d'autres plateformes, ce qui, pour revenir sur le débat avec Jean-Michel et Simon sur ce précédent billet, ne ferait assurément pas de