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Carte des salons du livre en France

Je reprends ici une info noyée dans la masse d'un précédent billet. Il s'agit d'une carte des salons du livre en France. La carte compte aujourd'hui 78 salons recensés. Pour découvrir en détail la génèse de cette carte et les possibilités de collaboration et d'amélioration, tout est indiqué sur le site du département Infocom de La Roche sur Yon.


Merci à Bibliofrance, LaFeuille et Irène Delse de s'en être fait l'écho. A votre tour, ne vous privez pas de faire un peu de pub à cette carte, en mentionnant le lien vers le site des étudiants à l'origine de cette carte, cela leur fera plaisir :-)

P.S. : vous pouvez profiter des commentaires pour me suggérer d'autres TPs à réaliser avec mes étudiants de l'année prochaine (les cours de recherche documentaire avec la promo actuelle étant terminés) :-)

Le CNRS en vidéo

A découvrir : la vidéothèque du CNRS. Plein de films visionnables en ligne sur tous les sujets (scientifiques) avec une qualité formelle (très) variable qui rappelle parfois les meilleurs moments des documentaires du CRDP visionnés alors que nous étions sur les bancs de l'école primaire ;-) Mais il y a aussi de très bonne choses.

Métiers multimédia du livre.

J'enseigne (principalement) dans un IUT. Une formation professionnalisante en 2 ans. Dans cet IUT j'enseigne (uniquement) dans le département Information et communication. Dans ce département il y a deux options : "communication des organisations" et "métiers du livre". J'assure pour cette dernière option différents enseignements (décrits sur mon "blog du cours").
Au moment ou les étudiants de seconde année vont nous quitter pour rejoindre leur lieu de stage, en sus des enseignements "traditionnels" liés aux métiers du livre (documentation, bibliothéconomie, indexation et catalogage ...), ils ont également réalisé :

Et je ne parle là que des cours que j'assume ou auxquels je participe directement. Comme le montrent les exemples choisis ci-dessus, toutes ces réalisations "techniques" ont un lien naturel, évident et - j'espère -  fécond avec l'option qu'ils ont choisi (métiers du livre donc). La plupart de ces étudiants (une bonne moitié si l'on regarde les statistiques des dernières années et les stages qu'ils ont choisi cette année) travailleront demain dans des bibliothèques. Ils ne sont pas informaticiens, mais aujourd'hui ils connaissent les outils, aujourd'hui ils ont appris à découvrir la simplicité (relative) de leur mise en oeuvre. Aujourd'hui ils connaissent les possibilités. Aujourd'hui ils ont découvert (quelques-uns) de leurs usages. Demain ils pourront dialoguer ou se battre pour leur mise en oeuvre. Tout cela pour indiquer :

  • que vous devriez vous empresser de les embaucher en CDI parce qu'ils sont au top :-)
  • que je crois profondément à l'hybridation technique incontournable et nécessaire qui est dès aujourd'hui, le salut professionnel des métiers du livre.
  • que le "M" de "Métiers du livre" ne vaut plus grand chose s'il ne se conjugue pas avec le "M" de "Multimédia".
  • que ces étudiants sont prêts à déployer ces compétences.
  • que la majorité d'entre eux a compris l'urgence de leur mise en oeuvre.

Tout cela pour déplorer que la formation professionnelle et la formation continue des professionnels du livre (en bibliothèque principalement) laisse encore si peu de place à ces espaces d'hybridation ou les considère comme parfaitement inessentiels. Tout cela pour rappeler que "Le risque de se livrer à l'inessentiel est lui-même essentiel." (Maurice Blanchot).
Bon stage à tous et toutes. 

... expliqué aux enfants.

On trouve de plus en plus sur le web des ressources pédagogiques au format "le trucmuche expliqué aux enfants." (moi-même d'ailleurs ...) Et c'est tant mieux, car cela procède souvent d'un excellent travail de vulgarisation de concepts et de procédures habituellement rétifs à la même vulgarisation. Donc :

  • les licences creative commons expliquées aux élèves
  • les flux RSS expliqués aux enfants (vidéo lancée à l'occasion de la sortie d'un ouvrage chez Milan Presse : "Mais non je blogue") ... intéressant à double titre puisque dès les premières secondes de la vidéo, on propose à nos chères têtes blondes d'apprendre "à fidéliser leurs visiteurs" ... Je vois déjà quelques têtes chevronnées du marketing web trembler à l'idée qu'un gamin de 12 ans lui donne des leçons de fidélisation. Blague à part donc, c'est également un nouveau témoin qui s'allume dans le socle culturel commun des digital natives. Amis de la fracture numérique générationnelle ...

Quiz 2.0

Le site SavoirsCdi.net propose un petit quiz sympa autour du web 2.0. Les réponses sont à chaque fois explicitées par un court paragraphe, et le site propose également une bibliographie.

Lecdi.net passe aux livres

Je vous avais déjà parlé (en bien) du site lecdi.net. Et bien celui-ci continue sur le crédo "redoutablement basique, redoutablement efficace". Il propose désormais une page Livres en ligne qui permet d'interroger simultanément plusieurs bibliothèques numériques. Comme le précise le mail reçu de Philippe Martin,
professeur documentaliste et auteur du site en question, "si l'on excepte les livres proposés avec l'accord des éditeurs par Gallica 2 et par Google, les livres ainsi accessibles sont des livres gratuits parce qu'appartenant au domaine public." GoogleBooks y est interrogé de façon à ce qu'apparaissent seulement les livres pour lesquels « l'affichage du livre entier » est permis et la même page propose également un accès rapide aux livres audio gratuits de Litterature audio.com et de LibriVox.
Je crois que j'ai trouvé un autre utilomane :-)

Des ressources (pédagogiques) et des hommes (pédagogues)

... en vrac :

  • Des vidéos ...
  • En français dans le Wesh : la vidéo culte sur le web 2.0 de M. Wesh, with french subtitles.
  • Commoncrafts : LE spécialiste des tutoriels-en-carton-avec-des-doigts-qui-montrent, qui après ceux sur les wikis et les flux RSS récidivent heureusement avec les blogs, les réseaux sociaux  et le social bookmarking. (Via Francis Pisani)
  • Une vidéo de six minutes réalisée par un expert sur le sujet pour une introduction au web sémantique à l'usage des non-geeks. Louable effort. (Via Nova Spivack)
  • Et puis (beaucoup) plus long et (un peu) plus compliquée que les vidéos précédentes : celle de la leçon inaugurale de Gérard Berry au collège de France, premier informaticien dans le domaine du génie logiciel à se livrer à ce genre d'exercice. Passionnante.
  • Dans la série, "des bases de données à la télé", BioMedCentral a ouvert depuis Septembre 2007 sa "chaîne" sur YouTube. Au programme : des interviews, des cours, une une belle vidéo de 3 minutes vantant les mérites de l'accès ouvert aux résultats de la science. Dans le même genre, le Babouin (de chez qui je tiens l'info) signale le site Scivee, qui veut "explorer de nouvelles manières de disséminer la science", et s'y emploie en permettant aux scientifiques de diffuser des vidéos. Scivee est d'autant plus intéressant qu'il se divise en deux parties distinctes : d'un côté des vidéos scientifiques à caractère pédagogique ou informatif, et de l'autre des PubCast (publication cast) qui associent à chaque vidéo, l'article scientifique qu'elle vient illustrer. Cette dernière catégorie est redoutablement efficace puisqu'elle permet - au choix - de faire figurer en face dudit article une interview du chercheur parlant de sa recherche et du contenu de son article, ou bien encore le film de l'expérimentation décrite dans l'article.
  • Des revues ...
  • La Criée est un blog, plus précisément "une tentative de distribution gratuite de périodiques gratuits mais non sans valeur. Elle est destinée à rendre utilisables rapidement les signets que je réunis pour alimenter AURELIE, le catalogue des périodiques électroniques du SCD de l’Université Toulouse 2." Possibilité de naviguer dans les catégories qui reprennent les 10 principales entrées de la Dewey. (Via MSEDoc)
  • Des droits ...
  • Une présentation de 6 minutes, réalisée par des bibliothécaires, pour expliquer aux chercheurs et scientifiques quels sont leurs droits (d'auteur) et comment in fine le conjuguer avec leurs devoirs (de chercheurs). (Via Pintini)

Livre sans Issuu

Repéré chez Aldus qui le tenait lui-même de chez La Feuille , le service Issuu est un nouveau site-web-widget permettant "d'éditer", de visionner sur le mode du feuilletage, et de widgetiser un livre sur un site Web (ou dans votre blog, ou dans votre réseau social).
Hubert Guillaud est incontestablement le champion du monde toutes catégories du traquage de widgets éditoriaux et son blog regorge de liens vers d'autres services semblables. Mais le service Issuu, s'il "n'invente rien", m'a vraiment impressionné par la facilité de mise en place et la qualité ergonomique de la restitution graphique du livre. Je n'ai fait qu'un petit essai avec le seul pavé que j'avais sous la main (ma thèse) et le résultat est là (un double-click sur le widget idoine vous permettra de le visionner en taille réelle, sinon, cliquez par là) :

En dehors du domaine de l'édition "stricto sensu", ce ne sont pas les scénarios d'usage qui manquent :

  • dans le cadre de l'accès à des ouvrages précieux ou rares en bibliothèque
  • pour consulter des documents ou des supports de cours à l'université (ça changera nos étudiants de l'éternel powerpoint ou du vieux pdf qu'ils téléchargent tous mais qu'aucun ne lit ...)
  • ...

BiblioGame

Alors là vraiment je suis content. Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué mais le monde des bibliothèques sort de plus en plus fréquemment des clous institutionnels qui ont longtemps pesé sur lui comme une gangue. Voilà déjà quelques temps que le bibliothécaire est devenu le chantre de l'auto-dérision via un jubilatoire guide du bibliothécais sans peine. Qu'il nous a initié aux arcanes bibliothéconomiques avec un subtil et nécessaire décalage, qu'il a publié le calendrier 2008 de ses propres stéréotypes, qu'il s'est fait coquin, libidineux. Les 3 "S" du Succès (d'audience) : Sexe, Sarcasme et Stéréotypes. Qu'il est loin mon pays qu'il est loin le cliché du (de la) bibliothécaire vêtu(e) seulement de son austérité et d'un pull en laine à grosse maille.
Il ne manquait plus aux bibliothécaires qu'à devenir des gamers. Des accros de jeu d'arcade. Et bien - et ce sera le lien du week-end - c'est désormais chose faite. Et doublement s'il vous plaît.
Dans le premier jeu, "I'll get it", vous êtes un étudiant qui travaille en bibliothèque et doit répondre au mieux aux attentes d'usagers pressés et irrascibles (qui a dit pléonasme ?).
Dans le second (moins fun mais très addictif), "Within Range", vous devez remettre en rayon, dans un temps limité, des piles de bouquins, en suivant le plan de classification de la bibliothèque du Congrès.
Les deux jeux sont développés en flash et sont une initiative des bibliothèques de l'université Carnegie Mellon. Et moi je sais ce que je vais faire pendant mes cours d'indexation et de bibliothéconomie avec mes jeunes étudiant(e)s :-))
Et en cadeau bonus : la même page vous propose des liens vers deux autres bibliogames online : Quarantined (jeu de rôle avec questions bibliothéconomiques à l'appui), Information Literacy Game (mélange entre "questions pour un champion" et le jeu de l'oie).
Tous ces jeux sont le résultat d'un très sérieux colloque organisé en Juillet 2007 par les non moins sérieuses ALA et ACRL et baptisé "Gaming, Learning and Libraries".
Same player, shoot again :-)

MareLibri : un nouvel Electre ?

Le portail de recherche MareLibri.com vous offre l'accès aux références de 20.000.000 titres en ligne, proposés par plus de 2.000 librairies. L'initiative en revient à 5 sites européens dédiés à la littérature (notamment les livres "rares" et "anciens") qui ont uni leurs forces et leurs catalogues pour proposer ce portail très très très intéressant (et gratuit). Outre l'intérêt du "volume" et de la nature des ouvrages accessibles, il faut saluer la sobriété et l'efficacité de l'interface : une recherche avancée avec tout le nécessaire (par titre, par auteur, par librairie, par thème, par ISBN), la possibilité d'afficher les résultats avec un tri "par auteur", "par pertinence" ou "par prix", et la possibilité de recevoir les résultats d'une recherche par mail ou en .pdf, ainsi que de s'y abonner via un fil RSS.
Tout y est ma bonne Dame ! Seule l'entrée par "Catalogue thématique" ne fonctionnait pas ah ben si c'est réparé, mais le site est en bêta test, donc on leur pardonne. Quand on voit tout l'intérêt de ce genre de portail, on regrette d'autant plus de n'apercevoir aucun frémissement dans le projet de portail de la librairie indépendante (à moins qu'à trop frémir et qu'à force de se disperser, il ne finisse par se dissoudre ...)
(Découvert via Brainsfeed)

RSS : Révolution Surestimée ou Sous-exploitée ?

La syndication de contenu est une technologie - à mon avis - clé. Un billet de début décembre de Christophe Asselin nous révèle qu'elle est en revanche encore largement sous-utilisée, notamment et un peu paradoxalement par les "professionnels" de l'information. Un constat que je ne peux de mon côté que confirmer. Ce rapide tutoriel vidéo de 3 minutes mis en ligne par bibliobsession permettra peut-être de faire un peu avancer les choses.
De mon côté je continue de croire que si une énorme chantier de formation reste à ouvrir sur cette question (parmi d'autres), l'intégration de la syndication de contenus dans les fonctionalités standard des navigateurs et autres logiciels de courier électronique finira par rendre transparente la maîtrise des flux informationnels de type RSS. Enfin, du côté des outils "dédiés" (agrégateurs RSS), saluons le passage en version gratuite de NetNewsWire, le meilleur lecteur RSS pour Mac.

Fini les vacances, c'est la rentrée ...

Côté moteurs/wikipédia/knol :

  • On a donc pas mal parlé avant et pendant les vacances du projet de Google concernant son "encyclopédie" Knol : dans Ecrans, Florence Devouard s'inquiète à raison en rappelant que 50 % du traffic vient directement de Google. Google Blogoscoped y revient également en soulignant l'argument selon lequel Google ne pouvait plus accepter de voir partir tout ce traffic "non-monétisé" vers un site (wikipedia) indiquant qu'il refuserait toujours la publicité.
  • Voir aussi la rapide analyse comparative de ReadWriteWeb entre Knol, Wikia, Wikipedia et Mahalo autour des trois mamelles de l'argent, de l'attention (comme vecteur de monétisation) et de l'altruisme (comme contribution à la somme des connaissances disponibles).

Côté réseaux sociaux, moteurs de recherche et scientométrie :

  • Medline nous avait déjà habitués à son goût des interfaces innovantes. En voici une nouvelle baptisée GoPubMed qui permet, sur la base d'une recherche de faire émerger des "réseaux sociaux" à partir des noms d'auteurs d'articles et de leurs adresses de courier électronique (Via Cismef). En fait, plutôt qu'un réseau social (ce qui est l'argumentaire marketing du lancement de ce nouveau service), c'est bien de scientométrie qu'il s'agit, c'est à dire de la capacité, via un moteur sémantique, de repérer des collaboratoires, des "collèges invisibles", et de cerner en un instant sur un thème donné, l'état des publications en la matière et les chercheurs les plus en vue. Exemple : en entrant le terme "stuttering" (bégaiement) et en cliquant (à gauche dans la rubrique "What") sur "Hot topics", vous visualisez :
    • un "top 20" des auteurs ayant le plus publié sur le sujet
    • un "top 20" des publications classées par pays
    • un "top 20" des journaux dans lesquels on trouve le plus de publications en rapport avec le bégaiement
    • une courbe temporelle vous permettant de visualiser la progression (ou le recul) du nombre de publications par an sur ce sujet
    • une visualisation sous forme de graphe des réseaux de collaboration entre auteurs (répondant à la question "qui publie avec qui ?")
  • c'est à tomber par terre. Et on se prend à rêver d'un tel outil dans le cadre d'un moteur généraliste majeur à vocation scientifique (maiiiis non, pas forcément celui-là, il y a aussi celui-là). Pour mieux comprendre la puissance d'un tel outil : allez le tester, et lisez le communiqué de presse (.pdf).

Côté moteurs tout court :

  • le 7 janvier 2007, il y a donc de cela exactement un an, Jimmy Wales annonçait le lancement de Wikia, le moteur de recherche dont les résultats seraient validés par des humains. Et bien exactement un an plus tard, on nous annonce le lancement de Wikia (en version béta) pour demain, le 7 Janvier 2008 donc. A ce sujet, voir la revue de presse de Christophe Asselin. Le site de la "communauté" wikia est ici, et comme on peut le lire dans le wiki du projet, Wikia compte s'appuyer sur tout l'éventail des technologies de recherche à valeur ajoutée, à savoir la sémantique (= catégorisation), le "réseau social", l'indice de "réputation", et une infrastructure "distribuée". Lancement demain donc, et affaire à suivre de près pour ce nouveau "moteur de recherche open-source collaboratif".

Côté Bibliothèque "2.0" (ou pas ...)

  • Une conférence qui s'est tenue début Novembre à Berkeley sur le sujet des bibliothèques "2.0" avec les supports de présentation accessibles en ligne (supports présentés parfois sous forme classique - un bon vieux powerpoint - parfois sous forme "2.0" - un wiki). Pas de grande nouveauté mais cela vaut le coup de visionner la conférence inaugurale de Meridith Frakas qui embrasse bien la situation (.ppt)
  • l'un des derniers rapports du Pew Internet nous apprend (via 01.net) qu'outre-atlantique, la première raison de fréquentation des bibliothèques est ... le fait d'y trouver une connexion Internet. De quoi largement réalimenter de vieux démons débats, tant sur le taux d'équipement desdites bibliothèques dans notre bel hexagone, que sur la place des technologies d'accès dans ces enceintes et le taux de formation et d'encadrement qui est dévolu à leurs personnels.

Côté Folksonomies & Indexation sociale

Côté néologismes :

  • Saluons l'arrivée de la Zemblanité, exact opposé de la sérendipité et qui désigne "la faculté de faire de façon systématique des découvertes malheureuses, malchanceuses, attendues et n'apportant rien de nouveau." La génèse du concept et sa présentation détaillée sont disponibles sur Urfist-Infos.
  • Saluons (Via Francis Pisani) l'arrivée  de la "mobiquité" : mobilité + ubiquité. Un néologisme qui traduit bien la place de plus en plus importante qu'occupe dans notre société et dans nos comportements informationnels, l'informatique nomade et/ou ambiante.
  • Reste à savoir si ces deux néologismes entreront au panthéon linguistique aux côtés de la blingocratie.

Côté copyright, Fair-Use et autres creative commons

  • Un rapport intitulé : "Recut, Reframe, Recycle: Quoting Copyrighted Material in User-Generated Video" (.pdf). La question posée est de savoir si dans le cadre des sites de médias participatifs donnant lieu à divers remixages (exemple : YouTube), les détournements, parodies, et autres mashups de diverses oeuvres de fiction relèvent - ou non - du cadre du Fair Use (= usage équitable) et échappent donc à la législation du copyright. La réponse du rapport est claire : Oui. Il y a dans ces "oeuvres" de nouveaux éléments (détournement, transformation, remixage) qui les inscrivent dans le cadre de la constitution d'une culture populaire. "Video remix culture does not violate copyright." Les auteurs du rapport rappellent également qu'il est important de sensibiliser aussi bien les "auteurs" que les "remixeurs-amateurs" à la notion de propriété intellectuelle et d'usage équitable, pour que les premiers soient conscients de la richesse que ces remixages peuvent (parfois) apporter à leurs oeuvres, et pour que les seconds travaillent et s'amusent dans le respect de l'oeuvre des premiers. A noter : le site de présentation de l'étude est très bien fait, puisqu'en sus du téléchargement de l'étude proprement dite, il propose également une courte vidéo en rappelant les principales problématiques et conclusions, et propose également de télécharger un fichier excel du corpus de vidéos utilisées. Il propose enfin, pour chaque type de remixage (détournement, critique, débat, illustration, etc ...) les 5 vidéos les plus parlantes. Certaines d'entre elles sont réellement ... parlantes.
  • Et puis vraissemblablement à ne pas rater (je ne l'ai encore pas visionné en entier, mais il est plein d'interviews avec Yochai Benkler et ne peut donc pas être mauvais :-) un documentaire sobrement intitulé "Steal this Film" qui décrypte les enjeux liés à la notion de propriété intellectuelle et plus largement de "diffusion" dans le contexte actuel. Pour les plus pressés, plein d'extraits sur Google Vidéo, pour les autres téléchargement dans plein de formats possibles directement sur le site du documentaire. Il y en a même qui se sont déjà attelés au sous-titrage en français.

Côté traces documentaires identitaires (ou identité numérique si vous préférez) :

  • nos comportements informationnels laissent de plus en plus de place à l'égotisme forcené. Au service de cet égotisme on compte d'ailleurs de plus en plus d'outils tendant à l'illustrer (les divers outils de classement façon "top 50 de quelque chose"), à le renforcer (économie de la réputation), à en faire naître le besoin (via des interfaces navigo-ludiques dont vous êtes le centre et la circonférence), ou à en faire l'alpha et l'oméga d'un modèle économico-sociétal (facebook). C'est l'éternelle histoire de la poule et de l'oeuf.
  • Got dans ses petites cases, nous gratifie d'un éclairant billet sur FOAF (Friend Of A Friend) dont on aimerait effectivement penser que le modèle réellement ouvert qu'il incarne soit l'avenir des protocoles tournant derrière la plupart des réseaux sociaux. Mais je ne peux hélas pas m'empêcher de penser qu'il y a encore bien du chemin à parcourir ... l'heure étant plutôt pour les grosses cylindrées à la centralisation des profils propriétaires ... ce qui doit nous inciter encore davantage a faire plus de place aux initiatives alternatives et technologiquement éprouvées (dont FOAF).

Côté ressources pédagogiques :

Côté voeux, bonnes résolutions et oracles divers :

  • il y a ceux qui ne croient plus aux blogs sous leur forme actuelle (Jean-Michel Salaun et Jean Véronis) ... mais qui continuent heureusement de blogguer :-) De mon coté je reste sur le créneau de l'enthousiasme (peut-être un peu candide), même si - à l'instar des deux précédemment cités - je constate ici et là une raréfaction des pépites blogguesques, nombre de trouvailles ayant visiblement du mal à tenir sur la longueur, ce qu'on aurait du mal à leur reprocher tant il est vrai qu'en dehors d'un projet affirmé de publication (journal, auto-fiction, carnet de recherche, formation à distance), l'exercice du blog est une gymnastique chronophage, et que "le temps de blogguer" n'est pas nécessairement la chose la mieux partagée du monde. Il n'en demeure pas moins qu'en repensant à ce qu'était la pêche informationnelle d'avant et d'après le temps du blog, ce "format éditorial" a tout de même été l'occasion d'entendre de bien belles voix, et de découvrir de fort pertinentes analyses. L'avenir dira ce la forme blog deviendra, mais les potentialités, l'univers de discours offert par une petite quantité de ces "nanopublications" reste pour l'instant et de mon point de vue, essentiel.
  • il y a ceux qui comme Fred Cavazza, se livrent à leur petit exercice de prospective du nouvel an, et ceux qui comme Francis Pisani, font une revue de presse des principaux exercices du genre.

Et mes prédictions à moi ?

  • A l'instar de ce que décrit Christian Fauré à propos du service Twine, je crois que l'ensemble des acteurs majeurs de la recherche d'information (Google, Yahoo! Microsoft) et quelques-uns de leurs challengers (Exalead, Facebook) vont prendre de plus en plus nettement le grand virage de l'hybridation. Une hybridation entre :
    • des espaces et des services collaboratifs,
    • des technologies sémantiques ou sémantisées de représentation et d'agrégation des connaissances,
    • et des algorithmies de recherche "pures" (ou recherche universelle).
  • Je crois que la diversité des contenus va (enfin) atteindre un équilibre longtemps espéré entre le "texte seul" et la vidéo et l'image.
  • Je crois enfin que l'une des grandes questions en terme de recherche (notamment pour les sciences de l'information et de la communication) sera la mise au jour des nouvelles autorités cognitives qui s'articulent aujourd'hui de manière encore un peu floue derrière la monétisation (ou la non-monétsation) des services à base de connaissance (Knol, Wikipedia).
  • De mon côté je retiens comme éléments et tendances majeures de l'année écoulée : les deux nouvelles étapes de la dérives des continents documentaires que sont :
    • d'une part, la synchronisation transparente entre nos activités informationnelles connectées (on-line) et déconnectées (off-line),
    • et d'autre part, la sphère croissante d'indexabilité (notion de "graphe social" pour faire simple) de l'humain au travers de ses innombrables traces documentaires éparses sur le(s) réseau(x).
  • Ce qui me semble frappant au-delà de tout c'est l'avénement imminent et probable d'une nouvelle génération d'algorithmes ayant capacité à représenter sur un même plan des documents toujours plus fragmentaires, des traces identitaires toujours plus documentées, et à transformer toutes ces traces d'attention en vecteurs d'intentions, pour le plus grand bonheur des grandes industries culturelles et des quelques acteurs qui dominent actuellement le marché (et ce au-delà du discours geignard et misérabiliste que s'obstinent à tenir les mêmes industries culturelles). En un mot comme en cent : la redocumentarisation du monde. Il est certain qu'il va falloir être très très très attentif aux Network sciences, car elles seront le creuset plus que probable de cette nouvelle génération d'algorithmes et de modes de représentation, et qu'à mon sens, elles seules ont aujourd'hui la capacité à réunir en un même cadre d'analyse les fronts de recherche les plus innovants, les techniques d'indexation et de représentation du vivant au sens large.
  • Voilà pour le côté vivifiant et optimiste de la chose. Côté pessimiste (mon éternel côté cassandre :-); je crains que nous ne soyons confrontés à une échéance majeure, celle de la médecine personnalisée et/ou médecine "2.0" et/ou médecine désintermédiée. La montée en puissance et la position désormais établie de ces nouveaux prescripteurs planétaires que sont les moteurs de recherche d'une part, la mise à la portée du grand public des technologies de génomique (notamment à des fins d'auto-diagnostic) d'autre part, les rapprochements entre les premiers (moteurs de recherche) et les secondes (sociétés de génomique), et enfin l'engouement de plus en plus explicite chez tous les grands acteurs de l'industrie médicale (et notamment pharmaceutique) pour des modèles de diffusion et d'accès reposant sur du gratuit financé par la publicité va nécessiter, pour le moins, de grands chantiers didactiques si l'on veut éviter d'aller à coup sûr ... droit dans le mur. Va falloir se trouver dare dare un José Bové de la santé comme bien commun de l'humanité. Sinon ...

Bonne année à vous tous :-)

40 ans de l'INRIA

L'INRIA, pour son quarantième anniversaire a convié quelques conférenciers exceptionnels à venir s'exprimer sur les technologies de l'information et leur(s) révolution(s).
Vous pouvez donc entendre et voir :

  • Michel Serres : "Nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive." Il y revient longuement sur la notion d'externalisation (de nos mémoires notamment), ce qu'il appelle dans ses livres "l'exo-darwinisme de la technique". Il y développe également une notion clé : "nous changeons de politique, de religion, de langue (...) dès que nous changeons de support". Je ne vous en dis pas plus, mais la fin de sa conférence vaut son pesant de cacahuètes ... Je ne vous en donne que la formule, mais courrez entendre l'original : "L'ordinateur, c'est votre tête, la tête de Saint Denis" (evêque décapité prenant sa tête dans ses mains).
  • Bernard Stiegler : "Le réseau numérique à l'origine d'un nouveau modèle industriel." Il y parle d'une "économie de la contribution" dont le secteur culturel serait "l'avant-garde". Et il présente surtout longuement "son" logiciel de délinéarisation cinématographique baptisé "Lignes de temps". Enfin, ce que tout le monde appelle le "piratage", Stiegler le décrit comme "la création de relations symboliques entre communautés". C'est quand même plus joli vous ne trouvez pas ? :-)

De quoi commencer ou terminer ses vacances un petit peu plus intelligent qu'avant. Bonnes vacances :-)
(Via Interstices)

lecdi.net

L'initiative (heureuse) m'a été signalée par mail. Le site Lecdi.net est un portail basique mais (très) efficace qui permet d'interroger Internet selon les différentes sources qui le composent. L'essentiel y est : dictionnaires, encyclopédies, moteurs, actualités, statistiques, cartes, mais aussi fiches métiers, ressources pour les "juniors", ainqi qu'une section "lire et écrire" qui vous donne accès à des outils de conjugaison, d'orthographe, de citation.
C'est, pour un public de lycée/collège/étudiants de première année, redoutablement efficace parce que redoutablement basique. Une vraie carte d'orientation des sources et des gisements Internet, correspondant à des besoins et à un déocupage académique déjà bien ancré dans les esprits. De la belle ouvrage à decouvrir donc : lecdi.net
Et bravo à son auteur, Philippe Martin, documentaliste de son état.

VidéoLectures

VideosLectures est un site ayant vocation à héberger des vidéos "scientifiques" (conférences et cours magistraux essentiellement). Si le domaine de l'informatique y est surreprésenté, on y trouvera, à côté, quelques vidéos intéressantes :

En plus des vidéos, la plupart sont associées et synchronisées avec les slides ayant servi lors de la présentation (quel bonheur de pouvoir aller directement écouter "le" slide qui a retenu notre attention). La navigation dans le site est efficace (vidéos les plus vues, navigation par catégories et sous-catégories thématiques, par genre - tutoriel, interview -, par auteur, etc ...)
A vous d'y dénicher votre bonheur :-)
(Via : Savoirs en Réseau)

Information R/evolution.

Si un jour on décide de créer les oscars (ou les césars) de la pédagogie numérique, il ne faudra pas oublier d'en donner un à Michael Wesh. Il était déjà l'auteur du remarquable The Machine is Us/ing us et il vient de récidiver avec une nouvelle vidéo intitulée Information R/evolution. Un peu moins percutante que la première, mais ne chipotons pas, c'est du bon, du très bon, du très très bon.
Et puis du même auteur, mais dans un autre genre, ne manquez pas non plus : "A vision of students today", où comment réinvestir l'anonymat des amphithéâtres, avec la participation de ceux qui les peuplent. Révélateur à plus d'un titre.
Le projet de Michael Wesh a propos de l'ethnographie digitale est expliqué ici ... en vidéo. Il existe aussi un site web dédié à son cours/projet/groupe de recherche, lequel site reprend toutes les vidéos de Wesh mais met également en ligne celles réalisées par ses étudiants. Et bien sûr, vous avez aussi le blog du cours/projet/groupe de recherche. C'est-y-pas beau l'enseignement 2.0 ;-) ?

(Via Brouehaha)

Robots de méta(l)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la balise Meta "robots" permettant de contrôler l'indexation de vos pages par les moteurs de recherche, est rappelé sur cette page, avec en sus quelques pointeurs vers d'autres pages de référence sur la question.

PageRank simulation

Hubert Wassner est professeur d'informatique à l'Esiea (école d'ingénieur) et il tient un blog, sur lequel il nous propose un article très bien fait sur le fonctionnement de l'algorithme Pagerank. Mais ce n'est pas tout, l'article est livré avec une applet java pédagogico-ludique qui permet de simuler le fonctionnement dudit PageRank.

Adwords en vidéo

Sur le site du JdN, une petite vidéo explicative et pas-à-pas sur la création d'une annonce publicitaire sur Google Adwords.

Evolution des ressources numériques en bibliothèque

"Evolution des ressources numériques en bibliothèque". C'est le titre de la formation de 3 heures que j'assurais l'autre jour auprès du CNFPT d'Angers (Pays de la Loire). Au menu, tenter de faire passer les enjeux et les modalités de la numérisation. Et tenter de "penser ensemble" :

  • des problématiques bibliothéconomiques/métier
  • des logiques d'accompagnement aux usages
  • des facteurs "macro"économiques relevant de l'arrivée sur ce créneau/marché de nouveaux acteurs (les moteurs de recherche)

Discussion et le débat nourris ... Avec une énorme demande de formation (un peu plus sur ces questions et peut-être un peu moins sur le catalogage ...) de la part de ces professionnels, conscients des enjeux qui se découvrent aujourd'hui, désireux d'accompagner ces changements, mais souvent démunis devant des horizons et des problématiques qu'ils découvrent ou dont ils ne perçoivent que la partie "émergée".
Le support est là : Téléchargement bibnumcnfpt07.ppt

Autour du livre numérique

Via Pintini, je découvre le site du NEF (Net des Etudes Françaises) avec notamment une très complète chronologie du "livre numérique" de 1971 à aujourd'hui. Les autres dossiers réalisés par Marie Lebert se révèlent également précieux sur la question.

Berkeley en Tube

L'université de Berkeley (dont je vous parlais déjà ici), vient de créer sa propre chaîne sur YouTube. C'est tout naturellement qu'elle y déposera donc les sessions filmées de la plupart des cours qui y sont dispensés, dont le remarquable cours sur les moteurs de recherche avec (entre autres) S. Brin, H. Varian comme professeurs.
Cette diffusion n'est pas réellement une nouveauté. Depuis longtemps, et comme rappelé dans un de mes précédents billets, l'université de Berkeley avait déjà franchi le pas de la mise en ligne de ses cours. Ce qui est visé ici, c'est la visibilité accordée aux cours, et donc à l'université (qui n'en a pourtant guère besoin). En ouvrant sa chaîne sur YouTube, Berkeley s'engage dans une opération de communication visant à renforcer sa visibilité et ce dans une "logique d'accès" dont j'ai déjà largement parlé dans ces colonnes. Plus globalement, cette stratégie s'inscrit dans la perspective globale des "Youniversités". Une perspective qui affleure  tout aussi clairement derrière le programme ITunesU (pour Universités) visant là encore à mettre à disposition des contenus universitaires, et auquel la même université de Berkeley (et d'autres : Stanford, MIT ...) adhère également.
Il serait grand temps que les universités, grandes écoles et autres Collèges de France jouent également le jeu de l'accès et de ces sites "Mainstream" pour la diffusion et la valorisation de la recherche française, et ce en complément des solutions déjà mises en place (diffusion locale ou sur des bouquets thématiques de type Canal-U). C'est là clairement l'une des solutions qui devrait répondre efficacement aux questions qu'à l'image de sa collègue Christine Albanel, Valérie Pécresse devrait se poser.

(Via Didier Durand)

Over the top

Pendant que je m'échine à mettre en place pour chacun de mes cours un joli "blog du cours", avec rappel des notions clés, bibliographie et webographie et toutikwantie, j'essaie toujours de redevenir étudiant aussi souvent que possible. Et puisque j'ai le choix, je pars suivre les meilleurs cours du monde dans la meilleure école du monde pour les sciences de l'information, ou plus exactement, "l'Information Management". Berkeley, SIMS, le cours i141 intitulé : Outils de recherche : technologie, aspects sociétaux et modèle d'affaire (business). Ils ont démarré à peu près comme les étudiants de chez nous (en IUT), c'est à dire début Septembre. Mais ils ont déjà eu comme intervenants : Jan Pedersen (Yahoo!Search), Daniel Russel (Google), Hal Varian ... et ceux à venir sont du même calibre. Naturellement, chacune des interventions est filmée, et chaque intervenant laisse à disposition un support ppt et/ou pdf de son intervention. Et le tout est accessible pour tout le monde. Y compris pour l'enseignant/étudiant de l'autre bout du monde que je suis. Pour les accrocs, vous pouvez vous refaire également le même cours mais avec les intervenants de 2005.
Bref, la meilleure formation continue qui soit (en plus c'est rassurant, en comparant les pauvrepoints de ces pointures dans la meilleure école "d'Information Management" du monde et les miens, je ne suis pas trop à l'Ouest, et je reste moins cher que Hal Varian ;-).
Enjoy :-)

(P.S. : oui je sais le titre de ce billet n'a pas grand chose à voir avec son contenu. Mais je fais ce que je veux. Non mais !)

Nantilus : pub.

L'université de Nantes (qui m'emploie), vient de se doter - il était temps diront les mauvaises langues dont je ne suis pas - d'un très joli portail documentaire baptisé Nantilus. Catalogue, revues, thèses, mémoires, accès au Sudoc et tout le toutim. Un outil qui tombe à pic pour l'ensemble des étudiants du campus qui devaient jusqu'ici se contenter de pages euh ... comment dire ... relativement archaïques. Et on y trouve même un didacticiel (moins joli mais bien pensé) de méthodologie documentaire.

Archives sonores de la BPI

La BPI vient de mettre en ligne ses archives sonores (essentiellement des conférences). Encore peu de documents pour le moment, mais déjà quelques incontournables (tout au moins sur les questions dont traite ce blog) :

Un fil RSS est disponible sur le site permettant de se tenir informé des derniers ajouts.

Ressources pédagogiques

Je continue d'expurger mon agrégateur avant les vacances ...

Lecture critique d'articles

Sur cette page, un cours dispensé en faculté de médecine pour aider à developper un esprit critique dans la lecture des articles scientifiques. Mis à part les exemples qui paraîtront nécessairement ardus aux non spécialistes, l'ensemble du cours s'inscrit parfaitement dans une logique de formation à "l'information literacy"  et peut aisément être transposé à d'autres disciplines.

(Via Le Babouin)

Histoire de moteurs.

Un site qui traînait au fond de mon agrégateur depuis quelques temps : une assez complète et très concise histoire des moteurs de recherche à découvrir sur le site Searchenginehistory.com. C'était l'époque où l'on cherchait non pas "sur la toile" mais dans les entrailles de sites FTP, où l'on effectuait ces mêmes recherche sur des chaînes de caractères selon l'adressage relatif des URLs. Les "Google", "Exalead" et autres "Yahoo!" de l'époque s'appelaient "Wais", "Archie", "Gopher", "Veronica". Et déjà à l'époque, je trouvais ça génial. Alors imaginez maintenant ;-) Pour celles et ceux que cela pourrait tenter, il est encore possible de faire de la recherche d'information comme dans les années 1990 en utilisant ce bon vieil Archie. Spéciale dédicace à tous mes étudiants (qui ne liront pas ce billet vu qu'ils ont fini leurs cours aujourd'hui) : quand vous l'aurez essayé (Archie), vous ne pourrez plus me dire que "c'est trop compliqué d'utiliser Exalead, y'a trop de trucs" :-)

Congrès ABF Nantes 2007

Voici donc le support (Téléchargement abfjuin.ppt) utilisé lors du congrès ABF à Nantes dont je vous parlais ici.

Un congrès stimulant et enrichissant, même si je n'ai pas assisté à la totalité des débats et si ma présentation à propos des Folksonomies a reçu de la part de l'assemblé des bibliothécaires présents, un accueil "poli" avec une absence de questions qui attestait (peut-être) d'une vive interrogation (crainte ? incompréhension ?) sur ces pratiques d'indexation sociale. Pourtant j'ai été soft ;-)

Pour les amateurs du service, le pauvrepoint est aussi disponible sur Slideshare.

Le campus qui ne dort jamais.

Dans le sillage de la récente annonce d'Amazon, Apple lance la version 7.2 de son logiciel ITunes, version qui intègre une nouvelle offre "garantie sans DRM", laquelle offre coûtera 30 cents (1.29$) de plus qu'un titre avec DRM (0.99$). Naturellement vous pourrez dé-DRMiser vos titres et albums actuels en vous acquittant de 30 cents par titre. Une bonne occasion pour les majors signataires (EMI notamment) de se faire un peu de "thune" en vendant 2 fois le même produit :-((
Un ITunes qui par ailleurs s'inscrit de plus en plus dans le cadre des pratiques universitaires, inscription dont je vous parlais déjà en Janvier 2006, et qui se confirme donc avec le lancement de "ITunes U", "ITunes pour l'université" dont le slogan est : "Le campus qui ne dort jamais". Une fois ITunes lancé (rappel, ITunes fonctionne AUSSI sur PC), il vous donne accès via le ITunes Store à l'offre de campus au rang desquels, Berkeley, Stanford et le MIT pour ne citer que les plus évocateurs. L'offre devient ensuite hétérogène - à l'exception de sa bien naturelle et homogène gratuité -, chaque campus offrant des ressources différentes (cours magistraux, lectures, fichiers sons et/ou vidéos), dans des champs discipl