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Pédagogie de la ressource

Quelques ressources pédagogiques en vrac :

(Sources : sous les liens. Temps de rédaction de ce billet : 20 minutes)

Téléchargement : l'éducation par l'exemple

J'étais l'autre jour à une journée d'étude au CNFPT des Pays de Loire. En commentaire de la diapositive 11 qui présentait les bibliothécaires comme devant être des "tour-operator numériques", j'indiquais qu'ils devaient d'abord l'être pour eux-mêmes (pour s’approprier les services) puis pour leurs usagers. Pendant le débat qui suivit, j'indiquais également qu'à mon avis les questions des publics de la bibliothèque seraient de plus en plus de cet ordre là :

  • Sur quel outil ouvrir un blog ? Et pourquoi choisir cette plateforme plutôt qu’une autre ? Non parce que vous comprennez, ma fille elle a un skyblog.
  • Quels sont les sites d’actualité sur la science fiction ? Existe-t-il un annuaire les recensant ?
  • Comment partager mes coups de cœur avec d’autres ?
  • Où trouver des sites avec des animations jeunesse ?
  • Les liseuses (livres électroniques) me permettent-ils d’écouter de la musique ?
  • C'est quoi Zazieweb ?
  • Où trouver une offre légale en téléchargement ?

Et bien j'ai la joie de vous annoncer que la réponse à ma dernière question (offre légale en téléchargement) est disponible en ligne, sous la forme d'un document pdf de 24 pages : Le Guide des sites de téléchargement gratuit et légal
Merci :

Ce travail constitue une remarquable base qui pourrait être optimisée de manière collaborative (en la complétant et en lui offrant une version numérique et en ligne plus facilement exploitable). Face à la législation de la castration, il est plus qu'urgent de développer la formation, la pratique, la pédagogie, l'accompagnement.

Cataloguing error

Voilà l'exemple parfait que je cherchais pour mon cours de catalogage. C'est l'erreur de catalogage à l'ère industrielle. 57 000 titres sont portés disparus.
(Merci à Virginie pour le lien)

Nous sommes tous des américains (fauchés) et notre ministère est un Ponce Pilate numérique

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Billet d'humeur publié un lundi mais rédigé un vendredi soir (très tard) sur un (non?) événement qui a presque un an mais qui me semble assez fidèlement traduire une certaine logique ...
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Préambule. Aux Etats-Unis, les grandes firmes de l'informatique ont pignon sur rue dans les universités et dans les écoles. Elles les financent pour partie, elles les fournissent en ordinateurs et autres équipements, elles recrutent et payent des étudiants pour évangéliser sur tel ou tel produit leurs petits camarades, elles recrutent et payent des professeurs, elles leurs offrent des licences logicielles gratuites. Bref, elles "font le job" de la formation aux technologies de l'information.

Google et les 140 classes de collégiens.

En France, l'éducation à la culture informationnelle est, suite à la volonté acharnée de quelques-uns, de plus en plus l'objet de discussions, de colloques, de publications. En France, on a (péniblement) mis en place des dispositifs aux noms abscons mais à l'efficacité qui commence à être prouvée : B2i, C2i, et tutti quanti. En France, le Sénat, dans sa session ordinaire du 22 Octobre 2008, a diffusé un rapport d'information sur l'impact des nouveaux medias sur la jeunesse (Téléchargement r08-0461.pdf). A la page 123 dudit rapport, on peut lire le compte-rendu de l'audition de Mr Olivier Esper et Mme Myriam Boublil, respectivement "chargé des relations institutionnelles" et "directrice de la communication", chez ... Google Inc. L'audition se conclut comme suit :

  • "M. Olivier Esper a enfin souhaité faire la présentation des initiatives de Google France en matière d'éducation aux médias : le tour de France des collèges, qui consiste en des actions d'apprentissage de l'utilisation d'Internet à des élèves, le soutien des actions d'e-Enfance (hébergement de leurs vidéos sur Youtube et campagne publicitaire gratuite sur Internet) et ChercheNet, jeu concours monté en partenariat avec la Délégation aux usages de l'Internet, qui vise à éduquer à la création de contenus et au respect de la propriété intellectuelle.

Intrigué par ce "Cherche Net", et quelques clics plus tard, je tombe sur le communiqué de presse de Google France, dans lequel j'apprends qu'il ne s'agit pas vraiment d'un tout petit projet puisqu'il concerne tout de même "140 classes de collégiens de 6ème et 5ème des départements du Finistère, de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, des Côtes-d’Armor, de la Sarthe, du Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique, de la Mayenne et de la Vendée." Le titre du communiqué de presse est le suivant : "Calysto lance Cherche Net avec Google et la DUI". Pour information, Calysto est une société de conseil, la DUI est une excroissance du pouvoir politique (ministère de l'enseignement supérieur principalement), et Google est ... Google.

Et maintenant les faits : le fond du projet Cherche Net.

Sur la page du communiqué de presse, je retiens les informations suivantes :   

  • "A l'initiative de Google France, et avec le soutien de la Délégation aux Usages de l'Internet, Calysto mènera dans les collèges de Bretagne et des pays de Loire, une opération inédite et ludique d'éducation à Internet et ses usages pour les enfants : le jeu concours Cherche Net. (...) Cherche Net a pour vocation de (...) mettre en pratique les informations enseignées aux enfants sur l'Internet, (...) :
  • comment rechercher efficacement sur Internet ?  Comment éviter de tomber sur des contenus choquants ? Comment utiliser des outils de retouche d'image ? Comment créer un blog ?
  • les sensibiliser et  les éduquer aux règles à respecter sur Internet (sécurité, droit d'auteur, droit à l'image…)
  • valider leurs compétences du B2i (Brevet informatique et internet)
  • favoriser une démarche collaborative et une prise de conscience collective
  • développer leur curiosité et leur créativité."

Et maintenant, reprenons ...

  • Qui ? "A l'initiative de Google France" : c'est assez troublant. Ce genre d'initiative est normalement attendu de la DUI, dont la mission est - sauf erreur de ma part - "la formation et l'accompagnement au TIC" (sic). C'est d'autant plus troublant que derrière la mention "à l'initiative de", il faut naturellement comprendre et lire "avec le financement de". Donc si on résume : Google est à l'initiative du projet, le finance, le fait réaliser par une société de service (Calysto) et demande sa bénédiction à la DUI (à moins que la bénédiction de la DUI ne lui soit acquises dès avant)
  • Quoi ? On va donc apprendre aux collégiens "comment rechercher efficacement sur Internet". Il serait à la fois plus honnête et plus exact d'indiquer qu'on va leur apprendre "comment chercher efficacement sur Internet avec Google." Ce qui est déjà une bonne chose. Mais ce qui n'est pas tout à fait la même chose. On va également apprendre aux collégiens "Comment utiliser des outils de retouche d'image ?" Alors là j'avoue que j'en reste baba. Dans le même temps, je mesure la force de mes prophéties auto-réalisatrices concernant les technologies de l'artefact. Et je m'en désole.
  • Pourquoi ? Pour "valider leurs compétences du B2i (Brevet informatique et internet)" Et ben voilà. C'est Google qui va valider le B2i. OK. Et demain, on l'envoie valider quoi ?? Le bac ? La licence ? La première étoile de ski ? Et puis aussi on va faire ça pour "favoriser une démarche collaborative et une prise de conscience collective et développer leur curiosité et leur créativité." Et pour en faire de bons clients. Bien souples. Bien captifs. Bien formés formattés.  

Moralité courte.

A l'initiative de Google et sur les fonds de Google, Google forme les futurs utilisateurs et clients de Google là où ils sont, c'est à dire dans les collèges. Il les forme à l'utilisation de Google et des outils de Google. Il le fait avec l'aval du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (dont la DUI est l'émanation directe), ce dernier se vautrant dans le confort de la figure d'un Ponce-Pilate numérique (dont on connaît la propension à "s'en laver les mains").

Moralité longue

C'est parfois dans les "petites" opérations de communication que se donnent le mieux à lire les grands desseins ministériels ... Car soyons clair, ce n'est en l'occurence pas Google (ni Calysto) que je blâme (quoi que pour Calysto ...). A tout prendre, j'aime autant que ce soit eux qui se chargent du boulot plutôt que la DUI et ses experts nommés. Ce qui est particulièrement irritant me fout dans une rogne noire c'est de constater l'incurie des "pouvoirs publics" à l'échelon national à capitaliser sur les réseaux de compétence e-x-i-s-t-a-n-t-s, leur refus castrateur de leur octroyer quelques maigres subsides pour permettre à ces mêmes réseaux de compétence d'opérer un passage à l'échelle, pour leur permettre de démultiplier leur offre de formation, bref pour leur permettre de faire ce que s'apprête à faire Google, mais en le faisant mieux (et probablement pour moins cher).

Pour être plus clair, il existe en France dans les universités, les lycées et les collèges toutes les structures nécessaires à la réflexion (déjà bien avancée) et à l'action (chroniquement en manque de moyens). Nous disposons :

Alors pour passer ma rogne, je fais un rêve. Celui de voir un jour l'auto-complaisance ministérielle et ses effets d'annonce à la consistance d'étouffe-chrétien se resaisir, décrocher son téléphone, convoquer non pas des blogueurs influents mais des gens capables, leur demander où ils en sont de leur réflexion, leur demander quelles sont leurs préconisations, leur demander quels sont leurs besoins ... et leur donner les moyens de gagner un pari. Un pari formidable. Celui de l'entrée réussie d'une classe d'âge dans la société de l'information. Et puis je me réveille. Et je vois le temps qui passe. Et je voie le temps perdu. Et le Cheval à Phynances qui galope, et la Machine à Décerveler qui fait son office (et réciproquement). 

Conclusion : nous sommes tous des américains.
Le projet Cherche Net date de Décembre 2007. J'en ignore les résultats. Je ne les ai pas trouvés sur le site de la DUI. Le site Cherchenet.fr n'est de toute façon plus en ligne. La seule trace qui en subsiste est celle-ci. Le nom de domaine est par ailleurs disponible si vous êtes tentés par une spéculation hasardeuse (plénonasme ?). J'ignore s'il sera reconduit cette année. Mais le projet Cherche Net n'était que la partie émergée de l'iceberg. Aujourd'hui, les mêmes perpétuent le tour de France des collèges et des écoles. Avec les mêmes partenaires, plus quelques autres. C'est du Cherche Net  mais à l'échelle industrielle. Du biberonnage dès le berceau. Voilà pour l'existant. Voilà pour hier et aujourd'hui. Et demain ? Demain aux Etats-Unis en France, les grandes firmes de l'informatique auront pignon sur rue dans les universités et dans les écoles. Elles les financeront pour partie, elles les fourniront en ordinateurs et autres équipements, elles recruteront et paieront des étudiants pour évangéliser sur tel ou tel produit leurs petits camarades, elles recruteront et paieront des professeurs, leurs offriront des licences logicielles gratuites. Bref, elles "feront le job" de la formation aux technologies de l'information.
Demain ce sera Ubu Roi. UBU : Université des Baudruches Unanimes. ROI : retour sur investissement à la hauteur du désinvestissement constaté. Ubu roi vous dis-je. 

(Temps de rédaction de ce billet : 3h30 - oui je sais c'est long, non je n'avais rien de mieux à faire vendredi soir)

Atlas of Cyberspace.

Aujourd'hui la "cartographie" du web est devenue courante. Et ce n'est pas un hasard. Occupants maladroits ou simples visiteurs, cybersquatteurs en quête perpétuelle d'ameublement, nous "habitons" désormais littéralement le cyberespace. Nous ne pouvons donc tout simplement plus nous permettre de ne pas en avoir de carte. On ne compte plus les projets de recherche pionniers, les blogs de référence, les moteurs cartographiques, les outils aussi riches que variés. Cartographie de tout (ou à peu près) et partout. Derrière tout cela (et ceux-là), il existe un ouvrage de référence. Une bible. LE livre de chevet de tous les cyber-géo-cartographes professionnels et amateurs. C'est l'Atlas of Cyberspace de Rob Kitchin et Martin Dodge, paru en 2001, alors que Google avait 3 ans, que Rome remplaçait Sparte, que Déjà Napoléon pointait sous Bonaparte. Si la cybergéographie est aujourd'hui reconnue comme un authentique champ de recherche (à l'étranger tout au moins ...), c'est essentiellement à cet ouvrage qu'elle le doit. Et si je vous en parle aujourd'hui c'est parce que l'ouvrage en question est désormais intégralement disponible en ligne sous licence Creative Commons.  A lire donc ou à relire ... La version Haute définition de l'ouvrage est un petit bijou pour les illustrations :-))
Ce que cet ouvrage à de pionnier, s'il fallait le résumer, c'est qu'il fut le premier (?) à s'intéresser à la géographie des flux de données en tant que telle, comme on s'était auparavant intéressé à la géographie des flux humains ou financiers. Cette Cybergeographyflow là est aujourd'hui naturellement essentielle. Elle l'est d'autant plus qu'elle éclaire sous un angle impensable à l'époque, ces géographies "parentes" des flux humains et financiers. Demain peut-être elle les supplantera définitivement (cf le très à la mode et très disruptif "cloud computing"). Il faut également avoir cela en tête pour relire avec gourmandise l'Atlas du Cyberspace.
En cadeau bonus, cette photographie d'un Internet qui paraît avoir 1000 ans et qui ne date pourtant que de ... 14 années.
Cybergeo
Et oui ... Qui se souvient des Monster List de l'espace FTP, qui se souvient que la liste arborescente du CERN était à l'époque l'une des seules entrées "grand public" de l'internet ? S'il y en a qui ont le temps, il y aurait un joli travail de graphisme et de réflexion à faire pour redessiner cette carte en l'adaptant à l'Internet actuel ...
Autre aspect visionnaire de l'ouvrage, un chapitre entier (le n°4) est consacré à la "cartographie des conversations et des communautés". Je vous rappelle que nous sommes en 2001 et que (même aux Etats-Unis) personne ne sait encore ce que c'est qu'un blog ...
Un ouvrage majeur qui se termine pas ces mots : "And remember : there is no true map of cyberspace."

Et si vous êtes tentés d'approfondir la question, la bibliographie d'Eric Guichard sur le sujet est une autre ressource incontournable (même si elle date un peu). Et puis un dernier lien opur la route, signalé par InternetActu : le manifeste pour la géographie numérique, et une synthèse sur le développement de la cartographie collaborative en ligne.

(Sources : The End of Cyberspace // Temps de rédaction de ce billet : 2 heures)

Quizz du droit (d'auteur) et droit au Quizz.

On a beau dire, y'a des fois où un bon Quizz vaut mieux qu'un vague cours. Or donc Anne-Laure Stérin et Michèle Battisti (ADBS) viennent de mettre en ligne un beau Quizz en trois parties :

Bon je préfère ne pas vous donner mon score sur le dernier, mais pour "Les règles du droit d'auteur" j'ai eu une bonne note (pour les mauvaises langues ou incroyants, la preuve en image).
Quizzadbs

Journadocumentaliste.

Intéressante et synthétique liste de ressources permettant de chercher, trouver, vérifier, monitorer, identifier, valider ses sources.
Le débat qui suit en commentaires (entre Alain Joannes et Bibliobsession) est tout aussi intéressant sur la proximité de certaines compétences documentalo-journalistiques (d'où le titre de ce billet).

Repere

La brochure REPERE (Ressources Electroniques pour les Etudiants, l'Enseignement et la Recherche) est parue. Elle est consultable en ligne sur le service Issuu et également téléchargeable en .pdf.
Au programme plein de "textes courts" dressant un panorama à la fois accessible et pointu des pratiques actuelles dans le domaine de l'information scientifique et technique. Bref, une lecture et un élément de bibliographie incontournable (pour mes étudiants notamment ...). J'y ai de mon côté rédigé un texte sur le web collaboratif et la gestion de l'identité numérique (pp. 14 à 17).
Coup de chapeau sincère à Elisabeth Noël pour la nouvelle maquette de cet outil, avec un gros effort de toilettage, de nouveaux contributeurs, et de nouvelles rubriques collant au plus près de l'actualité du web et de ses pratiques.

Une histoire de l'Internet

A découvrir sur le site de la NSF, une histoire de l'Internet très bien "mise en scène web", avec plein de vidéos des différents acteurs et pionniers de la chose et tout un tas de petites animations très pédagogiques.
Dans un genre plus "français", on se reportera à l'énorme travail mis en ligne par Alexandre Serres (ainsi qu'à sa thèse désormais accessible) de l'Urfist de Rennes, un travail récemment remanié.

Les cahiers au feu ... et les fils RSS au milieu

Comme promis, un petit billet "revue de liens" pour expurger mon agrégateur avant de partir en vacances.

Côté Moteurs (et un peu au-delà) :

  • Difficile de passer à côté du "big deal" passé entre Yahoo! et Google suite à la tentative avortée de rachat de Yahoo! par Microsoft. Pour une synthèse, voir notamment ce qu'en disent Adscriptor, Techcrunch, Média & Tech, Francis Pisani, Techcrunch France, ReadWriteWeb et (plus synthétique) Le Monde. Quelques analystes avaient, dès le départ de l'affaire, souligné que l'offensive de Microsoft avait de forte chances d'échouer au profit de Google. Ce dernier tire effectivement une nouvelle fois son épingle du jeu en renforçant une position déjà outrageusement hégémonique sur le marché de la publicité en ligne. De son côté, Yahoo! sauve (provisoirement ?) les meubles en renflouant ses caisses, mais le "coup" porté par cette affaire est en train de bousculer grandement (et durabement ?) la structure (et l'autorité) de son exécutif ...
  • Microsoft (pour se remettre du fiasco Yahoo ?) vient donc officiellement de s'offrir Powerset, moteur plus sémantisé que réellement sémantique (comme je tente de l'expliquer dans les 75 000 signes rédigés pour le séminaire INRIA IST'2008). L'argumentaire mis en avant dans le billet du blog de Microsoft est celui du renforcement du moteur Live.com (qui est clairement à la ramasse par rapport à Google et Yahoo) grâce à la mise en avant de la compréhension du contexte et de l'implicite. Bref, Microsoft entre officiellement dans la course au web sémantique. 
  • On pouvait déjà faire plein de choses avec Google et ses services (ou ceux qu'il a rachetés). On peut désormais en faire encore plus. Celui-ci a en effet annoncé qu'il allait se lancer dans le marché (juteux et stratégique) de la mesure d'audience et du "média-planning". Un créneau jusqu'ici propriété quasi-exclusive de Nielsen Online et ComScore (qui en tremblent déjà ...) ou Médiamétrie dans l'héxagone. Inutile je pense d'en rajouter une couche sur le fait qu'en gagnant (ce n'est pas encore fait et comme le souligne Emmanuel Parody c'est le marché de masse qui est d'abord visé ...) le marché de la mesure d'audience, Google devient un peu plus l'alpha et l'oméga d'une certaine représentation du web. Cette nouvelle corde à son arc est cependant parfaitement "logique" pour au moins deux raisons : primo l'infrastructure dudit Google, son nombre colossal de serveurs, et l'ampleur des données qu'il recueille et dont il peut librement disposer, deuxio, l'atout stratégique et l'effet de levier que représente un outil planétaire de mesure d'audience pour (mieux) vendre (encore plus) de la publicité aux annonceurs. Le service porte le doux nom de Google Ad Planner.
  • Google (ben oui, encore ...) se lance dans une opération de communication de maintien de la neutralité du Net. A l'heure où l'on constate partout (y compris en France - loi Hadopi - et au Canada mais aussi aux Etats-Unis avec la très récente annonce d'une purge du réseau Usenet) la transformation des FAI en auxiliaires de police, Google à donc annoncé (sans fournir de date ni de nom de service, ni de détails ...) : "le développement d’outils qui permettront aux internautes de vérifier par eux-même si leur fournisseur d’accès à Internet (FAI) intervient d’une manière ou d’une autre sur leur connexion." (via Ecrans) L'alpha et l'oméga disais-je ... A propos, plus largement, de la loi Hadopi (parenthèse ci-dessus), il existe heureusement encore quelques dangereux anarchistes pour tenir un discours vivifiant et cohérent sur la question du copyright et du logiciel libre.
  • Le web invisible connaît un deuxième recul très significatif. Après l'annonce (par Google) d'une indexation possible des données contenues derrière certains formulaires de recherche, c'est désormais Adobe qui annonce que le format Flash sera indexable par les moteurs. Comprenez : Adobe va mettre à disposition de Google et Yahoo! (pourquoi pas de Microsoft ? Parce que Microsoft développe sa propre technologie concurrente à Flash : Silverlight) un player spécifique qui permettra de naviguer "dans" les sites en flash et d'en indexer certains éléments au passage. Pour le reste, voir le billet de Techcrunch d'où je tiens l'info, les Questions/Réponses de Google WebmasterCentral et la FAQ d'Adobe. La question de l'indexation (et du référencement) des sites en Flash est un vieux serpent de mer pour les référenceurs. Avec ce nouveau système, c'est un pan entier du web qui va à son tour émerger dans les pages de résultats des moteurs. Les avis des analystes sont par ailleurs assez partagés sur l'intérêt et la nouveauté relative de cette indexation.

Côté Réseaux sociaux :

  • Marc Andreessen (fondateur de Netscape et actuel gourou de Ning) rejoint l'exécutif de Facebook. Bonne pioche dans tous les cas et rapprochements probables ou nouvelle concentration à venir de ce côté là.
  • Une bibliographie sur la question des réseaux sociaux par l'une des meilleurs spécialistes de la question, Danah Boyd.
  • Un entretien avec Pierre Bellanger (PDG Skyrock) à propos du "premier réseau social d'Europe" (Skyblogs) dans lequel tombe une (de mes) idées reçues : "La totalité (des blogs) est active. Tout blog qui n'a pas été modifié ou consulté dans les derniers 90 jours est automatiquement supprimé. Près de 10 000 blogs sont ainsi fermés chaque jour, tandis qu'il s'en crée plus de 30 000. La plate-forme est un réseau vivant. Pas de cimetière de blogs ou de profils chez nous !"

Côté web 2.0 :

Côté bibliothèques :

Côté Wikis et Wikipédia :

Côté "livre et numérique" et livres numériques :

Côté Web sémantique :

Côté bibliométrie et indicateurs scientifiques :

  • un rapport sur l'usage statistique des citations (.pdf) et son résumé en français sur le site de Sauvons la recherche. Le rapport plaide clairement en faveur d'une théorie de la relativité générale des indicateurs statistiques scientifiques là où la plupart des "décideurs" y voient l'alpha et l'oméga de toute politique d'évaluation digne de ce nom. Pour les autres, il est toujours possible de faire joujou avec ce genre d'outils.

Côté lectures :

  • le dernier Livre Blanc de Christophe Asselin/Digimind sur la "Réputation Internet". Avec notamment quelques buzz digitaux disséqués et l'indication de "stratégies" pour les anticiper, les démonter, les relancer, les contrôler. Du simple veilleur au consultant en communication de crise, ce Livre Blanc devrait amplement satisfaire son lectorat.
  • LA bible du documentaliste et du bibliothécaire : le Traité de Documentation de Paul Otlet, sous-titré "Le livre sur le livre". C'était en 1934. Et on n'a guère fait mieux depuis.
  • Pour se faire plaisir (et se faire un peu peur dans la veine du 1984 d'Orwell), la dernière nouvelle de Cory Doctorrow : Little Brother. Librement téléchargeable.

Côté ressources pédagogiques :

  • Un vrai cours en ligne de Laurent Jenny sur l'Histoire de la lecture (avec bibliographie, exercices et tout et tout)
  • Prenez des textes scientifiques "fondateurs" et faîtes-les analyser par des scientifiques d'aujourd'hui pour mieux comprendre leur impact et leur inaltérable actualité : c'est la très bonne idée du projet Bibnum, pour l'instant encore à l'état de maquette, mais dont on souhaite qu'elle prenne très rapidement son essor (et qu'elle s'ouvre au-delà des 4 domaines qu'elle entend pour l'instant couvrir - math, physique, chimie, biologie -  les SHS constituant un formidable terrain de jeu pour ce genre de mise en perspective).

Et pour finir, un petit lien du Week-End :-)

Wiki d'agrégation.

Non non non. Il ne s'agit pas là d'une nouvelle dénomination technique, mais bien d'un site Wiki mis en place dans le cadre du concours de l'agrégation de lettres. L'initiative en revient au centre de recherches Hubert de Phalèse, "spécialisé" dans les liens entre littérature et informatique, avec comme objectif de "lancer un chantier collaboratif autour des programmes des agrégations de Lettres". Une initiative qui, outre son indéniable intérêt, est assez pionnière et symptomatique des bouleversements en cours en ce qu'elle concerne un domaine réservé (agrégation de lettres) d'habitude assez rétif à la chose numérique.
Bravo donc :-)

Dans le même genre, voir aussi cette révélation dans le compte-rendu Bookcamp d'Hubert : "Alexandre Gefen de Fabula évoque une autre expérimentation en cours. Celle de la nouvelle édition de Molière dans la Pléiade dont le texte sera disponible en ligne (sans annotation), mais avec tout le matériel documentaire ayant servit à faire les annotations, sous la forme d’un Wiki."

Journées ABES : Folksonomies

1h30 de présentation sur le thème des "Folksonomies et de l'indexation sociale", dans le cadre des journées ABES. A voir les réactions de la salle et les questions pendant la session et à la sortie, le message est apparemment bien passé (probablement lié au temps de la présentation : avoir devant soi un créneau d'une heure trente permet d'être plus pédagogue que sur les habituelles interventions formatées de 20 minutes devant un public qui pour l'essentiel "découvre" la question).
Le diaporama est en ligne et téléchargeable sur mon espace slideshare. Si vous avez des questions et/ou des commentaires dont vous n'avez pas pu me faire part après la session, les commentaires du billet sont ouverts :-)


Et maintenant, retour au bercail : 8 heures de train en perspective ... Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour la cause folksonomique ;-)

Carte des salons du livre en France

Je reprends ici une info noyée dans la masse d'un précédent billet. Il s'agit d'une carte des salons du livre en France. La carte compte aujourd'hui 78 salons recensés. Pour découvrir en détail la génèse de cette carte et les possibilités de collaboration et d'amélioration, tout est indiqué sur le site du département Infocom de La Roche sur Yon.


Merci à Bibliofrance, LaFeuille et Irène Delse de s'en être fait l'écho. A votre tour, ne vous privez pas de faire un peu de pub à cette carte, en mentionnant le lien vers le site des étudiants à l'origine de cette carte, cela leur fera plaisir :-)

P.S. : vous pouvez profiter des commentaires pour me suggérer d'autres TPs à réaliser avec mes étudiants de l'année prochaine (les cours de recherche documentaire avec la promo actuelle étant terminés) :-)

Le CNRS en vidéo

A découvrir : la vidéothèque du CNRS. Plein de films visionnables en ligne sur tous les sujets (scientifiques) avec une qualité formelle (très) variable qui rappelle parfois les meilleurs moments des documentaires du CRDP visionnés alors que nous étions sur les bancs de l'école primaire ;-) Mais il y a aussi de très bonne choses.

Métiers multimédia du livre.

J'enseigne (principalement) dans un IUT. Une formation professionnalisante en 2 ans. Dans cet IUT j'enseigne (uniquement) dans le département Information et communication. Dans ce département il y a deux options : "communication des organisations" et "métiers du livre". J'assure pour cette dernière option différents enseignements (décrits sur mon "blog du cours").
Au moment ou les étudiants de seconde année vont nous quitter pour rejoindre leur lieu de stage, en sus des enseignements "traditionnels" liés aux métiers du livre (documentation, bibliothéconomie, indexation et catalogage ...), ils ont également réalisé :

Et je ne parle là que des cours que j'assume ou auxquels je participe directement. Comme le montrent les exemples choisis ci-dessus, toutes ces réalisations "techniques" ont un lien naturel, évident et - j'espère -  fécond avec l'option qu'ils ont choisi (métiers du livre donc). La plupart de ces étudiants (une bonne moitié si l'on regarde les statistiques des dernières années et les stages qu'ils ont choisi cette année) travailleront demain dans des bibliothèques. Ils ne sont pas informaticiens, mais aujourd'hui ils connaissent les outils, aujourd'hui ils ont appris à découvrir la simplicité (relative) de leur mise en oeuvre. Aujourd'hui ils connaissent les possibilités. Aujourd'hui ils ont découvert (quelques-uns) de leurs usages. Demain ils pourront dialoguer ou se battre pour leur mise en oeuvre. Tout cela pour indiquer :

  • que vous devriez vous empresser de les embaucher en CDI parce qu'ils sont au top :-)
  • que je crois profondément à l'hybridation technique incontournable et nécessaire qui est dès aujourd'hui, le salut professionnel des métiers du livre.
  • que le "M" de "Métiers du livre" ne vaut plus grand chose s'il ne se conjugue pas avec le "M" de "Multimédia".
  • que ces étudiants sont prêts à déployer ces compétences.
  • que la majorité d'entre eux a compris l'urgence de leur mise en oeuvre.

Tout cela pour déplorer que la formation professionnelle et la formation continue des professionnels du livre (en bibliothèque principalement) laisse encore si peu de place à ces espaces d'hybridation ou les considère comme parfaitement inessentiels. Tout cela pour rappeler que "Le risque de se livrer à l'inessentiel est lui-même essentiel." (Maurice Blanchot).
Bon stage à tous et toutes. 

... expliqué aux enfants.

On trouve de plus en plus sur le web des ressources pédagogiques au format "le trucmuche expliqué aux enfants." (moi-même d'ailleurs ...) Et c'est tant mieux, car cela procède souvent d'un excellent travail de vulgarisation de concepts et de procédures habituellement rétifs à la même vulgarisation. Donc :

  • les licences creative commons expliquées aux élèves
  • les flux RSS expliqués aux enfants (vidéo lancée à l'occasion de la sortie d'un ouvrage chez Milan Presse : "Mais non je blogue") ... intéressant à double titre puisque dès les premières secondes de la vidéo, on propose à nos chères têtes blondes d'apprendre "à fidéliser leurs visiteurs" ... Je vois déjà quelques têtes chevronnées du marketing web trembler à l'idée qu'un gamin de 12 ans lui donne des leçons de fidélisation. Blague à part donc, c'est également un nouveau témoin qui s'allume dans le socle culturel commun des digital natives. Amis de la fracture numérique générationnelle ...

Quiz 2.0

Le site SavoirsCdi.net propose un petit quiz sympa autour du web 2.0. Les réponses sont à chaque fois explicitées par un court paragraphe, et le site propose également une bibliographie.

Lecdi.net passe aux livres

Je vous avais déjà parlé (en bien) du site lecdi.net. Et bien celui-ci continue sur le crédo "redoutablement basique, redoutablement efficace". Il propose désormais une page Livres en ligne qui permet d'interroger simultanément plusieurs bibliothèques numériques. Comme le précise le mail reçu de Philippe Martin,
professeur documentaliste et auteur du site en question, "si l'on excepte les livres proposés avec l'accord des éditeurs par Gallica 2 et par Google, les livres ainsi accessibles sont des livres gratuits parce qu'appartenant au domaine public." GoogleBooks y est interrogé de façon à ce qu'apparaissent seulement les livres pour lesquels « l'affichage du livre entier » est permis et la même page propose également un accès rapide aux livres audio gratuits de Litterature audio.com et de LibriVox.
Je crois que j'ai trouvé un autre utilomane :-)

Des ressources (pédagogiques) et des hommes (pédagogues)

... en vrac :

  • Des vidéos ...
  • En français dans le Wesh : la vidéo culte sur le web 2.0 de M. Wesh, with french subtitles.
  • Commoncrafts : LE spécialiste des tutoriels-en-carton-avec-des-doigts-qui-montrent, qui après ceux sur les wikis et les flux RSS récidivent heureusement avec les blogs, les réseaux sociaux  et le social bookmarking. (Via Francis Pisani)
  • Une vidéo de six minutes réalisée par un expert sur le sujet pour une introduction au web sémantique à l'usage des non-geeks. Louable effort. (Via Nova Spivack)
  • Et puis (beaucoup) plus long et (un peu) plus compliquée que les vidéos précédentes : celle de la leçon inaugurale de Gérard Berry au collège de France, premier informaticien dans le domaine du génie logiciel à se livrer à ce genre d'exercice. Passionnante.
  • Dans la série, "des bases de données à la télé", BioMedCentral a ouvert depuis Septembre 2007 sa "chaîne" sur YouTube. Au programme : des interviews, des cours, une une belle vidéo de 3 minutes vantant les mérites de l'accès ouvert aux résultats de la science. Dans le même genre, le Babouin (de chez qui je tiens l'info) signale le site Scivee, qui veut "explorer de nouvelles manières de disséminer la science", et s'y emploie en permettant aux scientifiques de diffuser des vidéos. Scivee est d'autant plus intéressant qu'il se divise en deux parties distinctes : d'un côté des vidéos scientifiques à caractère pédagogique ou informatif, et de l'autre des PubCast (publication cast) qui associent à chaque vidéo, l'article scientifique qu'elle vient illustrer. Cette dernière catégorie est redoutablement efficace puisqu'elle permet - au choix - de faire figurer en face dudit article une interview du chercheur parlant de sa recherche et du contenu de son article, ou bien encore le film de l'expérimentation décrite dans l'article.
  • Des revues ...
  • La Criée est un blog, plus précisément "une tentative de distribution gratuite de périodiques gratuits mais non sans valeur. Elle est destinée à rendre utilisables rapidement les signets que je réunis pour alimenter AURELIE, le catalogue des périodiques électroniques du SCD de l’Université Toulouse 2." Possibilité de naviguer dans les catégories qui reprennent les 10 principales entrées de la Dewey. (Via MSEDoc)
  • Des droits ...
  • Une présentation de 6 minutes, réalisée par des bibliothécaires, pour expliquer aux chercheurs et scientifiques quels sont leurs droits (d'auteur) et comment in fine le conjuguer avec leurs devoirs (de chercheurs). (Via Pintini)

Livre sans Issuu

Repéré chez Aldus qui le tenait lui-même de chez La Feuille , le service Issuu est un nouveau site-web-widget permettant "d'éditer", de visionner sur le mode du feuilletage, et de widgetiser un livre sur un site Web (ou dans votre blog, ou dans votre réseau social).
Hubert Guillaud est incontestablement le champion du monde toutes catégories du traquage de widgets éditoriaux et son blog regorge de liens vers d'autres services semblables. Mais le service Issuu, s'il "n'invente rien", m'a vraiment impressionné par la facilité de mise en place et la qualité ergonomique de la restitution graphique du livre. Je n'ai fait qu'un petit essai avec le seul pavé que j'avais sous la main (ma thèse) et le résultat est là (un double-click sur le widget idoine vous permettra de le visionner en taille réelle, sinon, cliquez par là) :

En dehors du domaine de l'édition "stricto sensu", ce ne sont pas les scénarios d'usage qui manquent :

  • dans le cadre de l'accès à des ouvrages précieux ou rares en bibliothèque
  • pour consulter des documents ou des supports de cours à l'université (ça changera nos étudiants de l'éternel powerpoint ou du vieux pdf qu'ils téléchargent tous mais qu'aucun ne lit ...)
  • ...

BiblioGame

Alors là vraiment je suis content. Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué mais le monde des bibliothèques sort de plus en plus fréquemment des clous institutionnels qui ont longtemps pesé sur lui comme une gangue. Voilà déjà quelques temps que le bibliothécaire est devenu le chantre de l'auto-dérision via un jubilatoire guide du bibliothécais sans peine. Qu'il nous a initié aux arcanes bibliothéconomiques avec un subtil et nécessaire décalage, qu'il a publié le calendrier 2008 de ses propres stéréotypes, qu'il s'est fait coquin, libidineux. Les 3 "S" du Succès (d'audience) : Sexe, Sarcasme et Stéréotypes. Qu'il est loin mon pays qu'il est loin le cliché du (de la) bibliothécaire vêtu(e) seulement de son austérité et d'un pull en laine à grosse maille.
Il ne manquait plus aux bibliothécaires qu'à devenir des gamers. Des accros de jeu d'arcade. Et bien - et ce sera le lien du week-end - c'est désormais chose faite. Et doublement s'il vous plaît.
Dans le premier jeu, "I'll get it", vous êtes un étudiant qui travaille en bibliothèque et doit répondre au mieux aux attentes d'usagers pressés et irrascibles (qui a dit pléonasme ?).
Dans le second (moins fun mais très addictif), "Within Range", vous devez remettre en rayon, dans un temps limité, des piles de bouquins, en suivant le plan de classification de la bibliothèque du Congrès.
Les deux jeux sont développés en flash et sont une initiative des bibliothèques de l'université Carnegie Mellon. Et moi je sais ce que je vais faire pendant mes cours d'indexation et de bibliothéconomie avec mes jeunes étudiant(e)s :-))
Et en cadeau bonus : la même page vous propose des liens vers deux autres bibliogames online : Quarantined (jeu de rôle avec questions bibliothéconomiques à l'appui), Information Literacy Game (mélange entre "questions pour un champion" et le jeu de l'oie).
Tous ces jeux sont le résultat d'un très sérieux colloque organisé en Juillet 2007 par les non moins sérieuses ALA et ACRL et baptisé "Gaming, Learning and Libraries".
Same player, shoot again :-)

MareLibri : un nouvel Electre ?

Le portail de recherche MareLibri.com vous offre l'accès aux références de 20.000.000 titres en ligne, proposés par plus de 2.000 librairies. L'initiative en revient à 5 sites européens dédiés à la littérature (notamment les livres "rares" et "anciens") qui ont uni leurs forces et leurs catalogues pour proposer ce portail très très très intéressant (et gratuit). Outre l'intérêt du "volume" et de la nature des ouvrages accessibles, il faut saluer la sobriété et l'efficacité de l'interface : une recherche avancée avec tout le nécessaire (par titre, par auteur, par librairie, par thème, par ISBN), la possibilité d'afficher les résultats avec un tri "par auteur", "par pertinence" ou "par prix", et la possibilité de recevoir les résultats d'une recherche par mail ou en .pdf, ainsi que de s'y abonner via un fil RSS.
Tout y est ma bonne Dame ! Seule l'entrée par "Catalogue thématique" ne fonctionnait pas ah ben si c'est réparé, mais le site est en bêta test, donc on leur pardonne. Quand on voit tout l'intérêt de ce genre de portail, on regrette d'autant plus de n'apercevoir aucun frémissement dans le projet de portail de la librairie indépendante (à moins qu'à trop frémir et qu'à force de se disperser, il ne finisse par se dissoudre ...)
(Découvert via Brainsfeed)

RSS : Révolution Surestimée ou Sous-exploitée ?

La syndication de contenu est une technologie - à mon avis - clé. Un billet de début décembre de Christophe Asselin nous révèle qu'elle est en revanche encore largement sous-utilisée, notamment et un peu paradoxalement par les "professionnels" de l'information. Un constat que je ne peux de mon côté que confirmer. Ce rapide tutoriel vidéo de 3 minutes mis en ligne par bibliobsession permettra peut-être de faire un peu avancer les choses.
De mon côté je continue de croire que si une énorme chantier de formation reste à ouvrir sur cette question (parmi d'autres), l'intégration de la syndication de contenus dans les fonctionalités standard des navigateurs et autres logiciels de courier électronique finira par rendre transparente la maîtrise des flux informationnels de type RSS. Enfin, du côté des outils "dédiés" (agrégateurs RSS), saluons le passage en version gratuite de NetNewsWire, le meilleur lecteur RSS pour Mac.

Fini les vacances, c'est la rentrée ...

Côté moteurs/wikipédia/knol :

  • On a donc pas mal parlé avant et pendant les vacances du projet de Google concernant son "encyclopédie" Knol : dans Ecrans, Florence Devouard s'inquiète à raison en rappelant que 50 % du traffic vient directement de Google. Google Blogoscoped y revient également en soulignant l'argument selon lequel Google ne pouvait plus accepter de voir partir tout ce traffic "non-monétisé" vers un site (wikipedia) indiquant qu'il refuserait toujours la publicité.
  • Voir aussi la rapide analyse comparative de ReadWriteWeb entre Knol, Wikia, Wikipedia et Mahalo autour des trois mamelles de l'argent, de l'attention (comme vecteur de monétisation) et de l'altruisme (comme contribution à la somme des connaissances disponibles).

Côté réseaux sociaux, moteurs de recherche et scientométrie :

  • Medline nous avait déjà habitués à son goût des interfaces innovantes. En voici une nouvelle baptisée GoPubMed qui permet, sur la base d'une recherche de faire émerger des "réseaux sociaux" à partir des noms d'auteurs d'articles et de leurs adresses de courier électronique (Via Cismef). En fait, plutôt qu'un réseau social (ce qui est l'argumentaire marketing du lancement de ce nouveau service), c'est bien de scientométrie qu'il s'agit, c'est à dire de la capacité, via un moteur sémantique, de repérer des collaboratoires, des "collèges invisibles", et de cerner en un instant sur un thème donné, l'état des publications en la matière et les chercheurs les plus en vue. Exemple : en entrant le terme "stuttering" (bégaiement) et en cliquant (à gauche dans la rubrique "What") sur "Hot topics", vous visualisez :
    • un "top 20" des auteurs ayant le plus publié sur le sujet
    • un "top 20" des publications classées par pays
    • un "top 20" des journaux dans lesquels on trouve le plus de publications en rapport avec le bégaiement
    • une courbe temporelle vous permettant de visualiser la progression (ou le recul) du nombre de publications par an sur ce sujet
    • une visualisation sous forme de graphe des réseaux de collaboration entre auteurs (répondant à la question "qui publie avec qui ?")
  • c'est à tomber par terre. Et on se prend à rêver d'un tel outil dans le cadre d'un moteur généraliste majeur à vocation scientifique (maiiiis non, pas forcément celui-là, il y a aussi celui-là). Pour mieux comprendre la puissance d'un tel outil : allez le tester, et lisez le communiqué de presse (.pdf).

Côté moteurs tout court :

  • le 7 janvier 2007, il y a donc de cela exactement un an, Jimmy Wales annonçait le lancement de Wikia, le moteur de recherche dont les résultats seraient validés par des humains. Et bien exactement un an plus tard, on nous annonce le lancement de Wikia (en version béta) pour demain, le 7 Janvier 2008 donc. A ce sujet, voir la revue de presse de Christophe Asselin. Le site de la "communauté" wikia est ici, et comme on peut le lire dans le wiki du projet, Wikia compte s'appuyer sur tout l'éventail des technologies de recherche à valeur ajoutée, à savoir la sémantique (= catégorisation), le "réseau social", l'indice de "réputation", et une infrastructure "distribuée". Lancement demain donc, et affaire à suivre de près pour ce nouveau "moteur de recherche open-source collaboratif".

Côté Bibliothèque "2.0" (ou pas ...)

  • Une conférence qui s'est tenue début Novembre à Berkeley sur le sujet des bibliothèques "2.0" avec les supports de présentation accessibles en ligne (supports présentés parfois sous forme classique - un bon vieux powerpoint - parfois sous forme "2.0" - un wiki). Pas de grande nouveauté mais cela vaut le coup de visionner la conférence inaugurale de Meridith Frakas qui embrasse bien la situation (.ppt)
  • l'un des derniers rapports du Pew Internet nous apprend (via 01.net) qu'outre-atlantique, la première raison de fréquentation des bibliothèques est ... le fait d'y trouver une connexion Internet. De quoi largement réalimenter de vieux démons débats, tant sur le taux d'équipement desdites bibliothèques dans notre bel hexagone, que sur la place des technologies d'accès dans ces enceintes et le taux de formation et d'encadrement qui est dévolu à leurs personnels.

Côté Folksonomies & Indexation sociale

Côté néologismes :

  • Saluons l'arrivée de la Zemblanité, exact opposé de la sérendipité et qui désigne "la faculté de faire de façon systématique des découvertes malheureuses, malchanceuses, attendues et n'apportant rien de nouveau." La génèse du concept et sa présentation détaillée sont disponibles sur Urfist-Infos.
  • Saluons (Via Francis Pisani) l'arrivée  de la "mobiquité" : mobilité + ubiquité. Un néologisme qui traduit bien la place de plus en plus importante qu'occupe dans notre société et dans nos comportements informationnels, l'informatique nomade et/ou ambiante.
  • Reste à savoir si ces deux néologismes entreront au panthéon linguistique aux côtés de la blingocratie.

Côté copyright, Fair-Use et autres creative commons

  • Un rapport intitulé : "Recut, Reframe, Recycle: Quoting Copyrighted Material in User-Generated Video" (.pdf). La question posée est de savoir si dans le cadre des sites de médias participatifs donnant lieu à divers remixages (exemple : YouTube), les détournements, parodies, et autres mashups de diverses oeuvres de fiction relèvent - ou non - du cadre du Fair Use (= usage équitable) et échappent donc à la législation du copyright. La réponse du rapport est claire : Oui. Il y a dans ces "oeuvres" de nouveaux éléments (détournement, transformation, remixage) qui les inscrivent dans le cadre de la constitution d'une culture populaire. "Video remix culture does not violate copyright." Les auteurs du rapport rappellent également qu'il est important de sensibiliser aussi bien les "auteurs" que les "remixeurs-amateurs" à la notion de propriété intellectuelle et d'usage équitable, pour que les premiers soient conscients de la richesse que ces remixages peuvent (parfois) apporter à leurs oeuvres, et pour que les seconds travaillent et s'amusent dans le respect de l'oeuvre des premiers. A noter : le site de présentation de l'étude est très bien fait, puisqu'en sus du téléchargement de l'étude proprement dite, il propose également une courte vidéo en rappelant les principales problématiques et conclusions, et propose également de télécharger un fichier excel du corpus de vidéos utilisées. Il propose enfin, pour chaque type de remixage (détournement, critique, débat, illustration, etc ...) les 5 vidéos les plus parlantes. Certaines d'entre elles sont réellement ... parlantes.
  • Et puis vraissemblablement à ne pas rater (je ne l'ai encore pas visionné en entier, mais il est plein d'interviews avec Yochai Benkler et ne peut donc pas être mauvais :-) un documentaire sobrement intitulé "Steal this Film" qui décrypte les enjeux liés à la notion de propriété intellectuelle et plus largement de "diffusion" dans le contexte actuel. Pour les plus pressés, plein d'extraits sur Google Vidéo, pour les autres téléchargement dans plein de formats possibles directement sur le site du documentaire. Il y en a même qui se sont déjà attelés au sous-titrage en français.

Côté traces documentaires identitaires (ou identité numérique si vous préférez) :

  • nos comportements informationnels laissent de plus en plus de place à l'égotisme forcené. Au service de cet égotisme on compte d'ailleurs de plus en plus d'outils tendant à l'illustrer (les divers outils de classement façon "top 50 de quelque chose"), à le renforcer (économie de la réputation), à en faire naître le besoin (via des interfaces navigo-ludiques dont vous êtes le centre et la circonférence), ou à en faire l'alpha et l'oméga d'un modèle économico-sociétal (facebook). C'est l'éternelle histoire de la poule et de l'oeuf.
  • Got dans ses petites cases, nous gratifie d'un éclairant billet sur FOAF (Friend Of A Friend) dont on aimerait effectivement penser que le modèle réellement ouvert qu'il incarne soit l'avenir des protocoles tournant derrière la plupart des réseaux sociaux. Mais je ne peux hélas pas m'empêcher de penser qu'il y a encore bien du chemin à parcourir ... l'heure étant plutôt pour les grosses cylindrées à la centralisation des profils propriétaires ... ce qui doit nous inciter encore davantage a faire plus de place aux initiatives alternatives et technologiquement éprouvées (dont FOAF).

Côté ressources pédagogiques :

Côté voeux, bonnes résolutions et oracles divers :

  • il y a ceux qui ne croient plus aux blogs sous leur forme actuelle (Jean-Michel Salaun et Jean Véronis) ... mais qui continuent heureusement de blogguer :-) De mon coté je reste sur le créneau de l'enthousiasme (peut-être un peu candide), même si - à l'instar des deux précédemment cités - je constate ici et là une raréfaction des pépites blogguesques, nombre de trouvailles ayant visiblement du mal à tenir sur la longueur, ce qu'on aurait du mal à leur reprocher tant il est vrai qu'en dehors d'un projet affirmé de publication (journal, auto-fiction, carnet de recherche, formation à distance), l'exercice du blog est une gymnastique chronophage, et que "le temps de blogguer" n'est pas nécessairement la chose la mieux partagée du monde. Il n'en demeure pas moins qu'en repensant à ce qu'était la pêche informationnelle d'avant et d'après le temps du blog, ce "format éditorial" a tout de même été l'occasion d'entendre de bien belles voix, et de découvrir de fort pertinentes analyses. L'avenir dira ce la forme blog deviendra, mais les potentialités, l'univers de discours offert par une petite quantité de ces "nanopublications" reste pour l'instant et de mon point de vue, essentiel.
  • il y a ceux qui comme Fred Cavazza, se livrent à leur petit exercice de prospective du nouvel an, et ceux qui comme Francis Pisani, font une revue de presse des principaux exercices du genre.

Et mes prédictions à moi ?

  • A l'instar de ce que décrit Christian Fauré à propos du service Twine, je crois que l'ensemble des acteurs majeurs de la recherche d'information (Google, Yahoo! Microsoft) et quelques-uns de leurs challengers (Exalead, Facebook) vont prendre de plus en plus nettement le grand virage de l'hybridation. Une hybridation entre :
    • des espaces et des services collaboratifs,
    • des technologies sémantiques ou sémantisées de représentation et d'agrégation des connaissances,
    • et des algorithmies de recherche "pures" (ou recherche universelle).
  • Je crois que la diversité des contenus va (enfin) atteindre un équilibre longtemps espéré entre le "texte seul" et la vidéo et l'image.
  • Je crois enfin que l'une des grandes questions en terme de recherche (notamment pour les sciences de l'information et de la communication) sera la mise au jour des nouvelles autorités cognitives qui s'articulent aujourd'hui de manière encore un peu floue derrière la monétisation (ou la non-monétsation) des services à base de connaissance (Knol, Wikipedia).
  • De mon côté je retiens comme éléments et tendances majeures de l'année écoulée : les deux nouvelles étapes de la dérives des continents documentaires que sont :
    • d'une part, la synchronisation transparente entre nos activités informationnelles connectées (on-line) et déconnectées (off-line),
    • et d'autre part, la sphère croissante d'indexabilité (notion de "graphe social" pour faire simple) de l'humain au travers de ses innombrables traces documentaires éparses sur le(s) réseau(x).
  • Ce qui me semble frappant au-delà de tout c'est l'avénement imminent et probable d'une nouvelle génération d'algorithmes ayant capacité à représenter sur un même plan des documents toujours plus fragmentaires, des traces identitaires toujours plus documentées, et à transformer toutes ces traces d'attention en vecteurs d'intentions, pour le plus grand bonheur des grandes industries culturelles et des quelques acteurs qui dominent actuellement le marché (et ce au-delà du discours geignard et misérabiliste que s'obstinent à tenir les mêmes industries culturelles). En un mot comme en cent : la redocumentarisation du monde. Il est certain qu'il va falloir être très très très attentif aux Network sciences, car elles seront le creuset plus que probable de cette nouvelle génération d'algorithmes et de modes de représentation, et qu'à mon sens, elles seules ont aujourd'hui la capacité à réunir en un même cadre d'analyse les fronts de recherche les plus innovants, les techniques d'indexation et de représentation du vivant au sens large.
  • Voilà pour le côté vivifiant et optimiste de la chose. Côté pessimiste (mon éternel côté cassandre :-); je crains que nous ne soyons confrontés à une échéance majeure, celle de la médecine personnalisée et/ou médecine "2.0" et/ou médecine désintermédiée. La montée en puissance et la position désormais établie de ces nouveaux prescripteurs planétaires que sont les moteurs de recherche d'une part, la mise à la portée du grand public des technologies de génomique (notamment à des fins d'auto-diagnostic) d'autre part, les rapprochements entre les premiers (moteurs de recherche) et les secondes (sociétés de génomique), et enfin l'engouement de plus en plus explicite chez tous les grands acteurs de l'industrie médicale (et notamment pharmaceutique) pour des modèles de diffusion et d'accès reposant sur du gratuit financé par la publicité va nécessiter, pour le moins, de grands chantiers didactiques si l'on veut éviter d'aller à coup sûr ... droit dans le mur. Va falloir se trouver dare dare un José Bové de la santé comme bien commun de l'humanité. Sinon ...

Bonne année à vous tous :-)

40 ans de l'INRIA

L'INRIA, pour son quarantième anniversaire a convié quelques conférenciers exceptionnels à venir s'exprimer sur les technologies de l'information et leur(s) révolution(s).
Vous pouvez donc entendre et voir :

  • Michel Serres : "Nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive." Il y revient longuement sur la notion d'externalisation (de nos mémoires notamment), ce qu'il appelle dans ses livres "l'exo-darwinisme de la technique". Il y développe également une notion clé : "nous changeons de politique, de religion, de langue (...) dès que nous changeons de support". Je ne vous en dis pas plus, mais la fin de sa conférence vaut son pesant de cacahuètes ... Je ne vous en donne que la formule, mais courrez entendre l'original : "L'ordinateur, c'est votre tête, la tête de Saint Denis" (evêque décapité prenant sa tête dans ses mains).
  • Bernard Stiegler : "Le réseau numérique à l'origine d'un nouveau modèle industriel." Il y parle d'une "économie de la contribution" dont le secteur culturel serait "l'avant-garde". Et il présente surtout longuement "son" logiciel de délinéarisation cinématographique baptisé "Lignes de temps". Enfin, ce que tout le monde appelle le "piratage", Stiegler le décrit comme "la création de relations symboliques entre communautés". C'est quand même plus joli vous ne trouvez pas ? :-)

De quoi commencer ou terminer ses vacances un petit peu plus intelligent qu'avant. Bonnes vacances :-)
(Via Interstices)

lecdi.net

L'initiative (heureuse) m'a été signalée par mail. Le site Lecdi.net est un portail basique mais (très) efficace qui permet d'interroger Internet selon les différentes sources qui le composent. L'essentiel y est : dictionnaires, encyclopédies, moteurs, actualités, statistiques, cartes, mais aussi fiches métiers, ressources pour les "juniors", ainqi qu'une section "lire et écrire" qui vous donne accès à des outils de conjugaison, d'orthographe, de citation.
C'est, pour un public de lycée/collège/étudiants de première année, redoutablement efficace parce que redoutablement basique. Une vraie carte d'orientation des sources et des gisements Internet, correspondant à des besoins et à un déocupage académique déjà bien ancré dans les esprits. De la belle ouvrage à decouvrir donc : lecdi.net
Et bravo à son auteur, Philippe Martin, documentaliste de son état.

VidéoLectures

VideosLectures est un site ayant vocation à héberger des vidéos "scientifiques" (conférences et cours magistraux essentiellement). Si le domaine de l'informatique y est surreprésenté, on y trouvera, à côté, quelques vidéos intéressantes :

En plus des vidéos, la plupart sont associées et synchronisées avec les slides ayant servi lors de la présentation (quel bonheur de pouvoir aller directement écouter "le" slide qui a retenu notre attention). La navigation dans le site est efficace (vidéos les plus vues, navigation par catégories et sous-catégories thématiques, par genre - tutoriel, interview -, par auteur, etc ...)
A vous d'y dénicher votre bonheur :-)
(Via : Savoirs en Réseau)

Information R/evolution.

Si un jour on décide de créer les oscars (ou les césars) de la pédagogie numérique, il ne faudra pas oublier d'en donner un à Michael Wesh. Il était déjà l'auteur du remarquable The Machine is Us/ing us et il vient de récidiver avec une nouvelle vidéo intitulée Information R/evolution. Un peu moins percutante que la première, mais ne chipotons pas, c'est du bon, du très bon, du très très bon.
Et puis du même auteur, mais dans un autre genre, ne manquez pas non plus : "A vision of students today", où comment réinvestir l'anonymat des amphithéâtres, avec la participation de ceux qui les peuplent. Révélateur à plus d'un titre.
Le projet de Michael Wesh a propos de l'ethnographie digitale est expliqué ici ... en vidéo. Il existe aussi un site web dédié à son cours/projet/groupe de recherche, lequel site reprend toutes les vidéos de Wesh mais met également en ligne celles réalisées par ses étudiants. Et bien sûr, vous avez aussi le blog du cours/projet/groupe de recherche. C'est-y-pas beau l'enseignement 2.0 ;-) ?

(Via Brouehaha)

Robots de méta(l)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la balise Meta "robots" permettant de contrôler l'indexation de vos pages par les moteurs de recherche, est rappelé sur cette page, avec en sus quelques pointeurs vers d'autres pages de référence sur la question.

PageRank simulation

Hubert Wassner est professeur d'informatique à l'Esiea (école d'ingénieur) et il tient un blog, sur lequel il nous propose un article très bien fait sur le fonctionnement de l'algorithme Pagerank. Mais ce n'est pas tout, l'article est livré avec une applet java pédagogico-ludique qui permet de simuler le fonctionnement dudit PageRank.

Adwords en vidéo

Sur le site du JdN, une petite vidéo explicative et pas-à-pas sur la création d'une annonce publicitaire sur Google Adwords.

Evolution des ressources numériques en bibliothèque

"Evolution des ressources numériques en bibliothèque". C'est le titre de la formation de 3 heures que j'assurais l'autre jour auprès du CNFPT d'Angers (Pays de la Loire). Au menu, tenter de faire passer les enjeux et les modalités de la numérisation. Et tenter de "penser ensemble" :

  • des problématiques bibliothéconomiques/métier
  • des logiques d'accompagnement aux usages
  • des facteurs "macro"économiques relevant de l'arrivée sur ce créneau/marché de nouveaux acteurs (les moteurs de recherche)

Discussion et le débat nourris ... Avec une énorme demande de formation (un peu plus sur ces questions et peut-être un peu moins sur le catalogage ...) de la part de ces professionnels, conscients des enjeux qui se découvrent aujourd'hui, désireux d'accompagner ces changements, mais souvent démunis devant des horizons et des problématiques qu'ils découvrent ou dont ils ne perçoivent que la partie "émergée".
Le support est là : Téléchargement bibnumcnfpt07.ppt

Autour du livre numérique

Via Pintini, je découvre le site du NEF (Net des Etudes Françaises) avec notamment une très complète chronologie du "livre numérique" de 1971 à aujourd'hui. Les autres dossiers réalisés par Marie Lebert se révèlent également précieux sur la question.

Berkeley en Tube

L'université de Berkeley (dont je vous parlais déjà ici), vient de créer sa propre chaîne sur YouTube. C'est tout naturellement qu'elle y déposera donc les sessions filmées de la plupart des cours qui y sont dispensés, dont le remarquable cours sur les moteurs de recherche avec (entre autres) S. Brin, H. Varian comme professeurs.
Cette diffusion n'est pas réellement une nouveauté. Depuis longtemps, et comme rappelé dans un de mes précédents billets, l'université de Berkeley avait déjà franchi le pas de la mise en ligne de ses cours. Ce qui est visé ici, c'est la visibilité accordée aux cours, et donc à l'université (qui n'en a pourtant guère besoin). En ouvrant sa chaîne sur YouTube, Berkeley s'engage dans une opération de communication visant à renforcer sa visibilité et ce dans une "logique d'accès" dont j'ai déjà largement parlé dans ces colonnes. Plus globalement, cette stratégie s'inscrit dans la perspective globale des "Youniversités". Une perspective qui affleure  tout aussi clairement derrière le programme ITunesU (pour Universités) visant là encore à mettre à disposition des contenus universitaires, et auquel la même université de Berkeley (et d'autres : Stanford, MIT ...) adhère également.
Il serait grand temps que les universités, grandes écoles et autres Collèges de France jouent également le jeu de l'accès et de ces sites "Mainstream" pour la diffusion et la valorisation de la recherche française, et ce en complément des solutions déjà mises en place (diffusion locale ou sur des bouquets thématiques de type Canal-U). C'est là clairement l'une des solutions qui devrait répondre efficacement aux questions qu'à l'image de sa collègue Christine Albanel, Valérie Pécresse devrait se poser.

(Via Didier Durand)

Over the top

Pendant que je m'échine à mettre en place pour chacun de mes cours un joli "blog du cours", avec rappel des notions clés, bibliographie et webographie et toutikwantie, j'essaie toujours de redevenir étudiant aussi souvent que possible. Et puisque j'ai le choix, je pars suivre les meilleurs cours du monde dans la meilleure école du monde pour les sciences de l'information, ou plus exactement, "l'Information Management". Berkeley, SIMS, le cours i141 intitulé : Outils de recherche : technologie, aspects sociétaux et modèle d'affaire (business). Ils ont démarré à peu près comme les étudiants de chez nous (en IUT), c'est à dire début Septembre. Mais ils ont déjà eu comme intervenants : Jan Pedersen (Yahoo!Search), Daniel Russel (Google), Hal Varian ... et ceux à venir sont du même calibre. Naturellement, chacune des interventions est filmée, et chaque intervenant laisse à disposition un support ppt et/ou pdf de son intervention. Et le tout est accessible pour tout le monde. Y compris pour l'enseignant/étudiant de l'autre bout du monde que je suis. Pour les accrocs, vous pouvez vous refaire également le même cours mais avec les intervenants de 2005.
Bref, la meilleure formation continue qui soit (en plus c'est rassurant, en comparant les pauvrepoints de ces pointures dans la meilleure école "d'Information Management" du monde et les miens, je ne suis pas trop à l'Ouest, et je reste moins cher que Hal Varian ;-).
Enjoy :-)

(P.S. : oui je sais le titre de ce billet n'a pas grand chose à voir avec son contenu. Mais je fais ce que je veux. Non mais !)

Nantilus : pub.

L'université de Nantes (qui m'emploie), vient de se doter - il était temps diront les mauvaises langues dont je ne suis pas - d'un très joli portail documentaire baptisé Nantilus. Catalogue, revues, thèses, mémoires, accès au Sudoc et tout le toutim. Un outil qui tombe à pic pour l'ensemble des étudiants du campus qui devaient jusqu'ici se contenter de pages euh ... comment dire ... relativement archaïques. Et on y trouve même un didacticiel (moins joli mais bien pensé) de méthodologie documentaire.

Archives sonores de la BPI

La BPI vient de mettre en ligne ses archives sonores (essentiellement des conférences). Encore peu de documents pour le moment, mais déjà quelques incontournables (tout au moins sur les questions dont traite ce blog) :

Un fil RSS est disponible sur le site permettant de se tenir informé des derniers ajouts.

Ressources pédagogiques

Je continue d'expurger mon agrégateur avant les vacances ...

Lecture critique d'articles

Sur cette page, un cours dispensé en faculté de médecine pour aider à developper un esprit critique dans la lecture des articles scientifiques. Mis à part les exemples qui paraîtront nécessairement ardus aux non spécialistes, l'ensemble du cours s'inscrit parfaitement dans une logique de formation à "l'information literacy"  et peut aisément être transposé à d'autres disciplines.

(Via Le Babouin)

Histoire de moteurs.

Un site qui traînait au fond de mon agrégateur depuis quelques temps : une assez complète et très concise histoire des moteurs de recherche à découvrir sur le site Searchenginehistory.com. C'était l'époque où l'on cherchait non pas "sur la toile" mais dans les entrailles de sites FTP, où l'on effectuait ces mêmes recherche sur des chaînes de caractères selon l'adressage relatif des URLs. Les "Google", "Exalead" et autres "Yahoo!" de l'époque s'appelaient "Wais", "Archie", "Gopher", "Veronica". Et déjà à l'époque, je trouvais ça génial. Alors imaginez maintenant ;-) Pour celles et ceux que cela pourrait tenter, il est encore possible de faire de la recherche d'information comme dans les années 1990 en utilisant ce bon vieil Archie. Spéciale dédicace à tous mes étudiants (qui ne liront pas ce billet vu qu'ils ont fini leurs cours aujourd'hui) : quand vous l'aurez essayé (Archie), vous ne pourrez plus me dire que "c'est trop compliqué d'utiliser Exalead, y'a trop de trucs" :-)

Congrès ABF Nantes 2007

Voici donc le support (Téléchargement abfjuin.ppt) utilisé lors du congrès ABF à Nantes dont je vous parlais ici.

Un congrès stimulant et enrichissant, même si je n'ai pas assisté à la totalité des débats et si ma présentation à propos des Folksonomies a reçu de la part de l'assemblé des bibliothécaires présents, un accueil "poli" avec une absence de questions qui attestait (peut-être) d'une vive interrogation (crainte ? incompréhension ?) sur ces pratiques d'indexation sociale. Pourtant j'ai été soft ;-)

Pour les amateurs du service, le pauvrepoint est aussi disponible sur Slideshare.

Le campus qui ne dort jamais.

Dans le sillage de la récente annonce d'Amazon, Apple lance la version 7.2 de son logiciel ITunes, version qui intègre une nouvelle offre "garantie sans DRM", laquelle offre coûtera 30 cents (1.29$) de plus qu'un titre avec DRM (0.99$). Naturellement vous pourrez dé-DRMiser vos titres et albums actuels en vous acquittant de 30 cents par titre. Une bonne occasion pour les majors signataires (EMI notamment) de se faire un peu de "thune" en vendant 2 fois le même produit :-((
Un ITunes qui par ailleurs s'inscrit de plus en plus dans le cadre des pratiques universitaires, inscription dont je vous parlais déjà en Janvier 2006, et qui se confirme donc avec le lancement de "ITunes U", "ITunes pour l'université" dont le slogan est : "Le campus qui ne dort jamais". Une fois ITunes lancé (rappel, ITunes fonctionne AUSSI sur PC), il vous donne accès via le ITunes Store à l'offre de campus au rang desquels, Berkeley, Stanford et le MIT pour ne citer que les plus évocateurs. L'offre devient ensuite hétérogène - à l'exception de sa bien naturelle et homogène gratuité -, chaque campus offrant des ressources différentes (cours magistraux, lectures, fichiers sons et/ou vidéos), dans des champs disciplinaires qui vont eux mêmes de la physique des hautes énergies aux humanités les plus classiques, avec un évential pouvant aller d'une dizaines de podcasts à plusieurs centaines, voire quelques milliers. Et l'on se prend à rêver d'un moteur de recherche un peu structuré reprenant ces contenus alléchants et permettant d'un peu mieux s'y retrouver qu'avec le seul moyen du moteur de recherche de l'ITunes Store :-(

Bon faut que je vous laisse, je vais faire un peu de formation continue via les quarante heures de cours "d'histoire de l'information" assurés par Paul Duguid à l'université de Berkeley :-)

(Via Pointblog & Technaute)

Ressources pédagogiques en vrac ...

Côté moteurs de recherche tout d'abord, le très bon blog Googlinside nous livre sous forme de 2 billets démarrant par "Dis maman c'est quoi ..." :

Basique mais efficace. Côté moteurs toujours, l'inégalable SearchEngineLand via sa rubrique "Search Illustrated" fait le pari de résumer en une seule image :

A voir cette fois sur le Jounal du Net une petite histoire des technologies et supports de stockage
Basique encore mais efficace et complet, un petit cours de recherche documentaire depuis la définition du sujet aux normes de citation.

Moteurs bibliographiques

Google, Google Scholar, Citeseer, ScienceDIrect, IEEE explore, ACM DL, CSB, PuMeb, IngentaConnect, Netbib, ISI Web of knowledge, ArXiv et quelques autres : au total une bonne douzaine de moteurs de recherche bibliographiques passés au crible selon 5 critères :

  1. domaines couverts
  2. champs et opérateurs de recherche acceptés
  3. possibilité d'export en différents formats bibliographiques
  4. possibilité d'obtenir une copie électronique
  5. modèle gratuit ou payant.

Aucune prétention "scientifique" dans cette étude très empirique, mais un bon indicateur de l'état de l'art en la matière.

(Via Academic Productivity)

Bibliothèques, données et moissonnage 2.0

Très vite une petite revue de liens :

  • un Wiki sur le futur des bibliothèques, des catalogues et des (méta)données.
  • la biblioblogosphère française s'organise via 2 "méta"agrégateurs : ici (génèse du projet ici) et
  • Visualiser sous forme de nuage de tag les différents éléments du format MARC (âmes bibliothéconomiques sensibles s'abstenir)
  • l'Open Content Index : une tentative de ré-étalonnage bibliographique d'une masse d'informations de plus en plus intéressante mais aussi de plus en plus dispersée.
  • une tentative d'organisation à laquelle contribue également Revues.org via leur dépôt OAI :
    • Reprise du message publié sur Biblio-fr : "Ce dépôt vous propose, à ce jour, les métadonnées de 19359 articles issus de 59 revues de sciences humaines et sociales publiées en ligne sur notre portail. Ces métadonnées sont  structurées en Dublin Core simple. Dans le futur, elles seront enrichies afin d'offrir plus de précision et de granularité
      dans la description des articles et des collections  (Dublin Core qualifié et METS).
      La liste des publications concernées est accessible à l'adresse suivante : http://oai.revues.org/archives.php
      "

Ecole ouverte

A découvrir, le portail "Ecole ouverte" de l'ENS Lettres et sciences humaines. Au programme : des séminaires, des cours, des "leçons", des dossiers. Un seul petit regret, pas Et en plus plein de de fils RSS pour se tenir au courant des nouveautés. Les contenus sont au rendez-vous, essentiellement sous forme de séances vidéos.
Si lesdits contenus sont souvent très très spécialisés comme ces 10 heures de cours de Syriaque oriental, on trouve aussi beaucoup de préparations aux agrégations (lettres, économie ...) et nombre de conférences enregistrées. Dans cette série, ne manquez pas le séminaire "économie politique du document numérique", avec une conférence à suivre d'Hervé Le Crosnier autour des DRM.
Vous pourrez aussi vous régaler du cycle des "Jeudis du numérique", avec toute une série sur le livre électronique :

Soit un excellent avant-goût de la journée qui se tiendra le Vendredi 1er Juin 2007 à l'IUT de la Roche sur Yon ... affaire à suivre mais :

  • si le livre numérique vous intéresse
  • et si vous souhaitez en débattre avec des professionnels de la "chaîne du livre" (bibliothèques, éditeurs, libraires, auteurs et chercheurs)

Alors réservez déjà votre journée :-)

Blogs à l'ADDNB

Petit tour aujourd'hui sur la capitale à l'invitation du président de l'ADDNB, pour parler de blogs de bibliothèques. Mon support d'intervention est disponible là ==> Téléchargement addnbblog.ppt <==
En l'occurence, je vous recommande plutôt de regarder directement ma pénultième diapositive, laquelle pointe vers 3 supports incontournables en matière de blogs de biblio/médiathèque.
Ma camarade de jeu de la matinée était Michele Battisti de l'ADBS, venue présenter les précautions juridiques à prendre, notamment dans le cadre de blogs d'institutions publiques. Son support devrait être bientôt disponible sur le site de l'ADDNB. Il contient quelques fondamentaux qu'il est toujours bon de rappeler, même si l'on s'aperçoit vite qu'en la matière et sauf cas particulier, c'est le plus souvent la règle du "fair use" qui prévaut.

Pédagogie booléenne

De l'intérêt des opérateurs booléens ...
De l'intérêt de la compréhension des techniques avancées de requêtage ...
Et de l'intérêt d'une approche pédagogique adaptée (Mérieu dirait "différenciée") sur l'usage des moteurs de recherche.
J'avais eu la personne Frédéric un étudiant (très) doué, et je le retrouve - sans surprise - avisé et fin pédagogue. Hop, je lui pique son exemple pour mes prochains cours :-)

Update de longtemps après : Francis Pisani revient sur cette astuce (visiblement très datée à l'échelle du net). Lire aussi les commentaires (légèrement trollés) de son billet.

Architecture de l'information et puissance graphique

Richard Saul Wurman est architecte. Il est également graphiste. Il est l'auteur de (très) nombreux ouvrages dont quelques bestsellers. Il est également à l'origine des conférences TED (Technology Entertainment Design) au cours desquelles des choses passionnantes se racontent :

  • Jimmy Wales en février 2005 à propos du système de gestion de Wikipédia (vidéo)
  • Mena Trott (la mère de Loïc Le Meur ;-) en 2006 à propos du potentiel des blogs (vidéo)
  • Nicolas Negroponte à propos de l'ordinateur portable à 100 $ (vidéo)
  • ... j'en passe et des meilleurs.

Mais revenons-en à Richard Saul Wurman, qui (d'après Wikipedia) a notamment forgé en 1976 le terme "d'information  architect", terme qui prend aujourd'hui tout son sens.
Parmi les oeuvres du bonhomme, je découvre fortuitement le site "Understanding USA" dont la simple présentation en dit suffisamment sur cette discipline qu'est le design informationnel. Site dans lequel je vous recommande tout particulièrement - même s'ils datent un peu, les derniers chiffres mentionnés remontent à 2000 - le chapitre sur les technologies de l'information (aussi disponible en pdf) et celui sur les médias (pdf itou) : ils illustrent de manière parfaitement synthétique nombre des problématiques actuelles concernant l'accès à l'information, la surcharge cognitive, etc, etc.
A redécouvrir.

Livre en révolution : Introducing the book

Dans la série des vidéos virales, après celle du texte (ethnographie digitale), voici celle du livre. (supprimée par l'auteur, mais republiée ici)
Aussi monthy-pythonesque que pédagogique pour illustrer le révolution que constitue toujours un changement de support pour les usagers.
Dans la même veine, notons aussi que certains n'hésitent pas à faire oeuvre archéologique en exhibant, preuve iconographique à l'appui, l'appareil permettant de générer des flux RSS en papier :-)