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Rencontres RPIST 2009.

Me voici de retour de Nancy où j'étais invité par l'Inist pour causer de la question de l'identité numérique des chercheurs.
Et voici donc le diaporama slideshare avec Ô merveille les notes correspondant à chaque diapo (regarder l'onglet "Notes" sous la présentation depuis le site Slideshare)
Mes fans et mes plus grand détracteurs pourront observer que l'ADBJP ("association pour la défense du bandeau jaune dans les pauvrepoints") a encore frappé.

J'intervenais juste après Hervé Le Crosnier, ce qui n'est jamais chose facile, surtout quand ce dernier a passé la soirée à vous répéter que "il fallait faire le show", le tout en patientant 1h30 dans un ersatz de pizzeria en buvant du gris de toul et en lapidant mentalement le serveur qui, quand il n'apportait pas une assiette de pâtes en lieu et place d'une pizza Roma après une demi-heure de commande, se souvenait soudain (après une autre demi-heure d'attente) que j'avais aussi pris une salade en entrée. Bon. Globalement on a l'air de pas s'en être trop mal sortis ... mais vous pourrez très bientôt juger sur pièce étant donné que la vidéo des interventions sera prochainement disponible sur le site des RPIST.
A part ça, bonne nouvelle, pour le prix d'une chambre dans un hôtel IBIS, vous avez droit à une connexion internet gratuite. La dernière fois ça m'avait coûté 15 euros pour une heure de connexion (pourrie). Vive les hôtels Ibis donc.
Vous pouvez aussi consulter le hashtag RPIST sur Twitter pour voir tout ce qu'en ont retenu les participants qui ne dormaient pas (et qui avaient réussi à pirater le Wifi local).
Voila. Voila.
A part ça toujours, mais dans un prochain billet, je reviendrai vous parler du "off" de ces rencontres. Je vous raconterai comment j'ai voyagé dans le train à côté d'un consultant qui intervenait pendant les rencontres, et qui expliquait doctement à son associée (sa secrétaire ?) que le pauvrepoint qu'elle lui avait préparée n'allait pas du tout, et qu'il n'allait pas parler de revues.org parce que ce n'était pas dans la cible stratégique (ou un truc comme ça ...) et que "ah bon tu leur as déjà envoyé le powerpoint ? Ah bon c'est embêtant ça." Délicieux voyage vous dis-je. Je viendrai également vous reparler de la manière dont l'Inist vend 15 euros des articles (les miens notamment) déposés dans une archive ouverte (archivesic par exemple) et pour certains sous licence creative commons "attribution - non-commercial", le tout dans une interface qui ne néglige pas les publicités sponsorisées du moteur Google, donnant à celle-ci (l'interface), l'air de ces entrées d'agglomérations défigurées par de gigantesques panneaux publicitaires (si vous n'avez pas la patience d'attendre mon billet, vous pouvez déjà vous mettre celui relayant l'étrange politique tarifaire de l'Inist sous la dent).
Et puis dans la série ça n'intéresse personne, sachez que pendant qu'Hervé Le Crosnier était assailli par ses fans, le valeureux Dominique Cardon et moi-même nous sommes faits refouler (temporairement) du buffet sous prétexte qu'il fallait d'abord le prendre en photo (le buffet).
Sachez aussi que le même Hervé Le Crosnier à réussi à me convaincre (il est fort) d'arrêter de faire figurer le "temps de rédaction de ce billet" à la fin des billets d'Affordance. Pas de taylorisation de la recherche. Merci hervé :-)
Enfin une pensée spéciale pour ce verbatim recueilli au moment de mon départ : "Je suis contente de vous avoir rencontré en vrai. Parce que je vous imaginais petit et gros." Pour quelqu'un venu parler du nécessaire contrôle de leur identité numérique par les chercheurs, cela valait la peine d'être souligné ;-)

Wikipédia : l'emblème du web 2.0

La vidéo de ma dernière intervention à Poitiers pour parler de Wikipédia est désormais disponible en ligne (le pôvrepoint est lui aussi visible ici ou )
Grand merci au service audiovisuel de la MSHS de l'université de Poitiers et n'hésitez pas parcourir les autres ressources disponibles sur leur chaîne Internet.

<p>&lt;p&gt;&amp;lt;object style=&amp;quot;width:320px;height:260px&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=&amp;quot;movie&amp;quot; value=&amp;quot;http://uptv.univ-poitiers.fr/web/data/flvplayer.swf?file=http://chronos.campus.univ-poitiers.fr/flv/wikipedia-ertzcheid.flv&amp;amp;width=320&amp;amp;height=260&amp;amp;image=http://uptv.univ-poitiers.fr/web/data/vignettes/s068141348.gif&amp;amp;usefullscreen=false&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;param name=&amp;quot;quality&amp;quot; value=&amp;quot;high&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;/object&amp;gt;&lt;/p&gt;</p>

Wikipedia et les encyclopédies collaboratives : censurer ou former ? - Wikipédia ou l'emblème du web 2.0

Intervenant(s) : Angel Clémares. Olivier Ertzscheid.

Date de publication : 27/05/2009

Durée : 00h 35min 47s

UPtv, la chaîne internet de l'Université de Poitiers

2 Juin : le Futur du Livre, tel qu’ils l’imaginent, qu’ils le rêvent.

3 personnages dont le dialogue s'annonce passionnant.

  • Robert Stein intervient régulièrement à l’université de New York et dirige l’Institut du futur du livre
  • Cory McCloud est intégrateur Web et Président de la société GiantChair
  • Alain Pierrot est un enseignant passé à l’édition dans les années 80, à l’occasion du développement de l’informatique personnelle.


Toutes les infos sur cette journée sont ici.

Wikipédia : former ou censurer ?

D'habitude le mercredi c'est le jour des enfants (piscine, tennis, devoirs, légos, playmobils). Aujourd'hui, exceptionnellement, c'était journée Wikipédia à Poitiers.
Journée intéressante à l'initiative de la MSHS de l'université de Poitiers, nourrie des réflexions croisées de Wikipédiens, de juristes, de journalistes et d'universitaires. La journée était filmée, et devrait être prochainement disponible sur UPtv.
Ma présentation.

Enjeux pour l'IST aujourd'hui.

Grand débat : "Enjeux pour l'IST aujourd'hu

i", le 2 juin au CNAM.
A l'initiative de la Chaire d'Ingénierie documentaire du CNAM avec l'appui de plusieurs collègues français, acteurs de l'IST, nous proposons un débat public sur les enjeux de l'organisation de l'Information scientifique et technique aujourd'hui et de sa politique publique nationale d'encadrement :
A l’heure de la e-science, de l’internationalisation de la recherche et de l'enseignement, du déploiement des politiques de l’open access, cet échange vise à débattre avec les acteurs nationaux des enjeux majeurs, des difficultés rencontrées, des projets qu'il conviendrait de mener ensemble.

Le débat s’articulera autour des thématiques suivantes, sans pour autant le limiter :

- Coordination des acteurs nationaux et impulsion des projets : faut-il  un JISC français ?
- Architecture distribuée ou centralisée de l’IST aujourd’hui ? conditions ?
- Qualité des services : coordination, non-redondance, complémentarités ?
- Public/privé : partage des rôles et équilibre à trouver

Nous serions ravis que vous nous rejoigniez pour débattre ensemble le 2 juin de 14h à 17h au CNAM-Paris. Amphi 1 (G. Planté) , 2 rue Conté, 75003 Paris
Plan: http://www.cnam.fr/adminsite/photo.jsp?ID_PHOTO=1147941706053

Organismes de recherche et d'enseignement supérieur, professionnels de l'information et de l'édition, responsables de services d'IST, de plateformes sont attendus. Ont déjà, confirmé leur présence: CCSD, Cléo/revues.org, représentants de Persée, de Cairn, des Urfists, Universitaires...

Merci d'envoyer un message pour signaler votre présence à elodie.ozanne@cnam.fr

Médiatisation du mouvement universitaire.

Que retenir d’un débat sur « la médiatisation du mouvement universitaire » réunissant des universitaires (Valérie Robert - porte-parole SLU, Cyril Lemieux, Sophie Pène et moi-même) et des journalistes (Jade Lindgaard de Mediapart, Sylvestre Huet de Libération, Luc Cédelle du Monde et Ixchel Delaporte de l’Humanité) ? 


Au moins 3 conceptions du journaliste, sinon du journalisme. Ou à tout le moins du journalis(m/t)e d’opinion. Soit dit en passant, je ne livre ici qu’un point de vue subjectif sur « ma » perception du débat, lequel point de vue est donc à ranger dans la catégorie « billet d’opinion », n’allez pas en tirer de généralisations hâtives.
Commençons par une petite digression. Je me suis biberonné ces dernières semaines aux émissions « arrêt sur images » et « ligne jaune », deux émissions dans la dernière livraison desquelles pointait notamment le débat et l’éternelle question du journalisme d’opinion et/ou de la neutralité/objectivité de la presse, lesquelles émissions ont (peut-être ...) très légèrement conditionné ma perception de ce débat.

Mais revenons au débat
et évacuons (pardon pour eux) d’entrée l’Humanité. La posture était claire : il s’agit bien de presse d’opinion, laquelle presse est là pour « accompagner le mouvement ». Certes en se basant sur du factuel, mais dans une logique d’accompagnement desdits faits qui ne cherche pas à masquer sa coloration idéologique.
Deuxième cas : celui de Médiapart avec la vivifiante et acérée prestation de Jade Lindgaard. Nous sommes là dans un journalisme d’investigation en train de chercher sa place dans la jungle de l’internet (spéciale dédicace à Frédéric Lefevre). Ici encore la posture fut claire : Mediapart ne se présente pas comme un journal d’opinion, il se veut un journal d’analyse et d’investigation (sans pour autant cacher son opinion ...) et il se donne les moyens d’investiger et d’analyser, notamment grâce aux formats (longs) que permet le web et qu’interdit la presse papier.

"Fabriquer l'opinion."

Troisième cas, celui du Monde, représenté ce jour par Luc Cédelle. Notons d’abord que dans le contexte de guerre déclarée entre le Monde et les acteurs du mouvement universitaire, la présence de Luc Cédelle était courageuse, la salle ne lui étant pas entièrement acquise d’avance (euphémisme).
Quatrième cas, LE cas du journaliste blogueur, Sylvestre Huet, qui dans Libé papier est soumis aux contraintes (nombre de signes) et au calendrier de l’actu (ce qui explique que les dossiers fouillés sur le mouvement qu’il a, selon ses dires, moultes fois proposé à Libération n’ont jamais été acceptés ("y’a d’autres actus coco"), et qui dans son blog peut donner libre cours à son journalisme d’opinion assumé. Sylvestre Huet ne s’est pas caché – même s’il ne l’a pas dit comme cela – de chercher à "fabriquer l’opinion." Une fabrique de l’opinion qui n’apparaît pas comme de la manipulation (et ne saurait y être assimilée) dans la mesure où elle qui repose sur deux assises :

  • le devoir d’examiner les faits ("les faits sont têtus") et de démonter les mensonges (y compris et surtout ministériels / étatiques / industriels) quand mensonge il y a (il prit l’exemple de la masterisation censée augmenter à 5 ans la durée d’études qui faisaient déjà … 5 ans …),
  • et la connaissance fine et ancienne du dossier (« l’université ») et de ses acteurs (qu’ils soient ministres, directeurs de cabinet ou leaders syndicaux ou associatifs). 

La perspective diachronique dans laquelle s’inscrit la pratique de Sylvestre Huet lui donne légitimité (et arguments) pour développer son argumentaire, chacun demeurant naturellement libre d’y adhérer ou non, de le lire ou non, et de ne pas en être ni le dupe ni le candide (Sylvestre Huet n'est pas journaliste à Valeurs Actuelles)

Du "off" qui a valeur de "in".

Si l’on n’a pas appris de scoops, certains des présents ont tout de même fait part d’informations « off » assez croustillantes. Ah ben non, je ne vais pas à mon tour vous les révéler, z’aviez qu’à être là :-) Nous avons en tout cas eu plusieurs confirmations transmises comme autant de préoccupants témoignages :

  • dans toutes les rédactions dont le nombre de lecteur en fait un potentiel relai d’opinion, les pressions ministérielles sont bel et bien là, à proportion directe du nombre de lecteurs. Qu’on les appelle "pressions", "tentatives de séduction" ou "déjeuners discussion au ministère" l’exercice de flirt avec le 4ème pouvoir est bel et bien avéré dans le cas de Libé ou du Monde. Dans les deux rédactions desquels journaux on trouve des journalistes qui résistent plus ou moins bien aux "déjeuners discussions" ou aux "pressions" ...
  • ce qui est en train d’arriver aux universités relève bien d’une stratégie gouvernementale pensée. Le fait de laisser pourrir le mouvement jusqu’à la date des examens relève du seul opportunisme de situation, en revanche, la volonté de remodeler l’université selon une ligne idéologique préétablie est, de l’aveu même de l’ensemble des journaliste présents (sauf Luc Cédelle), avérée. 
  • comme est avérée la stratégie média de l’élysée qui consiste à faire de l’agenda présidentiel et/ou ministériel une redoutable arme de désinformation massive en multipliant les points de rendez-vous pour mieux contrôler la temporalité médiatique et la couverture qui va avec.  Ce n’est certes pas nouveau (ni spécifique du Sarkozysme) mais c’est la première fois que cela apparaît avec autant de netteté, et de manière si clairement réfléchie. 
  • La puissance des rédac-chefs s/c patrons de presse est considérable. Là non plus ce n’est pas une surprise mais OUI il y a bien une ligne de démarcation entre ce que l’on choisit de toute façon de ne pas couvrir (exemple donné du mouvement dans les IUT sur le ton du « on laisse ça à la PQR), et ce que l’on choisit de couvrir. Reste le « comment » le couvre-t-on. Ce qui nous amène au point suivant. 
  • pour couvrir journalistiquement et correctement une actualité il faut un peu de temps (le temps de connaître des dossiers parfois compliqués comme l’est celui de l’université) et les moyens humains de le faire. Or la situation décrite par TOUS les journalistes présents fut celle de rédactions dans lesquelles on se retrouve au mieux à deux et le plus souvent tout seul pour « couvrir » donc un dossier qui s’étend - par exemple - de la maternelle à l’université. Le sentiment d’un journalisme "sous-informé", d’un "journalisme de communiqué de presse", d’un "journalisme de compte-rendu de manif", d’un "journalisme de micro-trottoir" vient principalement du manque criant de personnel (et donc de temps et donc de moyens) de l’ensemble des grandes ou toutes petites rédactions. Ajoutez à cela le cloisonnement intrinsèque aux mêmes rédactions, la mutation profonde qu’est en train de vivre le métier de journaliste en particulier et la presse en général et vous aurez une idée assez juste de la frustration que ressentent aussi bien ceux qui fabriquent l’information que ceux qui la lisent.

Je l’ai déjà dit, la position de Luc Cédelle (Le Monde) n’était pas très confortable et sa présence courageuse ("relativement" courageuse étant entendu que l’on n’a encore jamais vu un universitaire en venir aux mains avec un journaliste en plein colloque). Mais – là encore de mon très subjectif point de vue – Luc Cédelle s’est très mal défendu et a du même coup très mal défendu "son" journal. A sa décharge on a bien vu et compris qu’il ne maîtrisait pas tout le dossier (certes pour des questions de temps et d’actualité mais également tout de même un peu de son propre fait, tant il est vrai que nonobstant le manque de temps, de personnel et l'agitation présidentielle, les journalistes sont tout de même un peu payés précisément pour prendre le temps de maîtriser les dossiers qu'ils traitent, si compliqués soient-ils ...). Comme on a également vu que le journalisme d’opinion du Monde était … comment dire … disons … nettement plus vérouillé que celui des autres journaux présents. Pour le dire autrement, ce n’est pas parce que le Monde était le « journal de référence » des universitaires qu’il n'était pas également (et peut-être davantage) celui d’autres catégories socio-professionnelles également capables de mettre un bulletin dans l’urne.
Autre fait troublant (de mon point de vue), à charge cette fois : lorsqu’il fut interpellé précisément sur les manquements journalistiques du Monde (et de sa personne donc) dans cette affaire, lesquels manquement répétés donnèrent lieu à l’opération de Boycott, je m’attendais à ce que Luc Cédelle fasse a minima la réponse aussi formelle que polie selon laquelle « oui bon d’accord ils avaient bien senti qu’il y avait un malaise, que ce malaise n’était pas vaguement diffus ou seulement motivé par le fait que les universitaires aimeraient que le traitement du Monde ressemble davantage à celui de l’Humanité, et que donc du coup ils avaient – a minima – fait un bref examen de conscience, et essayé de voir où et en quoi ils avaient manqué quelque chose. » Mais à ma grande surprise il n’en fut rien. Luc Cédelle en restant à la seul dimension du pathos : pathos (par ailleurs tout à fait légitime) de son ressenti suite à sa mise en cause dans cette affaire, et pathos d’un mouvement qui – je schématise à peine – avait décidé de « se payer » le Monde parce que le Monde n’avait pas épousé la ligne stricte de ses revendications. Oui mais ... Oui mais aucune réponse précise aux accusations précises. Oui mais pas le moindre début de certitude ébranlée. Oui mais (sur l’exemple du mensonge de la masterisation donnant "une année d’étude de plus", que Sylvère Huet qualifia de « mensonge factuel qu’il était du devoir de tout journaliste de démonter et de pointer jusqu’à ce qu’il s’effondre de lui-même), oui mais sur le mensonge de la masterisation donc, un embrouillamini confus (« oui mais c’est plus compliqué que ça, oui mais y’a d’autres paramètres, oui mais c’est un dossier super-compliqué ») embrouillamini qui finit par ressembler à un communiqué ministériel.

Crise de la représentation journalistique : mort du journalisme de représentation et avènement du journalisme de prescription.

Il est une certaine approche du journalisme dont il me semble qu’elle est (en partie) à l’origine de la crise profonde de la presse actuelle : par manque de temps, par manque de moyens, par le diktat gouvernemental organisé du calendrier des réformes, par le format qui fait qu’on n’a pas le temps d‘en faire plus, par les pressions ou à tout le moins collusions évidentes qui existent dans les grandes entreprises de presse dont les patrons ne sont pas nécessairement les plus grands ennemis du gouvernement en place, par cet ensemble de phénomènes s’explique non pas la crise du journalisme mais bel et bien la crise de la représentation journalistique. Et je crains fort que le Monde n’en sorte pas. Ou plus exactement qu'il n'en sorte définitivement transformé. J’ai par contre toute confiance dans ce que l’on nomme aujourd’hui les médias « alternatifs » de type Mediapart ou dans les médias « engagés et d’opinion assumée » de type l’Humanité (nonobstant les difficulté financières réelles qu’ils rencontrent et qui mettent leur existence en péril à court terme – ABONNEZ-vous a Médiapart et à l’Humanité), j’ai tout confiance disais-je dans ces deux derniers types de médias, non pas sur la base d'une proximité idéologique avec mes propres opinions, mais bien plutôt car ils épousent (ou sont prêts à épouser) les nouvelles formes de la représentation et de la couverture journalistique, tant sur le plan du format que sur le plan de l’empathie validée par une analyse factuelle, et parce qu'ils présentent le notable et salutaire avantage de faire du journalisme d’opinion et/ou d’investigation détaché de la main mise des grands influences économico-industrielles.

J’allais oublier,
on a appris – tout de même – que l’essentiel de la réflexion menée aujourd’hui au sein du ministère (propos « off ») était de désormais gérer la crise suivante : « Examens : qui est responsable ». Là encore la stratégie de communication est limpide (mais elle fut explicitement confirmée) : maintenant que le mouvement a bien pourri, maintenant que le situation est clairement insoluble pour la tenue des examens « normaux » dans certaines facs, maintenant que l’on sait que des étudiants n’auront pas leur année ou n’auront en tout cas pas une année « normalement validée », l’essentiel de la stratégie présidentielle est de désigner trouver des responsables ET DE NE SURTOUT PAS ETRE MIS EN SITUATION DE RESPONSABILITE DEVANT CE GACHIS, gâchis qui résulte tout de même d’une gestion de la crise oscillant entre atermoiements voulus et incompétence crasse.  Le pacte est ainsi scellé : si le gouvernement parvient à faire passer dans l’opinion (et donc dans les médias) l’idée que ce sont les enseignants-chercheurs ou quelques factions d’ultra-gauche, ou quelques présidents illuminés (l’article du Figaro sur Georges Molinié est à ce titre aussi instructif que calomnieux) qui sont SEULS responsables de l’échec d’une partie de l’année universitaire, le combat de l’opinion (le seul qui importe pour ce gouvernement, est-il nécessaire de le rappeler …), le combat de l’opinion sera définitivement gagné.

La crise de l'université française ? Encore plus compliquée que la crise boursière mondiale !

Ce fut un autre point important du débat : déterminer l’origine d’une telle couverture médiatique (d’autant plus catastrophique que le média touche une audience d’autant plus grande). Du côté de l’ENSEMBLE des journalistes présents, revint comme l’alpha et l’oméga l’affirmation de la "complexité" du mouvement et des revendications portées. "Complexité" accrue par le manque de temps et de moyens déjà évoqué. Diable. Ce mouvement est-il si compliqué que ça ?? La crise des subprimes n’est-elle pas autrement plus compliquée à circonscrire et à traiter, à vulgariser ? Cette prétendue complexité m’est apparue d’autant plus étrange qu’elle ne semble plus être de mise pour une réforme pourtant semblable et (au moins) aussi complexe, celle de l’hôpital public et de la loi HPST. Oui mais avec l’hôpital on est dans le monde des soignants (empathie acquise) et dans le monde de l’immédiat (« la santé c’est tout de suite, le savoir c’est pour plus tard » fit justement remarquer Ixchel Delaporte ). Bien sur il y eut quelques dossiers « compliqués », y compris pour les acteurs mêmes du mouvement, mais là n’est pas à mon avis l’origine de la couverture de ce mouvement. Voici mes hypothèses :

  • Primo : violence symbolique. Dès le départ du mouvement (février 2009 pour les universités) on est en pleine crise boursière mondiale. Au moment où l’ensemble de ce que le pays compte comme cadres, comme ouvriers et comme salariés angoisse à l’idée de perdre son emploi et de ne plus avoir de patron, au moment où l’ensemble du pays n’aspire qu’à avoir un patron (et donc un emploi), voici une bande de doux-dingues à qui on propose d’avoir un patron et qui n’en veulent pas !!! La réalité est – vous l’aurez compris – évidemment tout autre, mais c’est sur cette caricature initiale entretenue des revendications que va se mettre en œuvre la violence symbolique qui discréditera durablement dans l’opinion notre mouvement et contre laquelle il ne sera pas trop de plusieurs mois et plusieurs actions également symboliques (lectures de la princesse de Clèves ou ronde des obstinés) pour arriver à reconquérir un peu de considération. Il suffira ensuite que quelques fabricants d’opinion ou autres vendeurs de temps de cerveau disponible prennent le relai médiatique pour que le mal soit presqu’irrémédiablement fait. En l’occurrence, le valeureux Christophe Barbier avec son édito d’anthologie sur LCI sera le passe-plat idéal.
  • Deuxio : Deux ans de retard. La LRU a été votée il y a deux ans. Votée à l’époque comme une coquille presque vide, pleine de bonnes intentions (autonomie, autonomie, qui pourrait être contre l’autonomie), mais vide de ses décrets d’application. Les étudiants furent à l’époque beaucoup mieux inspirés que nous en entrant à ce moment là dans un mouvement de contestation, hélas non-suivi par les personnels.  Là encore, le discours médiatique put ronronner en paix : "Quoi ? Voici des gens qui – en plus de ne pas vouloir de patron et de n’avoir de comptes à rendre à personne – n’ont rien dit lorsqu’il y a deux ans on fit voter la loi sur l’autonomie, et qui  se réveillent avec 2 ans de retard (sous entendu au moment où on touche à leur statut de fonctionnaire) !" Il n’en fallait pas plus. Pour les médias-fabriquants-d'opinion, on avait donc : une lutte corporatiste (« mes privilèges, mes privlèges ») et anachronique (fallait se réveiller y’a deux ans). Une lutte à rebours de l’intérêt général (« c’est la crise partout, des gens perdent leur emploi et eux ils refusent de travailler quelques heures de plus et d’être évalués »). Voilà le corps social symbolique construit. Il ne restera qu’à le décliner sous un angle ou sous un autre, qu’à jouer habilement sur la profusion des communiqués contradictoires et opacifiants pour que l’opinion décroche définitivement de ce combat, et – deuxième étape de la stratégie - pour qu’elle l’assimile à un déni des problèmes de "l’autre" corps social, celui que circonscrit la crise financière mondiale, le corps social idéalisé et empathique de "ceux qui sont évalués tout le temps", de "ceux qui ont un patron et ont peur de le perdre", le corps social de "ceux qui aimeraient bien être plus autonomes".

(Temps de rédaction de cette partie du billet : 2h, dans le train me ramenant de ladite conférence)

Voici maintenant quelques réflexions que je n’ai pas eu le temps de livrer aux participants et dont je vous laisse ici tout à trac la trace.
Presse et fac : même combat !
A regarder et à entendre les orateurs à la tribune, et à réfléchir depuis déjà quelques semaines à la question de la médiatisation du mouvement, il m’est apparu comme une évidence la gémellité de ces deux « institutions » que sont la presse d’une part et les universités d’autre part. Une gémellité scellée par une même crise :

  • crise du modèle économique (les universités doivent devenir rentables, la presse doit le re-devenir),
  • crise des publics (lectorat et étudiants, avec une cassure depuis en plus nette entre la presse et l’université des héritiers – au sens de Bourdieu – et la presse et l’université des déshérités – au sens habituel …),
  • crise des autorités (l’une et l’autre sont à la recherche de nouveaux fondements, de nouveaux rôles sociaux leur permettant de relégitimer leur autorité ou de l’asseoir sur de nouvelles bases),
  • crise de la réformite et du monde qui va trop vite (évolution des supports, des usages, des modèles économiques mais aussi – et peut-être surtout ? – des ATTENTES),
  • enfin et surtout crise symbolique, crise de l’indépendance qui peine à se décliner dans une identité perdue ou à rebâtir et dans une crédibilité étrillée par les incessant coups de boutoir des susmentionnées réformes et par les errances de positionnement (et parfois aussi l'apathie) des personnels soumis à ces réformes. 

Le tout, CQFD, débouchant très logiquement :

  • pour l’université, sur une crise du diplôme en tant que monnaie de la reconnaissance sociale,
  • et pour la presse sur une crise parfaitement symétrique, une crise du label, de la labellisation en tant que monnaie garantissant les conditions de son propre échange, de sa propre expansion, de ses propres pratiques (label « presse indépendante », label « presse d’opinion », label …).

Le blog de Sylvestre contre Monsieur Sylvestre.
Cette "formule" résume à elle seule l'affrontement qui opposa ces deux soeurs pourtant jumelles que sont la presse et l'université. A force d'osciller entre des journaux doctrinaires et/ou de conviction (que ces convictions et/ou doctrines soient de gauche ou de droite), à force de savoir d'avance ce qui y serait écrit, c'est à dire la sympathie d'une certaine presse contre l'antipahie d'une autre, le monde universitaire finit par mettre tous ces espoirs dans une possible empathie du "journal de référence". Il est probable que les espoirs du monde universitaire eurent été moins déçus si ledit monde universitaire avait lu plus souvent les contenu des pages "économie" du Monde, sans se limiter au supplément Livre ... Le cercle vicieux suivant se mit alors en place :

  • la superficialité dans le traitement ...
  • appela le (la) mépris(e) dans la compréhension ...
  • qui appela la radicalité du contre-discours ...
  • qui appela le traitement caricatural du contre-discours ...
  • qui appela ...

Les autorités contre les autorisés : chronique d'une double déconstruction.
On observa ici un glissement. La presse et l'université se partagèrent longtemps la figure de "l'autorité". Laquelle figure était également l'instanciation de celle d'un discours "autorisé". La construction et le maintien des autorités occupa dans ce conflit l'essentiel de la ligne de front. Côté universitaire, la reconstruction de ces autorités mises à mal par le discrédit de leur corps social d'appartenance se fît au travers de trois moyens principaux :

  • l'affirmation d'une expertise fédérant au-delà des clivages idéologiques (les analyses d'Olivier Beaud sur le décret enseignant-chercheur en sont l'exemple frappant)
  • le leadership que confère (temporairement) ce type d'expertise ainsi que le leadership symbolique qui vient le compléter et prendre son relai dans les médias (ronde des obtinés, lectures de la preincesse de Clèves)
  • le "first-mover advantage", l'initiative au premier mouvement (avec l'exemple type de l'opération de boycott du Monde, également dite controverse de Valluydollid)

Cette reconstruction des autorités, cette reconquête de nature identitaire d'une autorité qui lui avait été en partie confisquée par la presse, fit face à une déconstruction parallèle des "autorisés" (au sens de "discours autorisés"), discours autorisés dont la presse fut symboliquement chargée. Pour le dire autrement (et peut-être plus simplement ...) : au cours du XXème siècle, la presse avait confisqué à l'université son "autorité" au motif que cette dernière - l'université - se retranchait derrière un privilège du "discours autorisé". Dans ce conflit, l'université se chargea et s'efforça d'inverser la machine : reprendre à la presse son autorité - supposée mal-acquise - au motif que cette dernière (la presse) incarnait aujourd'hui le monopole des discours autorisés.

Quant au reste de mon intervention, j'ai dit ici en 24 minutes ce que j'avais écrit ici en un certain nombre d'heures. L'album photo de la journée est par là.

"Des outils numériques pour une nouvelle relation aux usagers de la bibliothèque"

C'est le titre de la journée professionnelle à laquelle je participerai demain (30 Avril) au CNFPT à Angers. On y annonce environ 80 inscrits. J'y parlerai plus précisément (?) des "Outils participatifs en bibliothèques : panorama des enjeux et des problématiques.", afin d'introduire la journée. Je serai suivi du vaillant bibliobsédé, alias Silvère Mercier, qui traitera de son côté des "Bibliothèques écosystèmes". Le reste de la journée sera riche en présentations d'expérimentations concrètes : VoD, services de référence en ligne, podcast, blogs, OPAC ouverts aux commentaires et suggestions, etc ...


Destruction et formation de l'attention

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"Nous disions (...) que les établissements d'enseignements « s'effondrent les uns après les autres ». C'est maintenant vrai des  établissements bancaires, et il n'y a là aucun hasard : il s'agit d'une crise systémique où le système éducatif est détruit par une organisation industrielle consumériste caduque qui repose sur la destruction systémique de l'attention, et à cet égard, sur l'installation d'une sorte de bêtise systémique – qui détruit désormais les puissances publiques et les puissances privées. (...) Tous finalement l'accordent : la crise que traverse la planète est la preuve qu'une autre organisation sociale doit être inventée et mise en œuvre. Dans cette nouvelle société industrielle, l'éducation sera l'élément clé, et avec elle, la reconstitution de l'attention devra être pensée en relation intime avec la place et le devenir des médias."
Ars Industrialis. Débat le 15 novembre 2008 : Destruction et formation de l'attention :Considérations sur la crise systémique de l'éducation. Avec Jean-Hugues BARTHELEMY, Julien GAUTIER, Bernard STIEGLER et Guillaume VERGNE au Théâtre National de la Colline. 14 rue Malte Brun – Paris 20° - 14-17 heures - entrée libre.
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Ils n'ont certes pas besoin de pub. mais j'atteste par la présente de mon regret de ne pouvoir y assister et vous encourage (1) à vous y rendre et (2) à nous faire plein de compte-rendus ou de captations vidéos de ce qui s'y dira :-)

Séminaire Inria : IST 2008

De retour de Dijon ... Mon diaporama est visible et téléchargeable sur SlideShare.

Le chapitre paru dans l'ouvrage "Métadonnées : mutations et perspectives" est disponible dans ArchiveSic.

  • Ertzscheid Olivier, "Moteurs de recherche : des enjeux d'aujourd'hui aux moteurs de demain", in Métadonnées : mutations et perspectives, Collection : Sciences et techniques de l'information, pp.59-89, 2008. <en ligne> http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00325690/fr/

30 pages, 3 heures d'intervention lundi après-midi.
L'ouvrage complet est une mine, et je dis pas ça parce que j'étais invité ;-) La preuve ? Il m'a tenu éveillé durant les 7 heures de mon retour en train, ce qui est un signe incontestable d'intérêt.
Juste un petit regret pour ce séminaire : son tarif est prohibitif pour que les universités y soient représentées. Seuls les grands organismes de recherche français peuvent payer ce truc-là à leurs chercheurs et responsables de documentation. Et de fait, à de trop rares exceptions près, il n'y avait là que des gens (forts sympathiques par ailleurs) de l'INRIA (organisateur), du CNRS, de l'INSERM, de l'INRA ...  Ce serait pourtant important que vu la richesse et la qualité des intervenantes (enfin celles que j'ai entendues), les cours puissent être diffusés en vidéo sur Internet.
Merci en tout cas à Lisette Calderan de l'INRIA pour l'invitation et pour l'organisation.

Changement de médiasphère

Régis Debray à propos des blogs en particulier et de la démocratie d'opinion en général.

  • "nous avons changé de médiasphère" ==> "apparition d'une opinion réticulaire qui ne répond plus à un système hiérarchique, pyramidal = révolution médiologique"
  • "mise à l'horizontale des autorités, mise à niveau des célébrités, mise à niveau des crédibilités" Cf Autorité VS notoriété
  • "Julliard insiste sur le nouveau "sourire" de la démocratie quand j'y voie plutôt une nouvelle grimace"
  • "chaque medium court-circuite la classe des médiateurs issus du medium précédent" d'où l'agitation perpétuelle autour des blogs et du journalisme sur le mode du "ceci tuera-t-il cela ?".

Jacques Julliard à propos des blogs :

  • "l'ére des publics. Qu'est-ce qu'un public ? C'est la foule à distance"
  • "la blogosphère c'est pas l'ère des foules, c'est l'ère des publics." Pour Régis Debray c'est plutôt "l'ère des individus".

Le reste (2 heures de débat) à écouter ici ou à lire en partie dans Le Monde de ce Week-End.

Comment le web change le monde

C'est le titre du dernier ouvrage de Francis Pisani. Une retransmission "live" de sa présentation à la librairie Decitre (par Francis Pisani himself) sera accessible en direct, Lundi à 17h30, à cette adresse : http://alpha.bambuser.com/channel/Transnets

(Merci à Loiez Deniel pour l'info et la mise en place de ce broadcast)

Evolution des métiers (séminaire CNAM)

Suite à la journée sur les "réseaux sociaux", le GDR-Tics organise le 11 avril au CNAM, sa quatrième et dernière journée de séminaire, consacrée cette fois à la "Production numérique éditoriale et à l'évolution des métiers." Le programme est une nouvelle fois alléchant et on y évoquera notamment la question d'une cartographie des métiers (Claudine Masse, ADBS) ainsi que celle de l'évolution des métiers du livre (Thierry Ermakoff, ENSSIB), mais aussi l’évolution de la médiation des contenus (Bruno Bachimont, chercheur UTC et INA) ou encore le devenir des journalistes (Olivier  Delteil, Les Echos). Bref vous l'aurez compris, une journée incontournable :-)
Et pour éviter les mauvaises surprises, l'accès est libre mais l'inscription obligatoire.

INRIA IST 2008

Les inscriptions pour le séminaire INRIA "IST 2008" sont désormais ouvertes. Comme je vous l'avais déjà indiqué, j'y serai en très bonne compagnie.
(et sinon, ben ce sera à Dijon, oui d'accord je sais mais bon quand même y'aura plein de gens bien avec plein de choses intéressantes à raconter ... à Dijon hein ... alors ne nous laissez pas tout seuls ... pis y'a surement de choses sympas à faire à Dijon ...)

Colloque international « L’Education à la culture informationnelle »

 Colloque international « L’Education à la culture informationnelle ». Les 16 -17-18 octobre 2008 à Lille.

Extrait de l’appel à communications :
  • "Aujourd’hui, la « capacité à maîtriser l’information » est devenue une préoccupation éducative à l’échelle internationale, reconnue par des instances telles que l’UNESCO. Avec le développement des technologies de l’information et la montée d’une économie en réseaux numériques, l’intérêt s’est porté surtout sur la nécessaire connaissance des outils informatiques et des nouveaux moyens de communication. La compétence informationnelle devient ainsi un enjeu social, économique et culturel. Cependant l’explosion des ressources informationnelles, la diversification de leurs supports et vecteurs de communication, la diversité et la fiabilité des contenus proposés, renforcent aussi la nécessité de former les individus, de la maternelle à l’université, à utiliser de manière efficiente, raisonnée et critique ces ressources pour construire leur savoir et exercer leur jugement critique à travers leurs activités scolaires et leurs pratiques sociales."
Pour lire la suite et accéder aux autres informations, rendez-vous sur le site (blog) du colloque : http://ertecolloque.wordpress.com/

Document numérique et société

Appel à communication pour le colloque "Document numérique et société" dont le thème cette année sera : "Traitements et pratiques documentaires : vers un changement de paradigme".
Extrait de l'appel à communication :

  • "Cette deuxième conférence se voudrait une photographie de l’art de la gestion documentaire dans différents contextes et du renouvellement des concepts qui lui sont associés ; vectorialisme, sérendipité, identité numérique, autoritativité et autopublication, économie du gratuit (vs) économie marchande du document, percolation et légitimation, sont, par exemple, parmi les  modèles et concepts à interroger."

Télécharger l'appel à communication (.doc)

Journées francophones d'ingénierie des connaissances

3ème appel à communication. J'en ai déjà parlé ici.
L'appel à communication et les dates importantes sont disponibles sur le site de la conférence IC 2008.

Identités, documents numériques et web participatif

3 colloques à signaler qui s'annoncent prometteurs et recoupent nombre de thématiques abordées sur ce blog :

  • Sur le web 2.0 : "Web Participatif - Usages 2.0 : Mutation de la communication ?" (appel à communication) Deadline le 1er Février 2008.
  • Sur la notion d'identité : "Identités en construction" (appel à communication) Deadline le 1er Février 2008.
  • Sur le(s) document(s) numérique(s) : "Document numérique et société : traitements et pratiques documentaires : vers un changement de paradigme." (Télécharger l'appel à communication.doc ). Deadline le 15 Mars 2008. (Disclaimer pour ce dernier : je suis membre du comité scientifique)

A vos stylos :-)

Digitallyours

Si vous êtes sur Paris les 27 et 28 Novembre, allez aux entretiens du nouveau monde industriel. Et pour tous ceux qui comme moi n'auront pas pu y aller, racontez-nous :-)

IC 2008

J'ai découvert le domaine de "l'ingénierie des connaissances" (IC) pendant ma thèse, grâce à Jo Link Pezet (ma directrice) qui m'a présenté quelques valeureuses "ontologues" et quelques preux hérauts des systèmes multi-agent (spéciale dédicace à Nathalie Aussenac, Marie-Pierre Gleizes et Pierre Glize). C'est à cette époque que j'ai également compris tout l'intérêt qu'une approche de ce type pouvait apporter aux problématiques qui traversent le web (notamment) depuis déjà plusieurs années. Les points de rencontre entre les sciences de l'info et de la comm., et l'ingénierie des connaissances, sont féconds et nombreux. Chaque domaine offre à l'autre des méthodologies et des cadres d'analyse qui permettent de mieux articuler et de mieux "penser" les bouleversements actuellement en cours sur le net. Espérons donc que le colloque IC 2008 sera l'occasion de fortifier ces synergies naissantes.
Parmi tant d'autres, pour découvrir de manière claire ce qu'est l'IC et quels sont ses enjeux, vous avez à votre disposition :

Voilà. Maintenant il ne vous reste plus qu'à prendre connaissance du programme d'IC 2008, "le" colloque du domaine, et quà soumettre vos propositions de communication ou de poster avant le 28 Janvier. Tout le reste est expliqué sur le site de la conférence.

Colloque francophone Wikipedia

Le premier colloque francophone sur WIkipédia doit bientôt ouvrir ses portes, et le site du colloque se précise et s'enrichit. On a désormais une visibilité plus claire sur l'organisation des débats et les noms des intervenants. De plus, Laure Endrizzi et Michele Drechsler, en charge du séminaire intitulé "Wikipédia et éducation" ont mis en place sur la page dudit séminaire 4 forums thématiques :

Ceux qui ne peuvent assister aux débats ou qui souhaitent "préparer" un peu le terrain sont invités à y poster les réflexions, commentaires, suggestions. Louable initiative :-) Je suis de mon côté suffisamment convaincu de l'intérêt de l'encyclopédie elle-même ET d'un débat sur ses processus organisationnels pour inviter fortement l'ensemble des collègues enseignants-chercheurs qui me lisent (et les autres également) à venir participer à ce débat, notamment autour du forum "Wikipédia et la communauté scientifique". J'y ai moi-même posté un message (d'autres suivront) indiquant que :

  • je pense que l’un des freins à un engagement systématique des enseignants chercheurs dans Wikipédia (même si wikipédia en compte, et des plus illustres, parmi ses contributeurs), est la non reconnaissance de ce travail en termes académiques. Peut-être serait-il intéressant de mettre en place un modèle de navigation, d’interrogation de l’encyclopédie, qui permette d’accéder par exemple uniquement aux articles rédigés par des universitaires. Un filtre a posteriori. Cela permettrait de ne pas remettre en cause le principe de la libre édition d’articles, mais de le "doubler" par un accès différencié à des contenus validés et/ou rédigés par des universitaires. Je suis personnellement convaincu que tout le monde à quelque chose à y gagner (la communauté des wikipédiens, la qualité globale de l’encyclopédie, les utilisateurs de wikipédia, et les chercheurs eux-mêmes). En outre cela permettrait de "contrer" les vrai-faux-débats qui font tant de mal à la réputation de ce formidable outil au sein même de celle qui devrait pourtant être l’un de ses premiers prescripteurs, c’est à dire la communauté scientifique.

A vous ...

Autour du graphe social

Etape 1 : réunir des stars (R. Scoble, D. Sullivan, C. Li, M. Arrington, S. Goldstein ...)
Etape 2 : choisir un thème d'actualité : le graphe social.
Etape 3 : proposer à l'étape 1 de venir causer ensemble de l'étape 2.
Plus précisément il s'agira de réfléchir autour du modèle technologique et économique de Facebook.
Faute d'y être on attendra impatiemment les compte-rendus sur les différetns blogs des intervenants ou sur celui de la conférence.

Happy Birthday Mr Hypertext

Mardi 2 Octobre, Ted Nelson fêtera ses 70 ans au Cube. A ne manquer sous aucun prétexte, tant les interventions publiques du Mr Hypertexte sont rares et à chaque fois particulièrement stimulantes.

<Update> Lire sur son blog, le discours d'introduction d'Alain Giffard, qui contient notamment une belle définition de la transclusion : "l'amitié entre les textes". </Update>

Bouquinosphère 2 : le retour.

Vous aviez aimé la bouquinosphère 1 ?

Bouquinosphere2logo


Alors ne manquez pas la Bouquinosphère 2.

Un monde de bouquins qui semble chaque jour davantage trouver sa place au sein des réseaux, avec le lancement annoncé pour le 5 septembre de Bibliobs.com, "portail communautaire sur l'actualité des livres" (Via LibrairieMutation)

Archives sonores de la BPI

La BPI vient de mettre en ligne ses archives sonores (essentiellement des conférences). Encore peu de documents pour le moment, mais déjà quelques incontournables (tout au moins sur les questions dont traite ce blog) :

Un fil RSS est disponible sur le site permettant de se tenir informé des derniers ajouts.

I-expo 2007

Comme annoncé, j'étais aujourd'hui de passage au salon I-Expo, invité à une session sur les archives ouvertes. Et j'étais content d'y être, notamment parce que cela fût l'occasion de croiser enfin Marlène dans la vraie vie, et aussi d'écouter Jean-Claude Guédon, professeur de littérature comparée et héraut historique du mouvement de l'Open Access. Je n'avais jusqu'ici fait que le lire et suivre ses messages dans diverses listes de discussion, et j'ai été bluffé par sa pédagogie, sa simplicité, et son don d'orateur, très canadien. Rien que pour ça, cela valait la peine de se lever à 4h du matin pour partir prendre un train annoncé à 6 heures et qui ne partirait finalement qu'à 7 heures, "faute de mécanicien". J'intervenais donc ensuite avec quelques autres dans une "vraie-fausse" table-ronde avec 3 missions qui m'avaient été confiées par les gentils organisateurs :

  • parler de la question de l'évaluation
  • être bref
  • être polémique.

Je n'avais donc pas préparé de pauvrepoint "soigné" comme je me plais parfois à vous en régaler, mais j'avais en revanche jeté pêle-mêle sur un pauvrepoint, quelques idées et anciens posts de ce blog, pour être sûr de ne rien oublier. Pauvrepoint que voici : Téléchargement spitch.ppt
Et pour me faire pardonner de ne pas trop poster ces jours-ci, je vous ajoute en note longue, cadeau bonus, la bibliographie complète sur laquelle reposent les arguments certes polémiques mais scientifiquement établis du pauvrepoint susmentionné.

Lire la suite "I-expo 2007" »

Le campus qui ne dort jamais.

Dans le sillage de la récente annonce d'Amazon, Apple lance la version 7.2 de son logiciel ITunes, version qui intègre une nouvelle offre "garantie sans DRM", laquelle offre coûtera 30 cents (1.29$) de plus qu'un titre avec DRM (0.99$). Naturellement vous pourrez dé-DRMiser vos titres et albums actuels en vous acquittant de 30 cents par titre. Une bonne occasion pour les majors signataires (EMI notamment) de se faire un peu de "thune" en vendant 2 fois le même produit :-((
Un ITunes qui par ailleurs s'inscrit de plus en plus dans le cadre des pratiques universitaires, inscription dont je vous parlais déjà en Janvier 2006, et qui se confirme donc avec le lancement de "ITunes U", "ITunes pour l'université" dont le slogan est : "Le campus qui ne dort jamais". Une fois ITunes lancé (rappel, ITunes fonctionne AUSSI sur PC), il vous donne accès via le ITunes Store à l'offre de campus au rang desquels, Berkeley, Stanford et le MIT pour ne citer que les plus évocateurs. L'offre devient ensuite hétérogène - à l'exception de sa bien naturelle et homogène gratuité -, chaque campus offrant des ressources différentes (cours magistraux, lectures, fichiers sons et/ou vidéos), dans des champs disciplinaires qui vont eux mêmes de la physique des hautes énergies aux humanités les plus classiques, avec un évential pouvant aller d'une dizaines de podcasts à plusieurs centaines, voire quelques milliers. Et l'on se prend à rêver d'un moteur de recherche un peu structuré reprenant ces contenus alléchants et permettant d'un peu mieux s'y retrouver qu'avec le seul moyen du moteur de recherche de l'ITunes Store :-(

Bon faut que je vous laisse, je vais faire un peu de formation continue via les quarante heures de cours "d'histoire de l'information" assurés par Paul Duguid à l'université de Berkeley :-)

(Via Pointblog & Technaute)

Manuel Castells

Une conférence en ligne de Manuel Castells, portant sur "Globalisation et identité". A déguster sans modération.

J'ai particulièrement aimé le passage sur les trois sortes d'identités collectives :

  • "identité légitimatrice" (qui part des institutions et légitime notre place dans la société, et qui n'est pas assimilable à l'identité nationale. Ni à son ministère :-((
  • "identité résistance" : générée par les acteurs qui sont dans une position dominée, stigmatisée par ceux dans une position dominante. C'est la base des politiques identitaires qui émergent sur un mode de résistance, d'affrontement, de revendication (ex du pays basque)
  • "identités projets" : dans laquelle les acteurs sociaux partent de leur identité sur la base des matériaux culturels avec lesquels ils travaillent et essaient de développer cette identité dans des projets qui donnent un nouveau sens aux acteurs eux-mêmes mais aussi à la société dans son ensemble (ex : le mouvement féministe)

Et pour rebondir sur "l'identité numérique" (bonjour Manuel Z. :-), elle me semble surtout relever dans son aspiration d'une "identité projet".

La science telle qu'elle s'évalue

Toutes celles et ceux qui ont déjà monté un dossier ou un programme scientifique "recherche" le savent : la clé de l'obtention des crédits et du financement réside dans les rapports des différents experts nommés pour auditer ledit dossier.  Le problème c'est qu'il est délicat de trouver des experts aussi compétents que les gens qui montent les dossiers, lesquels sont, de facto, les plus "qualifiés" pour juger de la recevabilité desdits dossiers. D'où l'extrême complexité et lourdeur du montage administratif et rhétorique des mêmes dossiers. Souvent les rapports d'experts "bloquent" sur des points qui semblent tout à fait hors de propos aux chercheurs en charge du dossier, ou bien ils (les experts) se rabattent sur des protocoles d'évaluation "administrocentrés" ("pas assez de laboratoires partenaires" ou "pas assez de partenaires régionaux" ou "trop d'interdisciplinarité" ou "pas assez de transdisciplinarité", et j'en passe ...)
Bilan : des mois de travail jetés au rebut, des dynamiques de recherche brisées net, et surtout beaucoup BEAUCOUP de temps perdu. Entendons-nous bien, il ne s'agit pas de donner un blanc seing à tous les dossiers présentés. Mais il s'agit de redéfinir les protocoles d'expertise et de trouver les bons "auditeurs" ("reviewers"). C'est ce phénomène que l'on retrouve d'ailleurs à une tout autre échelle au niveau des comités de relecture de bon nombre de revues scientifiques et savantes. D'où la nécessité de parfois tuer le pair.
Ces conclusions ("redéfinir les protocoles d'expertise", "trouver les bons experts") sont celles du tout récent rapport de l'European Science Foundation : "Peer-review : its present and future state".

Ce rapport (il s'agit en fait des actes d'un colloque) revient sur quelques questions centrales de l'évaluation de la science : la revue par les pairs, l'évaluation des dossiers et programmes de recherche, et les différentes métriques en vigueur. Avec notamment (page 23 et suivantes) une session intitulée "Langages, métriques, impacts : les cultures du peer-review dans les humanités".
Le cas des humanités est intéressant (jusqu'à quand ...) puisque "les outils bibliométriques sont inaptes à rendre compte de la diversité des comportements de publications des chercheurs de ces disciplines." Et de reparler, sans hélas guère plus de détails, de l'ERIH (European Reference Index for the Humanities), en recommandant que les ouvrages soient comptabilisés au même titre que les articles dans ce qui devrait donc (mais quand ??? voilà déjà plus de quatre ans que l'on parle de cet index, et il semble que l'on en soit toujours à réunir des groupes d'experts sur la faisabilité d'un tel projet ...), index qui devrait donc, disais-je, comptabiliser les revues "princeps" européennes de 15 disciplines des humanités.
Au final, de ce rapport de 36 pages il ressort de manière assez unanime :

  • que l'infodominance de l'ISI et de son facteur d'impact est problématique et n'est plus pas un indicateur qualitatif suffisant (et même carrément insuffisant)
  • que l'on peut avoir la certitude suivante "the assumption that an assessment system that takes into account disciplinary specificities as much as changing research landscapes needs to be developed. Only a portfolio of metrics will be able to produce relevant information about the entire research process (input-activity-output-outcome)."

Je suis assez séduit par cette idée (souvent relayée ici) d'un "portefeuille de métriques" qui permettrait - notamment - de prendre en compte et d'exploiter toute la richesse de l'environnement numérique des publications de recherche. Au risque d'aileurs de devenir président de la république d'être accusé de populisme, je pense sincèrement qu'il va devenir de plus en plus délicat d'évaluer la science du XXIème siècle avec des comportement, des attentes, des mentalités et des outils bibliométriques du XXème siècle.

Sur ce même sujet (métriques et évaluation), j'apprends via Pintiniblog, que l'index dit "de Hirsh" (H-index) bénéficie d'un succès grandissant, puisqu'après son intégration dans le Web of Science par l'ISI, c'est au tour d'Elsevier de l'intégrer dans Scopus. Un index qui plaira sûrement à notre futur ministre "de l'éducation nationale de la recherche et de l'enseignement supérieur et de la culture et du sport et de la rentabilité  académique et de la recherche à court terme pour profit et de la citation compulsive de Jaurès", vu qu'il permet d'individualiser (à outrance ?) le taux de citation d'un auteur, et ce faisant de permettre à ceux qui publient plus de gagner plus :-((

(Via Prosper)

Bouquinosphère

La première rencontre des blogs du livre (et plus si affinités) aura lieu le 12 Juin à Paris.
Toutes les informations (et inscriptions) sont sur le Wiki dédié.
Merci à Hubert le feuillu pour l'initiative.
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Culture informationnelle et université

J'étais vendredi à Rennes, répondant à l'amicale invitation du laboratoire Cersic, pour un séminaire sur "Culture informationnelle et institution." (programme complet et résumé des interventions)
Voici le "pitch" de mon intervention  :
TITRE :
De la recherche d'information aux pratiques scientifiques : vers de nouveaux collaboratoires.
RESUME :
L'émergence du phénomène du web 2.0, des nouveaux outils d'accès à l'information qu'il propose, des nouveaux types de contenus qu'il met en ligne, et des nouveaux protocoles de filtrage et de validation qu'il abolit ou transcende, interroge les pratiques actuelles de formation à l'IST. Parmi d'autres, le phénomène des blogs d'experts gagne le domaine de l'enseignement en général et de l'université en particulier. Des institutions, des composantes, des formations, des services, des communautés scientifiques, mais aussi des enseignants-chercheurs ouvrent de nouveaux espaces de paroles, mettant en œuvre de nouvelles dynamique de collaboration. Ces nouveaux collaboratoires, sous l'angle des rapports entre science et société, permettent d'articuler différemment un grand nombre de pratiques scientifiques en terme de diffusion, de collecte, de recherche, de publication et d'enseignement. Le domaine de la culture informationnelle et de la maîtrise de l'information en particulier, et celui des sciences de l'information et de la communication en général est à la fois un terrain et un révélateur particulièrement pertinent pour analyser les problématiques sous-jacentes de ces nouveaux collaboratoires, au rang desquelles la construction d'une culture du préprint, la mise à disposition d'indicateurs adaptés, la facilitation du déploiement rapide d'expertises dispersées et la reconfiguration des champs.

Et voici le pauvrepoint qui me servit de support : Téléchargement CersicOlivier.ppt

Merci à Alexandre pour l'invitation et l'organisation de cette journée, et merci aux collègues du Cersic pour leur accueil.

Pub : journée descartes numérique

Je n'en fais pas d'habitude, a fortiori quand on me demande de le faire, mais je fais ici une exception pour Sophie Pène. Le 16 mars donc, aura lieu la première journée numérique de l'université Paris Descartes.
Pourquoi cette pub ?

  • Parce que je trouve l'initiative salutaire et méritant d'être abusivement copiée.
  • Parce que j'aime beaucoup la politique d'évangélisation menée par René D. Blogs (et pas simplement parce qu'ils me citent ;-)
  • Parce qu'en plus, ce sera diffusé en direct, et que donc les provinciaux sont aussi concernés :-))

A cette publicité j'en ajoute une autre, parce que le meilleur moyen de faire naître des vocations, c'est encore d'en donner les clés et d'en souligner les intérêts : "Blogue de chercheur : j'ouvre mon blog de chercheur, d'enseignant, de documentaliste." Evangélisateurs j'vous dit :-)

Journée Urfist

J'étais donc hier à la journée organisée par les URFISTs sur le thème de l'évaluation et de la validation de l'information, ravi de retrouver mes anciens camarades de jeu (même si on n'a pas vraiment eu le temps de causer, vu le planning serré). Succès sur toute la ligne pour les organisateurs au vu du taux de remplissage de l'amphi Poincaré du Ministère de la recherche (comble), de l'éventail des thèmes abordés, et de la qualité des interventions et des débats (même si l'après-midi aurait amplement mérité une respiration caféino-nicotinique). Pour tous ceux qui n'avaient pas pu s'inscrire faute de place et pour tous les autres également, une séance de rattrapage vidéo intégrale est toujours possible (les vidéos sont apparemment en cours de montage, et devraient être rapidement disponibles). De mon côté j'étais invité à causer sur le thème de "la communauté comme indexeur". Ma présentation est disponible : Téléchargement journeeurfist.ppt. C'est assez elliptique, mais vous pouvez toujours approfondir en parcourant la rubrique "Folksonomies" de ce blog, en attendant de lire l'article correspondant à la présentation (en cours de rédaction ...). Les autres interventions (et articles) seront également mis en ligne sur le blog de la journée.
Au passage, j'ai comme d'habitude récolté quelques cartes de visite pour ma collection personnelle, et surtout, surtout, une bonne dizaine de demandes de formation dans divers organismes (universités, formations licence, centres de documentation, IUFM, etc...) De quoi faire vivre (chichement) un consultant sur ces questions. Mais peut-être suis-je également demandé parce que je suis moins cher qu'un consultant ;-) Invitations que je ne pourrai malheureusement pas toutes (loin s'en faut) honorer, à moins de me reconvertir en VRP de l'IST (ce qui n'est ni ma vocation, ni mon métier) ou de délaisser ma famille et mes étudiants. Mais cette demande, ce besoin avéré en formation souligne à quel point le rôle des URFISTs comme organismes relais de formation de formateur est ESSENTIEL, combien également on serait bien inspiré de pouvoir multiplier leur nombre (7 actuellement, comprenant chacun 2 personnes à temps plein, 1 maître de conférences et un conservateur, sans compter le -vital- secrétariat et le passage de quelques -vitaux également- stagiaires/doctorants/contractuels ).  Une vingtaine donc d'évangélisateurs atitrés de l'IST pour l'ensemble du territoire national, ça laisse effectivement du champ aux consultants. Mais les universités et leurs formations ou leurs composantes n'ont pas toutes les moyens de s'offrir les services desdits consultants.
Mais moi ce que j'en dis ...


Folksonomies : la communauté comme indexeur

Fin Janvier, j'interviendrai en bonne compagnie à la journée organisée par le réseau Urfist dont je vous parlais ici (le blog de la journée est ). Et voici le résumé tout frais que je viens d'envoyer aux gentils organisateurs pour le mettre sur leur blog. Ego dixit.
De la «  popularité » d’une page à la « sagesse des foules » en passant par les sites usant et abusant de systèmes « de recommandation », c'est l'indexation dans toute sa complexité qui occupe aujourd'hui sur le Net une place centrale et se pare de vertus « sociales » (folksonomies).
Après que Google a érigé en système le principe faisant de chaque internaute un indexeur (pagerank), après la détournement (spamdexing) des balises "méta" pour l’indexation d’un site, les usagers, dans leurs pratiques individuelles ou communautaires, se trouvent aujourd’hui en situation d'indexeurs de contenus dont ils peuvent ne maîtriser ni la production, ni la diffusion, ni la conservation. Cette indexation communautaire donne d'intéressants résultats d'un strict point de vue documentaire. Elle correspond à une fragmentation de la notion même de document. Elle est la plus adaptée aux nouvelles logiques d'accès aux contenus numériques.
Après avoir montré comment certains outils et moteurs de recherche instrumentalisent ces pratiques, entretenant une confusion de plus en plus nocive entre notoriété et autorité, entre influence et affluence, entre publicité et légitimité, nous tenterons, au regard de pratiques scientifiques innovantes et de sites "documentaires" ayant été au bout de l'expérimentation, de pointer l'intérêt d'une hybridation entre indexation sociale d'une part et indexation contrôlée d'autre part. Ou comment réunir le meilleur des deux mondes, en évitant "le meilleur des mondes".

Le résumé était limité à 1500-signes-espaces-compris donc je rajoute ici que les "pratiques scientifiques innovantes" sont liées au systèmes ouverts de revue par les pairs qui ont accepté de tuer le pair (pour la partie évaluation et validation des connaissances), et que les "sites documentaires ayant été au bout de l'expérimentation" s'appellent PostGenomic, Hubmed, et bien sûr Librarything.

Validation et évaluation de l'information

C'est une journée nationale du réseau Urfist. L'annonce est , le programme sur le blog dédié, et les inscriptions par là. Oups. Quel succès, c'est apparemment déjà plein. Heureusement y'aura webcast pour tout le monde. Soyez des millions devant vos écrans :-).

Ecosystème des blogs

Dans la cadre de la prestigieuse conférence internationale WWW 2006, se tenait un atelier sur l'écosystème des blogs. (souvenez-vous). Les textes des articles présentés sont tous disponibles en pdf sur le site du workshop, mais également chez Mathemagenic qui propose en sus un lien vers ceux des sessions 2004 et 2005. L'occasion de voir comment en trois ans, les blogs sont devenus d'authentiques "objets de recherche", avec cette année, des articles beaucoup plus techniques et sortant un peu du sempiternel "blog et journalisme".

Archives audiovisuelles de la recherche

Les AAR (Archives Audiovisuelles de la Recherche en Sciences Humaines et Sociales) regorgent de pépites qui ne demandent qu'à être entendues. En sus, la plupart des vidéos disposent d'un découpage minuté qui permet d'accéder directement au passage souhaité. Parmi tant d'autres :

Journée d'Information DADVSI

Le 10 Mars 2006 se tiendra à l'IUT de la Roche sur Yon une journée d'information sur le projet DADVSI : "Droit d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information." Cette journée est à l'initiative du département InfoCom de l'IUT et co-organisée par l'ADDNB et le CNFPT Pays de Loire.
Le programme provisoire (nous attendons les confirmations de quelques intervenants) sera bouclé sous peu. Un blog a été mis en place pour servir de support à cette journée : http://dadvsi.wordpress.com.
Sur ce dernier vous pouvez d'ores et déjà :

Bien entendu, si le coeur vous en dit de passer le mot ou le lien concernant cette journée ... Mais j'aurai de toute façon l'occasion de vous en reparler sous peu.

Rencontres d'Autrans

Les rencontres d'Autrans se préparent.

Internet Littéraire Francophone

Le colloque de Cerisy consacré à "l'Internet Littéraire Francophone" qui s'est tenu l'été dernier offre une version audio de toutes les communications. Tout est bon (mais il vous faut prévoir 3 jours d'écoute) alors parmi tant d'autres je vous "recommande" particulièrement :
- Serge Bouchardon (que l'on retrouvera binetôt à H2PTM'05) : "Les récits interactifs sur le web" (.mp3)
- Xavier Malbreil : "Méthodologie   d'approche critique des œuvres de littérature informatique" (.mp3)
- Alexandre Gefen : "
L'édition   électronique : continuités et discontinuités dans l'histoire du livre" (.mp3)

Ecosystème et blogosphère

Lors de la conférence "WWW 2006" se tiendra un Workshop associé consacré aux blogs et intitulé : "Weblogging ecosystem : Aggregation Analysis & Dynamics". C'est déjà le troisième worshop associé à cette conférence de référence, ce qui témoigne de l'intérêt que le web porte aux blogs (et réciproquement). A signaler pour ce workshop, en sus des habituelles possibilités de soumettre un article, la possibilité d'obtenir un corpus (dataset) sur lequel chaque contributeur est invité (et non obligé) à travailler. Ledit corpus comprend 10 millions de billets collectés sur une période de 3 semaines. De quoi faire un joli nuage ...

Google ... encoore

Générations Internet : place aux blogs.

La conférence AOIR vient de se tenir, avec sur le thème "Internet Generations". Le problématique des blogs s'y est trouvée très largement représentée (tapez "blogs" sur la page du programme). Un bloggueur était présent et propose une série de signets del.icio.us sur la question, avec notamment un papier sur l'utilisation des blogs dans le milieu universitaire (les papiers et les supports de présentation ne sont pas encore en ligne - sauf celui du bloggueur présent - mais les résumés sont très détaillés et donnent déjà une foule d'indications).

Les wikis : technologie disruptive ?

Gerry McKiernan met en ligne une de ses présentations lors d'un colloque, laquelle présentation est consacrée aux Wikis et joliment intitulée : "Wikis : technologies disruptives pour possibilités dynamiques" ("Wikis: Disruptive Technologies for Dynamic Possibilities").
Une mine d'informations sur l'origine des wikis, les solutions techniques de déploiement et les plateformes dédiées, les enjeux éducatifs et technologiques, etc. Avec en conclusion une interrogation formulée comme suit : "La "méthodologie" wiki serait-elle le meilleur moyen de créer de vraies archives ouvertes ?"
Remarque : sur le site du colloque en question on trouve une foule d'autres présentations ou de liens à propos d'information literacy, des creative commons,  des archives institutionnelles, des usages professionnels des blogs, etc.

Agenda

J'aurai le plaisir de me trouver en (très) bonne compagnie, le 11 octobre à Lyon, lors de la journée organisée par DocForum et Olivier Andrieu sur le thème : "Peut-on vivre sans Google ?".

Agenda

J'aurai la joie de me retrouver en bonne compagnie à Lille le 28 Septembre, pour y évoquer la question de l'usage des blogs dans le monde de la documentation. Toutes les infos sont ici.

Les chercheurs en rêvaient ...

Tout au moins les chercheurs en sciences de l'information. Et c'est fait. Plus besoin (théoriquement) de surveiller les messages de dizaines de listes de diffusion ou de newsgroups pour être au courant du moindre colloque ou manifestation autour des sciences de l'information à travers le monde.
Le site ICISC est en effet "Le calendrier international des conférences en sciences de l'information."
Si vous ne savez pas quoi faire du dimanche qui arrive, vous pouvez être le matin à Adelaide (Australie) pour l'ouverture du symposium international sur la "théorie de l'information" et le soir à Lancaster (Royuaume-Uni) pour parler "Ressources numériques en sciences humaines."
Mis à part une interface un peu lourde qui oblige à jouer sur un double ascenceur, le site dispose d'un fil RSS pour vous rendre compte chaque matin ... de ce que vous manquez ! Indispensable donc.
(Source : JM Salaun sur la liste RTP-DOC qui le tenait du portail de la SFSIC)

ELPUB 2006

La dixième conférence internationale sur la publication électronique, ELPUB '06 portera cette année sur le thème : "Digital Spectrum: Integrating Technology and Culture" et se tiendra du 14 au 16 Juin 2006 à Bansko en Bulgarie.
Pour en être et/ou tout savoir sur le programme : Elpub'06

Semaine du document numérique

A Fribourg. Toutes les infos sur le site de la manifestation.
(Merci à JM Salaun pour l'info)

Patrimoine et cultures numériques

Se tiendront à la BNF du 21 au 23 Septembre, les "neuvièmes rencontres internationales sur la numérisation du patrimoine et l'émergence des cultures numériques", événement baptisé ICHIM'O5. Pour tout savoir et en être, c'est par ici.
A noter également sur le même site une "Gallerie Google" répertoriant quelques-uns des plus fameux détournements et/ou réappropriations numériques du moteur.

Présentations du congès Liber

Les interventions des participants sont disponibles sur le site de l'ENSSIB. On y raconte notamment que la bibliothèque est "une extension de notre cerveau cruciale pour la survie de l'humanité."

(Source : JM Salaun sur la liste RTP-DOC)