Je serai présent demain (samedi 5 décembre) aux Assises de la SFSIC (SFSIC = société savante de ma discipline universitaire, c'est à dire les "sciences de l'information et de la communication").
J'ai été invité à débattre de la question des "statuts et carrières des enseignants-chercheurs", ce qui est une formulation très universitaire pour dire qu'il sera principalement question de l'évaluation des enseignants-chercheurs.
Je n'ai jamais fait mystère de mes positions sur le sujet, et ce blog s'en est fréquemment fait l'écho et la trace. C'est d'ailleurs à ce blog (et aux billets publiés sur le sujet) que je dois très certainement mon invitation de samedi ...
Y aller ou pas ? Une invitation que j'ai mis un certain temps à accepter. Je débattrai en effet en compagnie :
- de Jean Davallon, président en exercice du CNU (Conseil national des universités)
- d'Arnaud Mercier, délégué scientifique à l'AERES, en charge des sciences de l'information et de la communication, et avec lequel nous avions eu quelques échanges, "virils mais corrects" sur ce même blog.
Si j'ai longtemps hésité avant d'accepter cette invitation, ce n'est nullement par crainte ou par refus d'assumer mes positions. Pas davantage pour des raisons carriéristes de prudence élémentaire consistant à éviter d'aller dire du mal du CNU, de l'AERES et de la SFSIC en présence des représentants des deux premiers et sur invitation de la troisième. J'ai hésité par crainte d'avoir à subir un dispositif médiatique largement connu et très vendeur : celui du "contestataire" (moi en l'occurence), face au représentant de l'institution (CNU) et à l'expert (AERES).
Et puis j'ai finalement accepté. Principalement pour deux raisons.
"Fallait pas l'inviter." Parce que, avant, pendant et après le conflit universitaire de l'année dernière, j'ai rencontré et échangé avec un grand nombre de collègues de ma discipline (et d'autres) et que j'en ai acquis la conviction que mes prises de position ne représentaient pas que moi-même. Et puis parce que j'ai la conviction que les SIC ont, peut-être plus que d'autres, une responsabilité première dans les rapports entre science et société. Et que cette responsabilité n'est que trop peu souvent exercée (à mon goût).
Donc si vous êtes enseignant-chercheur, doctorant ou peut-être simplement curieux des sciences de l'information et de la communication et si vous traînez demain du côté de la porte de la villette ...










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