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22 fév 2015

Commentaires

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JM Salaun

Salut Olivier,
Pas convaincu du tout.
1. "L'effet petit pois" à une dimension bien différente sur internet du fait d'une part de la taille du réseau et surtout, d'autre part, qu'il suffit qu'une toute petite minorité soit touchée pour que les effets soient catastrophiques. C'est le fonctionnement même du terrorisme qui trouve dans le web un outil performant par la diffusion, mais surtout l'individuation des messages. Pas gd chose à voir avec les "jardins fermés", cela fonctionne aussi très bien avec le mail.
2. La publication de la partie éditoriale de code aurait pour effet d'exploser les services de publications automatiques sur le web du fait des stratégies opportunistes des publiants. Voir le jeu du chat et de la souris entre G et les SEO. C'est justement parce que le code n'est pas public que ces services fonctionnent. Le rendre public aurait vraisemblablement l'effet inverse sur le sujet que tu traites : donner des outils supplémentaires aux fauteurs de trouble. Il faut inventer un autre type de régulation, soit par une instance intermédiaire, type CNIL qui pourrait y avoir accès, soit par des évaluations a posteriori ou encore d'autres choses à trouver.
Plus le temps passe, plus je trouve que les défenseurs d'un internet libre, comme toi, s'enferment dans un discours fait d'a priori où tous les arguments sont mis au service d'une conclusion connue d'avance. Pourtant plus l'histoire du web avance, plus les situations se complexifient et mériteraient plus de recul, moins de précipitation et une vraie analyse critique.

Khalid

Je crois que le danger d'internet face au discours.

C'est l'internet de l'a désinhibition, c'est google la nuit, les recherches de culs pas avouables...

On se sent moins seul dans sa 'déviance', des milliers de vidéos, cette déviance, pourtant précise, a même un hashtag

Les plus jeunes ont grandi avec ça, c'est évident pour eux, que leurs déviances ou fantasmes sexuelles ne sont pas des phénomènes isolés.
Ils savent que c'est tabou, mais ils savent que ça existent, c'est bcp plus schizophrénique, ils peuvent enfin vraiment être tout et son contraire, ils doivent choisir la déviance qu'ils préfèrent, l'internet (du cul) sert de manuel.

C'est la même chose pour la haine, pour le discours de la haine, internet désinhibe, Un certain discours peut mettre des années a se légitimiser, mais il se legitimise, et tout un business s'articule autour de lui, le web la encore est un accélérateur, c'est du libéralisme sauvage.

La haine comme le sexe, on en parle (parfois) peu, mais ca nous caractérise, parfois plus que le reste, de par son activité ou son inactivité.
et comme pour ses fantasmes, on est sommé de choisir le sien, quel est ton fantasme? quel est ton discours? quel est ta haine?

La comparaison est souvent malaisé, mais nous sommes vraiment dans ce cas precis de la liberté d'expression, comme charlie la pratique, d'autre le font sur internet, mais il ne s'agit plus la, de la permettre par une pseudo conscience républicaine, de la sagesse du peuple et du pouvoir réunis et réconciliés, non, cette liberté d'expression existe de par sa réalité et du fait qu'elle ne connait pas de frontière, elle n'est pas le fruit d'une éducation républicaine hérité des lumières etc...

Alors:
-les lois existantes, il y'en a deja bcp,
-bcp plus de lois et être liberticide au possible.
-Ou alors laisser faire..., éduquer blabla, dialogue social blabla,

Il ne faut pas faire de différence entre des fanatiques activistes gourous qui enrôlent grâce a leurs pouvoirs, de petits innocents perdu dans la jungle d'internet.

Si ton enfant prend de la drogue (bcp), ce n'est pas parce qu’il est influençable par d'autres jeunes méchants, c'est parce que c'est un con, surement frustré et aigri a 15, 20 a peine.
Il revend de la drogue, il participe a ce marché, il est le marché.

On parle de la syrie, ca fait longtemps que des gens y vont, comment ont il eté au courant, ce sont des hipster, aller en syrie aujourdhui, c'est etre un suiveur.

Les algos ont leurs importances dans la diffusion du contenu, c'est vrai, connaitre leurs fonctionnement est nécessaire, mais ces algos aussi précis ou magique soient ils, ne sont alimentés que par des phénomènes qui existent déjà, les algos ne créent rien, sur internet 3 keké qui parlent ensemble c'est aussi influent que 30 keké qui parlent ensemble.

On peut critiquer les algos, mais alors que dire des medias qui exposent aussi sur la place public, a la masse, des phénomènes parfois ultra isolé.

L'algo n'est pas coupable, il tente maladroitement d'etre un ersatz du bouche a oreille.

ertzscheid olivier

Salut Jean-Michel, hééé béééé, je te trouve un peu sévère quand tu écris : "les défenseurs d'un internet libre, comme toi, s'enferment dans un discours fait d'a priori où tous les arguments sont mis au service d'une conclusion connue d'avance." Je ne vois pas trop quels sont les "a priori" dont tu parles, ni en quoi la conclusion est connue d'avance ... Sur tes deux arguments (heureusement plus constructifs), je te réponds dès que j'ai le temps par une mise à jour du billet. Très rapidement quand même sur ton point 2, parler de "stratégies opportunistes des publiants" est au mieux un pur sophisme et au pire une étrange tautologie qui met dans le même sac les "publiants" djihadistes et les "publiants" commerçants ou simples adeptes du personnal branding. Tu le sais parfaitement, tout le monde, de Buzzfeed à Al-Quaïda joue déjà depuis longtemps des critères connus des différents algorithmes. Il y a toujours eu une "aristocratie de la parole" sur internet, aristocratie que servent la plupart des algorithmies, et aristocratie confortée par la "tyrannie des agissants" dont parle Dominique Cardon. Ce dont il est urgent de débattre et "d'ouvrir", ce ne sont pas les seuls critères de hiérarchisation - déjà connus - mais les critères relevant de l'éditorialisation. Tant que l'on n'ouvrira pas ce débat, on continuera d'acter un schéma législatif caduque qui permet aux plateformes de s'abriter derrière un statut de "simple hébergeur". On ne peut pas d'un côté, passer contrat avec des ayants-droits et mettre en place de réelles "milices algorithmiques" de mise en conformité faisant la chasse à certains types de contenus contrevenant - par exemple aux droits d'auteur - et de l'autre, sur l'ensemble des autres sujets, renvoyer la justice au statut de simple "hébergeur" de ces mêmes plateformes et se dédouaner de toute responsabilité éditoriale. Enfin, quand j'évoque une sorte de "convention de Berne" à l'échelle trans-nationale, je suis précisément dans ce que tu appelles toi-même "une instance intermédiaire", à ceci près que ces instances intermédiaires existent déjà (les CNIL européennes) et qu'il leur manque juste de quoi "dire le droit".

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Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information.
Réflexions, analyses, signalements, opinions.

"Where is the Life we have lost in living?
Where is the wisdom we have lost in knowledge?
Where is the knowledge we have lost in information?"
T.S. Eliot, in Choruses from The Rock (1934)

Where is the information we have lost in Google ?

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Ertzscheid Olivier, « Titre du billet », Affordance.info, ISSN 2260-1856. Date de publication. [En ligne] http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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Ertzscheid, Olivier (date de publication du billet). “Titre du billet”. Affordance.info [carnet de recherche]. ISSN 2260-1856. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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Ertzscheid, Olivier “Titre du billet”. Affordance.info (souligné) ISSN 2260-1856. Date de publication. [carnet de recherche]. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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