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24 nov 2013

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Voici les sites qui parlent de Propriété numérique et génération insupportable :

Commentaires

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Martin Rass

C'est un peu la suite logique de "Age of accès" que Jeremy Rifkin, en 2000 a décrit comme l'avenir du capitalisme, c'est-à-dire la même chose qui a commencé par des choses aussi innocentes que le leasing à l'échelle du net - enfin comme on arrive toujours à rouler dans de vieilles caisses, on a aussi le droit de garder ses moyens de stockages locaux… (suis collectionneur - ou messie, comme dirait les Américains) pour rajouter un peu à la dialectique du web, à la schizophrénie des usagers et leurs positions paradoxales.

Benjamin Sonntag

Merci pour ce rappel de la réalité.

Utilisateur de logiciel libre, je vois bien moins cet aspect des choses : on a toujours notre player audio et vidéo favori, toujours le moyen de synchroniser soi-même agenda, carnet d'adresse etc. sans devoir passer par Apple, Microsoft ou Google.

J'espère que cette désapropriation des moyens d'être autonome des transnationales du numériques (les GAFA) favorisera l'envie d'une meilleure connaissance et d'un meilleur contrôle (forcément avec des systèmes libres) de notre informatique.

Les humains ont une conception forte du patrimoine, il est peut-être temps qu'il en soit de même du patrimoine numérique ?

Pour ma part, j'ai toujours un disque dur de 3To pour stocker mon stuff et l'échanger avec mes amis, et le Peer-to-peer reste le meilleur moyen de découvrir et partager, et là je ne suis pas seul, libriste ou pas ;)

michael

Excellente analyse, Olivier, comme à l'habitude !

Quelques points de détail.

Le piratage croissant et l'échange permanent des biens culturels par les réseaux d'égal à égal, les sites de transfert de fichiers massifs, les services de téléchargement privés haute vitesse... montrent bien qu'une partie des individus connectés au cyberespace lutte contre cette enflure démente du domaine privé.

Oui, je suis d'accord avec toi : les entreprises, qui s'appuient sur des régulations toujours plus favorables à l'extension aux limites de la propriété privée, se comportent comme des bandits de grand chemin, visant à nous transformer en simples locataires de nos vies.

Il existe depuis longtemps des réponses politiques – le Kopism, le mouvement Open Source, par exemple – à cette situation où la finance, les techno-entrepreneurs et le politique s'associent pour accumuler de nouveaux excès, excès tels qu'ils seront la cause de leur perte... ou celle de toute l'humanité civilisée.

Mais encore, rien n'oblige un individu à accepter de transférer les traces de sa vie dans les nuages contrôlés. Il lui est toujours possible d'organiser son environnement numérique indépendamment d'eux.

En dernier ressort, c'est chaque individu qui se détermine face aux offres des marchands. À lui de savoir comment il souhaite évoluer : rester un collabo du système ou devenir un résistant.

oomu

vous posez un monde apocalyptique où la musique ne serait pas vendu sans DRM (ce qui est pourtant le cas)

où le dvd et bluray n'existeraient plus

où les appareils photo, mobiles, iphones, etc obligeraient à envoyer sur le "cloud" photos etc, et seraient dépourvus d'un connecteur pour une synchro locale, stockée dans le bon gros disque dur.

etc.

Ce monde n'existe pas, et il n'y a aucune raison, devant les coûts, limites, gènes, complexités et danger, que le public y adhère.

De plus, il y a un fond assez méprisant qui consiste à dire que les gens seraient incapables de distinguer entre quoi mettre sur flickr en le demandant sciemment, et quoi laisser dans son ordi privé bien à soi.

La nouvelle génération n'est guère experte en technologie, c'est un fait. Mais elle est familiarisée avec et elle devient naturellement consciente de ce qui est Privé du Public.

La mentalité finira par être "si tu mets sur le net, c'est public" et tout le reste sera gardé local.

ertzscheid olivier

merci de votre commentaire. J'admets que je force légèrement le trait mais c'est l'exercice qui veut ça. Il s'agit d'un texte à valeur de prospective. Ceci étant, je reste convaincu (et d'autres de mes textes le démontrent) de l'impact du matériel sur nos pratiques connectées. Ainsi, l'absence de lecteurs de CD, la mutiplication des offres "cloud only" et les autres éléments objectifs mentionnés dans ce texte indiquent en tout cas de manière claire que nous n'aurons demain plus trop le choix du "stockage". QUand à savoir quelles seront les réactions et les pratiques de futures générations connectées, j'en laisse le soin à ceux qui disposent de boules de cristal. Moi je n'en ai pas. Je me contente juste d'essayer d'allumer une petite lumière rouge qui nous dit : "faites quand même attention ..."

denise miège

demain l'usage intensif de la voiture fera disparaître les jambes le téléphone portable sera greffé à la naissance de tout être humain les animaux seront virtuels exclusivement et il y aura belle lurette que la langue française sera devenue langue morte

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"Where is the Life we have lost in living?
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T.S. Eliot, in Choruses from The Rock (1934)

Where is the information we have lost in Google ?

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Ertzscheid Olivier, « Titre du billet », Affordance.info, ISSN 2260-1856. Date de publication. [En ligne] http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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Ertzscheid, Olivier (date de publication du billet). “Titre du billet”. Affordance.info [carnet de recherche]. ISSN 2260-1856. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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Ertzscheid, Olivier “Titre du billet”. Affordance.info (souligné) ISSN 2260-1856. Date de publication. [carnet de recherche]. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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