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03 fév 2012

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Voici les sites qui parlent de De la conquête du far-web à celle du near-me :

Commentaires

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Hubert Guillaud

Entièrement d'accord sur le fond et notamment sur la façon dont il faut prendre avec des pincettes toutes les communications émanant des grands acteurs du web. Comme toi après lecture attentive de l'article de Bankshy, je continue à penser que notre diversité informationnelle est peut-être plus réduite avec ces réseaux (mais certainement plus large qu'il y a quelques dizaines d'années). Pour ma part, j'avais choisi de montrer cela en utilisant des études sur la réalité de nos réseaux sociaux qui me semblaient donner d'élégants contrepoint. Amicalement,

Dominique Dupagne

Brillante analyse, mais bien pessimiste. Ces systèmes d'information sont dépendants de leurs utilisateurs, et donc condamnés à fournir un service pertinent pour survivre, contrairement aux administrations. La diversité de l'information disponible directement ou au travers de ces outils n'a jamais été aussi importante, même personnalisée dans son classement.

Notre cerveau fonctionne ainsi : sélectionnant les expériences/synapses réussies sur la plan moteur, favorisant dans nos souvenirs les informations les plus souvent appelées ou utiles.

Mais là où je vous rejoins, c'est qu'une vigilance permanente est nécessaire pour savoir quand abandonner le service d'information qui "dépasse la ligne". J'ai fermé mon compte Facebook il y a un an.

Jean-Marie Le Ray

Olivier, merci pour ce billet, que j'ai dévoré, ne serait-ce que parce qu'il est à la croisée de nombreux sujets sur lesquels je m'interroge en ce moment.
Et notamment sur les corpus, dont celui de Twitter, qui me fascine totalement.
Tu ne le cites pas, juste Google Books [Tout simplement « le plus grand corpus linguistique de tous les temps » (Véronis, 2010)] et Facebook [le plus grand « corp(u)s social » numérique, le plus grand pan-catalogue des individualités et de leurs mémoires (Ertzscheid, 2007, 2010b)], même si j'imagine que tu dois bien avoir ta petite idée sur ce que représente le corpus Twitter.
Car un "corpus social de 850 millions de membres" n'est-il pas trop énorme et trop "dishomogène" pour en tirer quelque chose de significatif ?
Comme on dit en italien, "il troppo stroppia", et s'il est vrai qu'il "est impossible d'extraire des informations fiables à partir d'un corpus trop petit" (Wikipedia), quid d'un corpus trop grand ?
Or je ne cesse de m'interroger sur la "juste taille" d'un corpus pour en dégager du sens (voir ici : http://www.presse-citron.net/la-gamification-en-100-mots
donc j'aimerais bien connaître ton avis sur la question :-)
Jean-Marie

olivier ertzscheid

@Jean-Marie : tu as parfaitement raison sur Twitter, que j'ai effectivement omis de mentionner. D'autant que le corpus "Twitterien" est en constitution permanente à la bibliothèque du congrès (voir mon analyse ici : http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/05/twitter-le-patrimoine-du-superflux-.html#rdb-footnote-11)
D'un point de vue scientifique, il n'existe pas de "juste taille" d'un corpus. Tout dépend des outils dont tu disposes pour l'analyser. La linguistique du corpus, notamment pour le TALN (traitement automatique des langues) travaille également sur des corpus gigantesques (même s'ils n'ont pas les dimensions de ceux disponibles sur le web).

olivier ertzscheid

@dominique dupagne : merci de votre commentaire. Mais je suis en total désaccord avec votre première assertion : "Ces systèmes d'information sont dépendants de leurs utilisateurs, et donc condamnés à fournir un service pertinent pour survivre". La particularité des écosystèmes fermés (facebook, apple) est précisément non pas de s'affranchir de cette dépendance (sans utilisateurs, on est bien d'accord, ils ferment), mais de la sublimer en l'inversant, c'est à dire en rendant les utilisateurs dépendant du système. Même si vous avez fermé votre compte Facebook, vous restez une exception et l'immense majorité des utilisateurs de ces services n'imaginent pas vivre sans leur compte Facebook, sans le courrier Gmail, etc, etc.

Jean-Marie Le Ray

Olivier,

J'ai voulu commenter ton billet sur Twitter, mais les commentaires sont désactivés. Donc je le fais ici.

« Février 2010. Twitter "publie" chaque jour plus de 50 millions de "messages". »

« Février 2012. Twitter "publie" chaque jour plus de 250 millions de "messages". »

http://blog.twitter.com/2012/01/tweets-still-must-flow.html

No comment !!!

Laurent

Analyse plutot bien mené.

Je pense moi même que S+YW, mise en place par Google est en contradiction avec l'esprit ouvert du web...

Malgré cela, j'aurais insisté un peu plus sur la cause : oui le web est en train de se cloisonner, dangereusement d'ailleurs. Mais c'est récent...et on peut se demande légitimement pourquoi!

La réponse est évident : Facebook! Comme vous le dites si bien, ce site veut littéralement phagocyter le web, devenir le web dans le web!! A cela, il encourage le partage et l’hébergement de contenues, mais il a aussi une politique très connu "d'aspirateur" de données personnelles...sans jamais chercher à les partager!

Pour reprendre l'histoire de S+YW, il serait bon de rappeler que Google disposait d'un accord avec twitter pour indexer leur données! Ils étaient donc en mesure, jusqu'il y a peu, de proposer du contenu recommandé par nos réseaux de twitter...

Cet accord n'a pas été prolongé...à cause twitter! Je parle explicitement de cet evenement car il est bon de rapeller que, pour permettre aux utilisateurs d'être décloisonnés des services qu'ils utilisent, il faut des accords entre les intervenants!!

Généralement, les intervenants ont tout intérêt à ces accords : ça permet d'enrichir l’expérience utilisateur, et c'est généralement donnant-donnant, avec un partage d'information croisé.

C'est là qu'arrive Facebook , site arrogant si il en est, bien décidé à "remplacer" le web! Pour arriver plus certainement à ses fin, ils ont depuis longtemps mis en place la technique de l'aspiration : permettre a n'importe qui d'importer ses connaissance a partir des outils les plus connu du web, Hotmail, Gmail, etc....sans jamais rendre l'inverse. N'importe qui voulant récupérer ses "contact" de Facebook pour voir si ils peuvent les rajouter dans un carnet d'adresse d'une messagerie savent de quoi je parle! La technique est depuis longtemps décrié par Google , qui a mainte fois réagis sur le sujet (en empêchant notamment l'importation Facebook des contacts Gmail). Facebook a ainsi inventé l'accord tri-parties "Gagnant-Perdant-Perdant" : Gagnant pour Facebook et sa BDD, perdant pour le tiers qui fournit les données, perdant pour l'utilisateur qui se fait enfermer dans Facebook!!

Si le succès de Facebook était resté anecdotique, le comportement du web n'en aurait pas été changé, mais malheureusement, les utilisateurs sont tous venu s'engouffrer dans ce goulag numérique! Le problème, c'est que dès qu'un acteur de poids la joue bas sur le partage de donnée, tout les autres se sentent obligés de protéger les leur . Ceci expliquant facilement pourquoi Google a commencer à mettre des freins sur ses possibilités d'export de données!

Maintenant, le web a beau jeu de vouloir reprocher à google ce développement, il faudrait rappeler que le seul moyen pour google de proposer des recommandations Facebook a l'utilisateur,ça serait :
-Payer une licence à Facebook, comme le fait Microsoft pour Bing
-Permettre à Facebook de récupérer les données utilisateurs des services googles
-Ne rien recevoir en échange.

Non, décidément, Google n'est pas une oeuvre de charité, encore moins pour une entreprise tel que Facebook!! On peut toujours regretter que des éleveurs mettent des barbelés autour des champs ou se reposent leurs animaux, empêchant les promeneurs de passer...mais les coupables ne sont pas les éleveurs, mais les bêtes sauvages qui viennent essayer de croquer leurs troupeaux!!

Au final, du fait de mon analyse, je me dit qu'on n'a que le Web qu'on mérite : les utilisateurs,les journalistes et les blogueurs ont sciemment engraissés un acteur qui revendique le cloisonnement du web (vos amis ne vous appartienne pas, ils appartiennent à Facebook!). Et on entend tout le monde râler des conséquences sur des sites comme Google?? Il faudrait peut être commencé par remettre nos habitudes en question....

Marc G.


Comme je crois pouvoir trouver ici des lecteurs intéressés, j'en profite pour faire la promo d'une action de notre bien aimée université de Nantes qui va (on espère!) dans le bon sens :

http://sites.google.com/site/opendata2012/

Marc G.
pour le comité d'organisation

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Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information.
Réflexions, analyses, signalements, opinions.

"Where is the Life we have lost in living?
Where is the wisdom we have lost in knowledge?
Where is the knowledge we have lost in information?"
T.S. Eliot, in Choruses from The Rock (1934)

Where is the information we have lost in Google ?

POUR CITER UN ARTICLE


Style Hypotheses.org
Ertzscheid Olivier, « Titre du billet », Affordance.info, ISSN 2260-1856. Date de publication. [En ligne] http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

Style APA
Ertzscheid, Olivier (date de publication du billet). “Titre du billet”. Affordance.info [carnet de recherche]. ISSN 2260-1856. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

Style MLA
Ertzscheid, Olivier “Titre du billet”. Affordance.info (souligné) ISSN 2260-1856. Date de publication. [carnet de recherche]. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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