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21 sep 2011

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Voici les sites qui parlent de L'indexation est-elle soluble dans le(s) bouton(s) ? :

Commentaires

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Hubert Guillaud

Les folksonomies n'ont pas disparus de tous les sites sociaux : j'aurais plutôt tendance à dire que c'est la stratégie économique de certains sites sociaux qui les poussent à l'extérieur. Les sites sociaux documentaires (Wikipédia, LibraryThing...) ont plutôt tendance à les exploiter. Mais ce n'est pas l'objectif de YouTube, Google+ et autres Facebook.

D'accord sur le fait qu'elles pallient une absence, bien souvent... Mais il faut aussi souligner qu'elles ont montré leurs limites : le marquage de milliers de documents sous un même tag, n'apporte aussi qu'une catégorisation bien limitée. ("Toutes les BD sont des BD, ok. Et puis ?...")

J'ai un peu l'impression que cette nouvelle économie du bouton n'est pas si neuve : les bataillons de boutons fleurent bon le bon temps du web 2.0 : http://www.internetactu.net/2006/10/27/web-20-centre-sur-lutilisateur-vraiment/
Les boutons en question ont d'ailleurs toujours le même objectif : favoriser l'interaction. Une page Facebook désormais n'est faite que de boutons pour susciter la réaction : tout semble se refermer sur nous comme une prison de l'attention, dont l'objectif est de garder l'internaute captif, même sur les services déportés. Bien sûr, les intermédiaires engrangent les dividendes de ce jeu sur les boutons, mais malgré tout, les utilisateurs ne sont pas aussi lésés qu'il y paraît. Ils échangent (cliquent, réagissent, commentent...) certainement plus que jamais. Bien sûr, c'est une guerre des données, une guerre des services, une guerre pour le contrôle de l'écosystème... mais c'est aussi une guerre autour de la capture de l'attention. Le rejet par Google+ de tout ce qui n'a pas un nom normal, le rejet par Facebook (et Google+) du RSS pour obliger les impétrants à être des utilisateurs actifs... me semble également éclairant.

Ce qui est amusant dans cette pré-dition que tu décris, c'est qu'on voit bien, qu'à terme, ce système pourrait tourner tout seul. Facebook ou Google+ pourraient tout à fait alimenter mon compte sans moi finalement. Et c'est peut-être par là qu'ils vont devenir finalement beaucoup moins amusants...

Arthur

On intellectualise parfois pour pas grand-chose... Les boutons J'aime de Facebook et de Google n'ont manifestement qu'un seul but : inviter ceux qui lisent une page Web à s'inscrire à leur service ou à y retourner si d'aventure ils ne s'étaient pas connectés récemment. En somme, il s'agit d'une monétarisation de plus, ce qui venant de systèmes par essence marchands n'étonnera personne.

olivier ertzscheid

Arthur> il se trouve que je suis (grassement) payé pour intellectualiser :-) Une lecture plus attentive de mon billet vous indiquera que drainer des abonnés n'est pas, loin s'en faut, le seul but des divers boutons.

olivier ertzscheid

Hubert> tu as raison sur ton premier point : ce n'est pas un hasard (c'est en tout cas le sens de mon billet) si seuls les sites explicitement documentaires continuent de les exploiter.
Pas d'accord avec toi en revanche sur les limites. Les problèmes de polysémie, de tags récurrents existent évidemment mais toutes les études montrent qu'ils ne sont que le terreau sur lequel émergent et se distinguent les qualificatifs pertinents pour les usagers. Pour le dire autrement, "en entrée" du système, on est parfois noyé ou perdu dans des tags non discriminants. Mais à l'usage (= en sortie), et après une phase d'acclimatation (qui serait une perte de temps pour Google et les autres) les folksonomies remplissent leur but : la complémentarité ou le remplacement d'une indexation normée.

Merci pour ta conclusion qui synthétise parfaitement ce à quoi je pensais en écrivant ce billet.

VOISIN J-M

Du moment qu'on appuie pas sur le fameux bouton et qu'EDF n'est pas en panne je ne me soucie de rien !

Arthur

@Olivier. Je ne disais pas que *tout* votre travail ne sert qu'à justifier votre salaire, sans autre utilité. Mais pour cet article : manifestement, c'est le cas.

Pour ce qui est d'être « grassement payé », je vous trouve quand même un peu indécent : sans vouloir vous comparer à 50 % des salariés de ce pays (la médiane, c'est 1 350 euros par mois, j'espère que vous gagnez plus), sans parler des sans-emplois, avez-vous seulement idée de ce que gagnent les précaires qui vous entourent à l'université ?

Et pour revenir au fond de votre article : non, vous ne traitez pas des raisons d'être de tous ces boutons, vous imaginez seulement de possibles conséquences. C'est renverser le raisonnement en vous faisant _deus ex machina_ qui sonde les cœurs et les reins et c'est évidemment une grave faiblesse.

Pour comprendre un mécanisme économique, idéologique ou social, il suffit souvent d'être radical, c'est-à-dire de prendre les choses par leur racine. Et pour une compagnie qui cherche à augmenter son profit, la racine de toute chose, c'est le profit.

Quant à analyser les effets, il convient tout de même d'attendre un peu, de prendre du recul, d'interroger l'ensemble des acteurs et de garder un peu de neutralité axiologique. (Mais j'entends déjà votre objection : et mes indispensables publications ? :-))

olivier ertzscheid

Arthur> je crois que vous vous trompez de client. Primo, je ne suis pas "payé" pour ce que je fais sur ce blog. Je le fais "en plus" de ce pour quoi je suis payé (faire des cours, de la recherche et de - plus en plus - l'administratif).
Deuxio, oui, j'ai une idée très exacte de ce que touchent les précaires qui m'entourent. Et je me bagarre, à mon niveau, contre la précarité à l'université (et ailleurs). Tertio je ne sonde ni les coeurs ni les reins, je produis des analyses, je fabrique des concepts, "j'intellectualise" si cela vous chante. D'autre part, on peut aussi effectivement attendre avant d'analyser les effets d'un phénomène qui concerne tout de même plus de 700 millions de personnes dans le monde depuis déjà 5 ans, mais je ne crois pas que ce soit le bon choix. Enfin, je réserve la neutralité axiologique (bigre ...) à mes publications académiques. La consultation de ce site : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/ vous en apportera la preuve. Je conçois précisément cette activité non-rémunérée qu'est le blog de chercheur comme un espace de radicalité axiologique :-)

Ellimac

Bonjour,

J'observe les usages informationnels sur Twitter depuis quelques temps (moi aussi on me paye pour "intellectualiser").

L'utilisation des boutons (retweets, envoi depuis un site, etc.) voir même les systèmes de "feed" sont de plus en plus monnaie courante (comparativement à il y a encore un an).
D'un point de vue purement d'analyse, cette multiplication de (micro)documents similaires n'apportent pas grand chose...
D'un point de vue de l'indexation il semble cependant que cette automatisation apporte une plus grande homogénéité dans sa diffusion fragmentée et réticulaire, et vise à répondre à un facteur (économique ?) essentiel : l'accroissement de contenus.

Je ne suis donc pas tout à fait d'accord sur le fait que le bouton amène une dérégulation, là ou au contraire il permet la production d'une valeur essentielle au web : le signe. L'indication vers un contenu dont la réarticulation sémiotique à moins d'importance in fine, que l'identité qui l'a signalé. Bref, le bouton vise à apporter du sens par le "cliqueur" (qui clique, dans quelle communauté, etc.) et son homogénéisation, plutôt que par le travail d'indexation.

D'accord cependant avec vous sur les probables risques à long termes. Le tout étant de ne pas tomber "dans un fétichisme de la data" et proposer des alternatives viables...

@Arthur : "Le réel n'est jamais ce que l'on pourrait croire, il est toujours ce qu'on aurait dû penser" (Bachelard)... Mais bon, peut-être des fois ne vaut-il mieux pas penser ?!...

Mere Teresa

Merci pour cet article très intéressant.

Une fois avec notre réseau (d'amis, de contacts) sur un réseau, on a envie de tout y injecter, pour échanger. Le risque est qu'on ne commente plus du tout l'information, on envoie un lien brut, une vidéo, sans l'ajout de méta-information que représentent les tags.

Arthur

Olivier, je vois que vous êtes piqué au vif... Aurais-je touché juste ?

En ce qui concerne votre (excellent) blog, il s'agit d'un jeu gagnant-gagnant : vous apportez beaucoup à vos lecteurs (dont moi) et en échange vous gagnez en surface de notoriété. Mais ne me dites pas que tout ça n'a rien à voir avec votre carrière, ce serait drôlement hypocrite.

Pour le reste, au milieu de beaucoup d'analyses très intéressantes, il vous arrive d'en produire de plus faibles, voire d'extrêmement faibles (mais qui vous permettent, vous le dites vous-même, de justifier votre salaire).

Cette note faisait partie des « extrêmement faibles », si manifestement destinées à justifier votre situation... Je n'ai voulu que le regretter : vous êtes capable de mieux.

Arthur

@Ellimac. « Mais bon, peut-être des fois ne vaut-il mieux pas penser ?!... » Puis-je me permettre de vous informer que vous êtes une andouille gonflée de suffisance outrée ? Car vous l'êtes, hélas...

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Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information.
Réflexions, analyses, signalements, opinions.

"Where is the Life we have lost in living?
Where is the wisdom we have lost in knowledge?
Where is the knowledge we have lost in information?"
T.S. Eliot, in Choruses from The Rock (1934)

Where is the information we have lost in Google ?

POUR CITER UN ARTICLE


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Ertzscheid Olivier, « Titre du billet », Affordance.info, ISSN 2260-1856. Date de publication. [En ligne] http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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Ertzscheid, Olivier (date de publication du billet). “Titre du billet”. Affordance.info [carnet de recherche]. ISSN 2260-1856. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

Style MLA
Ertzscheid, Olivier “Titre du billet”. Affordance.info (souligné) ISSN 2260-1856. Date de publication. [carnet de recherche]. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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