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13 oct 2009

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Voici les sites qui parlent de I'm an indexed man living in an indexed world. :

» Google books, biens communs et Affordance de Gilles en vrac...
Il y a bien quelques mois que je nétais allé sur le blogue dAffordance, cette mine opiniâtre dinformations sur les droits dauteur et les (nombreuses) initiatives de Google visant à indexer le monde... [Lire la suite]

Commentaires

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michaël

Bonne analyse Olivier !

La situation contemporaine exige de chaque individu qu'il acquiert ce minimum de cyberculture qui lui permette de lire ton texte et d'en comprendre les implications.

L'évolution récente (ces trente dernières années ?) de nos sociétés occidentalisées montre que les régulations légitimes (code juridique) sont de moins en moins ce qui règle les rapports entre les individus et la société ; alors même que le code informatique occupe une place de plus en plus centrale, prépondérante dans ces rapports – y compris, comme tu le notes, dans les rapport de l'individu à lui-même : sa mémoire ; ses dimensions publique, privée et intime.

J'en arrive à l'hypothèse que l'enjeu sociétal essentiel, aujourd'hui, n'est plus de savoir si l'on va voter bulletin blanc ou blanc bulletin (ce que nous appelons encore démocratie) mais de savoir quelles parts de nous-mêmes nous déléguons à quels codes informatiques. Ainsi, cette potentielle indexation des Google Docs n'affectera-t-elle que ceux qui utilisent Google Docs.

Ceux qui craignent le syndrome de Perrette évitent de mettre tous leurs octets dans le même panier Google. La plupart des services proposés par ce fournisseur existent ailleurs, y compris comme logiciels libres.

Nous sommes à une époque où il paraît essentiel de prendre soi-même en charge la préservation de sa personne, y compris de ses diverses représentations dans le cyberespace. Et pour cela, il est plus important de choisir des solutions techniques disjointes, donc moins faciles à harmoniser, que de se laisser charmer par un Google bien trop poli (rond, poli, tout pareil) pour être honnête.

Méline

L'image des machines d'écriture de "1984" me revenait en vous lisant... Et voici qu'Orwell, en Moralité.
Merci d'avoir réveillé ma machine à penser ce matin!

Memoiresilence

Grâce à Sidewiki, vous (Olivier et Michel) allez pouvoir laisser un commentaire sur l'édito de l'ENSIBB ! :D ;)

PetitPiteux

Intéressant. C'est marrant, je lis ce billet juste apres celui là:
http://architecte.blogs.liberation.fr/alberti/2009/10/la-nouvelle-guerre-urbaine.html
qui parle d'une tactique de l'armée israélienne qui quelque part passe elle aussi par la négation de la distinction public/privé, une sorte d'homogénéisation, une négation des barrières...

Camille

Cet article est passionnant, c'est un vrai plaisir de le lire !

Cela me fait aussi penser à la problématique de la médiation.

Aujourd'hui google centralise la figure de la médiation : il est le site (presque l'unique) par lequel chacun passe pour trouver une info. Nos logiques de recherche ont été bouleversées par le moteur. Les 3 premiers liens sont considérés comme les 3 liens ayant la meilleure information à donner : la hiérarchie de l'information est issue d'un algorithme non connu. Les logiques de censure (dans le sens de critères de choix et d'entités référentes) sont de plus en plus opaques ou de plus en plus diluées.

Google, c'est aussi une multitude d'applications qui nous rendent "service", qui nous permettent d'accéder à l'autre. Il est notre meta médiateur, notre meta passeur d'émotions, de confidences, d'achats. Il est là, partout, à nous faire de la pub contextuelle dans nos mails, à tenter d'interpréter qui nous sommes.

Je repense à Calvino et à son "Si par une nuit d'hiver un voyageur". Je cite, p202 : "
Je ne pense pas que la totalité puisse être contenue dans le langage ; la question est pour moi ce qui reste en dehors, le non-écrit, le non-scriptible".

Avec internet, nous avons accès à tout, à tous les textes, à tous les amis des amis, à toutes les photos mais je crois, comme le personnage de Calvino, que Google ne sera jamais capable de comprendre ce qui n'est pas écrit.

Ce grand médiateur de contenu est, selon moi, incapable de toute interprétation. Et ça me fait respirer..

Isabelle Aveline

I’m an indexed woman reading in a indexed book, ou le jour où Google rachète FaceBook = BookFace

Par rapport à la médiation/interprétation, je crois qu’il ne fait pas s’illusionner…
Qu’est-ce qu’il manque encore à Google ? L’indexation du réseau social ? Oui. Pour un temps encore. Voilà pourquoi je me suis évertuée pendant des années à développer un réseau social de lecteur. Pas pour des préoccupations « littéraires » mais parce que je suis convaincue - depuis le début (1996) - que c’est le lecteur qui fera le lien – link to.
C’est le lecteur qui créera l’économie du livre numérique, en créant le lien.
Le lien est le vecteur magique de l’économie numérique.
C’est le b-a ba de l’internet et en même temps personne – pour l’instant – ne le voit.
Lien de l’économie matérielle vers l’économie immatérielle.
Lien des contenus vers leur sens.
Liens des personnes vers le réseau social de leur médiation.
http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Monde_comme_volont%C3%A9_et_comme_repr%C3%A9sentation_-_I,_1
Le monde est ma représentation il convient de l’interpréter, de l’indexer, ce que fera certainement Google dans les années à venir.
Google ne sera certes jamais capable de comprendre ce qui n'est pas écrit, l’innommable.
Mais il sera juste capable de rendre lisible / visible…, ce qu’on lui aura donné à lire, à interpréter, à indexer etc.

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Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information.
Réflexions, analyses, signalements, opinions.

"Where is the Life we have lost in living?
Where is the wisdom we have lost in knowledge?
Where is the knowledge we have lost in information?"
T.S. Eliot, in Choruses from The Rock (1934)

Where is the information we have lost in Google ?

POUR CITER UN ARTICLE


Style Hypotheses.org
Ertzscheid Olivier, « Titre du billet », Affordance.info, ISSN 2260-1856. Date de publication. [En ligne] http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

Style APA
Ertzscheid, Olivier (date de publication du billet). “Titre du billet”. Affordance.info [carnet de recherche]. ISSN 2260-1856. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

Style MLA
Ertzscheid, Olivier “Titre du billet”. Affordance.info (souligné) ISSN 2260-1856. Date de publication. [carnet de recherche]. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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