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29 sep 2009

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Voici les sites qui parlent de Il paraît que la rentrée à l'université se passe bien. Faut voir. :

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carole

Avec tout le respect que j'ai pour votre engagement, je ne peux néanmoins m'empêcher de penser que ce sont des attitudes aussi humaines que la vôtre qui font que nous avons un niveau de chômage aussi élevé. Je comprends votre besoin de faire marcher votre IUT du mieux possible, de donner les meilleures chances à vos étudiants. Mais si tout le monde dans votre IUT ne faisait qu'un équivalent 35/39 heures, que ce qu'il est statutairement et juridiquement censé faire, qu'arriverait-il ? La catastrophe, sans doute. Dans toutes les facs de France, dans toutes les administrations de France, dans beaucoup d'entreprises privées de France. Et on verrait aussi qu'il y a besoin d'embaucher par exemple chez vous une dizaine de personnes en plus. On pare tous au plus pressé, parce qu'on se sent coupable que la machine ne marche pas si on ne prend pas sur son temps libre. Mais ce faisant on collabore au fort taux de chômage, à la pression qui en résulte sur l'ensemble de la société, à la hantise de se retrouver sans travail et donc à l'acceptation de tout par reconnaissance d'en avoir. Comprenez bien que je ne vous accuse pas, je fais la même chose par pure conscience professionnelle. Mais j'aimerais bien que notre conscience politique impose une autre façon de faire. Parce que si ça marche avec 10 emplois en moins (et vous dites que vous allez vous accrocher), dans deux ans, ça marchera aussi avec 12 ou 15 emplois en moins (les professeurs de langue se raréfiant, moins besoin de contracter des échanges à l'étranger par exemple, la recherche mise à l'écart "pour le moment"). Et on connaît tous les hordes d'hyper qualifiés qui hantent notre société comme des innocents effarés d'avoir fait tant d'études pour rien, qui pourraient prendre ces postes gelés par le courage commun des gens qui sont déjà en place. Peut-être que le vrai combat, ce serait de faire nos 35 heures pour forcer la catastrophe, qu'on passe à un autre ordre de valeurs. Parce que l'on est en plein "travailler plus pour faire marcher la machine". Et que si travailler plus est bon pour nous, ça n'est pas bon pour les individus qui n'ont pas de travail. Je sais, il y a une France en faillite et une crise qui va s'aggraver. Et que vous allez me dire que ma réflexion est simpliste. En tous les cas, bon courage pour la suite.

Olivier Ertzscheid

@Carole > votre réflexion ne me semble pas du tout simpliste. C'est effectivement une question de courage. Mais aussi une question de collectif. C'est l'articulation des deux qui rend les choses si difficile.

Audrey

Bravo, Olivier pour ce billet qui reflète si bien le quotidien de notre IUT. Tous les jours, je rame pour trouver de nouveaux vacataires pour rejoindre le troupeau déjà conséquent de ceux qui permettent aux étudiants de recevoir la formation promise. Sans eux, on ferme. Et je dois en refuser plusieurs qui ne remplissent pas les conditions (les fameuses 300 h). Toujours personne en allemand. Je suis fatiguée, moi aussi.

Valérie

Je remplace "Dans mon IUT" par "Dans mon université", et je signe. C'est exactement ça, l'impression de tenter de faire avancer un bateau qui prend l'eau, il faut à la fois ramer et coller des rustines. Et je ne peux pas me résoudre à le laisser couler.

JCD

Que ceux qui se reconnaissent dans votre portrait lève la main.
Tout ce que vous décrivez est encore supportable lorsqu'on a la satisfaction de la réussite des étudiants.
Le pire, c'est lorsque ces derniers ne relèvent plus le défi et baillent aux corneilles. Là, la motivation en prend une grosse claque.

ever

ce serait bien de continuer à indiquer le temps que vous prend la rédaction de ces billets vraiment passionnant comme le disait le Pdt de la BNF l'autre jour...

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