Cette capacité à programmer l'aléatoire est pour moi source d'un perpétuel et béat émerveillement.
(Merci à Philippe Quéau pour le lien)
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Cette capacité à programmer l'aléatoire est pour moi source d'un perpétuel et béat émerveillement.
(Merci à Philippe Quéau pour le lien)
Rédigé le 29 mai 2009 à 23:55 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
3 personnages dont le dialogue s'annonce passionnant.
Rédigé le 29 mai 2009 à 13:26 dans Congrès, colloques et conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
"Et si la prochaine bulle spéculative était celle de l'université ?" C'est le titre d'un article du Chronicle of Higher Education. La scène se passe aux Etats-Unis.
En 25 ans, 440% d'augmentation des frais d'inscription dans les universités privées.
"Avec les
frais de scolarité et de logement, les frais de
dizaines d'universités privées ("private colleges") atteignent maintenant 50 000 $ par an (...). Selon le National Center for Public
Policy, au cours des 25 dernières
années, les frais de scolarité ont augmenté
en moyenne de 440 pour cent - plus de quatre fois le taux d'inflation et près
de deux fois le taux des soins médicaux. Patrick M. Callan, le président du centre, a averti que les étudiants à faible revenu trouvent l'université inabordable."
1000 $ par semaine pour aller à l'université. Et l'article de poser une question aussi crue que révélatrice : "la plupart des familles se demandent si cela vaut encore la peine de payer 1000 $ par semaine pour envoyer leurs enfants à l'université privée."
La totalité de l'article est très instructive dans le contexte actuel, soulignant notamment que les prêts étudiants sont (partiellement à cause de la crise du crédit) une solution désormais inefficace (rappel : les mêmes prêts que le gouvernement français s'aprête à mettre en oeuvre, exemples là, là et là). Il rappelle également que ce sont les classes moyennes qui ont été les vaches à lait de ce mode de financement des universités, les mêmes classes moyennes dont les enfants se voient aujourd'hui privés de "bonnes" universités (privées) pour cause de frais trop élevés.
Face à cela les universités publiques ("public universities") peinent pourtant à tirer leur épingle du jeu (les frais de scolarité y avoisinent tout de même les 25 000 $ par an ...), notamment du fait de leur "mauvaise réputation" (elles sont de fait et depuis longtemps "réservées" aux étudiants des classes les plus défavorisées).
Le danger des universités "low-cost".
On voit donc émerger de nouveaux types d'universités. Des universités "en ligne". Ce qui pourrait être un bien. Mais qui n'en est pas un. En effet la logique de développement de ces universités en-ligne ne correspond pas à une volonté réelle de mettre en place un nouveau rapport à l'enseignement, mais bien d'une logique "low-cost". Et ce danger là est bien réel. On est ici à des années lumières d'une politique volontariste de télé-enseignement et de mise à disposition de ressources organisées, dont le projet OpencourseWare du MIT reste l'exemple fondateur. Ce dont il s'agit dans ces nouvelles universités low-cost se situe dans une pure logique comptable : rassembler des ressources d'enseignement aujourd'hui aussi nombreuses qu'hétérogènes sur le Net, et y attacher la délivrance de diplômes. A ce titre, l'annonce par l'ONU du lancement de "l'université du peuple" me semble hélas davantage relever d'une logique low-cost que d'un réel projet pédagogique structuré.
Le Net et la formation à distance : quant ton meilleur ami devient ton pire ennemi. La délivrance de grades ou de diplômes universitaires ne saurait évidemment s'accomoder d'une simple collation, d'une seule agglomération de ressources hétérogènes distantes. Arena sine calce. Du sable sans chaux. Pour avoir une valeur, le télé-enseignement, la formation à distance (FOAD), doivent être déployés en relai ou en appui d'un enseignement en présentiel (soit sur une année, soit sur un cursus "long"). Il est par ailleurs évident que le coût de mise en place d'un dispositif efficace et "canonique" de FOAD est au départ très élevé (par rapport à un dispositif d'enseignement classique = prof + tableau + chaises) et que les bénéfices (financiers) ne peuvent en être tirés qu'à long ou moyen terme. Une séquence pédagogique en ligne est longue à construire, à concevoir, à réaliser. Et elle ne correspond en rien à une séance pédagogique (un cours) "classique". Et elle nécessite d'abord de former les enseignants qui seront en charge de la concevoir autant que de l'administrer (car oui, même et surtout en ligne, on a encore besoin d'enseignants résidents). Et je ne parle ici même pas des dispositifs d'évaluation en ligne (sauf à faire passer des QCM à moitié bidons à tous les étudiants en attente de diplôme, ce qui est hélas de plus en plus souvent le cas, y compris dans les universités et les cours en présentiel ...). Si l'on veut proposer en ligne des formations réellement diplômantes, il y faut a minima la présence d'une équipe pédagogique (un peu) stable, d'un projet d'enseignement (un peu) cohérent, et de dispositifs d'évaluation (un peu) concertés.
L'erreur du centre et de la périphérie. Pour le dire autrement, ce serait, à mon avis, une erreur catastrophique (déjà hélas moultes fois commise) de penser l'enseignement à distance et autres ENT (environnements numériques de travail) comme des dispositifs centraux alors qu'ils n'ont de pertinence qu'à la périphérie, alors que leur rôle est précisément d'aider les étudiants à circonscrire la périphérie des services d'enseignement et de ressources identifiées et organisées auxquelles ils ont accès. Ce n'est qu'à cette condition que nous parviendrons à relever le défi de la connaissance et de la formation en ligne, que nous parviendrons à imaginer des universités fonctionnant à la manière de Wikipédia ou de YouTube afin "de permettre le déploiement rapide d’expertises dispersées et la reconfiguration des champs".
<Update de 10 minutes plus tard> Sur le sujet (place des dispositifs technologiques dans l'enseignement à l'université) voir également l'analyse de Jean-Michel Salaun, notamment le passage suivant :
</Update>
Opportunisme à courte vue. Mais dans un monde ou tout va si vite, dans une gouvernance universitaire de la performance et de la rentabilité, il est hélas à craindre (on le constate déjà) que cette réflexion soit totalement escamotée dans une seule logique d'opportunisme à courte vue : les ressources numériques existent, elles sont légion, pour la plupart gratuites, elles permettent d'alléger considérablement les moyens (humains et logistiques). Fonçons donc dans la brèche ouverte par ces universités low-cost. Et accesoirement dans le mur.
(Addendum : sur le modèle américain de l'enseignement supérieur et ses nombreuses tentatives de déclinaison nationales, voir notamment cet article (.pdf) // Temps de rédaction de ce billet : 1h30)
Rédigé le 29 mai 2009 à 11:41 dans Document numérique, Métier | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Je fais confiance à Microsoft ... non pas pour construire de bons produits, mais pour sa parfaite maîtrise du marketing, c'est à dire, littéralement, pour son sens du "marché". Et donc en ce moment, côté Microsoft, ce dont tout le monde parle, ce qui buzze, c'est le prochain lancement du prochain moteur de recherche microsoft, baptisé "Bing" (mais qui devait initialement s'appeler Kumo, "araignée" en japonais)
Rappel des faits
Bing vient remplacer "LiveSearch" (dont les parts de marché sont en chute régulière, à l'image de la pertinence de ses résultats). Pour "se refaire" sur le marché de la recherche d'information, Microsoft a misé gros sur le rachat de la technologie alimentant le moteur (sémantique) Powerset : c'était il y a un peu moins d'un an, le premier Juillet 2008.
Le Buzz de Bing.
Dans cette affaire de buzz savamment orchestré, la presse et la blogosphère jouent à plein leur rôle de chambre d'écho sur l'air de la ritournelle du choc des titans : Microsoft Corp. contre Google Inc., Bing contre Google.
Pour le reste, il faudra attendre ... le 3 Juin, date officielle de lancement du produit. Sans attendre, j'ai donc fait le tour des principaux articles sur le sujet, disséqué les copies d'écran circulant sur le net, consulté le "product guide", et surtout, j'ai regardé la vidéo officielle de lancement (le teaser). Qu'y ai-je vu ?
Première minute.
Bing-o sur la catégorisation "light"
Un truc qui - c'est d'actualité - mise sur la sémantique. Pas sur le "web sémantique" comme idéal mais sur la "sémantique prosaïque" pour l'usager lambda, c'est à dire une forme de catégorisation légère et autant que possible transparente.
Bing-o sur les requêtes transactionnelles.
Ce que cherchent majoritairement les gens sur Internet, ce sont des billets de train, d'avion, des ustensiles de cuisine, des fringues, le tout à moindre coût et avec un maximum de "critiques" (reviews) pour pouvoir finaliser leur acte d'achat dans les meilleures conditions possibles. Et de fait, le teaser de Bing laisse une TRES large place à la mise en avant de ces requêtes transactionnelles, dans le résultat desquelles s'affichent à foison différentes visualisations (par ailleurs intéressantes) des avis et autres opinions des "autres clients ayant aussi acheté/testé ce produit".
En fait, après avoir visionné une bonne dizaine de fois ce trailer, j'ai surtout eu l'impression que Microsoft venait d'inventer ... le guide FNAC. Une requête = un produit = des avis (structurés en différentes catégories, fonctionnalités du produit, etc ...)
Deuxième minute
SHOPPING. HEALTH. TRAVEL. LOCAL. Voilà les 4 "angles", les 4 accroches choisies dans la seconde partie du teaser de microsoft. Ce n'est certes pas un scoop, mais c'est une confirmation et une illustration. Confirmation que massivement, à l'échelle planétaire, les 4 usages les plus répandus des moteurs de recherche sont, dans l'ordre :
SHOPPING. HEALTH. TRAVEL. LOCAL. Si j'étais un marketer dans l'âme, et si j'étais à la recherce d'un nom qui buzze pour le prochain Google-killer, je tenterai bien un truc sur la base de ces 4 initiales. SHTL. Euuh ... SHUTTLE ? Ah ben non déjà pris :-(
Le carré magique des usages du web.
Bon redevenons sérieux. Ce carré parfait des usages du web peut d'ailleurs être affiné, toujours grâce au talent marketing de Microsoft. Pour chacun de ces 4 approches, Microsoft met en avant une requête :
On dispose là d'une segmentation parfaite du coeur de cible de Microsoft, c'est à dire ... de la planète (américaine).
SHOPPING. HEALTH. TRAVEL. LOCAL. Et plus précisément donc : Appareil photo, Diabète, Vol intérieur, Restaurant. Second carré parfait des usages du web.
Et à part ça ?
A part çà, en deux minutes trente de trailer, j'ai vu un truc qui quand il ne réinventait pas (intelligemment) les guides FNAC, ressemblait beaucoup à ce que propose déjà ... Google.
Alors ... combat de titans annoncé ou soufflé marketing vite effondré ?
Pour le savoir il faudra attendre de tester réellement Bing (le 3 Juin donc). En attendant, tout ce que je peux en dire c'est que Bing, reposant sur la technologie Powerset n'est en lui-même porteur d'aucune innovation réelle. La plupart des fonctionnalités proposés sont déjà mises en place par Google ou par Exalead (pour ne citer qu'eux deux). En revanche, elles sont proposées (par les autres moteurs) d'une manière pour l'instant plus "éclatée" et moins homogène, moins "intégrée", moins transparente. A la vue de ce court trailer l'une des plus belles promesses de Bing semble être la mise en cohérence et en transparence de fonctionnalités collant au plus près des usages mainstream du web. De la même manière que Windows avait installé les usages mainstream de la micro-informatique.
Mainstream Microsoft ? Nihil novi sub sole ;-)
(Temps de rédaction de ce billet : 2 heures)
Rédigé le 28 mai 2009 à 23:53 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
D'habitude le mercredi c'est le jour des enfants (piscine, tennis, devoirs, légos, playmobils). Aujourd'hui, exceptionnellement, c'était journée Wikipédia à Poitiers.
Journée intéressante à l'initiative de la MSHS de l'université de Poitiers, nourrie des réflexions croisées de Wikipédiens, de juristes, de journalistes et d'universitaires. La journée était filmée, et devrait être prochainement disponible sur UPtv.
Ma présentation.
Rédigé le 27 mai 2009 à 21:16 dans Congrès, colloques et conférences, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Grand débat : "Enjeux pour l'IST aujourd'hu
i", le 2 juin au CNAM.
A l'initiative de la Chaire d'Ingénierie documentaire du CNAM avec l'appui de plusieurs collègues français, acteurs de l'IST, nous proposons un débat public sur les enjeux de l'organisation de l'Information scientifique et technique aujourd'hui et de sa politique publique nationale d'encadrement :
A l’heure de la e-science, de l’internationalisation de la recherche et de l'enseignement, du déploiement des politiques de l’open access, cet échange vise à débattre avec les acteurs nationaux des enjeux majeurs, des difficultés rencontrées, des projets qu'il conviendrait de mener ensemble.
Le débat s’articulera autour des thématiques suivantes, sans pour autant le limiter :
- Coordination des acteurs nationaux et impulsion des projets : faut-il un JISC français ?
- Architecture distribuée ou centralisée de l’IST aujourd’hui ? conditions ?
- Qualité des services : coordination, non-redondance, complémentarités ?
- Public/privé : partage des rôles et équilibre à trouver
Nous serions ravis que vous nous rejoigniez pour débattre ensemble le 2 juin de 14h à 17h au CNAM-Paris. Amphi 1 (G. Planté) , 2 rue Conté, 75003 Paris
Plan: http://www.cnam.fr/adminsite/photo.jsp?ID_PHOTO=1147941706053
Organismes de recherche et d'enseignement supérieur, professionnels de l'information et de l'édition, responsables de services d'IST, de plateformes sont attendus. Ont déjà, confirmé leur présence: CCSD, Cléo/revues.org, représentants de Persée, de Cairn, des Urfists, Universitaires...
Merci d'envoyer un message pour signaler votre présence à elodie.ozanne@cnam.fr
Rédigé le 26 mai 2009 à 21:52 dans Congrès, colloques et conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Alors qu'elle occupait déjà parfois plus des 2/3 des résultats affichés au-dessus de la ligne de flottaison du navigateur, la publicité fait désormais son entrée au sein même de l'espace de requêtage, via la fonction Google Suggest :
Plusieurs remarques :
Conclusion : Cette fonctionnalité est profondément signifiante. Elle marque le passage à une nouvelle étape.
Une question ... Quand on connaît l'importance (pour une société, une entreprise ...) de figurer en bonne place dans les résultats sponsorisés du moteur, on peut légitimement supposer que le fait de figurer en lien sponsorisé dans l'espace de requêtage via la fonction Google Suggest, et donc de se libérer du risque d'être affiché parmi d'autres liens commerciaux concurrents, va faire exploser les enchères.
(Source : Media&Tech // Temps de rédaction de ce billet : 20 minutes)
Rédigé le 26 mai 2009 à 09:06 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Le petit lien du Week-end est là cette semaine pour ravir les typographes monomaniaques de tous poils. Il s'agit d'un blog entièrement dédié et consacré à l'esperluette (The Ampersand). &njoy ;-)
Rédigé le 22 mai 2009 à 20:28 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
... dans le programme (provisoire) des épreuves de littérature française pour le concours d'admission 2010 à Normale Sup. Lequel programme est composé comme suit :
:-)
La solution - ou plutôt l'une des solutions - se trouve dans l'un des commentaires du billet de Pierre Assouline de chez qui je tiens l'info.
Rédigé le 21 mai 2009 à 22:31 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je serai à Nancy le Mardi 23 Juin, en bonne compagnie, aux Rencontres des Professionnels de l'IST (RPIST 2009). J'y développerai le thème suivant :
Rédigé le 20 mai 2009 à 09:52 dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Searchology. Tel est le nom de l'événement au cours duquel Google a présenté de nouvelles options de recherche. La dernière "searchology" s'était tenue il y a deux ans de cela et elle avait vu l'annonce de la recherche universelle. Petite revue de détail de cette dernière Searchology ...
Nota-Bene :
Acte I. You're my Wonder Wheel : une oasis de recherche dans le désert de la catégorisation (clustering). Il s'agit là d'une représentation cartographique de l'outil de catégorisation tournant déjà dans Google (affichage tout en haut ou en bas de la première page de résultats). Ici, Google marque deux points. Le premier parce que la catégorisation est incontestablement une clé importante pour le guidage (affinage) des recherches. Or sur ce terrain Google avait un temps de retard. Le second parce que cette catégorisation est représentée de manière cartographique. Mais si les moteurs cartographiques sont bien installés (Kartoo en tête), leur interface graphique chargée est très souvent déroutante pour l'utilisateur lambda. Avec sa Wonder Wheel, Google allie la puissance de la catégorisation et celle de la cartographie mais de manière non-déroutante pour l'usager, sans que celui-ci ait besoin de faire appel à une acculturation particulière. Comme le rappele Danny Sullivan dans son billet la catégorisation avait été "inventée" (dans le monde des moteurs de recherche) par AltaVista avec son algorithme "Live Topics", notamment développé par un certain François Bourdoncle, actuel PDG d'Exalead.
Acte II. A la recherche du temps perdu : Google Timeline. Dans toute activité de recherche d'information, la capacité de replacer une information en contexte sur une ligne du temps est un énorme avantage qualitatif qui permet de trancher dans le quantitatif des résultats délivrés. Le passage des moteurs à l'indexation temps réel ("world live web") ne doit pas faire oublier l'aspect fondamentalement discriminant qui permet de disposer d'une archéologie (même sommaire) de l'inscription numérique des informations diffusées en ligne. C'est précisément pour répondre à ce besoin que Google propose une fonctionnalité de type Timeline. Laquelle fonctionnalité est remarquablement intuitive : l'affichage se fait d'abord par clusters de "dizaines d'années" pour, en deux clics, permettre de descendre au niveau du cluster mensuel. Le gros défaut de cette Timeline est qu'elle ne permet pas réellement de "dater" une information. Elle se contente de récupérer les "années" figurant dans le corps du texte. Ainsi, je n'ai pas écrit d'articles en Juin 1944, mais l'un de mes articles (et mon nom) se retrouve dans un recueil qui comprend également une analyse du discours du 6 Juin 1944. C'est là tout le problème de l'information "non-structurée" avec laquelle doivent se débrouiller les moteurs de recherche. Et c'est ce qui m'amène au troisième point, le moins souligné par les différents analystes, le moins visible également, mais à mon avis pourtant de loin le plus important.
Acte III. "Rich snippets" : Google embarque sur le web de données et s'empare des microformats. Ce n'est là rien moins que l'entrée officielle de Google dans la course au web sémantique. Dans un article produit à l'occasion du dernier séminaire INRIA j'écrivais ceci :
Sur son blog, Google écrit ainsi :
L'enrichissement sémantique des résultats (rendu possible par l'ajout de microformat du côté des utilisateurs qui créent les contenus) est la face la plus avancée - et peut-être la plus pragmatique - de la quête du web sémantique. Une autre approche est l'enrichissement sémantique des requêtes elles-mêmes (en s'appuyant par exemples sur des bases de questions). Quand ces deux approches là seront effectives, c'est à dire probablement dans quelques - très - courtes années, l'expérience de la recherche d'information n'aura alors plus rien à voir avec celle que l'on exerce aujourd'hui. Et de la même manière qu'il est impossible de faire mesurer à une jeune internaute à quel point la recherche sur Gopher ou Véronica étaient à des années lumières de ce qu'il connaît aujourd'hui, la recherche sémantique de demain (après-demain ?) renverra à l'âge de pierre notre pratique actuelle de la recherche d'information.
Rédigé le 19 mai 2009 à 23:11 dans Moteurs et autres engins, Semantic web, ontologies | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Octobre 2007. Avant-hier, les moteurs vous offraient de rassembler en un même espace de type "portail" l'ensemble de vos données médicales.
Mars 2008. Hier ils inventaient la médecine 2.0 et en profitaient pour mettre la main sur la gestion de votre dossier médical.
13 Mai 2009. Aujourd'hui, quand vous tapez ibuprofène (ou aspirine), les moteurs médecins vous demandent le motif de votre requête. Ils se renseignent en menant, à l'échelle mondiale, une enquête statistique sur les requêtes ayant trait à la santé.
Demain ... Quand vous taperez migraine, ils vous délivreront directement une ordonnance ... Vous n'aurez à vous occuper de rien. Votre assurance médicale en sera immédiatement alertée, votre compte bancaire tout aussitôt débité, le dossier laissé dans le dernier hôpital que vous avez fréquenté sera aussitôt mis à jour, et avant même de vous délivrer et de vous permettre d'imprimer votre ordonnance, ils auront au préalable vérifié dans votre dossier médical qu'il n'y a pas de contre-indications à ce traitement.
Rédigé le 19 mai 2009 à 22:50 dans Ecologie de l'info, Moteurs et autres engins, Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Google : bâtisseur de panopticon.
"Si venaient à passer dans toutes les rues de nos villes et villages des camions irakiens ou chinois bardés d'appareils de photographie à 360°, le pouvoir très probablement crierait à l'espionnage et enverrait l'armée pour paralyser sur le champ l'action de ces photographes venus d'ailleurs pour cartographier les infrastructures du pays dans les moindres détails. Car il en faudrait du culot pour venir ainsi jusqu'aux portes de nos maisons, faire la photo du patrimoine de tous les habitants, pour ensuite transférer toutes ces données dans des serveurs énormes, où elles seraient probablement recoupées avec des données d'imagerie satellitaire de très grande précision, puis avec des bases de données nominatives et de toutes autres natures glanées ça et là sur des réseaux sociaux, dans des banques, des commerces, des administrations, achetées ou volées."
Oui mais quand c'est une société californienne qui se livre à ce genre de pratique, nul ne semble s'alarmer. Je vous incite vivement à lire ce billet qui dit brièvement et bien une problématique de plus en plus pesante.
La CNIL au centre du débat.
Quand vous l'aurez lu, je vous invite ensuite à lire attentivement le pathétique et passionnant appel au secours du président de la CNIL, appel relayé par Politis.
"Plus aucun secteur d’activité, plus aucune parcelle de notre vie individuelle et collective, n’échappe désormais au développement et à la pression des technologies nouvelles de l’information. Dès lors, plus aucun aspect de la vie en société n’échappe à la réflexion et à l’action de notre commission. C’est dire combien je mesure le poids de nos responsabilités, mais aussi l’intensité des attentes de nos concitoyens et l’exigence de la demande des pouvoirs publics.
Comment faire face ? C’est simple : il faut être indépendants, compétents et efficaces !
Nous devons être indépendants. A ce titre, l’année que nous venons de vivre a été, une nouvelle fois, mouvementée puisque nous avons dû faire face à une offensive survenue sous la forme d’un amendement parlementaire remettant en cause gravement notre budget. Mais, en même temps, le Gouvernement nous apportait un soutien sans réserve en repoussant l’essentiel de cet amendement et en nous accordant une augmentation substantielle de notre budget de personnel et de fonctionnement. Quoiqu’il en soit, ma conviction est faite : nous ne pouvons plus continuer ainsi et il est devenu absolument nécessaire de mettre en place une nouvelle formule de budget garantissant notre indépendance (...) Dans ce présent rapport, on trouvera une présentation de ce projet appelé « financement à l’anglaise ». Dans le même esprit, nous avons été amenés, dans le cadre du débat relatif à la création, lors de la révision constitutionnelle de juillet 2008, d’un Défenseur des droits fondamentaux, à exposer les raisons pour lesquelles en aucune manière notre Commission ne pourrait se voir soumise à un pouvoir hiérarchique émanant de celui-ci. Mais il est un moyen à la fois symbolique et concret, sur le plan juridique, de mettre en exergue cette légitimité : il s’agirait dans une éventuelle prochaine révision constitutionnelle, de reconnaître le droit à la Protection des données personnelles, au titre de nos droits fondamentaux, comme l’ont fait, à ce jour, 13 Etats membres de l’Union européenne. Mais ceci est une autre histoire… et un autre combat."
A lire dans le dossier de presse (.pdf) accompagnant le 29ème rapport annuel de la CNIL (.pdf).
Rédigé le 19 mai 2009 à 22:30 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Je vous en parlais déjà ici, c'est désormais chose (presque) faite.
L'entonnoir est en ce moment même sur les presses de l'imprimerie Caen et paraîtra le 6 Juin. Ce sera un beau livre de 250 pages, avec couverture en couleur et un dos cousu-collé, vendu au prix de 24 euros.
Dès maintenant, le meilleur endroit pour commander et se procurer l'ouvrage : http://cfeditions.com
Bon de commande et présentation des auteurs : Téléchargement L_entonnoir-flyer.pdf
Buzz + : toute commande reçue avant la parution du 2 juin recevra en plus un cadeau C&F.
Rédigé le 19 mai 2009 à 14:18 dans Moteurs et autres engins, Ouvrages et parutions | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Que retenir d’un débat sur « la médiatisation du mouvement universitaire » réunissant des universitaires (Valérie Robert - porte-parole SLU, Cyril Lemieux, Sophie Pène et moi-même) et des journalistes (Jade Lindgaard de Mediapart, Sylvestre Huet de Libération, Luc Cédelle du Monde et Ixchel Delaporte de l’Humanité) ?
Au moins 3 conceptions du journaliste, sinon du journalisme. Ou à tout le moins du journalis(m/t)e d’opinion. Soit dit en passant, je ne livre ici qu’un point de vue subjectif sur « ma » perception du débat, lequel point de vue est donc à ranger dans la catégorie « billet d’opinion », n’allez pas en tirer de généralisations hâtives.
Commençons par une petite digression. Je me suis biberonné ces dernières semaines aux émissions « arrêt sur images » et « ligne jaune », deux émissions dans la dernière livraison desquelles pointait notamment le débat et l’éternelle question du journalisme d’opinion et/ou de la neutralité/objectivité de la presse, lesquelles émissions ont (peut-être ...) très légèrement conditionné ma perception de ce débat.
Mais revenons au débat et évacuons (pardon pour eux) d’entrée l’Humanité. La posture était claire : il s’agit bien de presse d’opinion, laquelle presse est là pour « accompagner le mouvement ». Certes en se basant sur du factuel, mais dans une logique d’accompagnement desdits faits qui ne cherche pas à masquer sa coloration idéologique.
Deuxième cas : celui de Médiapart avec la vivifiante et acérée prestation de Jade Lindgaard. Nous sommes là dans un journalisme d’investigation en train de chercher sa place dans la jungle de l’internet (spéciale dédicace à Frédéric Lefevre). Ici encore la posture fut claire : Mediapart ne se présente pas comme un journal d’opinion, il se veut un journal d’analyse et d’investigation (sans pour autant cacher son opinion ...) et il se donne les moyens d’investiger et d’analyser, notamment grâce aux formats (longs) que permet le web et qu’interdit la presse papier.
"Fabriquer l'opinion."
Troisième cas, celui du Monde, représenté ce jour par Luc Cédelle. Notons d’abord que dans le contexte de guerre déclarée entre le Monde et les acteurs du mouvement universitaire, la présence de Luc Cédelle était courageuse, la salle ne lui étant pas entièrement acquise d’avance (euphémisme).
Quatrième cas, LE cas du journaliste blogueur, Sylvestre Huet, qui dans Libé papier est soumis aux contraintes (nombre de signes) et au calendrier de l’actu (ce qui explique que les dossiers fouillés sur le mouvement qu’il a, selon ses dires, moultes fois proposé à Libération n’ont jamais été acceptés ("y’a d’autres actus coco"), et qui dans son blog peut donner libre cours à son journalisme d’opinion assumé. Sylvestre Huet ne s’est pas caché – même s’il ne l’a pas dit comme cela – de chercher à "fabriquer l’opinion." Une fabrique de l’opinion qui n’apparaît pas comme de la manipulation (et ne saurait y être assimilée) dans la mesure où elle qui repose sur deux assises :
La perspective diachronique dans laquelle s’inscrit la pratique de Sylvestre Huet lui donne légitimité (et arguments) pour développer son argumentaire, chacun demeurant naturellement libre d’y adhérer ou non, de le lire ou non, et de ne pas en être ni le dupe ni le candide (Sylvestre Huet n'est pas journaliste à Valeurs Actuelles)
Du "off" qui a valeur de "in".
Si l’on n’a pas appris de scoops, certains des présents ont tout de même fait part d’informations « off » assez croustillantes. Ah ben non, je ne vais pas à mon tour vous les révéler, z’aviez qu’à être là :-) Nous avons en tout cas eu plusieurs confirmations transmises comme autant de préoccupants témoignages :
Je l’ai déjà dit, la position de Luc Cédelle (Le Monde) n’était pas très confortable et sa présence courageuse ("relativement" courageuse étant entendu que l’on n’a encore jamais vu un universitaire en venir aux mains avec un journaliste en plein colloque). Mais – là encore de mon très subjectif point de vue – Luc Cédelle s’est très mal défendu et a du même coup très mal défendu "son" journal. A sa décharge on a bien vu et compris qu’il ne maîtrisait pas tout le dossier (certes pour des questions de temps et d’actualité mais également tout de même un peu de son propre fait, tant il est vrai que nonobstant le manque de temps, de personnel et l'agitation présidentielle, les journalistes sont tout de même un peu payés précisément pour prendre le temps de maîtriser les dossiers qu'ils traitent, si compliqués soient-ils ...). Comme on a également vu que le journalisme d’opinion du Monde était … comment dire … disons … nettement plus vérouillé que celui des autres journaux présents. Pour le dire autrement, ce n’est pas parce que le Monde était le « journal de référence » des universitaires qu’il n'était pas également (et peut-être davantage) celui d’autres catégories socio-professionnelles également capables de mettre un bulletin dans l’urne.
Autre fait troublant (de mon point de vue), à charge cette fois : lorsqu’il fut interpellé précisément sur les manquements journalistiques du Monde (et de sa personne donc) dans cette affaire, lesquels manquement répétés donnèrent lieu à l’opération de Boycott, je m’attendais à ce que Luc Cédelle fasse a minima la réponse aussi formelle que polie selon laquelle « oui bon d’accord ils avaient bien senti qu’il y avait un malaise, que ce malaise n’était pas vaguement diffus ou seulement motivé par le fait que les universitaires aimeraient que le traitement du Monde ressemble davantage à celui de l’Humanité, et que donc du coup ils avaient – a minima – fait un bref examen de conscience, et essayé de voir où et en quoi ils avaient manqué quelque chose. » Mais à ma grande surprise il n’en fut rien. Luc Cédelle en restant à la seul dimension du pathos : pathos (par ailleurs tout à fait légitime) de son ressenti suite à sa mise en cause dans cette affaire, et pathos d’un mouvement qui – je schématise à peine – avait décidé de « se payer » le Monde parce que le Monde n’avait pas épousé la ligne stricte de ses revendications. Oui mais ... Oui mais aucune réponse précise aux accusations précises. Oui mais pas le moindre début de certitude ébranlée. Oui mais (sur l’exemple du mensonge de la masterisation donnant "une année d’étude de plus", que Sylvère Huet qualifia de « mensonge factuel qu’il était du devoir de tout journaliste de démonter et de pointer jusqu’à ce qu’il s’effondre de lui-même), oui mais sur le mensonge de la masterisation donc, un embrouillamini confus (« oui mais c’est plus compliqué que ça, oui mais y’a d’autres paramètres, oui mais c’est un dossier super-compliqué ») embrouillamini qui finit par ressembler à un communiqué ministériel.
Crise de la représentation journalistique : mort du journalisme de représentation et avènement du journalisme de prescription.
Il est une certaine approche du journalisme dont il me semble qu’elle est (en partie) à l’origine de la crise profonde de la presse actuelle : par manque de temps, par manque de moyens, par le diktat gouvernemental organisé du calendrier des réformes, par le format qui fait qu’on n’a pas le temps d‘en faire plus, par les pressions ou à tout le moins collusions évidentes qui existent dans les grandes entreprises de presse dont les patrons ne sont pas nécessairement les plus grands ennemis du gouvernement en place, par cet ensemble de phénomènes s’explique non pas la crise du journalisme mais bel et bien la crise de la représentation journalistique. Et je crains fort que le Monde n’en sorte pas. Ou plus exactement qu'il n'en sorte définitivement transformé. J’ai par contre toute confiance dans ce que l’on nomme aujourd’hui les médias « alternatifs » de type Mediapart ou dans les médias « engagés et d’opinion assumée » de type l’Humanité (nonobstant les difficulté financières réelles qu’ils rencontrent et qui mettent leur existence en péril à court terme – ABONNEZ-vous a Médiapart et à l’Humanité), j’ai tout confiance disais-je dans ces deux derniers types de médias, non pas sur la base d'une proximité idéologique avec mes propres opinions, mais bien plutôt car ils épousent (ou sont prêts à épouser) les nouvelles formes de la représentation et de la couverture journalistique, tant sur le plan du format que sur le plan de l’empathie validée par une analyse factuelle, et parce qu'ils présentent le notable et salutaire avantage de faire du journalisme d’opinion et/ou d’investigation détaché de la main mise des grands influences économico-industrielles.
J’allais oublier, on a appris – tout de même – que l’essentiel de la réflexion menée aujourd’hui au sein du ministère (propos « off ») était de désormais gérer la crise suivante : « Examens : qui est responsable ». Là encore la stratégie de communication est limpide (mais elle fut explicitement confirmée) : maintenant que le mouvement a bien pourri, maintenant que le situation est clairement insoluble pour la tenue des examens « normaux » dans certaines facs, maintenant que l’on sait que des étudiants n’auront pas leur année ou n’auront en tout cas pas une année « normalement validée », l’essentiel de la stratégie présidentielle est de désigner trouver des responsables ET DE NE SURTOUT PAS ETRE MIS EN SITUATION DE RESPONSABILITE DEVANT CE GACHIS, gâchis qui résulte tout de même d’une gestion de la crise oscillant entre atermoiements voulus et incompétence crasse. Le pacte est ainsi scellé : si le gouvernement parvient à faire passer dans l’opinion (et donc dans les médias) l’idée que ce sont les enseignants-chercheurs ou quelques factions d’ultra-gauche, ou quelques présidents illuminés (l’article du Figaro sur Georges Molinié est à ce titre aussi instructif que calomnieux) qui sont SEULS responsables de l’échec d’une partie de l’année universitaire, le combat de l’opinion (le seul qui importe pour ce gouvernement, est-il nécessaire de le rappeler …), le combat de l’opinion sera définitivement gagné.
La crise de l'université française ? Encore plus compliquée que la crise boursière mondiale !
Ce fut un autre point important du débat : déterminer l’origine d’une telle couverture
médiatique (d’autant plus catastrophique que le média touche une
audience d’autant plus grande). Du côté de l’ENSEMBLE des journalistes
présents, revint comme l’alpha et l’oméga l’affirmation de la
"complexité" du mouvement et des revendications portées. "Complexité"
accrue par le manque de temps et de moyens déjà évoqué. Diable. Ce
mouvement est-il si compliqué que ça ?? La crise des subprimes
n’est-elle pas autrement plus compliquée à circonscrire et à traiter, à
vulgariser ? Cette prétendue complexité m’est apparue d’autant plus
étrange qu’elle ne semble plus être de mise pour une réforme pourtant
semblable et (au moins) aussi complexe, celle de l’hôpital public et de la loi
HPST. Oui mais avec l’hôpital on est dans le monde des soignants
(empathie acquise) et dans le monde de l’immédiat (« la santé c’est
tout de suite, le savoir c’est pour plus tard » fit justement remarquer Ixchel Delaporte ). Bien sur il y eut quelques dossiers
« compliqués », y compris pour les acteurs mêmes du mouvement, mais là
n’est pas à mon avis l’origine de la couverture de ce mouvement. Voici mes hypothèses :
(Temps de rédaction de cette partie du billet : 2h, dans le train me ramenant de ladite conférence)
Voici maintenant quelques réflexions que je n’ai pas eu le temps de livrer aux participants et dont je vous laisse ici tout à trac la trace.
Presse et fac : même combat !
A regarder et à entendre les orateurs à la tribune, et à réfléchir depuis déjà quelques semaines à la question de la médiatisation du mouvement, il m’est apparu comme une évidence la gémellité de ces deux « institutions » que sont la presse d’une part et les universités d’autre part. Une gémellité scellée par une même crise :
Le tout, CQFD, débouchant très logiquement :
Le blog de Sylvestre contre Monsieur Sylvestre.
Cette "formule" résume à elle seule l'affrontement qui opposa ces deux soeurs pourtant jumelles que sont la presse et l'université. A force d'osciller entre des journaux doctrinaires et/ou de conviction (que ces convictions et/ou doctrines soient de gauche ou de droite), à force de savoir d'avance ce qui y serait écrit, c'est à dire la sympathie d'une certaine presse contre l'antipahie d'une autre, le monde universitaire finit par mettre tous ces espoirs dans une possible empathie du "journal de référence". Il est probable que les espoirs du monde universitaire eurent été moins déçus si ledit monde universitaire avait lu plus souvent les contenu des pages "économie" du Monde, sans se limiter au supplément Livre ... Le cercle vicieux suivant se mit alors en place :
Les autorités contre les autorisés : chronique d'une double déconstruction.
On observa ici un glissement. La presse et l'université se partagèrent longtemps la figure de "l'autorité". Laquelle figure était également l'instanciation de celle d'un discours "autorisé". La construction et le maintien des autorités occupa dans ce conflit l'essentiel de la ligne de front. Côté universitaire, la reconstruction de ces autorités mises à mal par le discrédit de leur corps social d'appartenance se fît au travers de trois moyens principaux :
Cette reconstruction des autorités, cette reconquête de nature identitaire d'une autorité qui lui avait été en partie confisquée par la presse, fit face à une déconstruction parallèle des "autorisés" (au sens de "discours autorisés"), discours autorisés dont la presse fut symboliquement chargée. Pour le dire autrement (et peut-être plus simplement ...) : au cours du XXème siècle, la presse avait confisqué à l'université son "autorité" au motif que cette dernière - l'université - se retranchait derrière un privilège du "discours autorisé". Dans ce conflit, l'université se chargea et s'efforça d'inverser la machine : reprendre à la presse son autorité - supposée mal-acquise - au motif que cette dernière (la presse) incarnait aujourd'hui le monopole des discours autorisés.
Quant au reste de mon intervention, j'ai dit ici en 24 minutes ce que j'avais écrit ici en un certain nombre d'heures. L'album photo de la journée est par là.
Rédigé le 18 mai 2009 à 23:06 dans Congrès, colloques et conférences, Métier | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
La scène se passe au 20h de TF1. Premier journal d'information sur cette tranche là en termes d'audience. Le présentateur reçoit un invité venu parler de son livre dans lequel il attire dénonce les risques qu'encourt aujourd'hui la liberté de la presse. Et puis, tel un Deus ex machina, le PDG de la chaîne, Martin Bouygues, entre sur le plateau du 20h de TF1. Il "passait par là", il "regardait le JT" et il est tout simplement venu dire, en direct à l'invité, que "sa présence sur ce plateau était bien la preuve que la liberté de la presse n'était pas menacée, qu'il en était le garant", que "oui il fallait être vigilant", mais qu'il ne fallait pas non plus crier tout le temps au loup.
Cette scène ne s'est (heureusement) pas produite. En revanche ce matin sur France Inter, première tranche horaire radiophonique en termes d'audience, Edwy Plenel était invité pour parler de son dernier livre "Combat pour une presse libre." Il advînt que Jean-Luc Hees, nouveau président de Radio France nommé par le chef de l'état, passait par là. Et que passant par là il s'introduisit sur le plateau pour indiquer à Edwy Plenel que "sa présence sur ce plateau était bien la preuve que la liberté de la presse n'était pas menacée, qu'il en était le garant", que "oui il fallait être vigilant", mais qu'il ne fallait pas non plus crier tout le temps au loup. "Aboyer" fut ici le terme exact qu'il employa.
En écoutant cette scène dans ma voiture j'ai été saisi d'un très étrange et très persistant malaise. Non pas que Jean-Luc Hees n'ait pas le droit de répondre à Edwy Plenel quand celui-ci aborde la question de la nomination des PDG des chaînes de l'audiovisuel public. Mais Jean-Luc Hees a, ce me semble, toutes les occasions et tous les moyens de le faire, sur "sa" radio ou dans bien d'autres médias. Il y a ce sentiment diffus d'un pouvoir qui systématise l'urgence à circonscrire toute parole potentiellement "déviante", ce sentiment diffus d'une implacable machine à réfuter, à démentir immédiatement et in-médiatement tout argumentaire pouvant laisser accroire que des menaces réelles pèsent sur la liberté de la presse.
En tant que citoyen et fidèle auditeur d'Inter depuis de très longues années, j'ai beaucoup d'estime pour Jean-Luc Hees, pour son boulot, pour ce que je suppose être sa réelle intégrité et pour ce qu'il a depuis de longues années donné à voir de son éthique professionnelle. Et très sincèrement je ne l'imagine pas agir sur ordre. La réalité est naturellement bien plus compliquée que cela. Mais ce matin, j'ai le sentiment "étrange et pénétrant" que la liberté de la presse serait encore davantage garantie si les PDG de chaînes publiques n'éprouvaient pas le besoin de sortir de leur voiture et d'entrer sur le plateau à chaque fois qu'un invité vient dénoncer les risques du système qui les a mis en situation de responsabilité.
Cher Jean-Luc Hees, de grâce, la prochaine fois ... restez dans votre voiture.
<Update> Voir également la réaction et les premiers échos de Télérama, sur la vidéo, l'intervention de Jean-Luc Hees démarre à 13'38, le NouvelObs en parle également </Update>
<Update 15h27> lire également la réaction du SNJ, intitulée "Hees : troublante intrusion" et qui se conclut ainsi : "Que cela plaise ou déplaise à Jean-Luc Hees, et avec tout le respect que nous continuons de lui porter, la question du mode de désignation du PDG de Radio France est bel et bien un problème énorme, ce problème pèse et pèsera sur ses épaules, qu'il le veuille ou non, et ce n'est pas en déboulant sur les antennes qu'il s'en déchargera. Sa seule alternative c'est de couper le cordon ombilical avec celui qui l'a fait roi, en résistant, y compris à lui-même." </Update>
Rédigé le 15 mai 2009 à 09:46 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (11) | TrackBack (1)
Il est des calligraphies à l'observation desquelles on a le même sentiment qu'à l'écoute d'un solo de Charlie Parker. Volutes sonores et scripturales.
Exemple.
Rédigé le 15 mai 2009 à 00:09 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je serai le mercredi 27 Mai à la maison des sciences de l'homme de Poitiers pour une journée de conférences sur et autour de Wikipédia.
Programme prévisionnel :
WIKIPEDIA ET LES ENCYCLOPEDIES COLLABORATIVES : CENSURER OU FORMER ?
Journée d'information
Mercredi 27 mai – Université de Poitiers – Maison des Sciences de l’Homme et de la Société
99 Avenue du Recteur Pineau - 86000 Poitiers
PROGRAMME
8h45 Accueil
9h15 Ouverture la journée par ? , Université de Poitiers, Yves Nonciaux, directeur de la Délégation
régionale du CNFPT, Patrick Duprat, Inspecteur pédagogique régional (ou Jean-Louis Durpaire,
Inspecteur général de l’Education nationale)
9h45 La révolution Wikipedia par Béatrice Roman-Amat, journaliste
10h15 Wikipedia : principes, objectifs et perspectives par Julien Fayolle, Wikimédia France
10h45 Aspects juridiques des encyclopédies collaboratives par Frédéric Dempuré, Juriscope de
Poitiers
11h15 1ère table ronde réunissant les 3 intervenants du matin et modérée par Thierry Thomas,
journaliste au groupe « Le Moniteur »
12h30 Déjeuner libre
14h Du bon usage de Wikipedia dans l’offre documentaire de la bibliothèque par Olivier Morand,
conservateur à la Bibliothèque municipale d’Orléans
14h30 Wikipedia en classe : exemples de médiations envisagées dans la formation des enseignants
par Michel Dumas, documentaliste et formateur à l’Ecole nationale de formation agronomique
15h Wikipedia ou l’emblème du web 2.0 par Olivier Erzscheid, maître de conférences à l’Université
de Nantes et auteur du blog « Affordance »
15h30 2ème table ronde réunissant les 3 intervenants de l’après-midi et modérée par Françoise Auboin,
documentaliste et enseignante à l’Université de Poitiers
16h45 Synthèse de la journée par Nicolas Vibert, chercheur au Centre de recherche sur la cognition et
l’apprentissage (CeRCA – UMR 6234)
17h15 Fin de la journée
L'entrée est libre (me semble-t-il ...). A vous y voir donc :-)
Rédigé le 13 mai 2009 à 14:13 dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Après le "viré de TF1 sur dénonciation du ministère de la culture pour avoir critiqué Hadopi", voici venue la conférence à Science Po annulée parce que “l’actualité autour de la loi en discussion rend aujourd’hui très difficile l’organisation sereine d’une rencontre de ce thème". Comme si l'université était inapte à débattre de sujets d'actualité. A ajouter à l'interminable liste des micro-événements qui aggravent chaque jour davantage "L'état préoccupant de la liberté d'expression universitaire".
Un billet à lire chez Philippe Aigrain.
Rédigé le 13 mai 2009 à 11:24 dans Métier | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
L'ouvrage "L'entonnoir : Google sous la loupe des sciences de l'information" sera bientôt dans les bacs ! Merci à l'équipe de CFéditions pour :
Rédigé le 12 mai 2009 à 17:23 dans Moteurs et autres engins, Ouvrages et parutions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé le 12 mai 2009 à 17:15 dans Document numérique, Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Envoyé ce jour 11 Mai à 22h45, sans les liens hypertextes ...
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Monsieur le président de l'université de Nantes,
Monsieur le directeur de l'IUT de La Roche sur Yon,
Monsieur le chef du département Information et communication,
Madame la responsable de la licence professionnelle,
Par la présente, je vous remets ma démission des charges administratives suivantes :
- Responsable de l'option Métiers du Livre dans le DUT infocom
- Directeur des études (responsable emploi du temps) de la licence professionnelle Métiers de l'édition Spécialité : édition multi-supports, orientation jeunesse.
Cette démission est effective à compter de ce jour, Lundi 11 Mai 2009. Elle s'inscrit dans le cadre du mouvement qui affecte les universités françaises depuis maintenant plus de 12 semaines et elle m'apparaît aujourd'hui comme la seule réponse possible à l'attitude du gouvernement sur les différents dossiers au coeur de cette crise (masterisation, décret enseignant-chercheur, contrat doctoral, accord France-Vatican).
Ce faisant je rejoins les 1250 démissionnaires déjà déclarés dans les universités françaises. Cette démission n'est pas seulement symbolique même si les charges que je cesse aujourd'hui d'exercer ne donnaient lieu à aucune rémunération. Pour autant, ces charges, bénévolement assumées (ou pour des indemnités dérisoires) par l'ensemble des collègues au plan national, sont me semble-t-il de celles qui permettent à nos établissements de fonctionner normalement. Ce sont également elles qui permettent à nos étudiants de bénéficier de tout l'accompagnement qu'ils méritent.
Le manque de plus en plus criant de personnels administratifs à l'université, ainsi que la précarisation alarmante de ces derniers, entraîne depuis déjà de trop longues années, un report de certaines charges sur le corps enseignant. Or ces tâches prennent aujourd'hui une place de plus en plus lourde dans le quotidien des enseignants-chercheurs, trop souvent au détriment de leur activité de recherche et d'enseignement.
Je vais donc à compter de ce jour me consacrer exclusivement à ce pour quoi j'ai été recruté : l'enseignement et la recherche. J'attendrai la parution du "tableau d'équivalence des activités", censé précisément permettre la prise en compte et la reconnaissance de ces activités administratives, point central du décret enseignant-chercheur mais pourtant étrangement non-encore rédigé ou à tout le moins non-rendu public, pour me reposer en connaissance de cause la question de mon engagement dans des tâches et activités administratives autres que celles faisant directement référence à mon service d'enseignement et de recherche (correction de copies, organisation de jurys et surveillance d'examen).
Monsieur le président,
Monsieur le directeur,
Monsieur le chef de département,
Madame la responsable de formation,
Je vous prie d'agréer mes plus sincères salutations et mon indéfectible attachement à une université laïque, républicaine et accessible à tous sans conditions de moyens sur l'ensemble du territoire national.
Fait à La Roche sur Yon le 11 Mai 2009
pour valoir ce que de droit.
Olivier Ertzscheid
--
Olivier Ertzscheid
McF InfoCom
Université de Nantes
IUT la Roche sur Yon
Tel : +33 (0)2 51 47 35 28
Fax : +33 (0)2 51 47 35 21
olivier.ertzscheid@gmail.com
olivier.ertzscheid@univ-nantes.fr
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http://www.affordance.info
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Rédigé le 11 mai 2009 à 22:54 dans Métier | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
J'étais l'autre jour à une journée d'étude au CNFPT des Pays de Loire. En commentaire de la diapositive 11 qui présentait les bibliothécaires comme devant être des "tour-operator numériques", j'indiquais qu'ils devaient d'abord l'être pour eux-mêmes (pour s’approprier les services) puis pour leurs usagers. Pendant le débat qui suivit, j'indiquais également qu'à mon avis les questions des publics de la bibliothèque seraient de plus en plus de cet ordre là :
Et bien j'ai la joie de vous annoncer que la réponse à ma dernière question (offre légale en téléchargement) est disponible en ligne, sous la forme d'un document pdf de 24 pages : Le Guide des sites de téléchargement gratuit et légal
Merci :
Ce travail constitue une remarquable base qui pourrait être optimisée de manière collaborative (en la complétant et en lui offrant une version numérique et en ligne plus facilement exploitable). Face à la législation de la castration, il est plus qu'urgent de développer la formation, la pratique, la pédagogie, l'accompagnement.
Rédigé le 11 mai 2009 à 11:48 dans Documents et ressources pédagogiques, Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé le 10 mai 2009 à 20:03 dans Agenda, Métier | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une brève histoire des outils d'influence sur les sociétés.
Là.
Rédigé le 08 mai 2009 à 16:55 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Et si c'était tout simplement cela qui expliquait le phénoménal succès du micro-blogging en général et de Twitter en particulier ? Cela : le fait est qu'on n'a pas encore trouvé mieux que le texte pour dire des choses. Et pas encore trouvé mieux que la brièveté pour les dire vite et pour aller à l'essentiel.
Rédigé le 04 mai 2009 à 22:25 dans Rubrique à brac, Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Il est quand même des moments ...
Des moments où l'on se dit que, quand on prétend penser la (les) technique(s) vient le temps où il faut a minima en avoir sinon l'expérience, à tout le moins la connaissance, une connaissance que l'on n'aura pas l'exigence de vouloir empirique (tant la technique lui paraît indigne) mais simplement au moins théorique ou extérieure. Et pourtant Alain Finkielkraut pense la technique. Et pourtant Alain Finkelkraut pense notre rapport à la technique. Il le pense de la même manière que le clown Ronald MacDonald pense notre rapport à la nutrition : avec un gros nez rouge et de son seul point de vue.
Des moments où l'on se dit que si "ceux qui disent la loi" voulaient prêter le flanc à un anti-parlementarisme primaire ils ne s'y prendraient pas autrement. Des moments où l'on se dit que même si la fonction politique n'est pas d'être expert sur tout, elle ne consiste pas non plus à faire voter des textes dont on ne maîtrise aucun des enjeux, dont on ne maîtrise d'ailleurs même pas le seul vocabulaire.
Des moments où l'on observe penaudement les pathétiques et kafkaïennes errances de la machine à décerveler, de la machine à DRMiser ce que pourtant on croyait de toute éternité in-DRMisable. Des moments où l'on se dit qu'il aurait bien rigolé le père Léo de voir son oeuvre ainsi dévoyée. Reviens Léo, ils ont mis des DRM au temps ! D'ici à ce que ces jean-foutre en collent aux basques de Dieu ! Ceux qui ont la cravatte sans cigarette, ils n'ont peur de rien tu sais. Peur de rien pour le seule raison qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, ils savent juste pour qui et comment ils le font. Mais une chose est sûre mon vieux Léo, dans tout ce qu'ils font, "de la noblesse et puis du style", et ben ils n'en ont pas. Ooooh non. Pas une once.
"les gens qui pensent en rond ont les idées courbes." Ceux qui votent Hadopi ... aussi.
Rédigé le 04 mai 2009 à 22:03 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
(le titre de ce billet ne veut rien dire, c'était juste pour la sonorité :-)
Avec l'aide du RTGI (qui est aujourd'hui ce qui se fait de mieux dans le domaine de la visualisation dynamique de larges corpus de données), et à l'occasion de la sortie de son classement mensuel, Wikio et ses très actifs WikioLabs, lancent Wikiopole, une interface de visualisation de la blogosphère et de ses liens. J'aime particulièrement la possibilité d'isoler par un code couleur les liens entrants, sortants et/ou réciproques.
Nota-Bene : le TouchgraphBrowser permet également de visualiser de semblable manière les liens qui "font réseau" autour d'un site ou blog donné, mais celui-ci ne bénéficie pas du corpus structuré (catégories Wikio) sur lequel tourne le Wikiopole, laquelle structuration permet une vision plus "fine" de certaines relations.
Rédigé le 04 mai 2009 à 11:28 dans Document numérique, Moteurs et autres engins, Veille & Recherche d'info, Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Qui n'a jamais rêvé de briser Google, de réduire en charpie l'espace entier de la page d'accueil la plus célèbre du monde, de contribuer à l'effondrement littéral de ce moteur-mastodonte ? C'est désormais possible. Car contre la loi de la gravité, même le dieu Google ne peut rien.
(Via : Sébastien Billard)
Rédigé le 01 mai 2009 à 17:07 dans Moteurs et autres engins, Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
| Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information. Réflexions, analyses, signalements, opinions.
"Where is the Life we have lost in living? Where is the information we have lost in Google ? |
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