« Le politique et son reflet motorisé : jusqu'ici ... tout va bien. | Accueil | Blogosphère scientifique »

13 oct 2008

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c622e53ef0105357a66f5970b

Voici les sites qui parlent de On a (toujours) perdu la 71ème section ... mais on la cherche activement. :

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Arnaud Mercier

Cher collègue bonjour
empruntant parfois moi-même les voies du mauvais esprit ironique, je ne saurais vous en faire grief a priori. Mais je me vois contraint de préciser que je ne le fais que lorsque je suis bien informé, pointant alors, en connaissance de cause, ce qui m'apparait comme des dysfonctionnements. Je suis au regret de constater que votre approche déroge passablement à cette règle de prudence, en assénant des commentaires goguenards faute d'informations. Je veux bien endosser que nous sommes parfois responsables du manque d'information donné, mais il est difficile d'informer sur des processus en cours et qui sont contrairement à ce que vous semblez croire, contradictoires et même conflictuels entre nous.
Je voudrais d'abord pointer une contradiction dans votre posture : vous vous désolez de ce que les revues infocom ne figurent pas encore dans la liste, car j'ai laissé du temps au temps pour que la concertation vienne à maturité ; et de l'autre côté vous raillez la précipitation de publication de la liste. L'AERES aurait dû, j'en conviens préciser dans une note liminaire que la liste se construisait au fur et à mesure, mais si vous regardez le site, dans la colonne de gauche, il y a bien les listes par discipline, ce qui en creux signale celles qui n'y sont pas encore.
Comme votre grande sagacité a permis de le révéler à tous, je ne suis en rien un spécialiste de STAPS. Voilà pourquoi je me suis fait aider de collègues de la discipline, bénéficiant notamment d'un "expert renforcé", que j'ai enfin réussi il y a une semaine à faire passer au rang de délégué scientifique. Les STAPS ne m'auront donc été attribuées que durant une année, durant laquelle j'ai profité de mon extériorité pour arbitrer entre les courants et les disciplines, sans risque d'être accusé de parti-pris. je tiens à votre disposition l'ensemble des courriels reçus par ceux avec qui j'ai travaillé ou pour qui j'ai eu à organiser expertiser, et qui ont unanimement salué mon action, exprimant même parfois le regret de me voir quitter la fonction. Un esprit d'ouverture et d'équilibre, le souhait d'associer les compétences sans exclusive, peut contribuer à compenser un déficit de compétence spécifique.
Toujours concernant le focntionnement de l'AERES, je crois utile de vous rassurer sur mon collègue Ronald Schusterman, il est délégué scientifique (tout court), ce qui veut dire qu'il a à ses côtés des délégués scientifiques-adjoints, un par discipline ou presque. Il supervise leur travail en somme. Vous voilà rassuré je pense, ainsi que vos lecteurs.
Pour l'état actuel de la procédure, nous travaillons sur un projet de liste, discuté par les 10 experts constituant la commission (tous professeurs en infocom, travaillant ou non dans des revues, étant ou ayant été au CNU, ayant pour plusieurs conduit des études et travaux sur la publication scientifique et les revues..) Bref, un petit panel de collègues, tous déjà sollicités pour être experts à l'AERES. Le Président du CNU est informé de nos échanges, sachant que nous avons pris comme base de départ la liste assez consensuelle que le CNU avait pris soin d'élaborer. Nous la rediscutons et l'élargissons aux revues non francophones, ce qui fait d'ailleurs par ricochet, que le CNU travaille à son tour à élargir sa liste à des revues étrangères. Je ne sais si le double processus aboutira à une liste totalement commune. je n'en suis pas certain car les logiques d'évaluation ne sont pas identiques. Le CNU juge les productions individuelles de chaque chercheur. L'AERES évalue la production de chaque unité. C'est bien pourquoi l'AERES a refusé la pression du chiffre, en édictant comme règle pour être publiant, des critères plus souples que ceux de feue la DS06 du ministère. En effet, il faudra avoir en 4 ans, deux publications validantes, dans les revues classées ou dans des ouvrages collectifs de qualité (qui ne comptaient pas avec la DS06), ou via des livres scientifiques bien sûr. Plus quelques modalités particulières pour tenir compte de l'idiosyncrasie de chaque discipline (avant, l'édition annotée d'une Pléiade ne comptait pas pour un collègue de littérature, alors que cela pouvait représenter 3 ou 4 ans de travail et un vrai apport au savoir). je me permets donc d'affirmer sereinement que notre communauté n'a rien perdu avec l'arrivée de l'AERES, bien au contraire. D'autant que la section SHS a refusé massivement l'application des critères bibliométriques "à l'américaine", car non petinents. La mobilisation contre l'AERES et le classement des revues me paraît donc relever du fantasme et de la mauvaise information (nous devons du coup y avoir notre part de responsabilité). Je trouve que le ton avec lequel vous évoquez des faits que vous ignorez ne contribue pas à dissiper ces erreurs de jugement. Vous glissez régulièrement du légitime questionnement, faute d'infos suffisantes, au jugement en méconnaissance de cause. Je me permets donc en toute cordialité et franchise de venir sur votre blog rétablir quelques vérités et apporter quelques précisions.
J'attends avec impatience de lire vos critiques (peut-être même fondées, qui sait...) le jour où la liste des revues sortira, ainsi que le texte explicatif de notre procédure et de nos principes consensuels ; ce qui ne devrait plus trop tarder j'espère. Mais je préfère le temps de la concertation et de la maturation, à toute forme de précipitation.
Je vous adresse, ainsi qu'à vos lecteurs, mes plus cordiales salutations et vous prie de croire à l'esprit de dévouement pour le bon fonctionnement de notre discipline et de la procédure d'évaluation de l'AERES, qui, je tiens à le dire, n'a suscité quasiment aucune critique pour la première campagne que j'ai conduite. Sachez pour conclure que l'AERES se juge elle-même perfectible. c'est ainsi que l'habitude prise par la DS 06 de noter un laboratoire d'une seule note a été reprise. Face aux critiques émises, et que nous avons jugées judicieuses, l'ensemble des délégués a établi une nouvelle grille de notation en 4 notes, de façon à rompre avec une note unique apparaissant comme un peu trop couperet parfois. Ce processus est rendu possible grâce à notre aptitude collective à l'autocritique et à la vigilance critique de chacun, dont ce blog est une contribution parmi d'autres. Mais à la condition toutefois de savoir toujours s'exprimer avec pertinence et en connaissance de cause.

Arnaud Mercier
délégué scientifique adjoint pour l'information communication à l'AERES

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information.
Réflexions, analyses, signalements, opinions.

"Where is the Life we have lost in living?
Where is the wisdom we have lost in knowledge?
Where is the knowledge we have lost in information?"
T.S. Eliot, in Choruses from The Rock (1934)

Where is the information we have lost in Google ?

Botte de foin


Syndication


Tous les contenus de ce blog sont sous licence Creative Commons
Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 3.0 Unported

mars 2010

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
Related Posts with Thumbnails
Enseignant-chercheur en colère contre la LRU : les présidents d'université ne parlent pas en notre nom ! Pour une université collégiale et indépendante des pouvoirs, agissons :
Sauvons la recherche !
et Sauvons l'université !

Qui suis-je ?

Affordance touitte.
Qui lie vers ici ?
Voici les pages qui ont un lien vers Affordance.info
Service émanant du site