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Rédigé le 31 jan 2007 à 15:44 dans Documents et ressources pédagogiques, Veille & Recherche d'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Encore trop peu de collectivités et d'institutions francophones signataires.
Rédigé le 30 jan 2007 à 22:05 dans Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
A lire dans Scientific American ...
C'est l'histoire d'un cabinet de Relations Publiques (PR en anglais), Dezenhall, spécialisé dans la gestion de crise et plus connu sous le doux sobriquet du "Pitbull des RP" pour s'être illustré (notamment) dans la défense d'un dirigeant d'Enron ou encore contre l'organisation Greenpeace. Cabinet contacté par la division des publications universitaires de l'Association des Editeurs Américains (AAP), ainsi que par Wiley, Elsevier, et la "American Chemical Society". Du lourd comme on dit. Il faut ici rappeler qu'aux Etats-Unis, tout le monde a compris depuis longtemps que les implications économiques et stratégiques (et donc politiques) de la question de l'accès ouvert (=public) aux résultats de la science était immenses. Ce qui n'est pas le cas partout, mais passons. Donc les éditeurs scientifiques font appel au pitbull de RP pour, devinez quoi ? Mener tambour battant une campagne de dénigrement désinformation au sujet de l'accès public aux résultats de la science, et donc du même coup contre les archives ouvertes.
Je suis de mon côté moins optimiste que Jean-Michel sur cette affaire. Le manque de curiosité, d'intérêt, et d'acculturation dont témoignent, en France, de nombreux enseignants-chercheurs, de trop nombreux CNUs, et de trop nombreux conseils scientifiques, allié à une campagne de désinformation bien orchestrée, pourrait faire perdre des années à une action de formation et de sensibilisation qui aurait dû démarrer (de manière systématique et intensive) depuis plusiers années. Cela me rappelle cette scène d'un film américain "à procès", dans lequel l'avocat du méchant balance la pire calomnie possible sur le gentil accusé, calomnie aussitôt "rejetée" par le juge. "Pourquoi as-tu fais ça !", s'écrie le méchant à l'oreille de son avocat, "tu savais que le juge ne l'entendrait pas!". Lequel avocat répond : "Oui, mais les jurés l'ont entendu. Et eux, ils ne l'oublieront pas." (sourire sardonique)
Si ce temps là n'était pas révolu, ces gens-là mériteraient un bon GoogleBombing. Désinformation. Ou Pitbull. A vous de choisir.
Le genre de coup à vous radicaliser un conflit, et à signer en masse l'appel de Lawrence Lessig du 15 Mars 2005 :
Je signe.
Update : Naturellement, l'AAP nie en bloc et aligne les arguments spécieux du genre : "We believe that government mandated open access
could put essential aspects of the system at risk and could undermine
the quality, sustainability or independence of science." Ben voyons :-(((
Rédigé le 29 jan 2007 à 15:12 dans Archives Ouvertes, Ecologie de l'info, Open Access | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Et voilà. Il fallait bien que cela arrive. Vu la tonne de mails que je reçois en provenance de divers services de relations publiques pour m'inviter à manger des petits fours et découvrant un produit révolutionnaire, vu mon statut d'influenceur capable de briser des carrières politiques ou de démoraliser des concurrents, et vu que Google a lancé depuis début Janvier une vague de mise à jour de son PageRank, et bé voila. Affordance passe donc de PR 5 à PR 6.
Rappel des faits :
Merci à tous de faire de moi un être désormais aussi puissant que Loïc Le Meur (qui perd un point de vie, bien fait) :-)) Mais ne comptez pas sur moi pour autant pour vous dévoiler mes intentions de vote.
Rédigé le 29 jan 2007 à 10:24 dans Cuisine interne | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Partout donc, l'ordre juste. Ou plus exactement, "juste" le besoin de mettre en peu d'ordre. Non, non, ceci n'est pas un billet politique. C'est bien d'ordre informationnel qu'il s'agit. Mettre de l'ordre en arrêtant le GoogleBombing, mettre de l'ordre en renforçant sa fonction éditoriale, mettre de l'ordre en redécouvrant les fondamentaux de la classification documentaire. Dernière initiative en date dans ce qui est probablement l'un des sites les plus dés-ordonnés du web, j'ai nommé FlickR, qui a donc récemment mis en place en sus des habituels tags, des "Machine-tags". Via une API il sera donc possible de tagger ses photos ou celles des autres sur le modèle suivant (fourni en exemple) :
Et oui. Nom : attribut = valeur. La sainte trilogie des langages de balisage structurés. C'est donc un nouvel indice de cette quête d'un juste milieu entre folksonomie débridée et rigidité taxonomique dont je parlais dans ce billet. Ce qui me semble traduire le fait que nous sommes à un moment où ce continent documentaire réunifié qu'est le web, après avoir ouvert l'ensemble de ses frontières, tant aux hommes (utilisateurs) qu'aux marchandises (contenus), tente maintenant de mettre juste un peu d'ordre juste sur son territoire. Probablement parce que les cartes d'orientation fournies aux uns (les utilisateurs) pour repérer les autres (les contenus) sont de plus en plus mouvantes, et de plus en plus délicates à "fixer". "Redocumentarisation et ré-éditorialisation sont dans un bateau ..."
(Via ProgrammableWeb)
Rédigé le 29 jan 2007 à 09:56 dans Document numérique, Folksonomies, Social Bookmarking, Glocalisation | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un nouveau (?) débat concernant Wikipedia et ses usages se profile à l'horizon (à ce propos, ne manquez pas celui vidéo-retransmis de Mercredi prochain) : L'InsideHigherEd nous apprend que le département d'histoire d'une université à décidé d'interdire à ses étudiants de citer wikipédia comme source dans leurs travaux académiques. Je ne pense pas (mais alors pas du tout) que cela soit la bonne solution.
Obliger les étudiants à consulter d'autres sources, oui.
Leur montrer que pour tout article (de wikipédia) on peut consulter son statut, son nombre de modifications, ses auteurs, etc ... et ce faisant établir son niveau de légitimité, oui.
Leur interdire de s'appuyer sur wikipédia, non.
(Les rapides sondages que je fais à chaque fois que je découvre un nouveau groupe d'étudiants indiquent que désormais, TOUS connaissent l'encyclopédie, et qu'une majorité (le phénomène est relativement nouveau) à également conscience de sa nature "particulière".)
Les arguments mis en avant en faveur de cette interdiction s'appuient sur l'inexactitude ou l'incomplétude de certains articles de l'encyclopédie. Mais faut-il rappeler que la consultation d'une encyclopédie traditionnelle apprendra aux étudiants que Pluton est une planète ? Information erronée, Pluton n'étant plus une planète. Information en revanche corrigée dans Wikipédia, et ce dès son annonce. Je vous renvoie également à la controverse Wikipedia/Brittanica, les deux faisant quasiment jeu égal quant au nombre d'erreurs.
Plus globalement, je crois que wikipédia faisant de son côté de louables efforts pour circonscrire son périmètre et renforcer sa fonction éditoriale, c'est à nous, enseignants, chercheurs, de s'engager dans une obligation citoyenne d'alimentation de l'encyclopédie. A plusieurs reprises j'ai ainsi eu l'occasion de discuter avec d'éminents chercheurs qui dans leur domaine de spécialité avaient relevé des erreurs dans l'encyclopédie et s'en plaignaient ou s'en servaient comme argument de dénigrement. Combien d'entre eux étaient allés, es qualité, rectifier ces erreurs qu'ils avaient relevées et dont ils savaient que leurs étudiants allaient pourtant se repaître ? Aucun.
Je prépare ainsi le texte d'un "Manifeste pour l'Enrôlement Nécessaire des Citoyens Chercheurs dans l'Augmentation de la Somme des Connaissances Collectives." Le M.E.N.C.C.A.S.C.C. Facile à retenir non ? En plus vu le nombre de projets que j'ai sur le feu, le texte devrait être prêt d'ici 10 ans, mais vous pouvez déjà venir grossir la liste des signataires en laissant votre nom en commentaire ;-)
Et la prochaine fois qu'un collègue se plaindra d'une inexactitude de Wikipédia, demandez-lui pourquoi, sachant qu'on peut le faire, il ne l'a pas corrigée.
(Via BeSpacific)
Rédigé le 29 jan 2007 à 00:02 dans Document numérique, Ecologie de l'info, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (3)
C'est le dernier né de l'innovant Amazon. Le supermarché du web a notamment construit son succès sur le principe de la recommandation (ceux qui ont aimé ... ont aussi aimé ...) - recommandation parfois frauduleuse - et sur les revues de produits rédigées par les acheteurs/visiteurs. Après avoir pendant un pendant un temps collecté lesdites revues sur un support baptisé ProductWiki, Amazon lance donc aujourd'hui Amapedia, un Wiki avec enregistrement préalable, qui permettra à chacun de commenter son produit préféré.
Sur la page d'accueil du site on peut lire qu'Amapedia utilise un principe "nouveau" d'organisation, baptisé "collaborative structured tagging" :
L'explication la plus claire est à lire chez O'Reilly Radar. L'usager dispose de deux approches complémentaires dans son processus d'indexation :
Plusieurs nouveautés là-dedans, et une révolution : l'usager est invité à se poser des questions avant de tagguer. Et pas n'importe quelles questions !
Ces trois questions correspondent aux balises catégorielles ("fact tags").
Passons maintenant aux balises factuelles ("facts tags").
Le résultat, c'est que pour une requête donnée, les usagers disposent en colonne latérale de l'affichage :
R-E-D-O-U-T-A-B-L-E !! SUrtout lorsqu'il s'agit ensuite de pouvoir produire des comparatifs à la volée.
Et là ... et là ... vous me dites :
- "Mais c'est une classification à facettes !!" Et bé oui. Ils ont réinventé la classification à facettes.
- "Et vous croyez que ça va marcher ??" Et bé oui. Parce qu'Amazon ne part pas de rien, "from scratch". La base de connaissance constituée autour du catalogue est déjà considérable. Au pire, si les usagers ne suivent pas, Amazon pourra mettre en forme sa base de connaissance initiale avec ce nouveau système jusqu'à atteindre une masse critique suffisante pour "entraîner" l'usager.
- "Et l'usager justement, est-ce qu'il va se prêter au jeu ? Parce que là on n'est plus en train de de tagguer tranquillement sur FlickR en pensant à autre chose, on effectue un authentique travail documentaire à forte valeur ajoutée !!!" Et bé là ... j'avoue que je n'en sais rien. Ou plutôt si. Je sais que la réponse dépendra de la manière dont le processus est interfacé. Mais je n'ai malheureusement pas pu tester ladite interface, le système refusant de prendre mon compte Amazon en m'indiquant : "you have never purchased anything from Amazon in the United States". Snif ... Mais je parie que oui. Les usagers suivront. Parce que les usagers sont mûrs pour ce genre d'approche.
Prometteur donc. TRES prometteur. Ce pourrait être un intermédiaire idéal entre la folksonomie débridée et la rigidité taxonomique.
Voilà qui va me faire encore plus de choses à raconter en seulement 20 minutes mercredi prochain :-((
(Via Francis Pisani et Fred Cavazza)
Rédigé le 27 jan 2007 à 21:13 dans Folksonomies, Social Bookmarking, Glocalisation, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (2)
Georges W. Bush est un misérable crétin. Nicolas Sarkozy veut être calife à la place du calife.
Les deux assertions précédentes ne reflètent en rien une opinion personnelle mais elle sont les deux exemples les plus célèbres du "Google Bombing", sport international de détournement d'indexation utilisant l'importance du nombre de liens pointant vers un site dans l'algorithmie de Google pour associer le nom d'un individu à une page peu flatteuse ou l'inverse ou pour simplement fausser les résultats du moteur (voir l'explication et les exemples plus circonstanciés de Wikipedia).
La réponse de Google à ce genre de détournement fut initialement de ne rien faire, au nom, précisément, de sa sacro-sainte non-intervention humaine sur le classement des résultats.
Deuxième temps, le moteur ne se contente plus de "prendre acte" de cette pratique mais il la légitime en indiquant que cette pratique est admise et même reconnue comme "normale". (voir mon opinion à ce sujet).
Troisième temps, Google se sert de l'affichage des liens sponsorisés pour s'acheter à lui-même le mot-clé "Google Bombing" et pointer vers la page susmentionnée légitimant cette pratique (Eh oui, "on n'est jamais seul quand on est schizophrène" :-).
Et puis, alors même que cette pratique a généré une dense littérature scientifique, alors même qu'elle a permis de lancer d'intéressants débats pour savoir s'il s'agissait là d'une expression
démocratique ("alternation") ou d'un détournement technologique
("altération"), alors même qu'elle me permettait à coup sûr de tirer d'une parfois bien compréhensible torpeur estudiantine la totalité d'un amphithéâtre soudainement introduit à de ludiques et insoupçonnées arcanes technologiques, et bien voilà que le Google bombing, c'est fini.
Matt Cutts, nous annonce donc avec une rhétorique toute Googlienne, que se voyant de plus en plus reprocher le fait que ces GoogleBombes "pourraient refléter les opinions de Google" (au moins ce serait une bonne nouvelle :-), hop hop hop, ils ont mis au point un changement dans l'algorithme qui hop hop hop toujours, nettoie tout simplement les sites victimes (rendant donc leur virginité à celui du misérabl de Georges W. Bush ou d'Iznogou de N. Sarkozy), et rien que ceux-là, tout en permettant aux sites qui parlent ou commentent le Google Bombing de continuer d'apparaître. N'étant ni informaticien, ni programmeur, je ne peux qu'échafauder quelques piètres hypothèses, et adhérer à l'analyse la plus complète de cette question, qui nous est une fois de plus délivrée par Danny Sullivan, pour qui :
La soudaineté de l'apparition des liens, le fait qu'ils proviennent dans leur grande majorité de sites à faible pagerank, et l'uniformité sémantique des ancres hypertextuelles, le tout conjugué à la formidable réactivité de la puissance de calcul de Google doivent effectivement constituer des éléments importants dans la résolution de cette énigme algorithmique (avis aux programmateurs/informaticiens/geeks qui passent ici, les commentaires sont ouverts si vous avez de meilleures explications ...).
Cette fin du GoogleBombing marque à mon sens l'entrée dans une ère de la régulation, phase inhérente à tout "système" parvenu à un certain seuil de maturité ainsi qu'à un important taux de pénétration dans l'opinion et/ou sur le marché ((mais n'est-ce pas la même chose ;-) ?)
Une ère de la régulation disais-je, puisque l'on observe la convergence de plusieurs phénomènes :
Quatre épiphénomènes qui n'ont d'"épi" que l'apparence puisqu'ils traduisent chacun à leur manière une seule et même logique de retour en force de la fonction éditoriale, fûsse-t-elle algorithmique.
Une sorte de "ré-éditorialisation" non pas simplement des fonctions mais de l'architecture hypertextuelle elle-même, ré-éditorialisation qui pourrait faire écho à la "re-documentarisation" si chère à Roger Pédauque.
Quand Wikipedia (= Jimmy Wales) décide de ne plus autoriser les moteurs à indexer les liens "sortants" de Wikipedia, il impose à la communauté de "ses" auteurs (les wikipédiens) une contrainte éditoriale consistant à ne pas ajouter de liens externes inutiles ou sans lien direct avec le sujet (contrainte qui bénéficie d'ailleurs, par effet retour, à Google en lui permettant également de nettoyer ses résultats)
Quand les trois principaux moteurs passent un accord avec les principales plateformes de création et d'hébergement de blogs pour imposer aux auteurs (de blogs) une contrainte technologique empêchant aux moteurs de suivre et d'indexer les liens déposer en commentaire, c'est là encore une contrainte éditoriale.
Quand ces mêmes plateformes de création et d'hébergement de blogs, toujours au nom de la lutte contre le spam, ferment ou rendent difficilement accessibles les possibilités de trackback, c'est une nouvelle fois le même processus qui est à l'oeuvre.
Quand, enfin, Google dynamite la pratique du GoogleBombing, c'est là encore d'un processus éditorial qu'il s'agit au sens premier du terme. La différence, c'est que, probablement pour la première fois à cette échelle, c'est un algorithme qui fait office d'éditeur (ce qui corrobore ma réflexion de l'autre jour à propos d'arbitrage algorithmique et d'arbitraire humain).
Autant de phénomènes qui progressivement, dessinent les contours d'une nouvelle écologie cognitive.
Oui mais maintenant, avec quoi je vais épater/réveiller mes étudiants :-(( ?
Ah ben oui, suis-je bête, heureusement qu'il y en a encore sur lesquels on peut compter ;-)
(Sources : les billets de Danny Sullivan, le commentaire de Guilhem, et les points de vue d'Evelyne (Broudoux) et Jean-Michel (Salaun) sur la liste RTP-Doc)
Post-scriptum : dans la même veine mais sous un tout autre angle, voir le dernier billet de maître Eolas, en passe de franchir le court fossé qui mène d'auteur à éditeur, sur une plateforme technologique (le blog) dont la nature est précisément de "mixer" ces deux "fonctions" (auteur et éditeur)
Update ... Update ... : YouTube se met aussi au NoFollow ...
Rédigé le 26 jan 2007 à 22:28 dans Document numérique, Ecologie de l'info, Moteurs et autres engins, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (10) | TrackBack (0)
"Publier ET périr : pourquoi le modèle actuel de publication et de revue par les pairs est en train de tuer la recherche et de gaspiller votre argent."
Voilà le titre dela tribune publiée par trois chercheurs dans le dernier numéro de la revue Ubiquity de l'ACM.
Article remarquable à plus d'un titre :
Update du soir : à ce propos, voir le commentaire de Jean-Michel Salaün ci-dessous, puis se reporter à son article.
P.S.(perso) : ceci est le 800ème billet de ce blog :-)
Rédigé le 23 jan 2007 à 23:20 dans Cuisine interne, Document numérique, Open Access | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
"NoFollow". Du nom de l'attribut qui indique aux crawlers des moteurs de recherche de ne pas suivre tel ou tel lien. La dernière affaire concernant cet attribut fût celle de l'accord historique entre Google, Yahoo! et Micro$oft pour imposer la mise en place dudit attribut dans les commentaires des principales plateformes de blog, et ce afin d'atténuer le Spam (dans les commentaires). C'était en Janvier 2005. Deux ans plus tard (les bonnes résolutions de Janvier peut être ?) c'est aujourd'hui Wikipedia qui décide d'appliquer le même attribut pour l'ensemble des liens externes (=sortants) de l'encyclopédie. La raison en est simple :
A première vue, imposer aux moteurs de ne pas suivre lesdits liens permet de résoudre le problème à moindre frais, et devrait endiguer rapidement le phénomène. De plus, même si les liens authentiques se trouvent de facto pénalisés dans leur "notoriété", ils ne le sont en rien dans leur "autorité" puisque continuant de figurer sur des pages qui ont elles-mêmes une très forte valeur d'autorité.
Pourtant, cette mise en place fait débat (comme par ailleurs chaque infléchissement de la politique d'ouverture de l'encyclopédie collaborative, que cet infléchissement soit minime ou radical ...). Pour les plus optimistes, ce n'est qu'un léger "coup de canif dans un système de valeur". Pour les plus pessimistes en revanche, ce n'est rien moins que la menace de l'effondrement d'un trou noir sur lui-même (avec wikipedia dans le rôle du trou noir). Le même Nicholas Carr ne fait pas dans la dentelle quand il indique que "l'inexorable essor de Wikipedia en tête des résultats de la quasi-totalité des recherches web les plus simples (...) trahit la promesse fondamentale du web. Elle remplace l'hétérogénéité par l'homogénéité et transforme l'abondance en une pénurié auto-imposée. L'hégémonie de Wikipedia est la preuve d'un échec collectif de la curiosité et de l'imagination." Rien que ça ... En même temps, et même si je ne partage pas la tonalité du constat d'échec de Nicholas Carr, il me semble que la mise en oeuvre de cet attribut NoFollow va dans le sens de ce que j'indiquais dans un précédent billet. Au-delà du simple mécanisme d'auto-régulation permettant à un système "ouvert" de demeurer stable et de ne pas s'effondrer sous son propre poids, ce "coup de canif" est une nouvelle étape dans le phénomène de convergence qui marque l'expression et le repérage des autorités cognitives. Ces autorités se rassemblent, se protègent, ne se ferment pas vraiment mais réduisent l'angle de leur ouverture. Elles trouvent leur équilibre. Elles nous proposent un équilibre. Elles ont fait leurs "preuves d'autorité" et elles ont été confrontées à de nombreuses tentatives de détournement (la dernière en date est assez savoureuse), précisément parce que leur légitimité était établie. L'équilibre proposé se situe donc entre l'idéal XVIIIémiste du plus petit nombre d'encyclopédistes érudits et le cauchemar moderniste du plus grand nombre des autarcithécaires. Un équilibre auquel je continue de croire parce qu'aux tentatives de dérégulation massives et disproportionnées il répond par une auto-régulation proportionnée. Parce qu'avant d'être une encyclopédie collaborative, Wikipédia est d'abord et avant tout un palimpseste. Le plus formidable palimpseste produit de la main de l'homme. Un palimpseste technologique à la démesure de la Babel mythologique. Et rien que pour cela, il est la preuve d'une réussite collective "de la curiosité et de l'imagination". Bref, il faut sauver le soldat Wikipedia :-) Vous ne croyez pas ?
Update du lendemain : selon la grande prêtresse de l'autorité et de "l'autoritativité" (qui n'a toujours pas de blog, et ça c'est dommage ...) : "Par cette mesure, Wikipédia tente de limiter le spam mais aussi de contrôler les effets "automatiques" de notoriété construits sur sa propre réputation. Il s'agit donc bien d'une action d'enracinement de l'éditeur dans sa fonction se manifestant par la maitrise de l'environnement hypertexte dans lequel il s'inscrit."
(initialement via SearchEngineJournal)
Rédigé le 23 jan 2007 à 22:34 dans Ecologie de l'info, Moteurs et autres engins, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Après la fable "Le catalogue et le magasin", voici quelques éléments de ce qui pourrait bientôt devenir une pièce de théâtre à succès.
Je laisse le mot de la fin (provisoire) à Nicolas Morin : "ce qu’on a de plus intéressant ce ne sont pas nécessairement des interfaces, mais des données; et il faut aller mettre nos données là où sont les usagers, en leur permettant de se les approprier."
(Via : Catalogablog, Prosper, Ecrans de veille, Nicolas Morin)
Rédigé le 22 jan 2007 à 22:16 dans Biblio"Tech", Google Print/Books | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
"Faire pour les livres ce que l'IPod d'Apple a fait pour la musique." Voilà comment commence l'article du Times d'hier. C'est naturellement de Google dont il est ici question, Google qui s'intéresse de plus en plus au marché du E-book. Hans Redmer, le responsable europe du programme Google Book Search indique dans le même article que : “You may just want to rent a travel guide for the holiday or buy a chapter of a book. Ultimately, it will be the readers who decide how books are read”. Le livre à la découpe tant prophétisé s'annonce aujourd'hui comme plus qu'imminent. Et les raisons en sont simples : le marché, les usages et les technologies sont prêts. Et c'est un combat de titans qui s'annonce, notamment entre Google, Amazon et Sony. Comme je le soulignais dans ma contribution aux Cahiers du Syndicat de la librairie Française à propos des libraires et du numérique :
On comprend donc que les principaux protagonistes de cette pièce à suspense redoublent d'effort pour se positionner sur des marchés émergents (Google en Chine), pour intensifier leur réseau de bibliothèques partenaires (Google et l'université du Texas), mais également pour enrichir les données de leur catalogue (Microsoft & Bowker)
(notamment) Via : Youplaboum
Rédigé le 22 jan 2007 à 21:22 dans Biblio"Tech", Google Print/Books | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (1)
(Petite réflexion du dimanche à propos des dynamiques et des forces à l'oeuvre dans le principe d'autorité.)
Il y de cela une éternité à l'échelle de l'histoire du web (1997 en gros), la question de "l'autorité" (au sens de "sources ou éléments d'information faisant autorité") se posait à peine. Elle est aujourd'hui présente derrière chaque lien hypertexte.
D'abord parce qu'aux débuts du web, les sources d'information étaient - au regard de la situation actuelle - peu nombreuses, éparses, et étaient surtout regardées comme des "éléments" d'information plutôt que comme des "sources" d'information ; regardées sans considération d'autorité de prime abord, le web étant alors un média "confidentiel", un média de "dissémination" et non un média de validation ou de certification (là encore au regard de la situation actuelle). C'était, si l'on veut, l'âge de pierre des autorités cognitives.
Puis vînt le temps de Google et de son algorithme qui commença à entretenir la confusion entre notoriété et autorité. A ce sujet on ne compte d'ailleurs plus les faux-procès, et il faut rappeler que dans l'algorithmie de Google, ces deux notions ne sont pas nécessairement antagonistes, au contraire. De facto, une page à forte notoriété (= vers laquelle pointent de nombreux liens) est était également souvent une page à forte "autorité". La toile est un réseau qui se constitue peu à peu comme médium. Les discours qu'elle véhicule ne sont plus seulement une formidable anarchie (au sens étymologique du terme) de points de vue : peu à peu, un programme informatique "donne corps" à ces discours, leur construit des chambes d'écho, les met en résonance, en parallèle. Fait sens. Un peu à la manière dont le codex, brisant avec la linéarité du volumen, permit à une démarche critique (exégèse) de se construire, le pagerank est ce codex numérique, cet artefact de la raison qui s'appuie sur la structure profondément réticulée de cet agglomérat de points de vue planétaires pour faire émerger du sens, ou à tout le moins permettre à un internaute de construire son parcours d'information. Au niveau macro, il agit à la manière de ces kiosquiers qui en décidant de l'emplacement donné à telle ou telle publication, lui donnent d'autant plus de chance d'être visible et de se vendre. Au niveau "micro", il fait (un peu) office de rédac'chef planétaire, décidant proposant là encore de retrouver une linéarité, une hiérarchie sous forme de liste, à une hétérarchie de points de vue. Il se sert des liens pour donner du liant. C'est l'âge d'or. L'âge d'une autorité cognitive en plein déploiement, dont le mode d'organisation, de lecture et de propagation demeure centrifuge, ou plus exactement a-centré, et sur lequel un programme ne vient que très momentanément offrir un accès "ordonné", et ce de manière changeante, sans cesse renouvellée autour de nouveaux entrants, de nouveaux points de vue, de nouveaux éléments, de nouvelles sources.
Et puis ... et puis vient donc ce nouvel âge. Celui dans lequel nous sommes aujourd'hui. Celui dans lequel ce qui caractérise l'existence des autorités cognitives est leur aspect non plus ouvert mais fermé, l'aspect non plus centrifuge mais centripète de leur force de pénétration dans "l'opinion". Certains appellent cela la sagesse des foules. Un terme finalement vide de sens à force de cristalliser en un même syntagme aussi bien les plus beaux jours de la démocratie que les périodes les plus sombres de l'histoire. Il ne suffit plus désormais d'être capable d'instiller, à force d'algorithmie pagerankienne, une linéarité de parcours dans la masse des choses dites sur le réseau. Il faut quelque chose de plus. Dans le pire des cas des leaders, des gourous, et dans le meilleur, sinon des autorités du moins des agencements collectifs d'énonciation.
La pagerank n'a pas changé de nature. Son algorithmie fondamentale est restée la même. C'est la lecture et l'usage que nous en faisons qui ont radicalement changés (changement conditionné notamment par l'arrivée massive d'une indexation payante et de l'établissement d'une valeur d'égalité entre la publicité et le contenu). Là où nous nous en servions jadis (du pagerank) pour tisser un fil d'Ariane nous permettant de sortir du labyrinthe des points de vue en nous forgeant le nôtre, nous nous en servons aujourd'hui pour nous donner les 2 ou 3 points de sortie les plus visibles du labyrinthe, sans qu'un quelconque parcours critique ait le temps de se mettre en place. L'acquisition d'information, la construction de connaissances, a laissé la place au repérage d'opinions. Un peu comme si nous ne lisions plus que les éditos de nos journaux préférés et considérions ce faisant, avoir embrassé la diversité du sujet qui nous intéresse. Nouvelle lecture du pagerank donc. Nouvelle lecture également de ces communautés ouvertes par nature, fermées par le nombre et ... dont le nombre est la nature. Le dernier moteur Wikiseek (dont je parlais ici), en est un bon exemple. Google et Wikipédia. Le PageRank et la foule anonyme. L'arbitraire algorithmique et l'arbitrage humain, ou l'inverse. Le tout machinique et le tout humain. Deux modèles a priori totalement antagonistes dans leurs modalités mais que réunit leur ambition, leur mécanique téléologique consubstantielle, celle d'un encyclopédisme d'usage (cf p.307 de ma thèse), planétaire.
Le temps semble donc être aujourd'hui à la convergence bipolaire des autorités cognitives, et ce dans leur expression (Wikipédia) comme dans leur repérage (Google). Difficile pour autant de prédire de quoi demain sera fait. Du point de vue de l'histoire des sciences, c'est là l'observation d'un nouveau mouvement pendulaire : dans le monde du numérique comme dans l'autre, après la dispersion des autorités vient le temps de leur rassemblement. Une seule certitude. D'autres dispersions, d'autres rassemblements suivront. Mais de quelle nature ?
Rédigé le 21 jan 2007 à 18:00 dans Ecologie de l'info, Moteurs et autres engins, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
"Pour faire une bibliothèque numérique", ou ce que l'on apprend de la lecture des profils de postes offerts au recrutement à la BnF dans le cadre du projet Europeana.
A noter que tous les postes sont à pourvoir pour une durée de 3 ans et que dans certains d'entre eux, à la rubrique "contraintes spécifiques" on peut lire : "Grande disponibilité attendue du fait des rythmes très soutenus de production." :-)
De facto, on en sait donc maintenant davantage sur le projet Europeana, et ce que l'on sait n'est pas fait pour nous (me) réjouir :
Résumons : on n'a pas encore recruté les personnes ressources, qui elles-mêmes n'ont donc pas encore fait le tour de table des prestataires à auditer pour que le projet démarre "vraiment", au delà des prototypes. Mais le plus important est fait : on a réussi à se mettre d'accord sur le nom du projet : Europeana. C'est important le nom d'un projet. Regardez Google par exemple. Ils ont été obligé de changer de nom de projet en cours de route (GooglePrint => GoogleBooks), ce qui ne fait pas très sérieux. Si ? Ah bon.
Heureusement, on a réussi à croquer la tête de Brin & Page quand ils ont appris la nouvelle (cf ci-dessous)
(Via Ghislaine Chartron sur la liste RTP-Doc)
Rédigé le 19 jan 2007 à 10:59 dans Biblio"Tech" | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un billet sur le blog Cognitive Edge donne quelques éléments éclairants pour mieux cerner la notion d'identité numérique, en l'abordant du point de vue de la théorie des systèmes complexes, faisant de cette notion un attracteur étrange. (Court) extrait :
Update : sur le même sujet (identité numérique) mais sous un tout autre angle, voir le dernier billet de JMManach sur InternetActu.
Rédigé le 19 jan 2007 à 10:03 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé le 18 jan 2007 à 13:35 dans Open Access | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Rédigé le 17 jan 2007 à 13:28 dans DADVSI | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Quand Google organise son propre débat (?) sur la numérisation, voilà ce que cela donne. C'est ce Jeudi, à New York, dans une salle de la New York Public Library, primo-contractante du projet Google Books :-)
Si vous passez par là ...
Rédigé le 16 jan 2007 à 23:39 dans Google Print/Books | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour présenter Google à mes étudiants, j'aime emprunter l'expression de Véronique Mesguich, celle d'un "moteur de sources" : Google ne permet pas de trouver de l'information, mais de trouver des sources dans lesquelles je trouverai ensuite l'info. J'en parle également souvent comme du premier et du seul "bookmark planétaire" : quand je cherche l'adresse d'un site, je tape son nom dans Google et le tour est joué (bé oui, souvenez-vous, au départ, les signets servaient à cela)
Mais ... malgré l'excellence de son algorithme, les résultats de Google sont de plus en plus pollués par des sites bidons ou relevant du simple spam, et ce aussi bien dans l'espace d'affichage des résultats organiques que dans celui des liens sponsorisés. Cet état de fait a tendance à être souligné et déploré par de plus en plus de commentateurs anglo-saxons. Il n'en reste pas moins que le potentiel de "crédibilité" des résultats de la "marque" Google reste supérieur à celui de tous ses concurrents. Tous ? Non. Un petit village résiste encore et toujours l'encyclopédie Wikipedia se présente à bien des égards comme LE site jouissant du meilleur potentiel de crédibilité. D'où l'intérêt du projet de moteur de recherche annoncé récemment par son fondateur, Jimmy Wales. Ce projet étant pour l'instant en phase "pré-alpha", on découvrira avec intérêt le moteur WikiSeek. Celui-ci utilise uniquement les pages de wikipedia et les sites liés, c'est à dire mentionnés dans les articles de l'encyclopédie. La plaquette promotionnelle indique : "The definitive Search Engine for Wikipedia and Wikipedia's references. It's fast. It's easy. It's authoritative." Faire autorité. Voilà ce qui manque de plus en plus cruellement à Google, qui ne peut que faire notoriété. Mes premiers tests sur WikiSeek donnent des résultats intéressants, d'autant qu'il utilise une technologie de clusterisation avec un affichage sous forme de nuage de tags, renvoyant aux principales catégories de wikipedia, transformant ainsi celle-ci, de facto, en un annuaire de recherche d'un nouveau genre.
(Via Steve Rubel)
Rédigé le 16 jan 2007 à 22:44 dans Moteurs et autres engins, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (4)
Devinette. Qui a écrit (traduction approximative de moi-même) :
"les moteurs de recherche financés par la publicité sont, de manière inhérente, biaisés pour ceux qui diffusent la publicité et très loin des attentes des usagers (...) un moteur de recherche pourrait donner un petit coup de pouce aux résultats en provenance d'entreprises "amies" et au contraire abaisser les résultats en provenance de concurrents. (...) De manière générale, et du point de vue du consommateur, un moteur de recherche sera d'autant plus pertinent qu'il fera le moins possible appel aux publicités pour permettre au consommateur de trouver ce qu'il cherche. (...)"
Et pour finir, (vous traduirez vous mêmes) : "We believe the issue of
advertising causes enough mixed incentives that it is crucial to have a
competitive search engine that is transparent and in the academic realm." Alors vous trouvez ? Hummmm ? Et oui. Themselves. A l'époque où ils étaient encore thésards et croyaient que le Nasdaq était une bourse de doctorat. Après tout, on n'en est pas à une incongruité près, à l'heure ou d'autres se réclament de Jaurès ...
(Merci à John Battelle pour sa relecture attentive d'anciens articles scientifiques)
Rédigé le 15 jan 2007 à 23:25 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Tout va trop vite pour un billet d'analyse :-( alors juste un billet de signalement pour ce soir :-)
(1) : via l'Atelier, voir aussi sur BibNum,
(2) : via Youplaboum
(3) : via Catalogablog
Rédigé le 15 jan 2007 à 23:00 dans Biblio"Tech", Google Print/Books | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
C'est LA ressource pour tous ceux et celles qui s'intéressent aux méthodes de représentation de l'information, ou pourrait-on dire, de mise en forme de l'information. Déjà repérée par plein de blogs, mais je ne résiste pas au plaisir de m'en faire l'écho à mon tour (rappel : c'est mon droit n°1). Il s'agit donc d'un tableau des différentes méthodes de visualisation d'information. Présenté sous un mode analogue à la classification périodique des éléments. Chaque élément est cliquable et détaille la méthode en en offrant une représentation naturellement ... visuelle. Faut aller voir. C'est là. C'est AHURISSANT de clarté (et je n'ose même pas imaginer la quantité de travail et de café que cela a pu représenter). Pour les commentaires, c'est le Serial Mapper qui en parle le mieux.
(Il n'y manque qu'une version imprimable ... mais quelque chose me dit qu'un bouquin doit être à l'étude ... sinon, appel aux éditeurs à se pencher là dessus)
Update : l'article Towards A Periodic Table of Visualization Methods for Management des 2 auteurs.
Rédigé le 15 jan 2007 à 22:17 dans Documents et ressources pédagogiques | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Dans un domaine scientifique donné, savoir "qui publie sur quel sujet ?", "qui publie le plus ?", "qui publie avec qui?", sont autant de question esentielles entrant dans le champ de cette discipline que l'on nomme la bibliométrie. On s'en sert pour détecter des réseaux d'acteurs, pour mettre en place de nouvelles collaborations, pour éliminer la concurrence (et oui, aussi ...), ou pour tenir les comptes de son personnel ;-)
Cet art du comptage et du repérage est d'habitude réservé aux chercheurs ou documentalistes experts, à grand renfort de base de données dédiées ou d'outils aussi puissants que déroutants. Or voici que pour le domaine des sciences du vivant et notamment de la médecine, le site Authoratory analyse les auteurs indexés dans PubMed et permet très simplement de regarder, par exemple pour une maladie donnée, quels sont les chercheurs qui ont publié à ce sujet, année après année, quels sont les premiers auteurs et les autres, de retracer leur "réseau social" (c'est à dire le nom de ceux avec lesquels ils publient le plus mais également leurs différentes adresses mail permettant de retracer leurs établissements d'appartenance), et encore plein d'autres choses.
(Via OANews)
Rédigé le 15 jan 2007 à 22:02 dans Biblio"Tech" | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Dans la lignée des outils faits par les chercheurs, pour les citoyens, après les indépassables Presse 2007 et Observatoire-Présidentielle, voici un petit dernier prometteur bien que d'aspect plus ... austère. C'est Leximédia 2007 (qui se sert d'ailleurs du fil RSS de "Presse 2007"). Propulsé par deux chercheurs toulousains, cet outil permet d'analyser et de comparer le contenu des articles du Monde, de Libération et du Figaro. Après quoi, comme pour les autres, on peut s'amuser et par exemple choisir (dans la partie "recherche par critères") : "toutes les semaines", puis la catégorie "nom propre" et le critère de fréquence pour s'apercevoir de l'outrageuse domination des mots : "Nicolas", "Sarkozy" et "ump". A vous de jouer ... avant de voter ...
Rédigé le 15 jan 2007 à 21:40 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
En écho au dernier billet d'Hubert Guillaud ("Des agrégateurs aux disséminateurs") ...
Et alors que François Bon, m'envoie un mail à propos du dernier petit jeu auquel je me suis fort complaisamment plié, en appelant à une "cartographie de la dispersion".
La dissémination d'Hubert et la dispersion de François me semblent 2 notions complémentaires et caractéristiques de ce nouveau visage du web, appelé "2.0". Je renvoie au billet d'Hubert pour la description des logiques de dissémination (di-"séminales" ?). Pour la dispersion, celle-ci semble assez simple à embrasser. Il n'est qu'à regarder les interfaces proposées par les moteurs de recherche cartographiques, qu'à regarder également la manière dont d'autres moteurs permettent de retracer le parcours d'une idée, d'un concept, d'un mot, d'une conversation. Qu'à regarder encore les outils citoyens conçus pour donner un sens à cette dispersion discursive (ici ou là). Qu'à regarder enfin la blogosphère autoréférentielle se regarder se disperser.
Dissémination donc. Et dispersion ensuite. Reste la diversion. Diversion dans les deux sens du terme. Des usages "divertissants" qui dominent outrageusement l'ensemble des services 2.0 plébiscités (Le vidéos "drôles" sur YouTube, les photos amusantes sur FlickR et j'en passe ...). Et des usages qui "font diversion" et nous détournent de notre quotidienne banalité en donnant à celle des autres le lustre illusoire de notre regard, pour un temps, distancié.
Dissémination, dispersion et diversion. Trois des fondements de ce web 2.0, avec en point de mire un autre éclairage, inspiré cette fois de l'ouvrage éponyme de Paul Virilio, celui d'une "esthétique de la disparition", qui là encore va comme un gant au nouveau visage, et aux nouveaux usages du web. Esthétique "2.0" d'abord, parce que tout le monde vous le dira, un site 2.0, c'est d'abord un B-E-A-U site 2.0, avec plein de boutons arrondis et de belles couleurs vives. Esthétique oui, mais de la disparition, car derrière ces interfaces léchées, le contenu, lui, disparaît. Une disparition dont le prestidigitateur s'appelle un agrégateur(1), qui deviendra ... disséminateur.
Et la boucle est bouclée ;-)
(1) cf ce que je racontais dans ce billet : "avec ce parangon que constituent les pages d'accueil personnalisables du type de celle de Netvibes. Dans ces pages d'accueil, il n'est plus de contenu "interne" mais simplement une architecture informationnelle entièrement générée (et temporairement stabilisée, fixée numériquement) à partir de contenus informationnels tous externalisés (la météo de ma région piochée sur Yahoo, mon courrier électronique capté dans Gmail, les fils de presse extraits de mon aggrégateur, etc ...). Le contenu s'efface derrière l'architecture. Le discours n'est plus ancré dans un dispositif (technologique) mais le dispositif ancre le discours."
Rédigé le 15 jan 2007 à 21:19 dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Sous la pression de Joël et de KotKot.
Que la force de la chaîne enchaîne : Fred, Manue, Christian, Nicolas et Christophe (enfin de retour et en grande forme).
Rédigé le 09 jan 2007 à 22:57 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Cela n'engage que moi, mais le meilleur moteur de catégorisation (du monde) est Exalead. Et la meilleure interface de cartographie de résultats (au monde) est celle de Grokker. Et l'une des meilleures applications thématiques de ce que le (petit) monde des moteurs de recherche peut apporter dans le débat démocratique "éclairé" est exemplifiée dans le projet Observatoire Présidentielle, de l'équipe de recherche l'entreprise RTGI. Alors quand cette dernière (RTGI) s'offre les services du premier (Exalead) pour nous produire une interface Grokker-like, moi je suis content. Et vous ?
Je passe sur les fontionnalités richissimes offertes à la navigation (comme par exemple la visualisation pour chaque site des liens entrants, sortants et réciproques) pour noter que c'est là une authentique interface du troisième type qui allie :
De l'humain pour la construction des corpus, du machinique pour leur indexation et leur balisage sémantique, et de la cartographie pour une navigation appropriée (ou si l'on préfère une appropriation PAR la navigation). Interface du troisième type donc. Celle de demain ?
(via un habile et pertinent trackback de Camille Maussang)
Rédigé le 09 jan 2007 à 22:13 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (2)
Après PubMed 2.0 (HubMed), après PubMed tout en curseurs, voici PubMed Informer, un service de veille par mots-clés déclinable en alertes mails ou fils RSS mais aussi sur votre PDA ou votre mobile via un SMS. Et puis aussi le tout nouveau UK PubMedCentral, une archive ouverte de journaux des sciences du vivant (cf communiqué de presse).
Rédigé le 09 jan 2007 à 21:41 dans Archives Ouvertes, Moteurs et autres engins, Veille & Recherche d'info | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Puisque l'heure est définitivement aux néologismes (cf la "bravitude" ségoléniste et la wikipédien débat l'accompagnant pour sa suppressitude ou sa conservatique), voici Google en "Frenemy des médias traditionnels". Je n'ai à proposer comme traduction qu'un piteux "Ennami" :-(
Help :-)
Rédigé le 09 jan 2007 à 21:25 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
La clusterisation, c'est à dire le fait de proposer des mots-clés contextuels permettant d'affiner une requête est l'une des fonctionnalités les plus intéressantes que proposent certains moteurs (Exalead en tête). Google semble depuis quelques temps s'y intéresser, comme le montre cette copie d'écran repérée par Sylvie Dalbin. Un intérêt sur lequel Christophe Asselin a mené l'enquête indiquant, je cite, que "Le service Google Co-op lancé en mai 2006, vous permet notamment de vous abonner à des catégories dont le contenu web à été indexé par des professionnels selon des critères déterminés (des labels : annotations du contenu via des étiquettes)." (voir le reste de son billet).
Pour l'heure, seuls 6 grands thèmes sont proposés à l'annotation, avec pour chacun entre 10 et 15 "labels" accessibles derrière une seconde arborescence. Au total donc 3 niveaux d'indexation. Mais rien n'indique que cela soit figé.
A la différence de ce qu'indique le billet de Christophe, n'importe qui peut participer à ce travail d'indexation. Il suffit de disposer d'un compte sur Google Co-op. On peut alors ajouter "contribuer" à n'importe laquelle des 6 grandes catégories en ajoutant des "labels" choisis dans la liste des 15 proposés.
Au final, pour l'usager, une requête dans l'un des 6 grand thèmes renvoie dans un premier temps les labels associés au thème qui permettent de venir enrichir la recherche via l'opérateur "more:" (avec, d'après mes premiers tests, quelques très étranges résultats sur l'augmentation et la diminition du nombre de sites trouvés avec cet opérateur ... à suivre ...). Dans un deuxième temps, une fois seulement que l'on a choisi d'ajouter un label parmi ceux proposés, on voit alors apparaître, dans la description du site, le surnom de l'utilisateur ayant ainsi labellisé le site en question.
Preuve en image :
Difficile pour l'heure de dire vers quoi évoluera ce service. Mais il est intéressant de constater qu'il propose une sorte d'hybridation entre des services existants :
A suivre de près. D'autant que je reste convaincu que les techniques de clustering (alliées à un habillage en "nuage de tags") sont l'une des perspectives les plus intéressantes pour les moteurs.
Au sujet du clustering encore, on consultera avec intérêt l'un des derniers billets de Read/WriteWeb au sujet de Clusty, qui m'a permis de découvrir 2 moteurs : Dumbfind et Infocious, surfant eux aussi sur la même vague clusterisée.
Rédigé le 09 jan 2007 à 17:34 dans Folksonomies, Social Bookmarking, Glocalisation, Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Pour démarrer cette année 2007, pardon, 2.007, quelques lectures 2.0 :
Rédigé le 08 jan 2007 à 23:06 dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Il n'y a pas que les adolescents qui d'avatar(s) en communauté(s) construisent peu à peu leur identité numérique, les auteurs scientifiques s'en soucient également. Cet article propose un système d'adressage unique pour les "identités scientifiques". Chaque auteur crée ses propres métadonnées, incluant un système de désambiguisation pour les noms compliqués (je sais de quoi je parle ;-).
Ce système doit permettre de résoudre pas mal des soucis inhérents aux logiques comptables prévalant dans l'évaluation de la (des) science(s). Le champ des applications est très largement décrit et va beaucoup plaire à Robert Grangousier. Ce genre de dispositif pourrait également permettre de réconcilier ou de mieux différencier des sphères énonciatives de moins en moins distinctes.
Rédigé le 08 jan 2007 à 22:02 dans Document numérique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
En date du 7 Janvier, la dernière étude du Pew Internet s'intéresse aux adolescents et aux sites de réseaux sociaux (.pdf). Les chiffres parlent d'eux-mêmes : plus de la moitié (55%) des adolescents (américains) connectés utilisent des sites communautaires et ont créé un profil en ligne, une identité numérique. La majorité des usages correspond au besoin de rester en contact avec des gens que l'on voie pourtant très fréquemment (camarades de classe par exemple). Côté site, le grand gagnant est celui de Ruppert Murdoch, MySpace, puisque 85% des ados déclarent que le profil qu'ils utilisent ou mettent à jour le plus souvent est celui sur MySpace (dont Google fournit l'exclusivité de la régie publicitaire).
Update dans la foulée : A ce sujet, ne pas manquer ceux qui en parlent le mieux (des Digital Natives), à savoir Danah Boyd et Henry Jenkins
Rédigé le 08 jan 2007 à 21:39 dans Ecologie de l'info, Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
(Pour mémoire)
Notes: 776
Commentaires: 850
TrackBacks: 153
Visiteurs : 153574
(/pour mémoire)
Rédigé le 07 jan 2007 à 15:25 dans Cuisine interne | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le petit monde des moteurs de recherche et de ceux qui en causent n'ont parlé que de cela au réveillon. Le nouveau-futur-potentiel-tombeur-de-Google. Depuis le temps que l'on l'annonce ... Et vu l'état de Quaero :-( ...
Faut dire que le dernier candidat sur les rangs à de la prestance : rien moins que celle de Wikipedia, le plus jeune mais aussi le plus emblématique des 3 piliers d'une révélation cognitive. Bien. Passons aux faits : Un moteur de recherche baptisé Wikiasari, annoncé pour début 2007 par Jimmy Wales (cofondateur de Wikipedia). Le site (wiki) officiel est là. Site officiel qui revendique dès l'entame une filiation avec d'autres projets tels Nutch et Lucene et lance un appel aux bonnes volontés :
Un rapide détour sur ... Wikipedia, nous apprend que "Wikiasari (previously called Wikia) was an earlier project run by Wales that attempted to create a copyleft search engine . The idea was revisited in late 2006, for a possible re-launch in 2007."
Le Times
indique que ce projet réunit les forces de Wikipedia et d'Amazon
(société décidemment très active et innovante en cette année 2006). Un partenariat qu'Olivier Andrieu indique relever de la rumeur, ce dont je doute au vu des éléments indiqués dans le Times (voir plus bas dans ce billet). Dans l'entretien accordé au même Times, Jimmy Wales indique que son objectif est de permettre à une "communauté de croyance" ("community of trust") d'indiquer si une page est intéressante ou non, ce que, toujours selon lui, les logiques algorithmiques des moteurs de recherche sont de facto incapables de faire : “We just look at the page. It usually only takes a second to
figure out if the page is good, so the key here is building a community
of trust that can do that.”
L'info la plus complète sur ce projet se trouve dans l'entrevue accordée par Jimmy Wales à Danny Sullivan sur son nouveau SearchEngineLand. Où l'on apprend :
Au final (et si j'ai tout bien compris ...), Wikiasari pourrait être le nouvel avatar, la nouvelle incarnation (réincarnation ?) de feu les "annuaires de recherche". La puissance collaborative de wikipedia et ses wikipédiens (wikisariens ?) étant en la matière un atout décisif lui permettant de passer l'effet de seuil qui bloque si souvent les sites de recherche à vocation collaborative/communautaire. Pour cela il faut encore que l'effet vortex joue à plein, ce qui n'est pas acquis. A moins que, comme indiqué par Danny Sullivan : "Maybe the mere concept of the Search Wikia project
will encourage the major search engines to do more in this area".
Autre piste intéressante dans ce vaporware project, celle d'un annuaire non plus pré-édité à la manière du glorieux mais de plus en plus mal en point Dmoz, mais un annuaire post-édité, interrogeant sous un nouvel angle les processus éditoriaux ayant cours sur le web dans ces documents générés que sont les résultats des moteurs de recherche.
Où si l'on préfère, une version "search" de la communauté de l'anneau (de croyance) ;-)
Et pendant ce temps, tout le monde cherche le phare de Thésée :-)
(Via Francis Pisani. Voir aussi : Olivier Andrieu y croit, la génèse du projet sur la liste de discussion officielle du même projet.)
Rédigé le 07 jan 2007 à 13:01 dans Moteurs et autres engins, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Quaero Pharos Theseus. Et je ne voie pour l'instant pas grand-chose venir.
(Pour plus d'informations, voir chez Christophe Asselin)
Rédigé le 07 jan 2007 à 02:00 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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