Joyeux Noêl.
(Merci à Marlène pour la trouvaille)
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Joyeux Noêl.
(Merci à Marlène pour la trouvaille)
Rédigé le 22 déc 2006 à 18:45 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Vous vous souvenez du mancement de PLoS One (sinon, petit rappel des faits) ? A l'aide des outils du projet Topaz, le site PLoS One annonce aujourd'hui le lancement officiel de sa version béta. Il est donc, comme annoncé, possible de commenter des articles et d'y attacher des fils de discussion. Le communiqué de lancement indique par ailleurs qu'il sera bientôt possible de voter aussi bien pour les articles eux-mêmes que pour les commentaires qui y sont attachés. On peut naturellement s'abonner aux mises à jour via un fil RSS. La présentation des articles autorise un téléchargement XMLisé ou en plus classique Pdf. A l'heure actuelle, un peu plus d'une centaine d'articles sont disponibles (médecine et sciences "dures"). Pour l'instant, la maquette est "jolie" et l'interface sobre et efficace mais les commentaires et discussions sont peu fournies (normal, ça démarre à peine). A suivre donc.
Rédigé le 21 déc 2006 à 09:51 dans Open Access, Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Alors que la polémique fait rage, le besoin se fait chaque jour sentir de trouver de nouvelles voies pour la publication scientifique, ou tout au moins de se donner sérieusement la peine d'explorer et de tester celles qui existent.
Pour l'évaluation de la recherche par exemple, la question est celle de l'évaluation par les pairs. Qui n'est pas la panacée ... Ce que de plus en plus de gens sérieux semblent penser, tel Richard Smith de Cambridge (cité dans La Feuille) :
Dans la même veine, Ghislaine Chartron évoque une "économie renouvellée de la publication scientifique". Morceaux choisis :
A must read. Chartron, G., Une économie renouvelée de la publication scientifique. in Perspective documentaire en éducation 62:21-29, (2006-09-01), en ligne.
A propos de validation, d'évaluation de la recherche, il est amusant (ou déprimant, à vous de choisir) de croiser ces quelques citations avec la réalité du terrain, celle dans laquelle d'éminents représentants de conseils scientifiques et autres présidents ou vice-présidents d'universités se réunissent pour parler des "indicateurs de production scientifique des établissements". Parmi toutes les présentations disponibles en ligne, celle de R. Grangousier (.pdf), Vice-président du conseil scientifique de la fac de Thélème. R. Grangousier, je l'ai rencontré une fois. A l'IUT de Picchrocole sur Loire. Il a l'air sympa. Et il doit l'être. Un peu professeur tournesol. Le genre un peu embêté par le port de la cravatte. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Il venait exprès sur le site décentralisé de l'IUT de Picchrocole sur Loire pour causer de la politique de recherche de Thélème et de ses différents sites délocalisés. Rapidement, la question fût celle de la visibilité de la recherche (et des chercheurs) qui comme la plupart de ceux affectés en IUT se sentent un peu isolés, un peu "'parents pauvres". Jeune et fou (et aussi un peu poussé par une collègue), je suis allé "au contact". Pour mettre sur la table l'idée des archives ouvertes. Quand on s'interroge sur la lisibilité et la visibilité de la recherche, ça paraît un peu dommage de faire l'économie d'une réflexion là-dessus. R. Grangousier ne connaissait pas trop ce truc-là. Il en avait vaguement entendu parler. Alors moi, gentil, je lui explique. "Ben ... ça permet aux chercheurs de mettre en ligne leurs publications quasi-instantanément, avec plein de métadonnées, que les moteurs de recherche peuvent venir indexer, un archivage pérenne et tout et tout." On est un peu pressé. R. Grangousier repart dans 5 minutes, et je ne suis pas le seul - ni le plus cravatté - à vouloir lui parler. Mais R. Grangousier m'écoute. Et là, il me dit que "bien sûr". Que d'ailleurs il est sur la même longueur d'onde. Qu'il est même sur le coup d'un projet génial qui va permettre ... devinez quoi ... insoutenable suspens ... qui va permettre de compter toutes les publications des chercheurs de Thélème, indépendamment de leur site ou de leur labo d'appartenance. Et tout à sa joie de m'expliquer (rapidement) qu'avec tout ces chiffres, ils vont bien voir (dans les ministères) que notre fac c'est du sérieux rapport à tous ces chiffres. D'où ce genre de présentation lors de la journée "indicateurs scientifiques". Parce que c'est compliqué de compter des publications.
"Bé oui Monsieur Grangousier, d'accord" réponds-je un peu penaud, "mais c'est l'inverse que je viens d'essayer de t'expliquer. Ca ne sert à RIEN de compter ces p----ns de publications. Ce qui compte c'est de permettre à un maximum de gens de les lire. C'est ça le premier indicateur qui doit ensuite permettre d'attribuer des budgets et de briser des carrières. Hein, M'sieur ? M'sieur ??? M'sieuuuuuur ????????" Parti le monsieur. Envolé. En grande conversation avec un cravatté. Alors moi tenace, je lui ai envoyé un courier à R. Grangousier, doublé d'un mail. Pour lui dire que si il voulait, j'étais prêt à venir lui expliquer à tête reposée et de manière plus circonstanciée ce qu'étaient les archives ouvertes. Que même, s'il voulait, je pourrais lui expliquer (et à d'autres) l'intérêt de mettre en place une archive institutionnelle. Que j'étais prêt à faire ça en sus de mes heures de service. Gratos. Pour la beauté du geste. Et pour l'avenir de la science :-) Bé oui. Mais R. Grangousier ne m'a pas répondu. Et maintenant j'ai le coeur brisé c'est trop tard. J'ai une famille élargie, une maison à retaper, et un blog à tenir. R. Grangousier continue sa chasse aux chiffres. R. Grangousier cherche l'ultime martingale qui lui permettra de compter toutes les publications sans-en-oublier-une de ses chercheurs de Thélème.
Pour que vous puissiez les lire, il faudra donc attendre encore un peu. Il doit pourtant y en avoir de passionnantes. Dont probablement celles de R. Grangousier .
Les facultés et leurs instances sont pleines de R. Grangousier. R. Grangousier est à coup sûr quelqu'un de compétent. Quelqu'un qui fait tout son possible pour jongler entre ses cours, son activité de recherche et ses responsabilités administratives et scientifiques en essayant de répondre aux cahiers des charges aberrants qui lui sont demandés par son ministère de tutelle. "Comptez R. Grangousier. Et n'en oubliez pas. Sinon ..." Alors quand un jeune chercheur à peine pubère vient lui causer d'un truc dont il n'a jamais ou que très vaguement entendu parler après 3 heures de réunion et à 5 minutes d'un rendez-vous important, forcément, l'échange ne peut que difficilement avoir lieu. Ce R. Grangousier là n'est donc qu'une allégorie. Celle de tous les présidents et vice-présidents d'universités débordés. Celle de logiques comptables que l'on s'obstine à créditer de vertus qualitatives alors même que leur seule valeur quantitative est plus que sujette à caution. Message personnel à tous les R. Grangousier de la terre : arrêtez de compter. Siouplaît :-)
Rédigé le 20 déc 2006 à 23:59 dans Archives Ouvertes, Folksonomies, Social Bookmarking, Glocalisation, Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Monopolistiques nos moteurs ? Il semble que non. A l'image de la forte résistance chinoise (Baïdu) à Google, le même éprouve apparemment de fortes difficultés en Russie, difficultés de deux ordres : linguistiques tout d'abord, mais également stratégiques dans la mesure ou le Google local, baptisé Yandex, a déjà développé l'ensemble de la panoplie de services phares de la galaxie Google (cartes, paiement en ligne, recherche locale, desktop search, blogs ...).
Le même site nous apprend également que le gouvernement allemand, s'il ne coupe pas tous les liens, décide de sortir du projet Quaero, pour lancer son propre projet de moteur national baptisé "Theseus" (allusion fine à la recherche du fil d'Ariane ?). Vu le montage et l'air du temps, Quaero risque donc de ressembler de plus en plus à un moteur français baptisé Exalead. Ce retrait (dont on ignore toutes les motivations) indique que pour le petit monde du "search", et à l'image de ce qui est en train de se produire autour des bibliothèques numériques, c'est la perplexité qui domine.
Rédigé le 20 déc 2006 à 21:46 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un article de l'International Herald Tribune revient en détail sur ces moteurs européens qui viennent pourraient venir bousculer le monopole Google. Après un rappel de quelques chiffres toujours aussi ahurissants (86% des internautes européens se sont connectent au moins une fois sur Google, contre 30% - tout de même - pour Microsoft et 21% pour Yahoo!), l'article présente deux points de vue intéressants :
Quant aux noms des challengers européens annoncés dans le titre de l'article on retrouve sans surprise Exalead (et donc Quaero-avec-de-l'exalead-dedans) mais aussi Polar Rose (qui donne dans la reconnaissance faciale) et Quintura.
(Via Phil Bradley)
Rédigé le 19 déc 2006 à 10:52 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (1)
Le site de la Library of Congress vient (?) de s'enrichir d'une page présentant les fils RSS disponibles.
(Via BeSpacific)
Rédigé le 19 déc 2006 à 10:30 dans Biblio"Tech", Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Et un nouveau service "search" pour Google. La recherche de brevets. A priori il s'agit de la simple reprise de la base Uspto. 7 millions de brevets accessibles et visualisables dans la toute nouvelle mouture de Google Books. L'internaute lambda ou le curieux passionné va pouvoir dénicher de petits trésors. Pour les chercheurs avisés ou les adeptes de la veille, il vaut mieux (pour l'instant) s'en tenir à l'interface de recherche avançée de l'Uspto.
(Update de 5 minutes plus tard, Merci Jean-Marie) : le billet du maître en son nouveau royaume pointe de lourdes insuffisances du service Google comparé à celui de l'Uspto.
(Via l'annonce sur le blog officiel)
Rédigé le 14 déc 2006 à 09:30 dans Moteurs et autres engins, Veille & Recherche d'info | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Les rapports entre le livre et Internet sont parfois délicats à saisir. Mais l'on essaie. Ce blog tente parfois de vous narrer de belles ou d'ambitieuses histoires de numérisation. Mais il est des faits divers livresques qui feront frémir la fibre patrimoniale enfouie au plus profond de chacun d'entre nous (si, si, cherchez bien ;-)
Rédigé le 13 déc 2006 à 10:36 dans Document numérique | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Fin Janvier, j'interviendrai en bonne compagnie à la journée organisée par le réseau Urfist dont je vous parlais ici (le blog de la journée est là). Et voici le résumé tout frais que je viens d'envoyer aux gentils organisateurs pour le mettre sur leur blog. Ego dixit.
De la « popularité » d’une page à la « sagesse des foules » en passant par les sites usant et abusant de systèmes « de recommandation », c'est l'indexation dans toute sa complexité qui occupe aujourd'hui sur le Net une place centrale et se pare de vertus « sociales » (folksonomies).
Après que Google a érigé en système le principe faisant de chaque internaute un indexeur (pagerank), après la détournement (spamdexing) des balises "méta" pour l’indexation d’un site, les usagers, dans leurs pratiques individuelles ou communautaires, se trouvent aujourd’hui en situation d'indexeurs de contenus dont ils peuvent ne maîtriser ni la production, ni la diffusion, ni la conservation. Cette indexation communautaire donne d'intéressants résultats d'un strict point de vue documentaire. Elle correspond à une fragmentation de la notion même de document. Elle est la plus adaptée aux nouvelles logiques d'accès aux contenus numériques.
Après avoir montré comment certains outils et moteurs de recherche instrumentalisent ces pratiques, entretenant une confusion de plus en plus nocive entre notoriété et autorité, entre influence et affluence, entre publicité et légitimité, nous tenterons, au regard de pratiques scientifiques innovantes et de sites "documentaires" ayant été au bout de l'expérimentation, de pointer l'intérêt d'une hybridation entre indexation sociale d'une part et indexation contrôlée d'autre part. Ou comment réunir le meilleur des deux mondes, en évitant "le meilleur des mondes".
Le résumé était limité à 1500-signes-espaces-compris donc je rajoute ici que les "pratiques scientifiques innovantes" sont liées au systèmes ouverts de revue par les pairs qui ont accepté de tuer le pair (pour la partie évaluation et validation des connaissances), et que les "sites documentaires ayant été au bout de l'expérimentation" s'appellent PostGenomic, Hubmed, et bien sûr Librarything.
Rédigé le 12 déc 2006 à 23:14 dans Congrès, colloques et conférences, Folksonomies, Social Bookmarking, Glocalisation | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Toulouse est une belle ville. Elle mérite un bon journal. Con.
Rédigé le 12 déc 2006 à 22:53 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Gilles Balmisse est l'auteur d'un excellent site/blog sur les problématiques du KM, de la veille, de l'Intelligence économique et autres joyeusetés. Dernier article en date ayant retenu mon attention : celui où il propose une rapide réflexion autour de concept de pertinence dans la recherche d'information. Le tout tourné de manière très pédagogique en rappelant la place centrale de l'individu dans le va-et-vient entre recherche et appropriation des résultats, une place centrale qui rend effectivement la notion de pertinence si délicate à appréhender (exemple souvent cité avec mes étudiants : sur la requête "nazi", quelle est la page la plus pertinente : celle du parti nazi américain ou celle d'un musée d'histoire sur la shoah ?)
Mais que tout cela ne vous fasse pas oublier que les recherches les plus pertinentes sont également les plus impertinentes :-)
Rédigé le 12 déc 2006 à 16:21 dans Documents et ressources pédagogiques, Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Scoop ! Déniché par Pierre Schweitzer en commentaire de ce billet. La vieille tante lithuanienne, l'arlésienne numérique, la fantômatique bibliothèque numérique européenne ... est de retour. Résumons :
Et là, je dis bravo ! Une entrée type "onebox" en conformité avec les usages de google d'internet. Un accès par les catégories Dewey avec un très joli défilement 2.0. Une entrée par étiquettes (tags de bibliothécaires ou folksonomies des usagers ?), du RSS un peu partout. Et je ne vous parle pas de l'affichage des résultats : affichage par pertinence, par popularité (si, si !!), par regroupement (?), avec plein de compobox autour entièrement déplaçables en drag'drop façon page d'accueil de netvibes, trois modes d'affichage (par notice, par vignette, graphique <= pas testés, ne fonctionnent pas pour l'instant). On peut même créer sur un thème ou un ouvrage, un groupe de discussion ouvert ou fermé, ou un blog (si, si !!!).
Une sorte de nirvana bibliothéconomique :-). Connectez-vous y vite au cas où il arriverait à ce site les même désagréments que quelques-uns des prototypes précédents.
Quelques questions :
NotaBene : après quelques farfouillages dans ma tonne d'emails non-traités il semble que la première présentation de la maquette dite "Europeana" ait eu lieu début Décembre à la Bnf, lors de la 10e journée des pôles associés, suivie des Entretiens de la BnF. C'est Catherine Lupovici qui s'est chargée de la présentation.
Update de 5 minutes plus tard : je n'avais pas vu (ça m'apprendra à relever mes fils RSS avant de poster), mais c'est marlène qui avait le scoop. Ou bibliobsession.
Rédigé le 12 déc 2006 à 13:42 dans Biblio"Tech" | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)

Vient de paraître ... le dernier numéro thématique des "Cahiers de la librairie". Avec à l'intérieur la plus belle définition d'Internet qu'il m'ait été donné de lire, et à mon sens l'une des plus justes :
Pour commander le numéro : en ligne par ici, 125p, 16 €, diffusion Verdier/CDE.
Dans un mois, dans un an, dans 5 ans peut-être, nombre des arguments, des avertissements, des prémonitions, dans rancoeurs, des contre-arguments, des colères, des écoeurements, des analyses, des réflexions, des témoignages présentés dans ce numéro seront contredits ou tout au contraire confirmés. Peu importe. Car rarement publication professionnelle aura présenté et réuni un si stimulant florilège de questionnements. Rarement la diversité des horizons de discours des contributeurs (universitaires, consultants, libraires, éditeurs, auteurs, journalistes ...) aura si intelligemment contribué à éclairer l'ensemble d'une thématique si complexe et si ramifiée. Le texte de chacun ayant été écrit dans la plus parfaite ignorance de celui des autres, leur juxtaposition au sein de ce volume donne à chacun d'entre eux un relief que leur singularité leur aurait interdit.
Pour cela, un grand merci à Christian Thorel. Pour l'initiative de ce numéro également et pour l'active sensibilisation/mobilisation qu'il entretient sur ces terres de convergence entre papier et numérique. "Un
libraire de l'offre, et non pas de la demande". Ce qui me semble une
définition adéquate de la librairie indépendante. A la lecture de ce
numéro, vous serez convaincu que celle-ci ne manque pas d'atouts.
Peut-être manque-t-elle juste (temporairement) d'atours. Mais elle en a
plus d'un - tour- dans son sac livre. D'autres réfléchissent aussi à ces questions. Il sont à écouter par ici.
(Z'en parlent aussi : Joël Ronez, François Bon, Alain Giffard)
Rédigé le 11 déc 2006 à 23:20 dans Document numérique, Google Print/Books, Ouvrages et parutions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
C'est une journée nationale du réseau Urfist. L'annonce est là, le programme sur le blog dédié, et les inscriptions par là. Oups. Quel succès, c'est apparemment déjà plein. Heureusement y'aura webcast pour tout le monde. Soyez des millions devant vos écrans :-).
Rédigé le 11 déc 2006 à 22:48 dans Congrès, colloques et conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Prenez trois des plus grosses machines financières de la planète. Et leur ambition de s'intéresser aux livres et à leur mise en ligne. Après le temps du bluff ("Je numériserai plus vite et plus que toi"), après le temps du bug ("Si j'affiche un chiffre, vous n'irez pas vérifier, hein ?"), viendra le temps du "beautiful", de l'achèvement, de l'usager. Ce temps semble venu.
Prenons donc Google books et l'annonce de son nouveau visualiseur. Manue s'y connaît, Manue est exigeante, et Manue n'hésite pas à invoquer la presque perfection. Dixit :
Nous sommes alors le 21 novembre. Que croyez-vous qu'il arriva ? Le 6 décembre, Microsoft annonce le lancement de Live search books. Comme le souligne Olivier Andrieu pour ce dernier service, la grande inconnue reste celle du droit d'inventaire et du nombre précis (ou approximatif) du nombre d'ouvrages effectivement disponibles ... Suivant en cela les pas de son glorieux aîné, Live Search Books donne dans l'opacité totale. Différence notable cependant d'avec le même glorieux aîné, Live Search Books (appelons-le LSB) ne livre que des ouvrages libres de droits, puisqu'il s'appuie sur le travail de numérisation mené par Internet Archive et ses partenaires de l'OCA. Mais, via les contrats spécifiquement négociés par Microsoft avec quelques universités, on devrait voir apparaître dans LSB des ouvrages ne figurant pas dans le fond de l'OCA.
Et Yahoo! me direz-vous ? Et bien il semble qu'il ait fort à faire avec une assignation en justice pour concurrence illicite (ça existe ?) à propos d'un éventuel service Yahoo!books. L'assignation provenant de ... Google. Cette affaire est assez étrange, je l'ai trouvée relayée sur TechCrunch mais n'ai pas pour l'instant davantage de sources ou de documents originaux. Si Google s'attaque à Yahoo! sur ce créneau, pourquoi n'assignerait-il pas de même Microsoft ?? Bref, si vous avez des infos là-dessus je suis preneur ... En attendant, revenons à nos deux autres compères.
Après quelques test rapides, le comparatif Google/Microsoft tourne au net avantage du premier. Mais ce que je retiens de tout cela, le point qui me semble le plus essentiel, plus encore que la "presque parfaite" nouvelle interface du service Google Books c'est l'intégration en son sein du service Google Scholar par le biais d"un système de recommandation. Car, chers lecteurs de ce blog, vous finissez par un peu me connaître. Ma monomanie évangélisatrice à l'adresse des bibliothèques et de leurs catalogues peut ainsi se résumer :
Or cette intégration de Google Scholar dans Google Books, outre qu'elle réunit deux "continents" documentaires jusqu'ici bien arbitrairement scindés (que serait la littérature "savante" sans la littérature tout court ??), cette intégration disais-je, marque une étape décisive pour les trois points sus-cités.
Ce genre de page en est la preuve : pour une édition des oeuvres d'Aristote dans Google Books, on affiche :
Je voudais pas faire ma Manue, mais du point de vue de la recherche, de la visibilité documentaire (et en excluant les -très - importantes limitations dues aux inconnues sur le nombre d'ouvrages de chaque service), on est quand même pas loin d'une sorte d'idéal. Voilà en tout cas de quoi alimenter la toute dernière polémique à propos d'une certaine pratique de l'édition numérique.
Pendant qu'avance inexorablement le modèle marchand de la bibliothèque, modèle auquel même ses plus ardents détracteurs finissent par trouver au moins l'avantage d'exister et d'innover, l'empreinte de la BNUE se fait de plus en plus diffuse, éthérée, absente, telle une arlésienne numérique. Et l'Unesco réfléchit à un (énième ?) projet de bibliothèque numérique mondiale, centrée sur les documents rares. Tempus fugit. Verba volent scripta manent ...
(Voir aussi : Vidéo de Brewster Kahle - Internet Archive - disant tout le mal qu'il pense de Google Books)
(Sources : sous les liens ;-)
Rédigé le 11 déc 2006 à 21:25 dans Biblio"Tech", Document numérique, Google Print/Books, Moteurs et autres engins, Sérendipité | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
(Private) Tout va bien. Rassurez-vous. A ceux et celles qui s'interrogent sur les raisons d'une abstinence en lieu et place de l'habituelle incontinence, je réponds ... (/Private) (Private Joke) qu'avec un peu d'astuce et d'espièglerie, c'est la vie de Candy la solution est à chercher dans la tasse de thé à laquelle s'abreuve la poule médiathécaire. (/Private Joke)
A très vite :-)
Rédigé le 10 déc 2006 à 22:29 dans Cuisine interne | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
| Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information. Réflexions, analyses, signalements, opinions.
"Where is the Life we have lost in living? Where is the information we have lost in Google ? |
| Enseignant-chercheur en colère contre la LRU : les présidents d'université ne parlent pas en notre nom ! Pour une université collégiale et indépendante des pouvoirs, agissons : Sauvons la recherche ! et Sauvons l'université ! |




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