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26 sep 2006

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Voici les sites qui parlent de Archive sous papyrus :

Commentaires

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Jean-François Lutz

Dans un récent post (http://openaccess.eprints.org/index.php?/archives/133-Central-versus-institutional-self-archiving.html), Steven Harnad pose également la question du modèle d'archive ouverte le plus pertinent pour le dépôt initial du document par le chercheur (centralisé sur le modèle de PubMed Central ou délocalisé au niveau des établissements de recherche). Parmi les 21 raisons avancées en faveur des archives institutionnelles figurent arguments de "gauche" et de "droite".

manu

Vous semblez dire que le problème vient d'une mauvaise information des étudiants et des professeurs, et s'il existe sans aucun doute des progrès à faire à ce niveau-là, je constate également une différence de culture entre les anglo-saxons et nous. Ainsi, avant même que l'on traite d'archives ouvertes, il n'était pas rare de trouver des articles librement disponibles sur le site de professeurs anglo-saxons. C'était nettement moins fréquent sur le site des professeurs de nos contrées.

De nos jours, il existe encore des différences. Ainsi, si je veux obtenir la liste des publications d'un professeur, j'ai plus de chances de l'obtenir si ce dernier est anglo-saxon. Pour la beauté du test, j'ai tenté de retrouver une bibliographie de vos écrits, je n'y suis pas arrivé (même si j'avoue ne pas avoir lancé une réelle stratégie de recherche, tout au plus un coup de sonde).

olivier

Jean-François> oui, je me doutais bien que Steven Harnad devait avoir eu cette idée d'argumentaire avant moi :-)
Manu> Vous n'avez effectivement pas cherché très longtemps. Tout est sur archivesic (http://archivesic.ccsd.cnrs.fr) > consulter par auteur > lettre E
Et la plupart de mes supports de cours ou de formation sont régulièrement archivés sur ce blog. Sur lequel figure aussi mon dossier "scientifique" de qualification aux fonctions de maître de conférence. Je ne voudrais pas m'auto-congratuler, mais en termes de transparence ça me paraît difficile de faire davantage ;-)
Ceci étant, la différence culturelle que vous pointez est (en partie) juste et s'explique essentiellement pour deux raisons :
- les théoriciens (et donc les principaux évangélisateurs) du mouvement sont anglo-saxons
- la politique anglo-saxonne de soutien au mouvement de l'Open Access est plus ancienne et plus lisible qu'en France. Ceci dit, y compris outre-manche ou outre-atlantique il existe également de fortes résistances selon les champs disciplinaires concernés.

Piotrr

Pas si simple malheureusement : les universités françaises, mais aussi les établissements d'enseignement supérieur et de recherche, dont le fonctionnement est très divers, sans parler même des EPST, peuvent difficilement être comparées aux universités canadiennes, américaines ou britanniques (pour prendre des exemples dans des pays où les archives institutionnelles sont les plus répandues). En France en particulier, on a un organisme central de recherche, le CNRS, présent dans quasiment toutes les structures de recherche via les UMR. Or, l'expérience semble prouver que l'argument de la proximité (argument de gauche) joue un rôle moins important pour l'incitation du dépôt dans les archives, que, par exemple, la contrainte de l'évaluation du nombre de publication pour le déclenchement de financements (argument de droite). Là dessus, il faut ajouter des complexités et des niveaux supplémentaires telles que PRES, ANR, MSH (pour les SHS) et j'en passe. On comprend alors pourquoi les établissements français, pris dans le maillage de ces différents niveaux et acteurs quelquefois contradictoires, ont du mal à faire émerger une représntation unifiée de la recherche qui se fait dans leurs murs (remarquez la prudence de l'expression qui, dans certains cas, reflète stricto sensu, la réalité). Finalement, derrière la question des archives institutionnelles c'est une grosse interrogation sur ce que peut être une politique institutionnelle de recherche pour un établissement donné dans le contexte français qui est posée. Et ce ne sont évidemment pas les archives ouvertes qui la résoudront.

olivier

Piotrr> le fléchage institutionnel complique en effet passablement les choses. Je persiste cependant à croire, au regard notamment des discussions avec des collègues et des bibliothécaires "non-convertis" que l'effet d'amorçage des archives institutionnelles serait déjà un bon point de départ.

Got

Juste pour mémoire, il faut aussi signaler que tous les chercheurs du CNRS (mais aussi de l'IFREMER, de l'INRIA et de l'INRA entre autres) sont normalement invités à mettre leur article sur HAL (SHS et autres) avec la possibilité pour chaque institution d'avoir une présentation personnalisée (cf par exemple le centre Alexandre Koyré : http://halshs.ccsd.cnrs.fr/CRHST/ ).
On pourra regretter l'aspect centralisateur d'une telle démarche très française, mais elle s'explique aussi par les coûts de maintenance des machines et des logiciels. Steven le regrette certes, mais la situation est somme toute différente dans les pays anglo-saxons.

David Aymonin Ecole Polytech. Fédérale de Lausanne.

Ne retrouvant nulle part mon message envoyé via mon plug in RSS Popper dans Outlook, je me permets de renvoyer ce commentaire, directement via affordance.typepad.com.
-------------------------------------------------
Bonjour,
J’aimerais faire un peu de publicité pour une archive réalisée par une université technologique francophone qui essaie de faire ceci :
(extrait de votre texte) « C'est une manière unique de contrôler le flux d'information en le mettant à disposition de la communauté dans un premier temps, mais en autorisant également (via l'interopérabilité des métadonnées générées par exemple pour les thèses et mémoires de recherche) une ouverture contrôlée sur l'extérieur. Les utilisateurs (= tous les personnels) sont largement gagnants dans l'histoire, mais les gestionnaires et décideurs également qui disposent ainsi d'un véritable outil de pilotage "sur mesure". »
Cette archive s’appelle infoscience : http://infoscience.epfl.ch.
Elle est réalisée par le service d’Information scientifique et des Bibliothèques de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Elle tourne sous CDSWare devenu CDS Invenio.
Elle offre la possibilité aux labos de déposer les références et le fulltext, de manière libre et décentralisée. Ca marche car aujourd’hui 130 labos sur 200 environ, le font.
Elle offre des outils de contrôle de qualité, des services de conseil en droit d’auteur, des outils de réappropriation des données saisies (exports, incorporation dans les sites web des labos, etc…) et des critères de qualification des publications signalées qui permettent de trier le bon grain de l’ivraie je plaisante) : pre- post- print, peer reviewed ou non, et bientôt un tag « dans web of science ».
Une petite brochure en pdf disponible depuis la page d’accueil essaie d’expliquer simplement tout ça.
J’ai présenté cette archive à l’enssib l’été dernier et à la semaine du document numérique à Fribourg en sept. Le texte de la communication sera bientôt mis sur ARTIST, grâce à Jacques Ducloy et Sylvie Laîné.
Tout ça pour dire que c’est possible, à la portée des bibliothèques universitaires et que plusieurs projets élaborés sont en route en Suisse francophone (Uni Genève, Uni Lausanne).
Fin de la pub. J’espère que ça intéressera du monde et suis prêt à répondre aux questions,
Très cordialement,
D. Aymonin
Service d’Information scientifique et des Bibliothèques de l’EPFL.

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Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information.
Réflexions, analyses, signalements, opinions.

"Where is the Life we have lost in living?
Where is the wisdom we have lost in knowledge?
Where is the knowledge we have lost in information?"
T.S. Eliot, in Choruses from The Rock (1934)

Where is the information we have lost in Google ?

POUR CITER UN ARTICLE


Style Hypotheses.org
Ertzscheid Olivier, « Titre du billet », Affordance.info, ISSN 2260-1856. Date de publication. [En ligne] http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

Style APA
Ertzscheid, Olivier (date de publication du billet). “Titre du billet”. Affordance.info [carnet de recherche]. ISSN 2260-1856. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

Style MLA
Ertzscheid, Olivier “Titre du billet”. Affordance.info (souligné) ISSN 2260-1856. Date de publication. [carnet de recherche]. Date de consultation. http://affordance.typepad.com/adresse-du-billet.html

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