Les blogs et autres wikis tueront-ils l'Intranet ? Ou tout au moins le remplaceront-ils avantageusement ? Cet article penche pour le non.
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Les blogs et autres wikis tueront-ils l'Intranet ? Ou tout au moins le remplaceront-ils avantageusement ? Cet article penche pour le non.
Rédigé le 15 déc 2005 à 21:19 dans Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Que pourrait dire Sergey Brin lors d'une entrevue donnée en ... 2038. C'est le petit exercice de prospective amusante auquel s'est livré Phillip Lenssen de Google Blogoscoped. Où l'on apprend qu'en 2038, Larry a quitté Sergey pour goûter une retraite paisible, que le GooglePlex 2 est enfin reconstruit après l'incendie du premier, que cela ne les a pas empêchés de racheter Microsoft, que les lois de la robotique sont délicates à appliquer et que Google a donc édicté les siennes, etc, etc... Savoureux.
Rédigé le 15 déc 2005 à 20:55 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Qui bloggue en France ? Des jeunes. Et même des TRES jeunes. Plus de 8 sur 10 ont moins de 24 ans (82% dont 35% de 11-15 ans).
Dans les 24-35 ans, nous ne sommes plus que 10% et si ça continue comme ça dans deux ans à peine je serai dans la tranche de ceux qui ne sont plus que 5% à blogguer :-((
Où bloggue-t-on ? D'abord sur les Skyblogs.
Côté internautes, 3 sur 4 savent ce qu'est un blog et 3 sur 10 en consultent. Autre donnée intéressante : le nombre moyen de lecteurs par plateforme. Les Skyblogs ont en moyenne ... 1 lecteur. Intéressant de noter que pour ce public, le blog n'est donc, en termes de médias, qu'une sorte d'e-mail enrichi (one to one). Pour les blogs SixApart (dont Affordance), la moyenne est de 15 lecteurs par jour (Affordance compte depuis 15 jours plus de 200 visiteurs uniques quotidiens :-)). Tout cela m'inspire 2 remarques :
Avec ces chiffres, on est (bien bien) loin d'une blogosphère idéale, relai du débat public, média alternatif et/ou complémentaire, creuset de discours émergents. Bien que quelques critères "qualitatifs" permettent de conserver un optimisme relatif au regard des analyses quantitatives qu'ils imposent. Ce serait intéressant de savoir s'il s'agit là d'une spécificité française ou si d'autres pays (dans lesquels la pédagogie encadrée des nouveaux médias signifie quelque chose) proposent des ratios similaires.
Sources : L'étude médiamétrie (.pdf), le billet de Loïc.
Rédigé le 15 déc 2005 à 15:43 dans Ecologie de l'info, Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (2)
"Les algorithmies sont arrivées à maturité. On ne fera probablement jamais mieux que Google. Non pas que cela ne
soit pas "algorithmiquement" possible de faire mieux. Mais le coût en
termes d'investissements et de développements est probablement d'ores
et déjà trop lourd au regard du très mince gain qualitatif que cela
pourrait amener."
Extrait de mon précédent billet sur l'ouverture de la base Alexa. Que voilà un étrange augure ou une bien péremptoire affirmation de ma part. Alors merci de vos commentaires auxquels il serait dommage de ne répondre qu'en commentaire. D'où ce nouveau billet. Ma tournure de phrase nécessite quelques précisions.
Primo : il ne s'agit pas de remettre en question toute la richesse de la recherche et développement dans le domaine de l'ingénierie linguistique (notamment). Il est évident que les algorithmies peuvent et doivent être améliorées. Il existe nécessairement de nouvelles fonctionnalités, de nouvelles manières d'optimiser les processus de recherche, les temps de calcul, les interfaces de visualisation, la clusterisation, le traitement multilingue, etc, etc, etc. MAIS.
Mais, deuxio, je continue de penser que du côté des très grands (GYM) les jeux sont faits et les "benchmarks" établis. Pour Yahoo! (cf quelques billets de Jean), la pertinence et les problèmes de redondance ou de liens brisés font quasiment jeu égal avec Google, qui reste, je le maintiens mais je n'invente rien en le maintenant, globalement le meilleur et le plus pertinent. Côté MSN en revanche, des investissements massifs sont en cours pour "rattraper" le retard sur les critères de pertinence et l'algorithmie. Mais une fois encore, le mètre-étalon est et reste Google, et je fais le pari (je n'ai pas les moyens de faire plus que cela), qu'une fois que ces deux là auront aligné la qualité de leurs résultats sur Google (le chemin sera peut être encore long), ils stopperont les frais. Yahoo! a d'ailleurs déjà commencé en marquant chaque jour davantage son orientation (historique autant que commerciale) "portail et social search".
Tout cela ne veut pas dire que l'annonce d'Alexa ne marque pas un tournant. Mais que l'orientation prise au sortir de celui-ci ne sera pas forcément celle qui apparaît comme la plus visible. Comme le souligne Michaël, les développeurs et Geeks en tous genres de tous les pays disposent effectivement désormais d'un nouveau bac à sable. Et ce ne sont pas les "châteaux en espagne" qui manquent à bâtir. Merci également à Michaël d'attirer notre attention (la mienne et la votre je ne parle pas de moi au pluriel ;-) sur la dualité intrinsèque à ce modèle du "libre" sur le web (mais ailleurs aussi), qui reste du "donnant-donnant" : je vous donne un corpus, vous me donnez vos compétences en développement. Le "gain" maximal n'est là non plus pas nécessairement du côté où on l'attend.
Concernant les remarques de Jean-Michel : "Il est imprudent d'affirmer tout de go, sans étude sérieuse, qu'on est
arrivé à un palier dans les algorithmes de recherche. Ceux-ci vont
vraisemblablement, par exemple, continuer d'évoluer avec l'évolution
des corpus." Je vais pourtant persister dans l'imprudence.
Et peut-être même virer à l'impudence (;-) en y persistant sans convoquer pour autant "d'étude sérieuse". Envisageons pour cela "uniquement" la recherche grand public, c'est à dire pensée en termes d'accès et non de corpus (dichotomie, je l'admets, délicate). C'est à dire, excluons pour les besoins de l'argumentaire, les corpus dédiés ou spécialisés (comme par exemple les catalogues de bibliothèques ... ). Dans ce cas, et dans ce cas uniquement, je continue de penser que nous ne verrons pas grand chose de nouveau du côté de l'algorithmie pure. Les principales évolutions technologiques que l'on peut dès aujourd'hui observer (et pour celles-ci comme pour les autres - que je connais moins - les études sérieuses ne manquent pas), se font "à la marge". Elles concernent :
La ligne directrice qui va conditionner l'ensemble de ces développements à venir (en tout cas pour les acteurs qui se partagent le gâteau) est celle du traitement de la valeur marchande desdits contenus au regard des habitudes de consommation des usagers d'internet. Ce n'est certes pas particulièrement réjouissant, mais pour le Google d'aujourd'hui ou pour celui de demain, cela ne me semble pas faire l'ombre d'un doute. Sur cette ligne, chacun choisira ses options, ses stratégies et ses priorités selon sa propre histoire et ses propres moyens d'engloutissement de sociétés et des technologies innovantes (et peut être aussi probablement selon la pression de ses actionnaires). Pour le dire autrement :
Dernier point (jusqu'au prochain commentaire) de (sympathique) désaccord avec Jean-Michel : "déstabilisation" certainement, mais "faire bouger les acteurs", certainement pas. Les acteurs dont on parle ici se caractérisent d'abord par leur inertie. "Inertie" qui rappelons-le est une "force" et ne signifie pas immobilisme. "Tout corps persévère dans l'état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve, à moins que quelque force n'agisse sur lui, et ne le contraigne à changer d'état". Chacun des acteurs avance d'abord sous l'effet de sa propre masse. Et je ne crois pas que l'initiative d'Amazon/Alexa vienne bouleverser autre chose que sa propre inertie (mais cela viendra effectivement probablement la conforter et l'amener à un niveau de rivalité avec celle de ses concurrents). Je crois enfin (et je crois que là dessus nous serons d'accord), que la seule force qui peut aujourd'hui (demain ?) amener à modifier l'inertie propre de ces mastodontes sera non pas celle des contenus commerciaux mais bien celle des contenus et des biens culturels.
Voir aussi : La fin de la recherche comme technologie. (Chapitre 1)
Rédigé le 15 déc 2005 à 14:59 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Alexa est un outil de recherche appartenant Amazon. Qu'est-ce qu'un outil de recherche ? Ou plus exactement que faut-il pour construire un outil de recherche ? Bien sûr un peu de technologie, quelques algorithmes ... et une base de donnée. Un Index. C'est ce qui à fait la force de Google au delà de son algorithmie propre, de pouvoir offrir un accès au plus grand nombre de pages possibles. Et ce en dépit de quelques intox de taille. Avant de faire disparaître cette mention de sa page d'accueil, Google annonçait offrir un accès à plus de 8 milliards de pages web. Le "club des milliardaires" était et reste encore un club très fermé. Seuls Yahoo!, MSN! et Exalead s'y distinguaient encore il y a peu. Or aujourd'hui, Alexa met à disposition son index de ... 5 milliards de documents ... Celui qui en parle le mieux est Olivier Andrieu dans son billet : "Moteur en Kit". Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Les enjeux de cette annonce sont encore difficiles à saisir. Risquons-nous à quelques hypothèses :
A moins ... à moins que cette annonce ne marque pas le début d'une nouvelle donne ou d'une nouvelle guerre des moteurs, mais, à l'inverse, la fin d'une bataille. Celle de la "recherche" et celle de la pertinence. Les algorithmies sont arrivées à maturité. On ne fera probablement jamais mieux que Google. Non pas que cela ne soit pas "algorithmiquement" possible de faire mieux. Mais le coût en termes d'investissements et de développements est probablement d'ores et déjà trop lourd au regard du très mince gain qualitatif que cela pourrait amener. En d'autres termes, à quoi bon faire mieux que des résultats déjà jugés suffisamment pertinents par une majorité d'internautes et de geeks ? Et surtout à quel prix ? La "recherche" en tant que technologie est probablement devenue à notre siècle ce que les fauteuils étaient à l'époque de Molière : une "commodité de la conversation". La seule question à poser est celle du modèle économique. Et il est de grandes chances pour que la réponse se trouve dans le titre de ce billet de Don Dodge (de l'équipe Microsoft) : "Search is a commodity. Ad serving is the business." Et cela, Google l'a compris depuis longtemps. Donc l'initiative d'Alexa/Amazon n'empêchera probablement personne de dormir ce soir du côté de Mountain View. Elle légitime au contraire tout leur "business model" : "Ads ARE content".
Voir aussi : Abondance, John Battelle.
Pour poursuivre et débattre voir : Loi du marché et loi d'inertie (Chapitre 2)
Rédigé le 14 déc 2005 à 22:33 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (1)
Calendrier partagé, traitement de texte, gestion de projet, stockage en ligne, "to-do list", etc... Une idée ? Un outil.
(Source : chez Fred)
Rédigé le 14 déc 2005 à 21:12 dans Web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un article qui pourrait faire sourire, "troussé" comme il l'est. Un article à lire et faire lire à tous ceux et celles qui veulent d'une "carrière" universitaire. Un article qui rappelle, point par point ce qu'il faut s'attacher à dénoncer et à combattre. De l'intérieur. En conclusion :
Nous n'avons pour cela jamais eu autant de moyens et d'outils à notre disposition au premier rang desquels les archives ouvertes et institutionnelles ainsi que les blogs. Qu'ils puissent aussi et surtout servir à cela suffirait à les légitimer aux yeux de tous.
(article signalé sur la Sicliste)
Rédigé le 14 déc 2005 à 10:24 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Comme d'habitude incontournable. Avec notamment la présentation d'un métamoteur pour le monde "académique", une analyse du phénomène de "décentralisation" de l'information via les blogs au regard des médias journalistiques "traditionnels". On y trouvera également, par le responsable du projet DareNet, un article intitulé : "From Libraries to Libratories" qui indique que "Libraries are set to metamorphose into ‘libratories’, an imaginary word to express their combined functions of library, repository and collaboratory." Les bibliothèques comme "collaboratoires". Et puis également de quoi éclairer sous un nouvel angle certains débats autour de Wikipedia en particulier, la mémoire du web en général, et la construction d'une science "Historique" à l'heure du temps réel et à une période au cours de laquelle on dispose d'une gigantesque part de notre histoire sous forme numérique : "Web of lies : Historical Knowledge on the Internet." Incontournable donc. Le sommaire complet est ici.
Rédigé le 14 déc 2005 à 10:06 dans Biblio"Tech", Ecologie de l'info, Ouvrages et parutions, Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le projet de loi DADVSI (voir ce billet) est truffé de renvois à d'autres innombrables textes et amendements qui ont pour effet de rendre sa compréhension globale plus que délicate. L'équipe NotreConstitution.net qui s'était déjà illustrée en mettant en hypertexte la constitution européenne relance cette saine initiative citoyenne en permettant de naviguer entre les différents renvois et paragraphes du projet de loi DADVSI. La lecture n'en reste pas moins hardue mais on y voit plus clair. Jean ? JEAAAAAN !
Rédigé le 12 déc 2005 à 20:52 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (1)
Ce garçon s'appelle Alexis Trepanier, et si avec ce CV il ne trouve pas de travail dans son domaine, c'est que le monde est injuste.
Rédigé le 12 déc 2005 à 14:24 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Découvert au détour de Catalogablog, l'outil Wanabo Tag Code permet de placer sur son site une petite interface paramétrable autorisant les visiteurs à "Tagguer à la volée" le site en question. Mieux, des tags sont automatiquement générés en fonction du traffic des moteurs de recherche sur le site (si c'est vrai, ça va pas être triste ...). Mieux encore, vous avez ainsi votre propre nuage de tags qui peut être généré. Le tout s'affiche en temps réel (=sans avoir besoin de rafraîchir la page). Et en plus c'est gratuit. Alors Gadget peut-être mais plus j'y regarde et plus il me semble que c'est une nouvelle étape de la fulgurante ascension des logiques d'indexation sociales.
Pour l'instant ça donne ça (j'ai taggué moi-même en reprenant les tags les plus fréquents pour ce blog dans del.icio.us) et ça restera disponible dans la rubrique "Qui êtes-vous", en bas à gauche de ce blog)
Rédigé le 11 déc 2005 à 23:00 dans Folksonomies, Social Bookmarking, Glocalisation, Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
En réponse à un commentaire d'Emmanuel sur ce billet, je suis (re) parti à la recherche de services sur le modèle de Yahoo!Answers mais alimentés par des bibliothécaires. Côté francophone j'ai deux incontournables :
M'ont été signalés en commentaires :
Sûr que Nicolas, Marlène, Manue ou l'un des membres du collectif Urfist les ont déjà tous repérés ces services "Biblio!Answers" ... d'ici même à ce qu'ils en aient déjà fait un billet qui m'aurait échappé :-( A vos commentaires donc.
Nota Bene : le billet sera "rétro-publié" autant de fois que nécessaire pour intégrer lesdits commentaires.
Rédigé le 11 déc 2005 à 21:55 dans Biblio"Tech", Documents et ressources pédagogiques, Veille & Recherche d'info | Lien permanent | Commentaires (10) | TrackBack (0)
J'avais eu l'occasion ici-même de faire allusion aux affaires liées à des usages "détournés" de Wikipedia (en l'occurence pour propager des rumeurs sur la culpabilité présumée d'un individu dans l'assassinat de Kennedy). L'affaire prend une tournure insoupçonnée : l'individu à l'origine de l'article incriminé a été démasqué suite au remue-ménage médiatique autour de la plainte (légititime) de l'individu dont la réputaiton était concernée. Le premier (le fautif) a reconnu être l'auteur de l'article et avoir fait cela pour épater un collègue en pensant que ce site web (wikipedia) était un "gag". Devant l'ampleur de la couverture média, le même individu a alors, pour ne pas nuire à l'image de sa société une fois son nom rendu public, démissionné. A la suite de quoi le premier (le plaignant) a demandé au patron du second (le "coupable") de réintégrer ce dernier. Ce que le patron a refusé. Bon. Quels enseignements tirer de cette histoire ubuesque ?
Si le coupable dit vrai en indiquant qu'il pensait que Wikipedia était un "gag-site" cela témoigne très fortement de la délicate articulation de ce modèle ouvert collaboratif avec l'héritage culturel qui est le nôtre, celui d'une civilisation de l'encyclopédisme et (?) puis (?) d'une civilisation de médias traditionnels établis (syndrôme du "vu à la télé"). Dans l'un comme dans l'autre cas, c'est la valeur de vérité qui est en jeu. Car plus précisément, le "coupable" indique que son impression était dûe au fait de "tomber sur un site dont tout le monde pouvait changer le contenu" (sic). S'il ment c'est une autre affaire, relevant cette fois d'un Wikipedia Bombing. Et dans ce cas, la politique de Wikipedia en la matière (car politique il y a au contraire du Google Bombing) me semble suffisante (indiquer les articles litigieux ou faisant état de thèses établies). Reste le problème de la (di?)gestion en temps réel d'une économie de la réputation. Ce qui est une autre histoire. Nul n'est parfait ;-)
(Source : Le New-York Times via Google Blogoscoped)
Addendum : je découvre incidemment le site Wikipedia Watch, troublant jumeau du Google Watch. Troublant car le second n'est sous le contrôle extérieur de personne dans la "société civile" et pratique une opacité réelle, ce qui à ma connaissance, n'est pas le cas de Wikipedia. Cela alimentera en tout cas encore un peu les fantasmes de certains.
Rédigé le 11 déc 2005 à 21:15 dans Wikipedia | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Non, ça ne peut pas être aussi simple de cracker Google Books ! Je veux dire de s'affranchir de la fameuse limite des "trois pages seulement" et "pas d'accès au texte intégral" ... Et bien si !! (testé ce jour sur 3 ouvrages publiés en 2004, hors réeditions et hors partenariat avec bibliothèques ...)**. Certains lobbies éditoriaux Outre-Atlantique vont s'étrangler d'indignation. Cela n'est pas pour me déplaire MAIS ... démontre une nouvelle fois que les argumentaires Google de sont que des argumentaires de façade. Le rouleau-compresseur avance. S'ils et elles le peuvent, les droits et les lois suivent tant bien que mal, à défaut, ce sont les procédures judiciaires qui tentent de ralentir cette dynamique entretenue par tous mais ne regardant qu'elle-même. Pour la lecture des livres, c'est sûrement plutôt une bonne chose (même avec un accès au texte intégral, je défie quiconque de lire 180 pages sur écran. Vous finirez bien par l'acheter ce livre). Pour le respect de la vie privée en revanche ... les argumentaires de façade n'ont évidemment pas les mêmes implications.
(Source : 3Couleurs)
** je n'ai pas rencontré les limites (indiquées en commentaire du billet source) prévues par Google au regard d'une "recherche trop générique" ... ce qui ne veut pas dire qu'elles n'existent pas mais simplement que Google Books est une interface en phase de "bricolage". A moins qu'ils ne laissent volontairement quelques "failles", ce qui n'est pas à exclure mais dont je doute.
Rédigé le 11 déc 2005 à 18:43 dans Google Print/Books | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Billet intéressant de Stéphanie parce que rempli d'exemples sur la problématique de la présence (ou de l'absence) en ligne, et de la responsabilité des algorithmes de liens dans la "vie-privée-de-parole-publique" ou si l'on préfère la "vie-publique-des-paroles-privées". A tout cela un seul remède. Ou plutôt trois :
Rédigé le 11 déc 2005 à 18:13 dans Ecologie de l'info, Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une journée qui s'est tenue à Arcachon en Octobre 2005. Les présentations sont en ligne. Au programme : métadonnées et archives ouvertes donc, mais aussi HAL et Creative Commons.
Rédigé le 11 déc 2005 à 17:15 dans Archives Ouvertes, Biblio"Tech", Documents et ressources pédagogiques, Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
J'ai retrouvé un bonne carte du web 2.0.
Je n'étais pas à la conférence Les blogs 2.0. Mais Joël si. Et les deux billets suivants me paraissent révélateurs :
**Donguy J., « Poésie et ordinateur. », in Littérature et informatique : la littérature générée par ordinateur, Vuillemin A., Lenoble J. (textes réunis par), Arras, Artois Presses Université, 1995. Journées d’étude internationales Littératures et Informatique, Paris, 20-22 Avril 1994. [en ligne] http://www.univ-reunion.fr/t99_mirroirs/multi_ct/littinfo/0_aaa.htm, consulté le 06/04/2000.
Rédigé le 09 déc 2005 à 23:44 dans Ecologie de l'info, Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
L'ADIT publie un rapport d'ambassade intitulé "STIC : Google tout azimuts - Capital risque dans les TIC - Marché de la Business Intelligence - Windows Live et Office Live" Les fidèles de ce blog (et d'autres - blogs-) n'y apprendront pas grand chose concernant Google, mais il s'agit néanmoins d'une bonne synthèse, avec notamment la liste de quelques sous-traitants technologiques pour certains services phares du moteur.
Rédigé le 09 déc 2005 à 23:24 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Actualité plus que chargée du côté de GYM (Google Yahoo! Microsoft). Avec une mention spéciale pour Yahoo!. Ce dernier a lancé Yahoo!Answers. Principe de questions/réponses traitées par des internautes. De tels services avaient jadis connu leur moment de gloire. Souvenez-vous, on appelait ça des "Web Call-Centers". Un petit détour sur l'archive vous permettra de débusquer ceux qui reposent en paix au cimetière des moteurs (E-questo et autres, tellement vieux que je retrouve même plus le nom dans mes cours). Ce modèle avait connu une extraordinaire montée en puissance (maintenant on dit "buzz"), proposait des services gratuits, payants ou mixtes, avait fini par délocaliser les web-wizards (ceux qui répondent aux questions) dans les pays émergents (à l'est) avant de disparaître. Et voici donc Yahoo!Answers, riche de toute l'orientation communautaire très marquée du moteur. Le fait est que j'y croyais assez peu en posant une question test (pour laquelle je disposais de suffisamment d'éléments de réponse, et suffisamment éloignée des classiques "où acheter une pizza?" ou autres "qui est l'avant-centre de l'équipe d'angleterre?"). Je déposais donc ma question et fut (agréablement) surpris de voir arriver une réponse pertinente à peine 1/4 d'heure plus tard. Dont acte et à suivre donc. Mais mais mais, ce n'est probablement pas cela qui est le plus tonitruant dans les annonces de ces derniers jours. Yahoo!, non content de posséder le plus célèbre/utilisé outil de tagging et de partage de photos (FlickR), vient de racheter le plus célèbre/utilisé outils de signets partagés (social bookmarking) ; Del.icio.us. Doté (une dot probablement hors de prix) de cette élégante bipédie, Yahoo! est clairement et incontestablement leader du "social search". Et comme le note bien David Weinberger :
Côté Microsoft, Bill se confie sur Google, le futur du PC, l'avenir de Microsoft, le tout en reléguant les services de Google au rang de pâles copies, exception faite du "moteur" Google. Et Bill, non content de basculer son Windows en Live dans le modèle "gratuit-financé-par-la-pub" nous annonce tout de go que les internautes pourront prochainement se voir rétribuer pour leurs recherches :
Bien, bien, bien ... Dans le même temps, un communiqué nous indique comme suit les futures "innovations" du futur Fremont :
Social search encore. Avec du local dedans. Et Google dans tout ça ? Calme plat. Pour l'intant.
Rédigé le 09 déc 2005 à 22:48 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
La video du débat autour de Google Print ("The battle over books") réunissant les "pour" (Lawrence Lessig - stanford - et David Drummond (représentant Google) et les "contre" (AAP & Authors Guild), avec le rédac'chef de Wired comme animateur est désormais en ligne (vous pouvez passer le premier 1/4 d'heure, consacré aux présentations d'usage)
Moment savoureux : celui ou le modérateur montre un énorme carton sur lequel est affiché une copie d'écran géante de Google Books, indique que de tout petits extraits sont affichés et demande aux "contre" : "Montrez-moi où et comment vous perdez de l'argent avec ça ?"
(via Distant Librarian)
Rédigé le 07 déc 2005 à 22:52 dans Biblio"Tech", Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Au Royaume-Uni, la Royal Society (société savante) s'était prononcé contre l'accès ouvert aux résultats de la science avec comme principal seul argument la mise en péril du modèle économique des Gatekeepers éditoriaux (d'accord ils ne l'ont pas dit comme ça mais c'est bien cela qu'ils voulaient dire).
La réaction ne s'est pas fait attendre. Quarante deux membres de ladite société (dont 5 prix nobels) signent une lettre demandant à la Royal Society de revoir ses positions.
Rédigé le 07 déc 2005 à 22:24 dans Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les rencontres d'Autrans se préparent.
Rédigé le 07 déc 2005 à 21:48 dans Congrès, colloques et conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le temps de "penser" ce que recouvrent l'avènement et les mutations de notions comme "l'écologie cognitive", les "écritures hypertextuelles", les "mémoires collectives", les "technologies intellectuelles", et d'autres. Car elles encadrent et éclairent les enjeux sociétaux qui sont en train de se nouer autour d'éléments technologiques aussi divers que les blogs, les bibliothèques numériques, les technologies de recherche et d'appropriation, les logiciels sociaux. Prendre le temps d'y "penser" donc et non plus simplement de les "signaler" au détour d'un billet. C'est ce temps qui nous est donné à lire dans les remarquables textes de Jean-Max Noyer et d'Alain Giffard.
De ces textes je retiens (pour vous donner envie) :
Prendre le temps d'entrer en ces textes c'est se donner les moyens d'en ressortir plus riche, c'est aussi entrer dans une pensée "entropologique" de l'hybridation des savoirs, des écritures, des dispositifs et de ceux qui les "font".
Source : le texte d'Alain Giffard et celui de Jean-Max Noyer.
Rédigé le 07 déc 2005 à 14:20 dans Biblio"Tech", Document numérique, Ecologie de l'info, Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
On avait déjà eu l'occasion de souligner ici ou là l'intérêt des moteurs à curseurs tels Yahoo!Mindset.
Découvert au détour de l'inépuisable Vtech, l'outil Clush propose un curseur servant de filtre pour, selon votre requête, aller chercher des pages contenant les mots-clés dans le contenu de la page ("content") ou plutôt dans le texte des liens (links). Si mes premiers tests sont loin d'être enthousiasmants, je pense en revanche que ces curseurs sont une vraie source d'innovation pour les technologies de recherche. Une idée en passant, si des développeurs lisent ce blog : je rêve d'un moteur qui permettrait de croiser 2 types de filtres/curseurs. Le premier (horizontal, on verra après pourquoi) permettrait de filtrer (comme Yahoo!Mindset) entre résultats "marchands" et "non-marchands". Le second (vertical) permettrait de filtrer (comme Clush) entre des pages de contenu et des pages de liens. Le tout pourrait via une interface organisée en quadrants, afficher de manière dynamique et en temps réel la réorganisation des résultats selon les actions sur lesdits curseurs. Comment ça c'est pas clair ? Bon d'accord, un petit dessin pour éclaircir :
Rédigé le 07 déc 2005 à 13:49 dans Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (1)
Ouvert. O-U-V-E-R-T. Les archives l'étaient déjà (Open Archives). Ainsi que les accès (Open Access). Sans oublier les suites logicielles (Open Office). Que restait-il encore à "ouvrir" ? Open Data. Open Access. Open Archives. Open Source. Open Office. Seul le hardware resté jusqu'ici "fermé". C'est terminé. Lawrence Lessig n'hésite pas pour l'occasion à titrer "Sun is about to change the world". Car, oui, Sun projette (rien n'est encore fait) : "To open source processor technology to developper communities". Plus précisément, il s'agit (les geeks traduiront eux-mêmes) de la chose suivante :
Si un Geek parlant le Sun dans le texte (option UltraSparc) pouvait utiliser les commentaires ou un gentil trackback pour préciser quels sont les vrais enjeux de cet effet d'annonce ... Tiens, au hasard :-)
(Via Lawrence Lessig)
Rédigé le 06 déc 2005 à 20:51 dans Open Access | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Devant la recrudescence de critiques de plus en plus vives concernant le modèle ouvert de l'encyclopédie Wikipedia, et portant notamment sur les dérives possibles en terme de campagnes de dénigrement ou de tribune pour des thèses constestées ou à la marge de toute objectivité factuelle, historique et/ou scientifique, en bref de toute validation, son fondateur, Jimmy Wales, vient de décider d'empêcher les utilisateurs anonymes de créer de nouveaux articles (la mesure serait effective dès ajourd'hui). Les mêmes utilisateurs anonymes auront toutefois toujours la possibilité de modifier les pages existantes. Il ne s'agit pas ici (à mon avis) d'une remise en cause du modèle ouvert collaboratif, mais d'une variable d'ajustement qui témoigne bien, précisément, de la richesse dudit modèle : work in progress.
(Source : Ross Mayfield)
Rédigé le 06 déc 2005 à 00:02 dans Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Le site WikiMatrix vous permet de comparer 21 plateformes d'édition de Wikis. Au total presque une centaine de critères sont passés en revue, de l'auteur à la gratuité (ou non) en passant par les syntaxes wiki autorisées. L'intérêt de cet outil est qu'il vous permet de générer les tables de comparaison pour tout choix de plateformes parmi la liste proposée. Fini donc de jongler avec le double ascenceur ou le recours à l'impression obligatoire pour avoir une vue synthétique. Le benchmark idéal.
(Vu chez les grands sachems du Totem)
P.S. : aux quelques lecteurs qui s'interrogent sur la (re)publication sur tel ou tel blog (aux intérêts et aux thématiques proches) d'informations précédemment publiées par l'un ou l'autre, la réponse est qu'un blog est aussi un outil de "PKM" (Personnal Knowledge Management) : non seulement la publication d'informations permet à l'auteur de les mémoriser, mais elles peuvent également ainsi être réutilisées par ledit auteur en temps et heure.
Rédigé le 05 déc 2005 à 21:05 dans Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (1)
Tous les chiffres de l'Internet (nombre d'abonnés, coûts d'accès, profils, usages, etc ...) dans un dossier du Jounal du Net. Où l'on apprend que le téléchargement (en France) n'arrive qu'en 6ème position des usages loin derrière la recherche d'informations liées à l'actualité**, que l'utilisation des fils RSS outre-atlantique semble désormais bien ancrée dans les pratiques, et plein d'autres choses ... Dans la même catégorie voir aussi les informations complémentaires du site signalé en commentaire (Merci Jean-Marc)
(Vu chez Totem)
**intéressant également de noter ce "recul" depuis 2003 des pratiques de
téléchargement alors que l'on n'a jamais autant parlé des risques et
dérives (supposées) dudit téléchargement, que ce soit dans le cadre du
projet DADVSI ou bien de celui de Google Books
Rédigé le 05 déc 2005 à 10:17 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Un article sur les enjeux et les risques du projet Google Print Books (oui je sais ... encore un ... mais celui là est à la fois très partisan et très "argumenté") : "A risky Gamble with Google." Pour vous donner envie : "We need services like that provided by Google Library. But they should
be "Library Library" projects. Libraries should not be relinquishing
their core duties to private corporations for the sake of expediency." Paru en accès réservé dans "The Chronicle Review", Volume 52, Issue 15, Page B7, et en accès libre ... sur le blog de l'auteur :-)
(Via la liste Web4Lib)
Rédigé le 04 déc 2005 à 23:49 dans Biblio"Tech", Moteurs et autres engins | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Ross Mayfield, revient sur son blog sur le capital social de la blogosphère, faisant suite à l'un de ses anciens (et passionnants) billet sur l'écosystème des réseaux. L'occasion (entre autres) de revenir sur ces 3 lois qui régissent différents types d'écosystèmes socio-cognitifs (dont les blogs). Je traduis :
(Via Threadwatch)
Rédigé le 04 déc 2005 à 23:29 dans Ecologie de l'info, Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Rédigé le 04 déc 2005 à 23:05 dans Cuisine interne | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Je viens de le dire, et ce n'est pas la première fois, les blogs et la les sciences, c'est bien. Mais faudrait pas oublier le bizness ... Ce billet est ce que j'ai trouvé de plus synthétique, clair et complet concernant les apports des blogs dans un contexte "entreprise" (billet qui est en fait une relevé de notes lors de la conférence KMWorld)
Rédigé le 02 déc 2005 à 23:12 dans Weblogs, Wikis & RSS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dernier édito de Nature. A consommer sans modération. Morceaux choisis :
Rédigé le 02 déc 2005 à 22:18 dans Archives Ouvertes, Open Access | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Avec d'autres, je confesse un intérêt tout particulier pour les nuages : qu'ils soient sémantiques ou plus "poétiques". Alors, pour le week-end, voici une petite merveille (tout est relatif) par la qualité du graphisme (ou plutôt de "l'environnement graphique") et par le côté intuitif de la "navigation" (ou plutôt du "vol"). En tout cas, toute ma considération ira au premier qui permettra de coupler ce genre d'animation Flash avec des nuages textuels. Imaginez : naviguer "au coeur" d'un nuage textuel. L'interface immersive.
(Bien sûr, si ça existe et que je l'ai loupé, les commentaires sont et restent ouverts :-)
Rédigé le 02 déc 2005 à 21:34 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé le 02 déc 2005 à 12:30 dans Rubrique à brac | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Découvert grâce à l'utilisation du redoutable "moteur-qui-cherche-des-moteurs" (GoshMe, décortiqué par Béatrice Foenix-Riou dans ce numéro de "Bases"), le moteur MagBot va fouiller le texte intégral de plusieurs titres de la presse magazine. Mes premiers tests donnent des résultats à la fois très pertinents et très alternatifs par rapport aux sources plus classiques de news. Il est possible d'y entrer via les "Hot Topics" affichés en page d'accueil, ou sur mot-clé. Les pages de résultats affichent la source consultée et la possibilité de la visualiser via un petit "snippet". Bien sûr moins "complet" que Google News ou d'autres, mais la philosophie dans le choix des sources n'est visiblement pas la même (sauf quelques incontournables), et les résultats (sur mes quelques tests) sont plutôt très bons. A vous de juger ...
Rédigé le 02 déc 2005 à 11:59 dans Moteurs et autres engins, Veille & Recherche d'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les récents lancements de GoogleBase et MSN Fremont semblent confirmer la tendance selon laquelle le web pourrait se transformer en base de donnée. Les raisons en sont (hélas) simples :
La gratuité des deux susnommés "services" pourrait donc en contrepartie se "payer" par la montée en charge d'un web de petites annonces à la Craisglist (inspirateur direct des toujours deux susnommés). De l'accès gratuit d'un côté. Des produits payants de l'autre. Dans cette équation d'un nouvel âge (d'or ?), deux paramètres semblent être de plus en plus oubliés : l'utilisateur et l'information. Oubliés ? Peut-être pas totalement. Pour l'utilisateur il y a le Web 2.0. Et pour l'information, en tout cas pour celle qui permet d'accéder à la connaissance, il y a ... Wikipedia. Wikipedia autour de laquelle, depuis ce dernier billedito de Steve Rubel, on commence à agiter outre-atlantique de bien étranges craintes. Surfant sur la vague réelle de changement de l'image de la marque dans l'opinion internationale, Steve Rubel indique : "A successor to Google's throne is waiting in the wings - it's Wikipedia, King Disruptor III". Son billet indique comment Microsoft puis Google ont été successivement diabolisés dans l'opinion, et comment Wikipedia pourrait bientôt être à l'origine de bien plus grandes craintes. Personnellement, je trouve le billedito de Steve Rubel flirte dangereusement avec le sensationnalisme facile dans la série "Next Big Brother ? Jouons à nous faire peur". Et ce même s'il existe, concernant Wikipedia, un réel débat autour de la qualification et de la validation des informations qui y sont déployées (mais il me semble - personnellement toujours - que les "dérives" sont quantitativement anecdotiques et que Wikipedia a su se doter de mécanismes de contrôles efficaces en combinant adroitement auto-régulation et multi-modération).
Tout cela me renvoie à une distinction que j'aime à ressasser (en cours) autour de la sainte trilogie "Données / Information / Connaissance".
Quand à la sagesse, comme se plaît à le rappeler le frontispice numérique d'Affordance, c'est une autre histoire. Mais à l'heure où l'on fête l'anniversaire d'Internet, celui-ci est à la fin d'un cycle. Difficile aujourd'hui de dire si ce triptyque est un effet de la longue traîne ou une nouvelle fracture numérique qui s'avérera pérenne (probablement les deux). Des données, de l'information et de la connaissance. Plus que jamais la question est de savoir jusqu'où ira la marchandisation de ces trois là. Internet a grandi. Loin du primoweb des années 1990 où il était et se voulait un espace à part. C'est en marchant qu'il est devenu marchand. La fin d'un cycle. Le début d'un autre.
"The endless cycle of idea and action,
Endless invention, endless experiment,
Brings knowledge of motion, but not of stillness;" (T.S. Eliot ... encore)
Voir aussi : Chapitre 1 & Chapitre 2
Rédigé le 01 déc 2005 à 22:11 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Rédigé le 01 déc 2005 à 21:42 dans Veille & Recherche d'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Joli texte de Daniel Kaplan en forme de panoptique des usages d'Internet : "Désordinateurs II".
(A lire à la source)
Rédigé le 01 déc 2005 à 18:56 dans Ecologie de l'info | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
| Le blog d'un maître de conférences en sciences de l'information. Réflexions, analyses, signalements, opinions.
"Where is the Life we have lost in living? Where is the information we have lost in Google ? |
| Enseignant-chercheur en colère contre la LRU : les présidents d'université ne parlent pas en notre nom ! Pour une université collégiale et indépendante des pouvoirs, agissons : Sauvons la recherche ! et Sauvons l'université ! |




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