L’essor des techniques, la possibilité pour chacun d’accéder à une masse considérable de connaissances, la transversalisation de nombreux domaines scientifiques avec l’apparition de « passerelles » expérimentales ou méthodologiques entre des disciplines jusqu’à lors sans lien (physique et biologie fondent la biophysique, informatique et biologie fondent la bio-informatique), ont engagé l’humanité dans un rapport à la connaissance qui n’est assurément plus du même ordre que celui dont relevait la Summa Theologiae de Saint Thomas d’Aquin (savoir théologique totalisable et maîtrisable par un individu ou par un petit nombre d’individus, tour à tour penseurs, érudits, humanistes) ou que permettait de caractériser l’approche encyclopédique (spécialisation des sciences et des techniques, où chacune est étudiée en-soi et pour-soi par un petit collège d’experts ou de spécialistes : l’approche encyclopédique naît de l’importance de maintenir agrégée, « en cohésion » cette somme de savoirs fragmentaires).



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