3. HYPERTEXTE ? HYPERMEDIA ?
Si les définitions de l’hypertexte recouvrent des vues souvent très différentes, il est une manière d’aborder la question qui fait l’unanimité, c’est celle du rapport d’inclusion qui lie l’hypertexte à l’hypermédia, le second héritant d’une dimension générique que ne possède pas le premier. Pour autant, cette unanimité n’exclue pas la confusion : l’usage du terme hypermédia fait le plus souvent référence à un support de nature particulière (cédérom, sites web, etc.), combinant plusieurs types de médias (son, image, vidéo). Il reste alors à l’hypertexte à se choisir une signification entre celle, inappropriée, de données textuelles accédées sur écran et celle, fruit d’une métonymie réductrice, des liens hypertextuels qu’il permet de mettre en place dans tout type d’hypermédia. La question du support, pour autant qu’elle demeure un angle d’approche légitime de la question hypertextuelle, n’est à notre sens qu’une problématique « de surface ». Voilà pourquoi dans cet ouvrage nous choisissons d’inverser la relation d’inclusion qui lie hypertexte et hypermédia et de considérer que le second s’inscrit dans le cadre d’analyse offert par le premier, l’hypertexte permettant d’évoquer simultanément les questions liées à la nature du support ou du média et celles liées au type d’organisation qu’il met en œuvre.




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